dimanche 19 juillet 2015

Le Québec, aussi sous l’emprise de « dangereuses ridicules » ?

Une vitrine de restaurant volant en éclats à cause de son nom « hétéro-sexiste », la Mâle-Bouffe, des combats de femmes dans le Jell-O publiquement condamnés par des militantes, une blague anodine de Jean-François Mercier provoquant un tremblement de Toile féministe quelques semaines après que l’opposition officielle ait exigé des excuses du ministre Poëti pour une blague tout aussi banale sur les femmes et le magasinage, voilà autant de « faits d’armes » qui traduisent un malaise évident, un sujétion malsaine à une charia féministe imposant ses fatwas envers quiconque ose tenir des propos ou poser des gestes allant à l’encontre de leur orthodoxie totalitaire et fanatisée.
 
Elisabeth Lévy, lucidité implacable.
La France, comme tout pays occidental marqué par un féminisme étatique fort, n’échappe pas à cette emprise. Il suffit d’avoir participé à des forums de discussion français pour constater la rage obsessionnelle et la méchanceté viscérale qui habitent nombre de militantes et d’utérhommes de l’hexagone. En comparaison, nos ténors locaux ont presque l’air modérés. C’est tout dire…
 
Le Figaro interviewait récemment Elisabeth Lévy, directrice de la rédaction au magazine Causeur, qui vient de faire paraitre un numéro au titre plus qu’évocateur : La terreur féministe, rien de moins ! Interrogée à savoir si elle considérait vraiment les féministes actuelles comme des « menaces pour la société », la journaliste a répondu sans hésitation :

«Eh bien oui, et plus que vous ne le croyez! Je vous remercie tout d'abord de noter que nous ne nous en prenons pas au féminisme lui-même mais à ce que nous appelons le «néo-féminisme» qui s'incarne dans des groupes aussi bruyants qu'ils sont numériquement faibles. Ces nouvelles ligues de vertu exercent bien une forme de terreur - une terreur certes kitsch, ridicule, parfois comique à en pleurer, et c'est cet aspect comique que nous avons voulu souligner par l'image - mais une terreur tout de même. (…) En attendant, elles entendent imposer une histoire pieuse dans laquelle les femmes sont éternellement victimes et tous les hommes suspects - potentiellement violents, violeurs, harceleurs et j'en passe. »

Là-bas comme chez nous, on est à même de constater un refus similaire d’admettre que la société a grandement évolué depuis un demi-siècle et que de nombreuses batailles ont été gagnées. Quand de généreuses subventions sont en jeu, et qu’un gouvernement peut les reconsidérer, comme c'est déjà le cas au Québec, il est facile de comprendre l’énergie du désespoir qui accentue des interventions publiques déjà exacerbées. Mais l’argent est-il le seul facteur en cause ?

Mme Lévy précise : « Sous couvert de mener des combats gagnés depuis longtemps, elles veulent en réalité régenter les esprits et les comportements, édicter des normes en matière de sexualité, de couple, de désir. (…) D'où leur traque insatiable du «dérapage», du sous-entendu, de la blague de travers…et désormais du compliment «sexiste». Pitié! Si elles n'aiment pas ça, qu'elles n'en privent pas les autres! »
Comment peuvent-elles espérer rester crédibles ?
Ça ne vous rappelle pas quelque chose, ou quelques personnes et organismes bien de chez nous ?

« Vous ne voyez pas le danger ? »

Je crois personnellement que le danger que représentent les féministes radicales tient pour beaucoup à l’allure ridicule de leurs interventions fanatisées qui endort notre méfiance et nous fait croire qu’elles sont trop burlesques pour être vraiment prises au sérieux. Mme Lévy exprime un point de vue différent sur la question, mais néanmoins pertinent :

« Non, ce qui est dangereux, c'est qu'on ne voie pas le ridicule et qu'on prenne au sérieux des élucubrations qui devraient nous faire pouffer. Quand un prix Nobel de médecine doit démissionner de son poste à l'université sous la pression hargneuse et furieuse des «réseaux sociaux», pour avoir fait un trait d'esprit sur les femmes, vous ne voyez pas le danger? [Interrogé sur la présence des femmes dans les labos, il avait déclaré: «on tombe amoureux d'elles, elles tombent amoureuses de nous et quand on les critique, elles pleurent»]. Quand des sites spécialisés dans la délation sont encouragés et montrés en exemple, vous ne voyez pas le danger? Quand des hommes sont menacés de perdre des contrats, des positions, des boulots, parce qu'ils défendent leur point de vue sur la prostitution ou sur tout autre sujet de prédilection de nos gardiennes de la paix des ménages, vous ne voyez pas le danger? »

