vendredi 2 janvier 2015

Êtes-vous séquestré dans votre propre maison ?

À la femme que j'aime.

La séquestration domiciliaire, vous connaissez ?  Non ?  Pas étonnant.  Peu de gens, à ce que je sache du moins, se consacrent à l'étude de pareil sujet.  Il serait pourtant intéressant de pouvoir évaluer combien de personnes, au Québec ou ailleurs dans l’Occident dit civilisé, infligent ou subissent une forme de séquestration à domicile fondée sur l’intimidation, la menace, le chantage et la répression. 

Toutes les séquestrations ne sont pas aussi évidentes...
Ici, pas nécessairement besoin de claque sur la figure, de violence verbale ou de menaces de mort, bien que ces tactiques puissent faire partie du phénomène.  Les agresseurs et agresseuses ont plus souvent recours à des moyens qui ne laissent pas de traces perceptibles.  Même leurs victimes ne réalisent souvent pas qu’elles sont écrasées par leur tortionnaire, tant il s’y prend le plus souvent de façon sournoise et insidieuse.

Combien d’hommes, redoutant un litige pour la garde des enfants s’ils voulaient partir, restent dans une relation toxique avec leur conjointe pour ne pas perdre contact avec leur progéniture, quand ils n’agissent pas ainsi afin de la protéger d’une mère abusive ?  Combien de femmes ne décident-elles pas de continuer à subir un conjoint étouffant par crainte de représailles physiques, devant un système policier qui défend plus aisément les accusatrices mensongères que les vraies victimes de violence conjugale ?

Je ne peux personnellement m’appuyer sur aucune donnée statistique sur un sujet aussi méconnu, mais ma conviction reste à l’effet que les agresseurs, comme les victimes de séquestration domiciliaire, n’appartiennent pas plus au sexe masculin que féminin.

Un cas vécu

Pourquoi vous entretenir d’un tel sujet ?  Dans une autre vie, j’ai déjà subi ce fléau, alors que je vivais avec une femme qui me menaçait d’attenter à ses jours si je la quittais.  Aucune méchanceté, ni volonté de vengeance de sa part, seulement une détresse et une angoisse qu’elle n’arrivait pas à gérer.  La manipulation – puisque c’est de ça dont il s’agit – fonctionna un temps, jusqu’à ce que la situation dégénère au point où mon départ devint inévitable.  Privé d’oxygène, je ne pouvais que sortir brusquement la tête de l’eau.  C’était devenu une question de survie, tant mentale que physique.

Mais la motivation première du présent billet demeure associée à la répression vécue depuis plusieurs mois par ma blonde aux mains de son ex conjoint.  À l’automne 2013, elle devait lui annoncer la fin de leur relation, après sept ans de vie passablement commune, ce qui entraina la mise en vente de leur maison.  À la suite de la rupture, l’ex allait partir en voyage pendant cinq mois.  C’est durant cette période que ma copine et moi fîmes connaissance par le biais de Facebook.  Une complicité s’installa instantanément entre nous, suivi d’une attirance, d’un désir persistant, puis de sentiments amoureux très forts qui se concrétisèrent lors de nos rencontres pour le moins passionnées.

Quel sombre nuage pouvait bien venir assombrir un tableau aussi idyllique ?  Le retour de l’enfant prodige à la maison, toujours pas vendue, mais dans laquelle les deux ex conjoints vivaient désormais.  S’il espérait que son ex se soit ennuyée de lui, le pauvre a dû être déçu de constater que non seulement tel n’était pas le cas, mais que la belle ne s’était vraiment pas ennuyée…

Une jolie demeure peut devenir une cage dorée...
Inspiré par un réflexe davantage compatible avec l’islam radical qu’avec des comportements de notre époque, l’individu, pourtant Québécois pure laine, en proie à une possessivité malsaine, alla – aucun jeu de mots ici – jusqu’à interdire à ma copine de me voir ou de me téléphoner !  À deux reprises, il mit fin brutalement à notre conversation téléphonique, la seconde fois en arrachant le fil du téléphone.  Bref, aux yeux de cet esprit rétrograde, son ex restait sa propriété, au même titre que son auto de luxe ou sa maison, et nul ne devait s’en approcher.  Je le soupçonne d’uriner dans son entrée de garage pour marquer son territoire.

Depuis ces incidents aussi déplacés que ridicules, ma copine ne me téléphone qu'en l’absence de son geôlier ou recoure au clavardage quand il est à la maison, afin de ne pas indisposer Monsieur, qui fait valoir que le téléphone lui appartient.  Or, son ex redoute même de s’équiper de son propre cellulaire, de crainte de l’irriter davantage.

Les quelques fois où ma copine a bravé les foudres de son « imam » pour venir me voir à Trois-Rivières – Elle habite à deux heures de route de chez moi. – elle a dû affronter, à son retour à son domicile, un être boudeur, frustré et, bien sûr, culpabilisant.  Le pauvre n’a bien sûr rien à voir avec les motifs de la « traitresse » de l’avoir quitté : c’est une victime et tous les torts sont du côté de ma copine.  En proie à une vision assez simpliste de l’amour, il s’imagine que celle-ci n’aurait qu’à « se motiver » pour que « l’amour » revienne.  Il existerait donc chez une femme une « switch » qu’il suffise de mettre à « on » pour qu’elle aime à nouveau.  Comme la vie devient simple, ainsi expliquée. 

