vendredi 17 octobre 2014

Montrez ces seins que nous ne saurions ignorer !

Avez-vous remarqué à quel point, si les valeurs changent, certains comportements perdurent ?  Prenons la bien-pensance, par exemple.  C’est fou comme cette attitude semble être passée d’un extrême à l’autre au cours des quelque cinquante dernières années, au point où les parias d’hier sont devenus les dames patronnesses d’aujourd’hui.

La bien-pensance n'est plus ce qu'elle était...
Comme leurs prédécesseurs, les bienpensants « modernes » sont persuadés que leurs valeurs sont les seules bonnes, que de s’en écarter ne peut mener qu’au chaos et que toute remise en question de leurs dogmes figés dans le marbre relèvent de l’hérésie.  Ils croient et affirment le plus sérieusement du monde qu’il vaut mieux réduire leurs opposants au silence que de tolérer leurs propos décadents, réducteurs, méprisants, quand ils ne sont pas haineux, selon leurs standards, bien sûr.

Quiconque tente d’afficher, même sans volonté de provocation,  une opinion contraire à leurs idées fixes qu’ils prennent pour la vérité avec un grand V sera immédiatement pris à partie et deviendra dans l’instant même la cible d’insultes et de procès d’intention.  Naturellement, aux yeux de ces sublimes détenteurs exclusifs de vérité, l’interprétation la plus nauséeuse de vos propos sera toujours la meilleure, même si elle n’a plus rien à voir avec ce que vous avez dit.

Dans la maison, point de salut !

Nos bienpensants du temps jadis croyaient dur comme fer que la place d’une femme ne pouvait se trouver qu’à la maison.  Toute volonté de s’aventurer dans le maléfique marché du travail annonçait un comportement délinquant, peu compatible avec le destin tracé d'avance de toute jeune femme de se consacrer à la vocation maternelle et aux soins prodigués à l’époux.

En ce début de 21e siècle, ce sont les femmes qui font le choix de rester à la maison pour élever leurs enfants qui se voient condamnées par nos bienpensants contemporains.  L’indignation de ces dames patronnesses des deux sexes atteint son paroxysme si d’aventure une femme ainsi « aliénée » ose déclarer aimer se faire belle pour son homme au retour du travail…

Non mais, est-elle assez attardée, celle-là !  Ne voit-elle pas qu’elle joue le jeu du patriarcat oppressant, qu’elle a abandonné tout libre arbitre, qu’elle n’est devenue qu’une prostituée exclusive, une bête de somme dont le travail ne sera jamais reconnu, qu’elle fait le sacrifice de sa carrière, et j’en passe, et des meilleures, sans doute…

Et moi qui croyais candidement que la vraie libération des femmes résidait dans leur droit de choisir le style de vie qui leur convient, qu’elles souhaitent rester à la maison ou conquérir le marché du travail…  Sans doute suis-je moi aussi dépossédé de mon libre arbitre…

Sein-féminisme, riez pour nous…

Duplessis, icône d'une bienpensance révolue...
Au temps de Maurice Duplessis et de l’emprise du clergé catholique sur le bon peuple, une jupe trop courte ou un décolleté plongeant avait vite fait d’attirer à celle qui osait pareille tenue des qualificatifs peu flatteurs : putain, guidoune, trainée, salope, fille à matelots, etc.  Une jeune fille ou une femme ainsi affublée courrait le risque de se voir ostracisée et considérée comme une femme « de mauvaise vie », une fille « facile ».  Et puis, peut-être avait-elle perdue sa virginité avant le mariage ?  Juste ciel !

De nos jours, en partie sous l’influence de cette mode, lancée par les femen, qui consiste à montrer ses seins partout au nom de l’égalité homme femme, nos bienpensants, apparemment toujours hantés par notre passé collectif religieux, semblent croire dur comme fer que le soutien-gorge est resté l’arme ultime du patriarcat misogyne et toute manifestation de pudeur, la résultante d’une oppression religieuse fanatisée.

L’argument « massue » de ces gentils idéologues réside dans le fait que, si les hommes peuvent se promener torse nu, les femmes devraient avoir le même droit, surtout en période de canicule.  Comme la vaste majorité des hommes que je connais ou que je croise sur la voie publique, je ne sors jamais de chez moi sans avoir le torse couvert, pour des raisons élémentaires et évidentes de pudeur et de respect de ma personne.  Que quelques douchebags improvisés ressentent le besoin d’afficher leurs abdos ne me parait pas une raison suffisante pour les imiter.  Mais je suis sans doute cléricalement aliéné.

Le Huffington Post a publié récemment deux articles sur la revendications des seins nus en public, le premier à propos d’une initiative prônant ce choix et ayant pour thème GoTopless, instaurée par nul autre que… Raël (Féministes et extraterrestres, quand les grands esprits se rencontrent…) et l’autre, rédigé par une journaliste ayant choisi de se promener les seins nus, sans doute dans le but louable d’écrire une page d’histoire du journalisme d’investigation, au risque d’attraper un coup de soleil sur les mamelons.  Ces articles restent davantage instructifs et divertissants par les interventions de bienpensants qui les suivent que par leur contenu. 