Sous la poussée d’« innovations » telles que la culture du viol, un concept qui laisse entendre qu’il est généralement admis dans notre société qu’une femme violée l’a bien cherché et que son agresseur doit être excusé, bref une aberration, n’est-on pas en train d’instaurer un climat de répression inquisitoriale, de représailles socialement médiatisées, de censure qui pourrait bientôt se voir étatisée avec le projet de loi 59, visant à faire taire autant les critiques de l’islam politique que du féminisme radical ? Mme Lévy va dans ce sens :

« Quand de plus en plus d'hommes ont peur de dire ce qu'ils pensent, c'est que la terreur a commencé. Vous ne voyez pas cette soif insatiable de contrôle, de délation, de sanction, le torrent de boue numérique que nos gracieuses combattantes peuvent déverser sur le malheureux qui s'oppose à leurs lubies - «l'envie du pénal» qui a, comme le dit Muray, remplacé «l'envie du pénis»? On finira par criminaliser l'amant inconstant ou indifférent. Monsieur le juge, il ne répond pas à mes textos! Alors oui, on peut dire que ces néo-féministes sont les «dangereuses ridicules».

Mme Lévy relève la sidérante dichotomie existant entre la pertinence plus que discutable des positions féministes radicale et le poids politique et médiatique qui, en France comme chez nous, demeure considérable :

« Ces groupuscules sont dangereux parce que leur influence est sans commune mesure avec leur poids réel. Ils ont table ouverte dans les grands médias où leur discours est parole d'évangile: jamais un journaliste de France 2 ou BFM n'oserait discuter les bienfaits de la parité ou la pertinence d'un manifeste de femmes journalistes politiques qui se plaignent de vivre un enfer, les pauvrettes. »

Les combats qu’elles ne livrent pas…
 

J’ai toujours trouvé d’une suprême incohérence ces militantes, Fédération des femmes du Québec et, désormais, Conseil du statut de la femme en tête, qui se prosternent devant l’islam politique au nom du « respect de la différence ». La lutte à cette idéologie mortifère qui envahit peu à peu l’Occident devrait pourtant représenter la priorité de priorités du mouvement féministe. Mme Lévy constate la même incurie : 

Comment expliquer le silence « militant» sur l'islam politique ?

« Évidemment que des combats restent à mener, ils sont simples à recenser: ce sont ceux que nos bruyantes néo-féministes ne mènent pas. Par exemple, celui de toutes les femmes musulmanes qui voudraient échapper à l'emprise du groupe, du père, du mari ou du frère et que nous abandonnons au nom de nos grandes idées sur la diversité - c'est bizarre cette tolérance, de la part de groupes fanatiquement intolérants à toute divergence. »

Et je ne saurais assez souscrire à cette dernière affirmation :

« Mais je dirais que le prochain combat féministe, c'est celui qu'il faut livrer à ce faux féminisme qui, sous couvert de défendre les femmes, veut les assigner à une norme. »


Ah ! c’est pas moi qui l’ai dit…

samedi 18 juillet 2015

Quand même des militantes pratiquent le « slut-shaming »…

Le « slut-shaming », récent concept féministe à la mode, a été évoqué récemment lors du psychodrame suscité par une blague anodine de Jean-François Mercier sur les femmes qui adoptent des attitudes provocantes pour se plaindre ensuite de l’attention masculine qu’elles suscitent.  Il se définit comme suit : 

Une slutwalk de santé à Toronto en 2012...
« Le slut-shaming est un concept proposé à l'origine par les féministes canadiennes et américaines. Cette expression, traduisible en français par « intimidation (ou humiliation) des salopes » ou « couvrir de honte les salopes », regroupe un ensemble d'attitudes individuelles ou collectives, agressives envers les femmes dont le comportement sexuel serait jugé « hors-norme ». Le slut-shaming consiste donc à stigmatiser, culpabiliser ou disqualifier toute femme dont l'attitude ou l'aspect physique seraient jugés provocants ou trop ouvertement sexuels1, qui cherche à se faire avorter2,3, ou qui a été violée4. Même des symboliques n'ayant a priori pas de lien avec la sexualité peuvent mener à la stigmatisation (argent, voiture, pouvoir) et au slut-shaming5. »