Je me demande ce qu’Yvon Dallaire penserait d’une telle rhétorique…

Ce qui ne nous tue pas…

… Nous renforcit, dit le proverbe.  Évidemment, le contrôle de ce triste sire sur ma copine n’a pas manqué de nuire à notre vie de couple, bien que, à la réflexion, cette épreuve ait surtout contribué à renforcir notre relation.  Bien entendu, par son attitude répressive, « l’imam » espère, consciemment ou non, que ma copine ou moi lâchions prise, et qu’il pourra un jour remettre le grappin sur son « bien », usure aidant.  Il peut gentiment aller se faire f… 

J’ai la plus grande difficulté à comprendre comment un être soi-disant humain puisse s’imaginer qu’il pourra imposer l’amour par l’intimidation, le chantage ou la menace larvée.  Or, à ce jour, la maison où ma copine se voit séquestrée, je dois préciser aussi par sa faute, n’est toujours pas vendue.  Elle espère toujours que la transaction finira par se faire et qu’elle pourra enfin passer à autre chose en évitant conflits et drame.  Je salue son optimisme…

Se sentant coincée entre un sentiment de culpabilité d’avoir mis fin à sa relation avec son colocataire, et la crainte de représailles indéfinies qu’entretient sournoisement ce dernier, elle a récemment manifesté des signes de fatigue intense, sans doute accumulée par une vie au quotidien avec un individu dont elle se passerait volontiers.  Égoïste et déconnecté, ce dernier reste indifférent à ce que vit son ex conjointe.
Des chaînes, ça se brise...

C’est ce genre de symptômes qu’une victime de séquestration domiciliaire doit apprendre à reconnaître si elle veut finir par reprendre son existence en main et reconquérir une autonomie dangereusement menacée par un être sans scrupule ni empathie.  La liberté n’est pas un cadeau qu’on attend tranquillement, mais un bienfait essentiel que l’on doit se donner.  Avis à toutes les victimes de séquestration domiciliaire… Et à ma blonde !

samedi 20 décembre 2014

Un conte de Noël féministe…

Le premier décembre de l’an passé, la militante universitaire Fay Mean-East s’était levée en proie à une illumination qui allait accentuer ses instincts militants, déjà si aiguisés en ce milieu de temps des fêtes féministe.  Comme chacun sait, une neuvaine de sensibilisation commence chaque année le 25 novembre avec la Journée de lutte à la violence faite aux femmes, pour connaitre son apothéose le 6 décembre, et même au-delà, avec la tragédie de Polytechnique, moment idéal pour revendiquer à l’État Noël des budgets augmentés ou additionnels au nom de la si légitime et inusable cause des femmes.

Le père Noël, suppôt du patriarcat !
Il serait difficile d’évaluer avec justesse les millions de dollars que Marc Lépine a pu faire rentrer depuis 1989 dans les coffres des groupes féministes, mais il est évident que ces derniers lui restent plus que redevables dans l’édification d’un féminisme d’État fort, omniprésent et onéreux.  S’il savait, l’idiot se retournerait dans sa tombe.  Selon les sujets séditieux du groupe « masculiniste » l’Après-rupture, le féminisme d’État couterait environ 600 M $ par an au contribuable québécois.  Du point de vue de Mme Mean-East cependant, il s’agit d’un bien mince tribut à payer afin de redresser les torts causés par la vaste infamie patriarcale millénaire qui opprime toujours si obstinément les femmes à travers la planète.

Dans son inlassable quête de sensibilisation à cette atrocité, la chercheuse, sans cesse à l’affut de sujets inédits, avait alors revendiqué ce premier décembre une augmentation de budgets de recherches féministes à Lukewarm University, où elle disposait d’une modeste chaire au cout famélique d’un million $ répartis sur trois ans.  Malgré le sous-financement qui l’affligeait, Mme Mean-East avait réussi à se démarquer avec des parutions aussi éclairantes que De la toxicité du vernis à ongle envisagée comme une arme d'oppression phallocratique et Les agressions sexuelles sournoisement infligées aux secrétaires par chaises de bureau interposées.  Ces deux opus avaient fait sensation dans les milieux consacrés aux sciences dites molles en plus de contribuer à établir la notoriété de l’auteure.

Le père Noël, suppôt du patriarcat…

Outrée de constater que les garçons éprouvaient toujours autant de plaisir à jouer avec des camions et les filles, avec des poupées, Mme Mean-East avait multiplié depuis des années au père Noël ses revendications visant à inverser les destinataires de ces cadeaux stéréotypés.  Ceux-ci ne pouvaient bien évidemment qu’accentuer les inégalités homme femme dès l'enfance et confirmer les hommes de demain dans leur statut de privilégiés oppresseurs, et les filles, dans leur inconsciente aliénation aux diktats misogynes et patriarcaux.   Mais le père Noël, cette ordure reconnue, persistait à faire la sourde oreille, tare que son âge avancé ne pouvait qu’accentuer. 

Et c’est à ce propos que Fay Mean-East devait avoir son éclair de génie, évoqué plus haut, et dont voici les motivations.  Tant que le père Noël, ce salaud phallocrate, cet oppresseur millénaire, ce torrent ambulant de conditionnements sexistes, bref cet homme, devait exercer son privilège de rendre les enfants joyeux de façon misogyne, les petites filles continueraient à se trouver heureuses, mais resteraient opprimées. 