Mais les bienpensants ne sont pas toujours d’accord.  Prenez l’exemple de la blogueuse Judith Lussier, d’Urbania, qui se disait terrorisée (ses propres termes) par les regards masculins quand elle marchait dans la rue vêtue de sa petite robe blanche.  Imaginez comment elle pourrait se sentir, les seins nus sur la voie publique ?  Comment, par ailleurs, afficher des poitrines féminines dénudées devant le plus grand nombre d’une part, et dénoncer d’autre part l’hyper sexualisation de nos jeunes filles ?  On s'interroge encore...

La poursuite d’idéaux  « élevés » ne va par toujours de… pair avec la cohérence, apparemment !  Voilà ce qui arrive quand on se prend pour des agents de changement de notre devenir collectif… Misère !

L’hétérosexualité, une preuve d’homophobie ?

Cette intolérance qui naît de l'intolérance...
Avant la Révolution tranquille, la reconnaissance de l’homosexualité restait la revendication d’esprits jugés dépravés et nécessairement pédophiles.  Les malheureux qui osaient afficher pareille orientation sexuelle se voyaient stigmatisés sur le champ par des âmes sensibles aussi ulcérées qu’intolérantes.

De nos jours, c’est à se demander, devant certaines prises de position du lobby LGBT, invariablement acoquiné avec celui des féministes radicales, si l'on n’est pas en train d’assister à l’émergence d’une nouvelle tare appelée hétérophobie.  En effet, le mouvement qui défend becs et ongles le mariage gay et l’homoparentalité se révèle curieusement le même qui s’oppose à la garde alternée, n’hésitant pas à présenter les pères hétérosexuels comme des batteurs des femmes et des prédateurs pédophiles. 

En France, des slogans plus qu’évocateurs illustrent bien cette tendance hétérophobe : Mieux vaut une paire de mères qu’un père de merde ! ou Les lesbiennes font des parents hors père ! 

Sous l’influence de féministes radicales comme Andrea Dworkin et Catharine MacKinnon, notamment, qui affirment que l’hétérosexualité n’est rien de moins qu’un instrument d’oppression patriarcale envers les femmes, des bienpensants, sous le couvert de l’ouverture à la différence, se livrent à de curieuses manœuvres de prosélytisme homosexuel par le biais des études de genre, cette idéologie fumeuse qui prétend que l’hétérosexualité n’est pas biologique mais exclusivement culturelle.

La fumisterie – pour ne pas parler d’idiotie - voulant qu’on peut choisir son orientation sexuelle comme on choisi un manteau dans un magasin est en train de se répandre auprès des enfants des systèmes scolaires suédois, français et, bientôt, chez nous au Québec.  Nos bienpensants, prenant leurs lubies pour la réalité, semblent davantage préoccupés par l’idée fixe de prouver leur point de vue absurde que par le bienêtre des enfants qu’ils risquent de perturber pour longtemps.  Ces illuminés ne savent plus faire la différence entre nécessaire tolérance de la différence quant à l’orientation sexuelle et prosélytisme forcené.

Haro sur « l’islamophobie » !

Toujours avant la révolution tranquille et les swinging sixties, il était bien vu, chez les bienpensants d’alors, d’afficher la plus profonde réserve, pour ne pas dire le plus farouche mépris, envers tout ce qui n’était pas Canadien français de souche, blanc et catholique pratiquant.  L’étranger était regardé de haut et soupçonné des pires bassesses.  Même les Français, nos plus proches parents par la culture et la religion, étaient perçus comme des dépravés potentiels, enclin à l’athéisme, à l’alcoolisme, à l’adultère et à l’homosexualité.

Mieux vaut éviter les photos de 
particuliers musulmans, ces temps-ci...
Nos bienpensants actuels se sont persuadés d’une illusoire ouverture d’esprit en prêchant, par réaction à notre passé collectif, l’attitude exactement contraire.  Ainsi les militants inclusifs croient que toute immigration doit se voir accueillie comme un cadeau du ciel, pourquoi pas d’Allah lui-même, qui ne peut qu’enrichir notre culture, du coup perçue comme nécessairement limitée et repliée sur elle-même.  Hors de l’immigration, point de salut !

Aux yeux de ces braves gens, aussi naïfs que décalés, il demeure plus adéquat de s’intéresser aux multiples variétés de couscous que de se demander si les valeurs de nos nouveaux venus sont bien compatibles avec les nôtres.  Quiconque tentera de mettre en doute cette capacité d’adaptation de la faction extrémiste de la communauté musulmane, par exemple, qui suscite tensions et inconfort partout en Occident, se verra taxé de racisme, de xénophobie, et affublé du substantif si commode d’islamophobe…

Les bienpensants jugeront louable de trouver arriérés et réactionnaires des gens qui contestent et dénoncent des coutumes et positions aussi barbares que l’homophobie (que ces mêmes idéologues n’hésitent pas à dénoncer chez des gens d'ici), la misogynie (même incohérence), la séquestration des femmes à domicile, les heures de piscine pour musulmanes seulement, les femmes médecins exclusivement pour ces dernières, l’exigence de lieux de prières dans des établissements publics mais le refus des sapins de Noël dans les mêmes espaces, l’imposition d’aliments halal dans les cafétérias d’écoles et ailleurs, les cabanes à sucre sans jambon, la tentative d'imposer le niqab dans les garderies familiales (position défendue par la FFQ), et j’en passe.