On voit à quel point ce concept si novateur ratisse large et peut englober moult comportements inoffensifs susceptibles de devenir soudainement condamnables.  Je parle ici d’attitudes majoritairement masculines, bien sûr.  Poussée à l’extrême – et c’est très possible -, cette façon de voir pourrait amener à condamner un quidam qui oserait reprocher à une femen se s’être fait violer après s’être baladée les seins nus et en g-string à trois heures du matin dans un quartier mal famé, non loin d’un bar louche et d’un repaire de motards criminalisés.

Tout conseil préventif adressé aux femmes à l’effet qu’il est préférable qu’elles fassent preuve de prudence en évitant les quartiers mal famés, les endroits sombres, les promenades solitaires tard le soir, les comportements facticement séducteurs ou l’abus  d’alcool en public représente alors autant d’attitudes condamnables.  En clair, conseiller à des citoyens de barrer leur porte pour éviter des cambriolages, c’est bien, mais suggérer à des citoyennes de veiller sur leur sécurité, c’est antiféministe, misogyne et masculiniste.  

Et pourtant…

Et pourtant, si le slut-shaming consiste bien « à stigmatiser, culpabiliser ou disqualifier toute femme dont l'attitude ou l'aspect physique seraient jugés provocants ou trop ouvertement sexuels, » il faudra alors m’expliquer certaines positons et comportements militants de nos féministes chéries.

Quand c'est par choix, où est le problème ?
Des femmes ont récemment mis sur pied une activité de combats de femmes dans le Jell-O à Trois-Rivières. On peut questionner le raffinement d’une pareille initiative, mise de l’avant par le Pub L’Alibi, mais elle est le fait d’une décision prise librement et en toute lucidité par des femmes majeures et vaccinées.  Quelle a été la réaction de la Table de concertation du mouvement des femmes de la Mauricie ?  Selon sa porte-parole, Johanne Blais :

«Les femmes qui participent à ce genre d'activités vont utiliser l'argument d'une société de choix. Pour moi, faire de la lutte dans le Jell-O, ça ne relève pas d'un réel choix.»  Ça relève de quoi alors ?  Faut-il conclure que ces femmes sont des andouilles qui ne savent pas ce qu’elles font ?

Récemment, une jeune femme de 18 ans a suscité un tremblement de Toile après avoir avoué candidement participer au tournage de films pornos et y prendre plaisir.  Je suis le premier à admettre que je serais désolé si ma fille s’adonnait à pareille activité.  Mais après avoir donné mon opinion, je me verrais tout de même forcé de respecter son choix si elle le maintenait.   Selon Amy Sweet (son nom d’artiste), même l’hostilité suscitée par ses choix de carrière a contribué à lui faire une publicité monstre qui sert ses intérêts. 

Comment des féministes peuvent-elles condamner une femme jeune mais majeure, « dont l'attitude ou l'aspect physique seraient jugés provocants ou trop ouvertement sexuels » sans être  incohérentes ?  Pour questionnables qu’ils puissent sembler, ses choix ne regardent-ils pas qu’elle et personne d’autre ?

Et que dire des travailleuses du sexe ?  Dans une optique féministe, la totalité de ces femmes sont des victimes de proxénètes sans scrupules, qui recourent à la violence et au chantage afin d’assurer leur mainmise sur des êtres hypothéqués par un passé de violence et d’abus sexuels, toxicomanes, sans estime de soi, et écrasés par un destin sans issue.  Il est tout à fait vrai que des cas aussi pathétiques existent et il serait irresponsable de le nier, ces femmes ayant désespérément besoin d’aide.  Mais peut-on vraiment affirmer que toutes les prostituées répondent à ce signalement tragique ?