Sollicitant un appui auprès de l’imam islamiste Mohammad Ben Salâd, allié naturel des féministes d’État pour la reconnaissance respective de leurs causes et valeurs si accessoirement incompatibles, la militante devait essuyer un refus de ce dernier, pour qui la suppression pure et simple de Noël restait le but à atteindre.  Ben Salâd et ses acolytes  voyaient leur projet en bonne voie de réalisation, avec l’éradication des sapins et de la buche de Noël dans les écoles, de même qu'avec l’interdiction de souhaiter Joyeux Noël dans les édifices publics.  La militante n'allait pas s'avouer vaincue pour autant.

Consciente que les allégations infondées constituent des dommages collatéraux inévitables dans la reconnaissance de la cause des femmes, Mme Mean-East comprit instantanément, ce fameux premier décembre, le parti qu’elle pouvait tirer de la très grande promiscuité que son ennemi désormais juré entretenait avec les enfants.  

Les filles, voici votre ennemi de demain !
Oh, la naturelle délicatesse d’esprit de la féministe n’aurait pas toléré de porter des accusations formelles de pédophilie contre le père Noël, mais la répétition de soupçons adroitement orchestrée, assortie d’enquêtes maisons sur les agressions possibles, bien que non démontrées, sur les enfants par les lutins du phallocratique personnage, ne pouvaient que servir la si louable lutte aux stéréotypes de la militante. 

Bref, une saine diabolisation du père Noël et de ses acolytes, la création et l’entretien d’un climat, d’une atmosphère de suspicion salutairement toxique, pourraient faire la différence entre le maintien de l’autorité patriarcale d’un personnage bassement misogyne et l’inexorable marche de petites filles, l’avenir de l’humanité, vers la libération de leur oppression et vers l’accaparement de leur devenir. 

L’arrestation

Pas moins d’un an fut nécessaire afin de mettre ce plan audacieux à exécution.  Après l’obtention d’un maigre budget de recherche de 150 000 $, Mme Mean-East produisit un étude « démontrant » que les agressions sexuelles sur les enfants avaient tendance à augmenter vers le temps des fêtes.  L’hypothèse que le père Noël, qui visite intensivement à cette époque les foyers, y soit pour quelque chose, devenait donc à considérer sérieusement.  Comme prévu, aucune accusation avérée ne fut formulée; seuls des soupçons légitimement alarmistes furent médiatisés à l’approche du temps des fêtes, dans le cadre de la journée de sensibilisation de la violence faite aux femmes.

Devant de telles révélations, si savamment documentées et émanant d’une féministe d’État, universitaire de surcroit, le chef de police, légitimement perplexe, soutenu dans sa démarche par un juge dument conscientisé, procéda à l’arrestation du père Noël.  La forte médiatisation de l’affaire entraîna nombre de dénonciations de parents bouleversés d’apprendre que l’accusé avait pris leur progéniture sur ses genoux en plus d’entonner systématiquement un rire sonore.  Notre système judiciaire et policier n’avait d’autre alternative que de mettre de côté cet irritant qu’est la présomption d’innocence, l’arme des coupables, et de sévir.

Que de chemin à parcourir…

Forte de cette victoire éclatante sur le patriarcat, Fay Mean-East devait soudainement réaliser qu’elle se trouvait plus que jamais au pied d’une montagne à gravir. 

Combien d’études encore devraient être financées, et d’organismes féministes, se voir toujours davantage soutenus par l’État avant que les filles, l'élite de demain, puissent réaliser leur aliénation ?  Quand pourraient-elles enfin représenter, action positive aidant, 50 %, et surtout plus, des métiers traditionnellement masculins et des postes de pouvoir politique et privé, même quand ceux-ci ne les intéressent pas ?

Combien de temps faudrait-il encore avant qu’elles puissent, loin des stéréotypes, s’affranchir de leur identité sexuelle, acquérir le pouvoir, sur simple accusation, de faire condamner leur agresseur réel ou supposé, et surtout, éviter de sombrer dans le bonheur factice de se voir heureuse à la maison avec des enfants et un conjoint aimant…  Quelle horreur !

Après tout, le bonheur, c’est si antiféministe…

C’est sans doute pour cette raison que Mme Fay Mean-East s’excuse de ne pouvoir vous souhaiter de joyeuses fêtes.  Nous nous substituerons donc à elle pour ce faire, tant que notre État de droit n'aura pas compris que ces vœux frelatés constituent en fait une offense patriarcale, bien sûr…

jeudi 18 décembre 2014

L'incompétence policière au service des fausses allégations...

Comment expliquer qu'un homme faussement accusé d'agression sexuelle, mais disposant d'un alibi en béton, puisse se voir stupidement incarcéré en détention préventive pendant huit mois ?  Vous avez bien lu. C'est la déconvenue, aussi dramatique qu'évitable, qui s'est pourtant abattue sur Hassan Salem, 46 ans, qui poursuit en justice la police d'Ottawa pour un montant de 1,9 M $.  Je trouve qu'il n'en demande pas assez.  En bas de 10 M $, aucune entente possible.  