Au nom du respect de la différence, les bienpensants jugent inconvenant de critiquer pareilles aberrations mais trouvent judicieux de tenter de museler par une culpabilisation malhabile quiconque dénonce ces dérives flagrantes qui érodent peu à peu notre sérénité sociale au mépris de la culture d’une société d’accueil beaucoup trop tolérante.  Des étudiants britanniques sont allés jusqu'à refuser de condamner l'État islamique au nom de la lutte à l'islamophobie.  Comme quoi même pour la bêtise, il existe une relève...

En conclusion…

De par la rigidité de sa pensée et sa manie d’ériger en dogmes des pseudos vérités, la bien-pensance actuelle ressemble à une maladie de l’esprit, un cancer de la lucidité qui poussent ceux et celles qui en sont atteints à se croire seuls dépositaires de valeurs suprêmes, quand ils ne se prennent pas pour des leaders spirituels ou des pionniers d’un changement social dont les bénéfices illusoires n’existent que dans leur esprit surmené et inconsciemment fanatisé.

Tenter de les réveiller reste peine perdue.  Gardons-nous à tout le moins de laisser radoter ces idéologues à gogo, non pas en tentant, comme eux, de les museler, ni même en perdant notre temps à les contredire, mais bien en affirmant nos positions – authentiquement – humanistes et en ne redoutant pas le jugement de ces malades qui s’ignorent.

vendredi 27 juin 2014

Avenir : vers une société féministement québécoise...

Projetons-nous dans l'avenir et tâchons de nous représenter ce à quoi pourrait ressembler notre société québécoise à l'apogée du féminisme militant.  Sans doute à un avant-goût du paradis terrestre, non ?  Où l'égalité homme femme serait enfin devenue la norme absolue ?  Lançons-nous dans le temps, et consultons les entrefilets médiatiques du futur qui suivent, inspirés par cette idéologie dominante.  Tâchons ensuite d'anticiper vers quels progrès le féminisme pourrait nous mener, ainsi que nos institutions, dont le Barreau du Québec.  Les mêmes exemples pourraient tout autant provenir de tout pays occidental où le féminisme d'État a force de loi.  Imaginez le bonheur...

Refus de don de sperme obligatoire

Le sperme, c'est la vie...
Le 21 février 2027, Marcel Labonté-D'amours a été condamné à 5000 $ d'amende et à dix dons de sperme obligatoires pour avoir refusé sa contribution annuelle de cinq dons séminaux au Centre de procréation assisté du Québec (CPAQ). Comme si son crime n'était pas assez odieux, l'individu a également été reconnu coupable d'hétérosexualité au premier degré avec intention de faire jouir sa voisine, un fait malencontreusement attesté par celle-ci et par les témoignages de voisins accablés par les cris de la victime.  L'agression étant survenue la nuit, l'accusé a été de plus reconnu coupable de tapage nocturne.  S'ajouteront à sa peine initiale six mois de prison ferme.

Est-il nécessaire de rappeler que l'hétérosexualité a été criminalisée en 2022 à titre de déviance sexuelle patriarcale et ne peut exceptionnellement se voir autorisée qu'à des fins reproductives dans le cadre d'une union de fait ou maritale garantissant progéniture et pension à venir aux épouses souffrant de la même affliction hétérophile, hélas, toujours dominante dans notre société !   Les contributions obligatoires au CPAQ seront sollicitées du coupable manu militanti, si nécessaire, et ce jusqu'à ce que sperme s'ensuive. 

Violence conjugale par omission

Le 30 mars 2029, Carl Lebon-Paiement a été reconnu coupable de violence conjugale par omission, de désertion de foyer et de refus de s'acquitter de ses obligations alimentaires envers les enfants qu'il aurait éventuellement pu avoir avec Gisèle Malenfant s'il avait consenti à l'épouser trente ans auparavant quand elle attendait de lui qu'Il lui en fasse la demande pendant leurs études collégiales.  Non seulement la demande n'a-t-elle jamais été faite, d'où le chef retenu de violence psychologique par absence imposée, mais la victime, en proie à une violente dépression, a tenté à trois reprises de mettre fin à ses jours, deux fois par absorption massive de Life Savers, et une troisième en faisant de l'exercice. 

Un autre triste cas d'irresponsabilité...
Loin de représenter des circonstances atténuantes, le fait que l'homme n'ait jamais tenté d'entrer en contact avec la victime a au contraire aggravé son cas, tandis qu'il avouait candidement à la Cour ne même pas se souvenir de la plaignante.  Compte tenu du fait que l'accusé, selon Mme Malenfant, aurait dû lui faire la cour il y a trente ans, la fiancer l'année suivante pour l'épouser l'année d'après, et compte tenu aussi du fait qu'elle estime qu'il aurait dû lui donner au moins les trois enfants dont elle rêvait, pourquoi pas la même année sous forme de triplets, la Juge Lédwah-Khroshu a condamné l'accusé à verser une pension alimentaire pour la femme qu'il n'a jamais épousé et une autre pour les trois enfants dont il l'a si injustement privée.  