Le Conseil du statut de la femme avait produit en 2010 un avis véhiculant ce portrait misérabiliste présenté comme la seule et unique réalité des prostituées.  Émilie Laliberté, directrice générale de Stella, organisme de défense des droits des travailleuses et travailleurs du sexe, avait démontré par son discours qu'il existe des femmes qui contrastent singulièrement d’avec le portrait réducteur et infantilisant brossé par le CSF :

Émilie Laliberté, directrice générale de Stella.
« En mars 2010, les 10 membres qui forment le CSF votaient pour réaliser un avis contre la prostitution. Donc, avant même d’aller sur le terrain, de rencontrer les personnes concernées, de comprendre les réalités, les besoins et les enjeux, l’avis était déjà décidé. (...) Nous nous demandons comment une femme venant du milieu journalistique, telle que Mme Miville-Dechêne, peut endosser cette méthodologie douteuse? »  … Et par le fait même condamner, encore une fois, des femmes « dont l'attitude ou l'aspect physique seraient jugés provocants ou trop ouvertement sexuels » ?

Quand même l’hétérosexualité est condamnable…

Je me souviens d’une internaute qui avait déclaré sur Facebook que le simple fait d’avoir affirmé trouver agréable de se faire belle pour son homme quand il revient du travail lui avait attiré une volée de bois vert.   Eh oui, aux yeux de certaines militantes, même l’hétérosexualité peut incriminer des femmes « dont l'attitude ou l'aspect physique seraient jugés provocants ou trop ouvertement sexuels », puisqu’ils sont le résultat d’une domination masculine, bien entendu, à l’instar de celle qui opprime les actrices porno, les prostituées ou les lutteuses dans le Jell-O, qui ne réalisent pas leur oppression.  

Andrea Dworkin, icône féministe...
La négation de l’autonomie sexuelle des femmes dans un contexte d’hétérosexualité est clairement misogyne.  Par ce mépris du choix légitime des femmes à assumer leur orientation sexuelle, des militantes extrémistes pratiquent elles-mêmes le slut-shaming.  Afin de mesurer l’étendue du phénomène,  je laisserai le mot de la fin à trois féministes de renom, étudiées religieusement dans nos doctes universités conscientisées.  Ces citations sont tirées de Homme et toujours fier de l’être, d'Yvon Dallaire.

« La relation hétérosexuelle est l'expression la plus pure, la plus formalisée du mépris pour le corps de la femme. »
- Andrea Dworkin, The Rape Atrocity and the Boy Next Door

« Les rapportes hétérosexuels sont antiféministes. »
- T-Grade Atkinson, Amazon Odyssey

« Quant une femme orgasme dans les bras d'un homme, elle collabore avec le système patriarcal, elle érotise sa propre oppression. »
- Sheila Jeffrys, professeure

Ces propos sont-ils assez réducteurs à votre goût ?

samedi 11 juillet 2015

Affaire Jean-François Mercier : la provocation, c'est péché !

Imaginez aujourd’hui un nouveau venu, Léo Ferré, chantant : « Ton style, c’est ton cul, c’est ton cul, c’est ton cul,  Ton style, c’est ma loi quand je t’y plie, Salope ! »  Imaginez un autre débutant, un certain Jacques Brel, chantant avec une fougue féroce Les Flamandes ou Les bigotes.  Représentez-vous Georges Brassens, transcendant d’ironie tranquille, entonnant joyeusement Les nombrils de femmes de flic.  Pensez-vous qu’ils ne se verraient pas crucifiés sur la place publique par la bien-pensance féministe ?

Les Cyniques, bientôt à l'index ?
Que dire d’Yvon Deschamps et de son sketch où il fait mine de s’amuser du spectacle d’une femme battue ?  Les féministes seraient-elles seulement en mesure de saisir le second degré dénonciateur de cet humour ?  Improbable !  Les RBO pourraient-ils à nouveau casser du sucre sur le dos de Sainte Janette Bertrand, figure emblématique du féminisme québécois, sans susciter des huées de cris stridents ?  L’abbé Guy A Lepage serait excommunié ipso facto de sa messe dominicale. 

Et que dire des Cyniques alors ? À eux seuls, ils pourraient bien s’attirer les foudres de l'ensemble des articles du projet de loi 59 visant la censure de tout discours subversif.  Ils se verraient  tour à tour traités de misogynes, d’homophobes, de racistes, d’antisémites, d’islamophobes par une meute aveugle d’aliénés fanatisés qui se prennent pour des citoyens progressistes.