Hassan Salem, faussement accusé.
Tant et aussi longtemps que notre système policier n'adoptera pas une attitude préventive envers tout risque de manquement déontologique grave concernant les fausses allégations, il faudra sévir contre lui avec dureté.  Et tant qu'on y est, du temps de prison et la divulgation de l'identité des auteures de fausses allégations seraient la moindre des choses afin de prévenir un fléau social que nos dirigeants ne veulent surtout pas tenter d'évaluer, féminisme d'État « aidant ».  Or, les manipulatrices à l'origine d'accusations mensongères ne sont pratiquement jamais inquiétées ni même identifiées dans des causes pourtant médiatisées, comme c'est encore le cas dans l'histoire qui suit.

Un classique

Cette saga représente un classique parmi les nombreuses sources de conflits affectant les relations homme femme.  Un homme et une femme se rencontrent, se plaisent, mais pour quelque raison que ce soit, l'homme décide de partir, la femme ne l'accepte pas, et se venge en portant de fausses allégations.  Le vie de l'homme devient enfer.

Bien évidemment, il existe également des cas où la femme part et où l'homme sévit par la violence, souvent physique.  Mais voilà, même si notre système protège plus efficacement les menteuses que les vraies victimes féminines, la riposte masculine reste plus aisément détectable et punissable. Notre système policier et judiciaire encourage et soutient quant à lui la vengeance féminine par fausses allégations, en plus de garantir à la contrevenante une totale immunité judiciaire et journalistique.  

Par la magie de ce dogme voulant qu'il faut protéger les « vraies victimes » de la violence masculine, on n'inquiète nullement les auteures de fausses allégations, comme si les hommes dont elles détruisent trop souvent l'existence n'étaient pas, eux aussi, de vraies victimes.  Il faudra bien arriver un jour à admettre que les fausses accusations constituent une forme de violence aussi corrosive et destructrice que la violence physique, et infiniment plus pernicieuse.

Les faits

De « l'amour » au cauchemar...
C'est au printemps 2012 que M Salem entreprend une relation amoureuse avec sa future accusatrice dont, bien sûr, nous ignorons l'identité.  La relation prend fin en octobre et, selon le plaignant, la femme aurait mal pris la chose, au point de l'accuser faussement d'une agression sexuelle le 30 novembre 2012.  

Bien que l'homme, qui travaille comme remorqueur, ait fourni à la police d'Ottawa un relevé détaillé de ses déplacements qui ne pouvait que l'innocenter, les policiers se seraient trainé les pied jusqu'à la veille du procès, huit mois plus tard, avant de transmettre cette preuve salutaire disculpant l'accusé.  Pire encore, ce serait sur l'insistance du procureur de la Couronne, si les incompétents se seraient finalement exécutés...  Entre-temps, M Salem aura passé huit mois sans aucune raison en détention préventive, au frais du contribuable.

Pas un cas isolé

Comme je gère un blog traitant de condition masculine, le sujet des fausses allégations, mésestimé de nos dirigeants et nié par les féministes d'État, s'impose de lui-même.  J'ai eu l'occasion de m'entretenir par écrit et de vive voix avec des hommes victimes de ce fléau dont il faudra bien un jour mesurer l'ampleur et l'impact, de façon objective et sans biais idéologique.

Les féministes d'État, dont les Calacs, présumées spécialistes de la question des agressions sexuelles, affirment depuis une vingtaine d'années que les fausses allégations ne représenteraient que 2 % des accusations de ce crime, et ne résulteraient que d'erreurs de perception.  Aucune malveillance féminine n'est même soupçonnée.

Ce n'est pas l'opinion de Michel St-Yves, psychologue judiciaire d’expérience à la Sûreté du Québec, spécialiste des techniques d’interrogatoires policiers et chercheur, qui déboulonnait ce mythe, le 20 décembre 2004 dans Le Soleil, en affirmant que de 30 à 40 % des allégations d’abus ou d’agressions sexuelles étaient sans fondement en plus de résulter pour la plupart d’un désir de vengeance ou d’une volonté de capter l’attention. 

Michel St-Yves, chercheur crédible.
Esther Després, intervenante au Centre jeunesse de Québec, renchérissait dans le même article en affirmant même que les situations de fausses accusations lui donnaient plus de travail que les cas réels d’abus. 

J'ai constaté de mon côté que nombreux sont les hommes qui, après avoir survécu à l'enfer des fausses allégations, m'ont affirmé avoir perçu un parti pris évident des policiers au profit des accusatrices.  La plupart m'a déclaré avoir conclu que ceux-ci enquêtaient bien plus aisément à charge qu'à décharge, allant même jusqu'à écarter du revers de la main l'interrogatoire de témoins qui aurait pu les disculper rapidement.

Je me suis entretenu avec des hommes sensés, pondérés, mais dont certains m'ont avoué avoir éprouvé des envies suicidaires devant l'étau qui les étranglait, constitué d'une part du biais idéologique des policiers, aux yeux desquels la femme ne peut mentir et, d'autre part, du regard des gens, aux yeux desquels ils se sentaient condamnés d'avance avant même leur procès. 

À notre époque perturbée, où nous assistons, médusés, à une véritable thérapie de groupe collective d'où fusent des accusations d'agressions sexuelles de toutes sortes, réelles ou supposées, il demeure plus que jamais essentiel de garder à l'esprit que toutes les accusations ne sont pas nécessairement fondées.  


Tout comme les vraies victimes d'agressions sexuelles méritent réparation et justice, les vraies victimes de fausses allégations doivent se voir reconaître le droit, plus malmené que jamais, à la présomption d'innocence.