Les montants des pensions tiendront compte du fait que, même adultes, les enfants auraient pu nécessiter le soutien financier de leur père pour faire de hautes études, et incluront des arrérages de 28 ans, la moindre des choses.

Les vraies victimes, enfin identifiées

Une autre sordide affaire de détournement majeur, survenue dans une école secondaire de Québec, a connu son juste dénouement, ce 3 octobre 2025, avec la condamnation de Jérôme Lamoureux, 15 ans, pour avoir honteusement séduit sa professeur de musique, Mme Jeanine Dupire, 32 ans, profitant ainsi du fait que la vie sexuelle de cette dernière avec son mari était, selon les dires de la victime, tombée au neutre.  Le jeune délinquant devra subir une cure de désintoxication hétérosexuelle dans un centre jeunesse où il demeurera en garde fermée pendant deux ans.  Nos sympathies à la victime qui, lentement, reprend goût à la vie.  Espérons qu'elle saura retrouver une existence normale après une aussi bouleversante épreuve.

De graves injustices, enfin redressées...
Une tragédie scolaire n'attendant pas l'autre, Guillaume Lefort-Têtu, 14 ans, a été reconnu coupable le 9 août 2027 de ne pas avoir compris les explications mathématiques de son enseignante, Martha-Théo Rêmes, 40 ans.  L'agression est survenue dans une école secondaire de Shawinigan.  Le fait que la victime ait admis au directeur de l'établissement ne pas avoir elle-même assimilé la matière enseignée n'a pas été retenu par la juge Lapierre-Durocher, qui a préféré prendre en considération le traumatisme évident de la plaignante, perturbée au point de suivre une thérapie chez les Alcooliques anonymes alors qu'elle n'avait jamais bu une goutte d'alcool.  Une telle confusion a aussitôt éveillé l’empathie de la magistrate, restée sourde aux objections de simulation de la défense.

Ces regards qui violent

Un cas particulièrement vicieux d'agression sexuelle par contact visuel prolongé vient d'être sanctionné dans la région de Montréal ce 28 avril 2026.  L'agresseur, Jean-Jacques Beauregard, partisan du Canadien de Montréal, a été reconnu coupable d'avoir ainsi agressé sa victime, une femen qui lui barrait le chemin avant un match lors d'une manifestation contre les éliminatoires au hockey, sport patriarcal et misogyne.  Cette atteinte à la pudeur a été jugée d'autan plus odieuse que la militante s'est vue bouleversée du fait que sa poitrine ne retienne pas davantage l'attention du forcené.   

Par son geste délibérément violent, Beauregard a enfreint la plus récente disposition du code criminel canadien sanctionnant tout regard adressé à une femme dont la durée excéderait 30 secondes, peu importe le contexte de l'agression.  Line Laterreur-Lagacé, porte-parole du Groupe d'aide et de lutte contre les agressions à caractère X (GALACX), s'est dite réjouie de la victoire de sensibilisation remportée dans la reconnaissance de la violence sexuelle subie par les femmes.  

Victimes à jamais...
Et notre militante de renchérir : « Nos dirigeants ont compris que l'ancienne statistique voulant qu'une femme sur trois sera un jour victime d'une agression sexuelle était bien en deçà de la vérité.  En fait,  trois femmes sur trois seront un jour agressées.  On n'arrête pas le progrès. »

Les valeurs féminines

Même si les valeurs féminines innées ne peuvent exister, puisque les études de genre féministes ont démontré que ce qui différencie les hommes des femmes reste purement culturel et n'a donc rien à cirer de la biologie, lesdites valeurs sauront néanmoins guider notre société vers le nirvana idéologique où l'égalité homme femme sera enfin la norme.  Imaginez un gouvernement féministe chez qui la suprématie des femmes, contrebalançant le patriarcat destructeur, étendrait sa bienfaisante influence dans toutes les sphères de la société pour son bien ultime !  Moi, j'en frémis.

dimanche 8 juin 2014

Quand le hijab devient bâillon...

Aujourd'hui, une fois n'est pas coutume, c'est tant à titre personnel que dans une perspective collectiviste que je prendrai la plume afin de commenter une saga qui se poursuit dans la plus grande indifférence médiatique malgré les enjeux fondamentaux qu'elle représente pour la sauvegarde de notre vie démocratique et de notre liberté d'expression.  

Louise Mailloux, attaquée.
Je veux parler de la poursuite bâillon « en diffamation » de 120 000 $ intentée par la militante islamique Dalila Awada contre Louise Mailloux, militante laïque, contre Philippe Magnan, qui opère le site Poste de veille, et contre Vigile.net, qui a diffusé quatre textes d'opinion que Mme Awada a décrété diffamatoires.  