Un gag peu subtil, mais anodin

Ces questionnements s’imposent devant le psychodrame collectif suscité par la blague sans doute peu subtile, mais néanmoins pertinente, de Jean-François Mercier.  Répétons-la, pour le plaisir de susciter de nouvelles crises d’urticaire chez nos fausses vierges offensées : « La pensée du jour.  S’habiller sexy et se déhancher de manière suggestive dans une discothèque pour ensuite se plaindre des regards insistants des hommes, c’est un peu comme manger de la crème glacée dans un village éthiopien et de dire : " Coudonc calice, pas moyen de manger un cornet icitte sans se faire regarder ! " »

Voilà, c’est tout, rien d’autre qu’un gag déjanté qui place un certain type de femmes – et non toutes les femmes – devant leurs contradictions.  Quiconque a fréquenté ou fréquente régulièrement les discothèques a croisé ce genre de greluches inconséquentes, qui jouent les symboles sexuels paroissiaux pour ensuite se comporter en bigotes effarouchées.   Rien de nouveau sous le soleil.  De telles femmes ont toujours existé et existeront toujours, l’intelligence et le discernement étant inéquitablement distribués.

Dans leur délire, les bienpensants qui ont enflammé la toile ont trouvé le moyen de voir du racisme dans le gag de Mercier.  Ah bon… Mercier emploie le mot éthiopien à titre de métaphore pour illustrer son propos sur un type précis de femmes.  Il faudrait y voir du racisme.  Je cherche encore en quoi le propos de l’humoriste porte atteinte aux Éthiopiens et je n’y arrive toujours pas.  Sans doute ne suis-je pas assez conscientisé ?

Un cas parmi d’autres : Sarah Labarre

Sarah Labarre, vachement sympa...
Sarah Labarre, blogueuse encensée récemment pour son engagement dans le magazine de plus en plus féministe Châtelaine, est également co-auteure de l'édition revampée du collectif classique de désinformation misandre intitulé Le mouvement masculiniste au Québec : l'antiféminisme démasqué, ouvrage réalisé sous la direction de Mélissa Blais et Francis Dupuis-Déri.  Elle a récemment cosigné avec une pléthore de consœurs conscientisées dans le très songé Devoir une lettre ouverte intitulée Misogynie 2.0: harcèlement et violence en ligne, où elle dénonce la violence subie par les militantes sur le web.  Voici ce qu’elle écrit ou endosse :
« Lorsque nous prenons la parole sur le web, surtout pour dénoncer la violence sous toutes ses formes que subissent les femmes, le retour de bâton s’associe à une pluie d’insultes et de menaces :
« Conne », « J’vais te venir dessus », « Féminazie », « Ostie, j’te fourrerais avec ta p’tite jupe »,
« Sale chienne », « Grosse truie », « Je te cockslaperais jusqu’à ce que tu fermes ta yeule », « Tu mérites de te faire gang raper », « Tu ne devrais pas avoir le droit de te reproduire », « Si j’étais ton mari, tu serais séquestrée à ton fourneau », « Fermez don’vos gueules... pendant qu’elles ferment encore ! » Ceci n’est qu’un échantillon du refrain entonné ad nauseam par les graphomanes misogynes qui sévissent sur la Toile. Ces mots témoignent d’un sexisme, d’un antiféminisme, voire d’une haine des femmes si répandue qu’ils frôlent désormais la banalité. »   

Tout ça, bien sûr, ne fait pas honneur à certains parmi les opposants à un féminisme totalitaire et lui-même vociférant, c’est certain.  Mais voyons voir ce qu’écrivait la même Sara Labarre à propos de la blague provocante, mais anodine, de Jean-François Mercier :
« Jean-François Mercier.

T’es pas rienq’ un gros cave, tu réfléchis pas mieux qu’un chien, apparement: car même les chiens comprennent le sens du mot “NON”.

Jean-François, les femmes valent mieux que de la nourriture, contrairement à ce qu’en pensent les autres gros caves qui ont renchéri dans le slut-shaming.

Ta “pensée du jour” est également raciste, car elle instrumentalise et enferme le peuple Éthiopien dans un misérabilisme qui pue la marde.

Bravo pour ton privilège de dude cis blanc Nord-Américain qui contribue au racisme, au sexisme et à la culture du viol, han. »

Au moins, Mme Labarre n'a pas fait de menaces...  Pas étonnant cependant qu'elle n’aime pas les humoristes qui placent des femmes devant leurs incohérences, elle qui, tout en traitant Mercier de sexiste et de raciste, semble  également lui reprocher sa race et son orientation sexuelle.  