Des sanctions exemplaires devraient être servies aux policiers qui bafouent ce principe de base.  Quant aux auteures de fausses accusations, dans la mesure où la volonté de nuire est démontrée, des condamnations pour méfait public, un délit pourtant inscrit au code criminel, devraient leur être appliquées, de même que la divulgation publique de leur identité, ne serait-ce que pour prévenir de futures victimes.


C'est le tribut à payer pour toute société civilisée, soucieuse d'en arriver à un véritable équilibre social et judiciaire qui sanctionne, à défaut de les prévenir, les agressions sexuelles, tout en préservant les réputations et l'avenir même de citoyens qui n'ont rien a se reprocher.

Jamais les fausses allégations ne devraient représenter, comme certains idéologues insensibles le prétendent, les inévitables dommages collatéraux de la lutte à la violence faite aux femmes.  Jamais.

samedi 13 décembre 2014

La sécurité, c'est élémentaire, ma chère Watson...

Emma Watson
Imaginez qu'un représentant des services policiers de votre localité vous tienne le discours suivant : « On observe trop souvent que l’on s’oriente vers ce que le citoyen doit ou ne doit pas faire pour ne pas se retrouver cambriolé… comme par exemple ne pas laisser sa port débarrée, laisser au moins une lumière allumée la nuit, ramasser son courrier tous les jours, etc ! Cela est une erreur car ce processus déplace la responsabilité de l'auteur du vol vers la victime, en l’occurrence le citoyen. Cela doit cesser ! Un citoyen a le droit de laisser sa porte débarrée s'il le désire autant que d'éteindre les lumières si bon lui semble ! » 

Que penseriez-vous d'un tel porte-parole ?  Vous paraîtrait-il réaliste ?  Ne vous semblerait-il pas donner préséance à un idéal chimérique sur une attitude de prévention élémentaire ?  Auriez-vous confiance au jugement d'un tel individu ?  Certainement pas.

Un questionnement analogue m'est venu à l'esprit à la lecture du commentaire déjanté d'Emma Watson, nouvelle idole féministe et ambassadrice des femmes (que ça leur plaise ou pas) à l'ONU, dont le discours victimaire et formaté a fait récemment sensation au sein cette noble institution, qui s'est démarquée il y a plus d'un an en déclarant le 19 novembre journée mondiale des toilettes, sachant pertinemment que cette date était déjà réservée à la journée internationale des hommes depuis 1999.  

« This will hâve to stôppe ! »  - Emma Watson

Voici comment Mme Watson s'exprimait à cette occasion : « On observe trop souvent que l’on s’oriente vers ce que la femme doit ou ne doit pas faire pour ne pas se retrouver humiliée… comme par exemple ne pas s’habiller de telle ou de telle manière, ne pas se balader seule dans certains endroits, etc ! Cela est une erreur car ce processus déplace la responsabilité de l’auteur vers la victime, en l’occurrence la femme. Cela doit cesser ! Une femme a le droit de s’habiller comme elle le désire autant que de se balader où bon lui semble ! »

Bref, Mesdames, sortez toutes en g-strings à trois heures du matin dans le quartier le plus mal famé de votre ville, entre un bar louche et un repaire de motards criminalisés, tout ça au nom de la conscientisation des vilains hommes immatures et déconcertés par la présumée percée des femmes dans notre société. Bravo, Mme Watson !

Voilà un exemple parmi tant d'autres, qui démontre à quel point un discours féministe déresponsabilisant peut compromettre la sécurité de femmes suffisamment crédules pour s'y conformer aveuglément.  Les jeunes filles, qui pourraient s'identifier à leur idole, restent les premières victimes potentielles de ce genre d'escroquerie intellectuelle (Ici, le qualificatif « intellectuelle » est peut-être un peu surfait...).  


Que l'on soit locataire ou propriétaire, homme ou femme, adulte ou enfant, la prévention demeure une responsabilité citoyenne.  Et ce, sans discrimination quant au sexe...

samedi 1 novembre 2014

L'ambigüité de Julie Miville-Dechêne encourage-t-elle les victimes d'agressions sexuelles ?

C'est dans le contexte de la saga opposant Jian Chomeshi à son ancien employeur, CBC, ayant congédié cet animateur pour s’être adonné à des pratiques sexuelles sadomasochistes, que Julie Miville-Dechêne a jugé opportun de sortir de son placard et d’affirmer publiquement avoir subi une agression sexuelle étant jeune. C’est dans le but louable d’encourager les victimes de telles violences à dénoncer leur agresseur que la présidente du Conseil du statut de la femme a posé ce geste dramatique. 

Julie Miville-Dechêne
Une question : pourquoi JMD ne donnerait-elle pas  l’exemple en portant plainte contre son agresseur et en décrivant, sans détails « croustillants » mais clairement, l’agression subie ?  Loin de s’apparenter à de l’exhibitionnisme, une telle attitude aurait sans doute un effet d’entrainement autrement plus puissant sur les victimes que des déclarations qui impliquent, au contraire, que la féministe a préféré garder le silence devant la violence sexuelle qu’elle affirme avoir subi.

Qu’est-ce qu’une agression sexuelle ?

Une telle déclaration implique la nécessité de définir ce qu’est une agression sexuelle d’un point de vue féministe, puisque c’est une représentante de premier plan de ce mouvement qui prend position.  Selon les centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel, il s’agit d’ « un acte de domination, d’humiliation, d’abus de pouvoir et de violence, principalement commis envers les femmes, les adolescentes et les enfants, contre leur volonté.