Je ne suis pas visé personnellement par la poursuite, mais je reste néanmoins l'auteur de deux des quatre textes « diffamatoires » publiés dans Vigile.net, soit « Féminisme » islamique : quand le masque tombe, le hijab reste, déjà paru dans le Huffington Post, et Les islamistes félicitent déjà Couillard..., qui annonçait la débandade du PQ aux dernières élections.  J'endosse toujours chaque syllabe de ces textes.

J'ajoute que j'aurais pris position de toute manière sur la question brûlante de la poursuite, mais que je le fais aujourd'hui d'autant plus intensément que c'est également mon droit de citoyen de m'exprimer sur un sujet controversé qui se trouve remis en cause par elle.  Comment expliquer l'attitude de Dalila Awada autrement que par la thèse d'une agression victimaire, mais implacable, visant à museler quiconque remet en cause la légitimité de ses motivations à contester la charte et, surtout, à faire la promotion du hijab, instrument d'oppression des femmes dans les pays écrasés par l'islam politique ?

Que ça choque sa délicate sensibilité ou pas, on emprisonne, torture, mutile et tue des femmes qui refusent de porter cet oripeau.  Quand on affiche une position aussi déconnectée et dénuée de solidarité envers des femmes opprimées, il est inévitable de se voir accuser, à tort ou à raison, d'entretenir des sympathies pour le moins contestables envers des éléments parmi les moins recommandables de notre société.   Quand a-t-on vu, par ailleurs, des musulmans affranchis de l'usage arriéré du voile islamique infliger des sévices aussi abjects et infamants aux femmes qui, comme la militante de Québec solidaire, prétendent le porter par choix personnel ?

Quand on n'a pas d'arguments...

La violence, qu'elle soit physique ou morale et économique, par l'agression judiciaire visant à faire taire des adversaires en les ruinant financièrement, reste l'arme de gens qui n'ont pas d'arguments à faire valoir contre eux.  Comment expliquer qu'une femme disposant d'une tribune publique et invitée par tous les médias ne trouve pas en elle les ressources de contester les arguments de Mme Mailloux ou de M Magnan ?  Dans une société démocratique et civilisée, c'est ainsi qu'on défend ses positions ou sa réputation.  Quand on se sent légitimé par ses convictions, bien sûr.

Le bâillon, compatible avec la démocratie ?
Si les arguments de ces deux porte-parole sont si faibles et contestables, pourquoi ne pas leur river leur clou publiquement ?  L'opprobre qu'ils s'attireraient pour avoir parlé à travers leur chapeau les discréditerait pour longtemps et le tour serait joué.  Mais est-ce seulement possible ?  Leurs prétentions sont-elles si infondées et diffamatoires que la musulmane le prétend ?

Loin de calmer le jeu en sa faveur, Mme Awada accréditera par son geste insensé la thèse voulant qu'elle soit téléguidée par une mouvance fanatisée et ce, qu'elle le soit ou pas.  Cette perception pourrait se voir renforcée par l'étonnement de voir une simple étudiante en sociologie de l'UQÀM en mesure de se payer les services de l'onéreuse Anne-France Goldwater.  Cette dernière a bien prétendu que sa cliente bénéficierait d'un tarif préférentiel, mais qui a confiance en la parole des avocats ?

Aucun média n'a risqué de sondage sur la pertinence d'une telle poursuite.  Dommage.  Il existe pourtant un site, The Muslim News, qui prétend lutter contre « l'islamophobie », qui a tenté l'aventure.  C'est bien pour dire...  Ce média social a posé cette question : Dalila a-t-elle raison de poursuivre ?  79 % de répondants ont répondu simplement : non.  Clair, non ? 

Par delà Awada...

Si notre Justice devait s'abaisser à donner raison à Dalila Awada, elle ouvrirait une brèche déplorable qui scellerait pour longtemps notre droit légitime à débattre d'enjeux sociaux aussi incontournables que sensibles.  Le chantage victimaire musèlerait alors notre droit de parole et les agresseurs victimes de toutes déviances idéologiques contrôleraient le débat populaire avec la complicité de nos institutions démocratiques.  Quel paradoxe ce serait alors de nous voir imposer le bâillon au nom d'une société juste et tolérante !

À ce stade, déterminer si Dalila Awada est partisane de l'islam radical ou pas n'importe plus.  Les enjeux vont bien au-delà de sa petite personne.  Il est évident que les ténors de cette mouvance rétrograde, comme tout autres extrémistes, récupèreraient à leurs fins prosélytes un verdict favorable aux prétentions de la femme voilée.  C'est cette dérive délétère qui doit être à tout prix évitée.  

Des enjeux dépassent la petite personne d'Awada.
 Sitôt la poursuite entreprise, la riposte s'est organisée et la mobilisation citoyenne bat son plein.  Louise Mailloux, la société des amis de Vigile et Philippe Magnan, épaulé par l'éditeur Daniel Laprès, ont entrepris de tenir tête à la militante islamique.  Il n'est pas jusqu'au parti québécois qui vient de sauter dans l'arène pour soutenir inconditionnellement sa candidate défaite dans Gouin.  