Un concept féministe à la mode est par ailleurs évoqué : la culture du viol.  Québec et Congo, même combat !  Oups ! Serais-je raciste en soulignant une culture du viol au Congo ?  Mme Labarre,  au secours !  Dire que je pourrais finir par manquer de rectitude politique et sombrer dans l'afro-shaming !

Le mot de la fin à une féministe…

Sophie Durocher, dans le mille !
Au cas où on me taxerait – encore – de mettre – aucune allusion vicieuse, s’il vous plaît – toutes les féministes dans le même paquet – attention, là -, c’est à l’une d’elle, Sophie Durocher, que je laisserai le mot de la fin.  Eh oui, une féministe aura eu le dernier mot dans une de mes chroniques.  Tout arrive, non ?  Voici donc :

«Pouvez-vous m’expliquer pourquoi il (Jean-François Mercier) est au centre d’une controverse? Il se fait traiter de raciste et de sexiste à cause d’une blague anodine. On peut la trouver drôle ou pas, mais il n’y a pas de quoi fouetter un chat. (…)

«Ça fait longtemps que je ne mets plus les pieds dans des discothèques, mais si je me rappelle bien comment ça se passe, on a parfaitement le droit de trouver ridicules des filles qui se montrent les nichons et se plaignent ensuite que les gars regardent leurs nichons. (…)

«Je suis féministe et je suis la première à grimper aux ­rideaux quand je vois ou lis un commentaire qui rabaisse les femmes. Mais placer les femmes devant leurs ­contradictions, ce n’est pas être sexiste, Mesdames, c’est être réaliste. (…)

«Quant à l’accusation de racisme, elle ne tient tout simplement pas la route. Encore une fois, pour qu’il y ait racisme, il faut qu’il y ait discrimination. Mercier ne rit pas des Éthiopiens, il ne rit pas des Noirs, il utilise une mé-ta-pho-re. «Une figure de style fondée sur l’analogie ou la substitution.» Il compare deux situations, misère! Je ne vois pas en quoi c’est négatif pour les Éthiopiens! (…)

«Les vrais «gros caves», ce sont ceux qui voient de la ­discrimination là où il n’y en a pas. »

Compris, Mme Labarre et vos semblables ?

vendredi 3 juillet 2015

Contre les combats dans le Jell-O ! Une – autre - lutte féministe…

Alors que l’islam politique, hostile aux femmes et aux homosexuels, fait des gains importants chaque jour au Québec, alors que notre premier ministre réduit à une peau de chagrin les exigences relatives aux signes religieux dans la fonction publique, alors que le même individu met de l’avant un projet de loi liberticide qui fera taire quiconque dénonce les insanités pro islamisme qu’il préconise ou encourage, alors que deux leaders de l’opposition fédérale cautionnent le port du niqab lors de l’assermentation à la citoyenneté canadienne, alors qu’à Shawinigan une mosquée qui dissimule maladroitement ses affinités avec les frères musulmans a désormais pignon sur rue, alors qu’une préposée aux bénéficiaires touche à peine un dollar de plus que le salaire minimum dans plusieurs résidences privées, alors que des employeurs demandent monts et merveilles à des secrétaires pour des emplois à 10 ou 12 dollars de l’heure, devinez à quelle grande cause féministe, sociale et politique, vient de s’attaquer la Table de concertation du mouvement des femmes de la Mauricie ?  Allons, un petit effort...

Le théâtre d'un futur attentat phallocrate ?
Les lutteuses dans le Jell-O ! Oui, mesdames et messieurs, la suprême urgence, la priorité des priorités, la lutte à finir à tout prix, aux yeux de ces idéologues ultra conscientisées, c’est de condamner cette initiative, certes peu raffinée, mettant en scène d’une part des femmes adultes, vaccinées et qui se croient consentantes et, d’autre part, un public sans doute peu compatible avec les exigences protocolaires de Buckingham Palace, chez qui en prime sommeillent des êtres aux visées réductrices, voire peut-être même des sadiques sexuels à la recherche de leur prochaine proie !

Ouche, ouche, ouche !