C’est imposer des attitudes, des paroles, des gestes à connotation sexuelle, sans le consentement de la personne, et ce, en utilisant le chantage, les privilèges, les récompenses, la violence verbale, physique ou psychologique. »

On constate d'emblée le biais idéologique d’une pareille définition.  Malgré la pléthore d’agressions sexuelles subies par les garçons, enfants et adolescents, dont regorgent les faits divers, on met l’accent sur les adolescentes.  Dieu merci, enfants est un mot masculin, mais on peut douter dans ce cas-ci que les garçons soient très considérés par les calacs.  Et que dire des victimes masculines une fois devenues hommes, particulièrement s'ils ont été abusés par leur mère.

À noter surtout l’interprétation extrêmement large et floue d’une agression sexuelle qui va nettement plus « loin » que celle du code criminel.  Dans le cadre d’une telle définition, impliquant « des attitudes, des paroles, des gestes à connotation sexuelle, sans le consentement de la personne », bien des gestes déplacés allant de la plaisanterie balourde à la banale grossièreté, ou au compliment maladroit, peuvent devenir matière à accusation. Il ne faudrait pas sombrer dans la paranoïa. 

Ce constat est d’autant plus vrai que la définition du code criminel canadien va droit à l’essentiel et reste d’une clarté dénuée de toute ambigüité : « L’infraction d’agression sexuelle comporte trois degrés de gravité. Il s’agit de l’agression sexuelle simple (art. 271), de l’agression sexuelle armée (art. 272) et de l’agression sexuelle grave (art. 273)1,2.

On est loin du geste déplacé...
Agression sexuelle simple (niveau 1) : Tout contact physique de nature sexuelle posé sans le consentement de la personne, allant des attouchements à la relation sexuelle complète.

Agression sexuelle armée, menaces à une tierce personne ou infliction de lésions corporelles (niveau 2) : Agression sexuelle dans laquelle l’agresseur porte, utilise ou menace d’utiliser une arme ou une imitation d’arme; menace d'infliger des blessures à une personne autre que la victime; inflige des blessures (lésions) corporelles à la victime; ou quand plusieurs personnes commettent une agression sexuelle sur la même personne.

Agression sexuelle grave (niveau 3) : Agression sexuelle au cours de laquelle la victime a été blessée, mutilée, défigurée ou encore que sa vie a été mise en danger par l'agresseur. »

Nous voilà bien loin des regards insistants, des sifflements dans la rue et des plaisanteries cochonnes de fins de party.  Se peut-il qu’à force de vouloir lutter contre la banalisation des agressions sexuelles, le mouvement féministe en soit arrivé à une telle dramatisation de celles-ci qu’il risque, par ses cris d’orfraie, de rater la cible et d’entrainer un je-m’en-foutisme accru d’un délit déjà suffisamment grave sans qu’il soit nécessaire d’en rajouter ?

Quelle crédibilité a JMD ?

À la lumière de ces observations, il serait judicieux de s’interroger sur les déclarations de Julie Miville-Dechêne du fait qu’il s’agit des propos d’une féministe qui, en principe, adhère à la définition des calacs, organismes subventionnés par l’État québécois dont le Conseil du statut de la femme relève directement. 

Comme la présidente ne donne pas de précisions sur l’agression subie, nous sommes en droit de nous demander si elle a été victime d’une agression de niveau 1, 2 ou 3, ou des propos grivois et avinés d’un mon oncle au cours d’un party du temps des fêtes.  Je sais, ma question peut sembler déplacée si JMD a vraiment subi une agression sexuelle telle que définie par le code criminel canadien, mais je crois qu’il faut la poser.

Les agressions sexuelles restent un drame humain bouleversant pour celles et ceux qui les ont subies.  Aussi reste-t-il judicieux de traiter le sujet avec toute la sobriété, le recul et la clarté qu’il nécessite si l’on veut conserver un indispensable équilibre entre la nécessaire dénonciation, voire la prévention de ce fléau, et la chasse au sorciers qu’une définition trop vaste et ambigüe ne manquerait pas d’entrainer. 

Dans cette optique, JMD devrait connaître, en journaliste compétente qu’elle a déjà été, la limite qu’Il faut savoir observer entre en dire trop, ou pas assez.

vendredi 17 octobre 2014

Montrez ces seins que nous ne saurions ignorer !

Avez-vous remarqué à quel point, si les valeurs changent, certains comportements perdurent ?  Prenons la bien-pensance, par exemple.  C’est fou comme cette attitude semble être passée d’un extrême à l’autre au cours des quelque cinquante dernières années, au point où les parias d’hier sont devenus les dames patronnesses d’aujourd’hui.

La bien-pensance n'est plus ce qu'elle était...
Comme leurs prédécesseurs, les bienpensants « modernes » sont persuadés que leurs valeurs sont les seules bonnes, que de s’en écarter ne peut mener qu’au chaos et que toute remise en question de leurs dogmes figés dans le marbre relèvent de l’hérésie.  Ils croient et affirment le plus sérieusement du monde qu’il vaut mieux réduire leurs opposants au silence que de tolérer leurs propos décadents, réducteurs, méprisants, quand ils ne sont pas haineux, selon leurs standards, bien sûr.