La poursuite de Dalila Awada, peu importe les motivations de cette dernière, n'aura été que l'élément déclencheur d'une manipulation odieuse, qui va bien au-delà de la susceptibilité exacerbée d'une gamine inexpérimentée incapable de vivre avec les conséquences de ses positions.  

Ce serait un comble si notre société civile et civilisée permettait à des groupes d'individus aux valeurs arriérées et déshumanisées de la museler en raison de la démesure même de sa propre tolérance.

samedi 29 mars 2014

Islamistes, vous pouvez mettre le champagne au frigo...

Les organisations et porte-parole islamistes doivent observer avec contentement le revirement de situation favorisant désormais le parti libéral du Québec, dont le chef islamophile, Philippe Couillard, pourrait bien devenir leur prochain premier ministre ce 7 avril.

Philippe Couillard, le choix des islamistes.
Il est étonnant de constater que la peur seule d'un plus qu'hypothétique référendum, dont une majorité de Québécois ne veut pourtant pas, aura suffi à faire basculer l'opinion publique en faveur d'un parti qui ne s'est toujours pas remis de neuf ans d'usure du pouvoir au bilan lamentable, des révélations incriminantes  de la commission Charbonneau, en plus de se voir doté  d'un chef sans vision et déconnecté de la sensibilité populaire.  Sommes-nous aussi naïfs que les sondages l'indiquent ?

N'est-il pas paradoxal de voir une majorité, parmi notre bon peuple, sur le point d'embarquer dans un navire prêt à sombrer, au prétexte qu'elle redoute qu'une... autre majorité improbable et fantomatique veuille quitter le Canada ?  C'est pourtant ce qui pourrait survenir ce 7 avril.  Quant à la sottise de croire que le PLQ redressera l'économie du Québec...  Même pas la peine d'en parler.

Les vrais gagnants

Les vrais gagnants, si le PLQ est élu, seront sans contredit les organisations islamistes.   Parmi ces sympathiques instances, le Collectif québécois contre l'islamophobie (CQCI), et ses figures de proue, Adil Charkaoui et l'imam Salam Elmenyawi, salivent sans doute à l'avance devant la transformation possible de notre tissus social passant du vêtement occidental au hijab, puis au tchador avant de finir avec la burka ou le niqab.  Mais je dramatise, sans doute...

Je resitue tout de même ces deux sympathiques militants de la « cause » islamiste, au cas où certains lecteurs, qui croient que la Charte de la laïcité n'a qu'une relative importance pour notre devenir collectif, trouveraient judicieux d'élire un parti qui aurait vite fait de la jeter aux ordures, au lendemain de son élection.

Adil Charkaoui
Originaire du Maroc, Adil Charkaoui avait été arrêté en mai 2003 en vertu d'un certificat de sécurité, puis libéré en 2005 après plus de 21 mois d'incarcération, moyennant de strictes conditions, dont le port d'un bracelet électronique. Son certificat de sécurité a été révoqué depuis. En septembre 2009, il a réclamé en vain des excuses officielles du gouvernement fédéral avant d'annoncer son intention de le poursuivre, ainsi que le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) et l'Agence des services frontaliers du Canada, pour la modique somme de 26 millions de dollars. 

En mai 2013, le journaliste Fabrice de Pierrebourg révélait l'existence d'un document d'une soixantaine de pages, déposé par les procureurs fédéraux, à l'effet que Charkaoui aurait voulu commettre une attaque biochimique contre le métro de Montréal.  Une conversation particulièrement incriminante aurait été surprise. 

«Malgré le fait que la teneur de la conversation ne permettait pas de confirmer définitivement l'identité du «Adil» en question, le SCRS était d'avis qu'il s'agissait effectivement du demandeur [Adil Charkaoui] en raison des liens étroits du demandeur avec Abdlerazik et Ezzine et de la prononciation particulière du prénom utilisé [...]», pouvait-on lire dans le document cité par le journaliste spécialisé sur la montée de l'islam politique à Montréal. 

À cet opposant à la Charte et au PQ s'ajoute le personnage pour le moins controversé de Salam Elmenyawi, qui avait milité avec insistance auprès du ministère de la Justice en 2004 pour instaurer au Québec une cour islamique, prônant la charia, rien de moins. 

L'islamiste devait fustiger avec véhémence Fatima Houda-Pépin après l'adoption, le 26 mai 2005, de la motion que la députée libérale avait présentée et par laquelle l’Assemblée nationale s'est prononcée à l'unanimité contre «l’implantation de tribunaux dits islamiques au Québec et au Canada». Cette mesure avait pour but de protéger les femmes musulmanes des aberrations de la charia et d'empêcher les intégristes musulmans de se soustraire aux lois canadiennes et québécoises.

Salam Elmenyawi
La tentative de l'imam était cependant loin de représenter le geste isolé d'un seul fondamentaliste.  Le site Point de bascule avait déjà révélé que la Ligue islamique mondiale (LIM), organisation saoudienne opérant en Amérique du Nord, était en fait à l'origine de la tentative ratée d'implantation des tribunaux islamiques au Canada. Dès 1991, cette organisation avait convoqué des imams vivant aux États-Unis et au Canada à une réunion ayant pour thème « Élaborer des stratégies pour introduire la charia au Canada et aux États-Unis ».  À méditer. 