Imaginez leur juste consternation quand ces militantes mobilisées devaient apprendre que le propriétaire du Pub L’Alibi, secteur Pointe-du-Lac, à Trois-Rivières, organisateur de cette activité misogyne, est en fait… une femme, Brigitte Grondin.  Comment sensibiliser cette malheureuse victime inconsciente du patriarcat au crime contre l’humanité dont elle se fait l’étourdie promotrice ?

Selon Johanne Blais, porte parole de l’organisme salutaire pour notre devenir social, le déplorable évènement constitue un retour en arrière.  Comme un malheur ne vient jamais seul, l’instigatrice du complot phallocrate affirme que les femmes seront nombreuses à assister à l’évènement et rejette du revers de la main toute accusation de discrimination !  Non mais, quel culot !

Mais ce qu’il y a de pire encore, c’est qu’une trentaine de femmes se seraient portées volontaires pour entrer dans l'arène le soir de l’événement ! «Les filles sont très volontaires», déclarait Mme Grondin au quotidien régional. «Les femmes le font parce qu'elles le veulent. C'est un jeu. Celles qui participent, je ne les ai pas forcées», proteste-t-elle, sans doute aussi inconsciente de la portée de ses paroles que de ses actes…
Parce que les gars veulent pas…
Johanne Blais : un autre grand combat...
Imaginez-vous qu’à l’origine, l’activité devait mettre en scène des hommes.  La Table de concertation du mouvement des femmes n’y aurait sans doute vu aucun inconvénient et ses membres seraient tranquillement restées dans leur lazy-boy… ou lazy-girl.  Mme Grondin explique pourquoi cette activité est tombée à l’eau : «  Aussitôt qu'on fait quelque chose pour les femmes, elles doivent demander à leur chum, ça dépend des hommes. Mais quand on fait quelque chose pour les hommes, ils sont là. »
Mme Blais, comment pouvez-vous garder le silence devant pareille injustice, devant semblable contrôle des hommes sur leur conjointe ?  Pourquoi les femmes n’auraient-elles pas le droit de se rincer l’œil dans le Jell-O ?  Voilà encore une grande lutte féministe en perspective… 
Elles ne savent pas ce qu’elles font…
La directrice de l’organisme confirme par ailleurs un prévisible point de vue féministe à l’effet que les femmes qui assistent ou participent à cette tragédie ne savent pas vraiment ce qu’elles font : «Les femmes qui participent à ce genre d'activités vont utiliser l'argument d'une société de choix. Pour moi, faire de la lutte dans le Jell-O, ça ne relève pas d'un réel choix»   Est-ce assez clair ?   Bien que majeures et vaccinées, ces malheureuses, tout comme la proprio du Pub L’Alibi, ne réalisent pas plus la portée de leurs choix que de leurs actes.  Pas de doute, elles sont conditionnées par leur environnement : où il y a de l’homme, il y a de l’hommerie…
Toujours aussi inconsciente, Mme Grondin en rajoute, d’ailleurs : «Je suis quand même une femme qui a un bar.  Je suis pour le pouvoir des femmes»  Comme si son milieu de travail majoritairement masculin n’était pas à l’origine de son aliénation…  Franchement !
Abandonnées par le Conseil du statut de la femme…
Comme si le combat contre cette nouvelle injustice envers les femmes n’était pas assez ardu, assez oppressant, assez exténuant ni assez déprimant, voilà qu’on apprend que le Conseil du statut de la femme, cet organisme emblématique de la défense de la condition féminine fondé en 1973,  refuse de s’en mêler, nous informe Le Nouvelliste : «Joint par téléphone, le Conseil du Statut de la femme n'a pas émis d'opinions sur le sujet alléguant qu'il ne se prononce pas sur ce genre d'événement. »
Le CSF ne se prononce pas sur un événement aussi toxique pour la cause des femmes !  Je vous le demande : où sont donc passées les vraies rebelles ?

mercredi 1 juillet 2015

La « voleuse sexy », victime d’un manipulateur phallocrate…

On aurait dû s’en douter.  Stéphanie Beaudoin, surnommée la voleuse la plus sexy de la planète, ne saurait vraiment être tenue responsable des gestes criminels qui lui sont reprochés.  Pourtant majeure et vaccinée, à 22 ans, la victime de sa trop grande bonté d’âme s’est vue roulée dans la farine par un jeune macho manipulateur de 17 ans.  Eh oui, encore une victime du patriarcat ! 