Quiconque tente d’afficher, même sans volonté de provocation,  une opinion contraire à leurs idées fixes qu’ils prennent pour la vérité avec un grand V sera immédiatement pris à partie et deviendra dans l’instant même la cible d’insultes et de procès d’intention.  Naturellement, aux yeux de ces sublimes détenteurs exclusifs de vérité, l’interprétation la plus nauséeuse de vos propos sera toujours la meilleure, même si elle n’a plus rien à voir avec ce que vous avez dit.

Dans la maison, point de salut !

Nos bienpensants du temps jadis croyaient dur comme fer que la place d’une femme ne pouvait se trouver qu’à la maison.  Toute volonté de s’aventurer dans le maléfique marché du travail annonçait un comportement délinquant, peu compatible avec le destin tracé d'avance de toute jeune femme de se consacrer à la vocation maternelle et aux soins prodigués à l’époux.

En ce début de 21e siècle, ce sont les femmes qui font le choix de rester à la maison pour élever leurs enfants qui se voient condamnées par nos bienpensants contemporains.  L’indignation de ces dames patronnesses des deux sexes atteint son paroxysme si d’aventure une femme ainsi « aliénée » ose déclarer aimer se faire belle pour son homme au retour du travail…

Non mais, est-elle assez attardée, celle-là !  Ne voit-elle pas qu’elle joue le jeu du patriarcat oppressant, qu’elle a abandonné tout libre arbitre, qu’elle n’est devenue qu’une prostituée exclusive, une bête de somme dont le travail ne sera jamais reconnu, qu’elle fait le sacrifice de sa carrière, et j’en passe, et des meilleures, sans doute…

Et moi qui croyais candidement que la vraie libération des femmes résidait dans leur droit de choisir le style de vie qui leur convient, qu’elles souhaitent rester à la maison ou conquérir le marché du travail…  Sans doute suis-je moi aussi dépossédé de mon libre arbitre…

Sein-féminisme, riez pour nous…

Duplessis, icône d'une bienpensance révolue...
Au temps de Maurice Duplessis et de l’emprise du clergé catholique sur le bon peuple, une jupe trop courte ou un décolleté plongeant avait vite fait d’attirer à celle qui osait pareille tenue des qualificatifs peu flatteurs : putain, guidoune, trainée, salope, fille à matelots, etc.  Une jeune fille ou une femme ainsi affublée courrait le risque de se voir ostracisée et considérée comme une femme « de mauvaise vie », une fille « facile ».  Et puis, peut-être avait-elle perdue sa virginité avant le mariage ?  Juste ciel !

De nos jours, en partie sous l’influence de cette mode, lancée par les femen, qui consiste à montrer ses seins partout au nom de l’égalité homme femme, nos bienpensants, apparemment toujours hantés par notre passé collectif religieux, semblent croire dur comme fer que le soutien-gorge est resté l’arme ultime du patriarcat misogyne et toute manifestation de pudeur, la résultante d’une oppression religieuse fanatisée.

L’argument « massue » de ces gentils idéologues réside dans le fait que, si les hommes peuvent se promener torse nu, les femmes devraient avoir le même droit, surtout en période de canicule.  Comme la vaste majorité des hommes que je connais ou que je croise sur la voie publique, je ne sors jamais de chez moi sans avoir le torse couvert, pour des raisons élémentaires et évidentes de pudeur et de respect de ma personne.  Que quelques douchebags improvisés ressentent le besoin d’afficher leurs abdos ne me parait pas une raison suffisante pour les imiter.  Mais je suis sans doute cléricalement aliéné.

Le Huffington Post a publié récemment deux articles sur la revendications des seins nus en public, le premier à propos d’une initiative prônant ce choix et ayant pour thème GoTopless, instaurée par nul autre que… Raël (Féministes et extraterrestres, quand les grands esprits se rencontrent…) et l’autre, rédigé par une journaliste ayant choisi de se promener les seins nus, sans doute dans le but louable d’écrire une page d’histoire du journalisme d’investigation, au risque d’attraper un coup de soleil sur les mamelons.  Ces articles restent davantage instructifs et divertissants par les interventions de bienpensants qui les suivent que par leur contenu. 

Mais les bienpensants ne sont pas toujours d’accord.  Prenez l’exemple de la blogueuse Judith Lussier, d’Urbania, qui se disait terrorisée (ses propres termes) par les regards masculins quand elle marchait dans la rue vêtue de sa petite robe blanche.  Imaginez comment elle pourrait se sentir, les seins nus sur la voie publique ?  Comment, par ailleurs, afficher des poitrines féminines dénudées devant le plus grand nombre d’une part, et dénoncer d’autre part l’hyper sexualisation de nos jeunes filles ?  On s'interroge encore...

La poursuite d’idéaux  « élevés » ne va par toujours de… pair avec la cohérence, apparemment !  Voilà ce qui arrive quand on se prend pour des agents de changement de notre devenir collectif… Misère !

L’hétérosexualité, une preuve d’homophobie ?

Cette intolérance qui naît de l'intolérance...
Avant la Révolution tranquille, la reconnaissance de l’homosexualité restait la revendication d’esprits jugés dépravés et nécessairement pédophiles.  Les malheureux qui osaient afficher pareille orientation sexuelle se voyaient stigmatisés sur le champ par des âmes sensibles aussi ulcérées qu’intolérantes.