Encore les hijab barbies...

Comme les militants semblables à ceux mentionnés plus haut ne possèdent pas à un degré très élevé l'art de susciter la sympathie et l'engouement populaires, Il serait judicieux ici d'évoquer le recours d'un groupuscule islamique, l'Association Bridge, de Montréal, à son bataillon de charme, les hijab barbies.  

Cette association, dirigée par l'imam Ali Sbeiti, un fervent Khomeiniste, a pour porte-parole la plus connue la sémillante Dalila - mon voile, c'est mon choix - Awada, que plusieurs médias - dont surtout Radio-Canada - s'entêtent à ne présenter que comme une douce et inoffensive étudiante en sociologie de l'UQÀM.

Le site Poste de veille relatait ainsi la promotion de cette ambassadrice islamiste au sein de Québec solidaire : « En 2012, dans les locaux de l'Association Bridges, Dalila Awada "a été nommée nouvelle porte-parole par l’assemblée générale" de Québec Solidaire pour Montréal-nord... "Nous croyons", avait-elle alors dit, "que l’organisation politique que nous bâtissons (...) correspond aux valeurs de la population nord-montréalaise". »  Prosélytisme, quand tu nous tiens...

Soulignons que l'imam Sbeiti incite plus que fortement les fillettes qui fréquentent sa mosquée à porter le hijab.  Après avoir présenté une vidéo révélatrice sur le lavage de cerveau infligé à ces enfants, Poste de veille poursuit : « Alors que Dalila Awada veut nous faire croire que le port du hijab relève d'un choix personnel, ces fillettes nous disent la vérité : terrorisées par la crainte de l'enfer, elles ont adopté le hijab afin de plaire aux mollahs (comme Sbeiti) qui les endoctrinent dès l'enfance à craindre allah. »

Un bien touchant portrait de famille...
D'autres hijab barbies, liées à l'Association Bridge, se sont illustrées sporadiquement dans les médias, véhiculant le même endoctrinement qu'Awada.  Qu'il suffise de nommer Elsy Fneiche, Rima Demanins, Samira Laouni ou Mouna Diab qui, après avoir été arrêtée pour exportation des pièces d’armes vers le Liban, s'est vue accusée de terrorisme pour liens présumés avec le Hezbollah.

Comme un malheur ne vient jamais seul, l'Association Bridge pourrait entretenir des liens privilégiés avec la Bridges Foundation, instaurée par Fadel Soliman, qui a pour but avoué de présenter sous un jour favorable l'islam politique aux non-musulmans. C'est du moins l'hypothèse avancée par Louise Mailloux, candidate péquiste dans le comté de Gouin, devant Françoise David, députée sortante de Québec solidaire.  

Soliman, détenteur d'une maîtrise en charia, donne des formations sur ce sujet captivant aux États-Unis et au Canada, comme s'il ne s'agissait que de séances de yoga.

L'heure des choix

Il existe plusieurs autres associations islamistes au Québec, dont Présence musulmane, en lien direct avec les Frères musulmans et Tarik Ramadan, favorable à un moratoire sur la lapidation des femmes, sans oublier le Conseil islamique canadien, militant des tribunaux islamiques en Ontario, deux organisations qui ont infiltré la Fédération des femmes du Québec, par Québec solidaire interposé.

Depuis, ce regroupement féministe devenu aussi insipide qu'inutile n'est plus bon qu'à terroriser un candidat de la CAQ ayant eu le malheur de dénoncer la dégradation de la condition masculine au Québec.  Pendant ce temps, des imams rétrogrades peuvent endoctriner des fillettes à perdre leur identité au nom d'Allah avec la bénédiction de ces militantes.  Quel courage !  

Bernard Drainville, porteur de ballon.
Entre-temps, le 7 avril approche à grand pas.  Bien sûr, le bilan du parti québécois est plus qu'insatisfaisant.  Celui du PLQ, au bout de neuf ans, a-t-il été meilleur ?  Alors que les tiers partis ne sont bons qu'à diviser le vote sans jamais pouvoir espérer conquérir le pouvoir, le choix devra se faire, encore et toujours, entre les deux mêmes partis.  

Une principale caractéristique les différencie, pour ne pas dire qu'elle les oppose : la défense de notre identité.  Le PQ, que ce soit par opportunisme, par conviction, ou pour ces deux motifs, y croit, tandis que le PLQ, par opportunisme seul, est prêt à mettre en péril non seulement notre identité, mais notre mode de vie et le respect de l'égalité entre les sexes.  

Le 7 avril, tous les débats et les efforts déployés en vue d'établir des balises claires afin de faire reculer l'intégrisme islamique pourraient bien avoir été vains si nous élisons un gouvernement libéral.  Pouvons-nous vraiment courir ce risque dicté par la peur irrationnelle d'un référendum illusoire ?

mardi 18 février 2014

Ces enseignantes qui les aiment vraiment trop jeunes...