Stéphanie Beaudoin, victime.
Comment en effet douter de sa parole, quand on sait à quel point les valeurs féminines peuvent perdre une femme, naturellement prédisposée à faire le bien.  Et puis, comme l'a déjà affirmé très sérieusement une ancienne ministre de la Condition féminine libérale, Christine St-Pierre, une femme ne peut mentir !

 «Il m’a dit ce qu’il faisait, et qu’il avait perdu son permis [de conduire]. Il m’a dit: “Tu vas faire le chauffeur.” J’ai dit: “OK”», a déclaré Stéphanie Beaudoin dans Le Journal de Montréal.  Tout s’explique alors.  Seule une exégèse aussi limpide et plausible peut justifier que la jeune femme ait pu innocemment participer à 39 vols sans comprendre au juste ce qui lui arrivait et encore moins ce qu’elle faisait.  Comme la lucidité suit plus souvent une catastrophe qu’elle ne la précède, c’est sans doute à la suite de son arrestation qu’elle a compris qu’elle commettait des actes criminels.

Il semble que son séjour en prison lui ait enfin donné le temps d’une minutieuse réflexion quant aux conséquences de ses actes, sinon à leur nature : «J’ai beaucoup réfléchi. J’ai compris la gravité de mes gestes. J’aimerais que les victimes me pardonnent», devait-elle expliquer avec une candeur toute naturelle au juge Bruno Langelier, au palais de justice de Victoriaville.  Gageons que c’est un mouchoir à la main que le magistrat a dû écouter ce témoignage aussi émouvant que spontané. 

Comme si ce n’était pas suffisant d’avoir été manipulée de façon aussi amorale par son jeune tortionnaire, Stéphanie Beaudoin devait affirmer que certaines victimes avaient réclamé « en double et en triple », profitant de son insurmontable détresse…  Réagissant de la manière la plus tristement patriarcale, Me Anthony Cotnoir, le procureur de la Couronne, a jugé pertinent de rétorquer, avec une révoltante sècheresse de coeur : « Je trouve particulier qu’une personne qui plaide coupable à 39 introductions par effraction vienne dire que les victimes sont des menteurs. »  Shocking et antiféministe !

Comme il fallait le pressentir, un diagnostique de personnalité limite explique, de nous éclairer l’avocat de l’accusée, Me Denis Lavigne, l’inexorable dégringolade de la pauvre femme sur la pente abrupte du Mal.  Depuis les évènements dans lesquels elle s’est vue si tragiquement entrainée malgré elle, la jeune femme sexy voit une intervenante et prend des anxiolytiques.

En plus de devoir répondre aux vols dans les Bois-Francs, elle se trouve accusée de complot, avec des mineurs de 11 et 13 ans qui ont sans doute épaulé le malfrat de 17 ans dans ses noirs desseins.  Elle devra également faire face au chef d’avoir possédé des outils de cambriolage, que les jeunes lui auront sans doute mis de force dans les mains, en plus de celui de possession d’armes sans permis requis, armes dont on découvrira peut-être un jour qu’ils auront servi à la menacer…

Devant une fatalité aussi consternante venue s’abattre sur une femme aussi jeune que jolie, son avocat a demandé au juge d’imposer « toute sentence qui exclut la détention ».  Ladite sentence sera rendue le 16 octobre prochain.

Les opprimées n'ont-elles pas droit au bonheur ?
Entretemps, Stéphanie Beaudoin, qui a reçu des offres des quatre coins du monde en provenance de magazines et de chaines de télévision, les a toutes refusées… tant que ses démêlés avec la justice ne seront pas résolus.  « Moi-même, j'ai reçu de nombreux appels de New York et d'Europe, a déjà affirmé Me Lavigne, nommant du Figaro et de Paris Match. »

Qui sait, peut-être que la productrice engagée Karine Vanasse pourrait produire un film ou une minisérie sur ses aventures ?  Maxime Gaudet, qui interprétait le personnage inspiré de Marc Lépine dans le film Polytechnique parait encore assez jeune pour interpréter le jeune manipulateur de 17 ans… Comme quoi, la fortune finit toujours par sourire aux vraies victimes…  Surtout si elles sont sexy !