De nos jours, c’est à se demander, devant certaines prises de position du lobby LGBT, invariablement acoquiné avec celui des féministes radicales, si l'on n’est pas en train d’assister à l’émergence d’une nouvelle tare appelée hétérophobie.  En effet, le mouvement qui défend becs et ongles le mariage gay et l’homoparentalité se révèle curieusement le même qui s’oppose à la garde alternée, n’hésitant pas à présenter les pères hétérosexuels comme des batteurs des femmes et des prédateurs pédophiles. 

En France, des slogans plus qu’évocateurs illustrent bien cette tendance hétérophobe : Mieux vaut une paire de mères qu’un père de merde ! ou Les lesbiennes font des parents hors père ! 

Sous l’influence de féministes radicales comme Andrea Dworkin et Catharine MacKinnon, notamment, qui affirment que l’hétérosexualité n’est rien de moins qu’un instrument d’oppression patriarcale envers les femmes, des bienpensants, sous le couvert de l’ouverture à la différence, se livrent à de curieuses manœuvres de prosélytisme homosexuel par le biais des études de genre, cette idéologie fumeuse qui prétend que l’hétérosexualité n’est pas biologique mais exclusivement culturelle.

La fumisterie – pour ne pas parler d’idiotie - voulant qu’on peut choisir son orientation sexuelle comme on choisi un manteau dans un magasin est en train de se répandre auprès des enfants des systèmes scolaires suédois, français et, bientôt, chez nous au Québec.  Nos bienpensants, prenant leurs lubies pour la réalité, semblent davantage préoccupés par l’idée fixe de prouver leur point de vue absurde que par le bienêtre des enfants qu’ils risquent de perturber pour longtemps.  Ces illuminés ne savent plus faire la différence entre nécessaire tolérance de la différence quant à l’orientation sexuelle et prosélytisme forcené.

Haro sur « l’islamophobie » !

Toujours avant la révolution tranquille et les swinging sixties, il était bien vu, chez les bienpensants d’alors, d’afficher la plus profonde réserve, pour ne pas dire le plus farouche mépris, envers tout ce qui n’était pas Canadien français de souche, blanc et catholique pratiquant.  L’étranger était regardé de haut et soupçonné des pires bassesses.  Même les Français, nos plus proches parents par la culture et la religion, étaient perçus comme des dépravés potentiels, enclin à l’athéisme, à l’alcoolisme, à l’adultère et à l’homosexualité.

Mieux vaut éviter les photos de 
particuliers musulmans, ces temps-ci...
Nos bienpensants actuels se sont persuadés d’une illusoire ouverture d’esprit en prêchant, par réaction à notre passé collectif, l’attitude exactement contraire.  Ainsi les militants inclusifs croient que toute immigration doit se voir accueillie comme un cadeau du ciel, pourquoi pas d’Allah lui-même, qui ne peut qu’enrichir notre culture, du coup perçue comme nécessairement limitée et repliée sur elle-même.  Hors de l’immigration, point de salut !

Aux yeux de ces braves gens, aussi naïfs que décalés, il demeure plus adéquat de s’intéresser aux multiples variétés de couscous que de se demander si les valeurs de nos nouveaux venus sont bien compatibles avec les nôtres.  Quiconque tentera de mettre en doute cette capacité d’adaptation de la faction extrémiste de la communauté musulmane, par exemple, qui suscite tensions et inconfort partout en Occident, se verra taxé de racisme, de xénophobie, et affublé du substantif si commode d’islamophobe…

Les bienpensants jugeront louable de trouver arriérés et réactionnaires des gens qui contestent et dénoncent des coutumes et positions aussi barbares que l’homophobie (que ces mêmes idéologues n’hésitent pas à dénoncer chez des gens d'ici), la misogynie (même incohérence), la séquestration des femmes à domicile, les heures de piscine pour musulmanes seulement, les femmes médecins exclusivement pour ces dernières, l’exigence de lieux de prières dans des établissements publics mais le refus des sapins de Noël dans les mêmes espaces, l’imposition d’aliments halal dans les cafétérias d’écoles et ailleurs, les cabanes à sucre sans jambon, la tentative d'imposer le niqab dans les garderies familiales (position défendue par la FFQ), et j’en passe.

Au nom du respect de la différence, les bienpensants jugent inconvenant de critiquer pareilles aberrations mais trouvent judicieux de tenter de museler par une culpabilisation malhabile quiconque dénonce ces dérives flagrantes qui érodent peu à peu notre sérénité sociale au mépris de la culture d’une société d’accueil beaucoup trop tolérante.  Des étudiants britanniques sont allés jusqu'à refuser de condamner l'État islamique au nom de la lutte à l'islamophobie.  Comme quoi même pour la bêtise, il existe une relève...

En conclusion…

De par la rigidité de sa pensée et sa manie d’ériger en dogmes des pseudos vérités, la bien-pensance actuelle ressemble à une maladie de l’esprit, un cancer de la lucidité qui poussent ceux et celles qui en sont atteints à se croire seuls dépositaires de valeurs suprêmes, quand ils ne se prennent pas pour des leaders spirituels ou des pionniers d’un changement social dont les bénéfices illusoires n’existent que dans leur esprit surmené et inconsciemment fanatisé.

Tenter de les réveiller reste peine perdue.  Gardons-nous à tout le moins de laisser radoter ces idéologues à gogo, non pas en tentant, comme eux, de les museler, ni même en perdant notre temps à les contredire, mais bien en affirmant nos positions – authentiquement – humanistes et en ne redoutant pas le jugement de ces malades qui s’ignorent.