Imaginez une gamine de 14 ans, obnubilée par son prof d'histoire, qui a plus du double de son âge, un homme très bien de sa personne, au sourire angélique, habillé comme une carte de mode, au bagout enjoué et communicatif, conduisant une voiture sport rutilante, très populaire auprès des étudiants, mais encore plus des étudiantes.  Notre adolescente croit vivre le rêve de sa si brève existence alors qu'il l'a choisie elle, et pas une autre, afin de lui faire découvrir les joies des plaisirs sensibles.  La chanceuse, va...

Tania Pontbiand et sa victime.
Pas de contrainte sexuelle ici, la jeune est pleinement consentante à leurs effusions d'alcôve qui se répètent discrètement plusieurs fois par semaine, à l'insu des parents.  Notre héroïne se demande comment elle pourrait un jour vivre une histoire d'amour plus extatique.  Les quelques copines au courant de son idylle clandestine la jalousent en silence, mais gardent le secret.  Et vous, mesdames qui lisez ces lignes, n'auriez-vous pas aimé vous trouver à sa place à son âge ?  Quel merveilleux départ dans la vie que de vous voir initiées à l'amour par un homme d'expérience, au lieu d'un ado boutonneux et maladroit ?  Une Harley-Davidson à la place d'un vélo, ça ne vous aurait pas branchées ?

Pas pareil quand c'est une enseignante...

Je présume que non, parce que vous êtes conscientes qu'une ado représente bien plus qu'une adepte potentielle des plaisirs charnels.  C'est aussi un être fragile, en devenir, capable de sensibilité, de sentiments; ceux-ci peuvent se voir durement meurtris par un profiteur en position d'autorité, même si la jeune fille s'abandonne sur le coup avec toute la candeur et la fougue de ses 14 printemps.  En bout de ligne, quand notre prof si attentionné se sera lassé d'elle pour passer à une nouvelle conquête, du même âge ou non, l'adolescente sera dévastée, tétanisée par cet abandon.

On vit tous des peines d'amour à l'adolescence, me direz-vous.  C'est une chose d'être quittée par un chum de son âge.  C'en est une autre de réaliser qu'on a été l'instrument de plaisir d'un adulte qui a joué de son prestige, de son charme, de son autorité pour vous manipuler comme un sex toy jetable après usage.  Votre confiance dans le monde adulte peut se voir fortement hypothéquée.  Mais ça, on le comprend sans problème quand le suborneur est un homme et la victime, une jeune fille.

Il en va tout autrement quand les rôles sont inversés et que l'agresseur est... une agresseure, tandis que la proie est un garçon, comme la saga judiciaire opposant Tania Pontbriand à sa jeune victime l'a démontré.  En avons-nous assez entendu des « Le chanceux, j'aurais aimé être à sa place à son âge ! » ou des « L’écœurant, il a voulu se venger parce qu'elle l'a dompé ! »  Voilà des propos qui scandaliseraient s'ils étaient tenus publiquement à propos d'une victime féminine.  

Mais dans le cas qui nous intéresse, c'est tout juste si Mme Pontbriand n'est pas passée pour la victime du méchant garnement, selon de trop nombreuses voix.  Aurait-elle été victime d'un détournement majeur ?

Un garçon ressent aussi au-dessus de la ceinture...

C'est le 23 janvier dernier que le juge Valmont Beaulieu a rendu son verdict de culpabilité envers Tania Pontbriand, après s'être dit convaincu qu'il y avait absence de consentement de sa victime, aujourd'hui âgé de 27 ans, à cause « d'abus de confiance » suscité par l'accusée.  Cette dernière, alors professeure d'éducation physique âgée de 30 ans, avait en effet séduit son élève de 15 ans.  Elle s'était servi de sa position d'autorité pour entretenir une relation amoureuse avec l'adolescent entre 2002 et 2004.  Le couple illicite aurait eu ainsi 300 relations sexuelles.  

Les apparences, pas toujours trompeuses.
Dans son jugement, le magistrat écrit : « Lors de l’événement (la première relation sexuelle), [l’élève] se sentait mêlé. Elle était sa professeure, mariée et âgée de 30 ans, tandis que lui était âgé de 15 ans. »  Envisagé de cette façon, la thèse de l'abus de pouvoir tient la route. 


Le roman d'amour devait connaître une fin difficile pour le jeune garçon alors que Mme Pontbriand allait nouer une idylle avec un homme de son âge.  Se voyant soudain délaissé, l'adolescent vécut une forme de dépression, l'amenant à abandonner sa scolarité.  Cet événement « détruisit même l'adolescence de (la victime) » devait écrire le magistrat dans son jugement. 

Il faudra donc se faire à l'idée qu'un adolescent, au même titre qu'une jeune fille, peut se trouver sévèrement ébranlé après avoir été utilisé sexuellement, puis rejeté du jour au lendemain par une personne adulte ne poursuivant que sa recherche de plaisir.  Le juge n'hésite pas à affirmer que l'accusée avait en effet séduit le gamin afin de « répondre à sa satisfaction sexuelle, exploitant ainsi sa naïveté, le manque de maturité, sa dépendance et la confiance de ce dernier alors que le plaignant était son élève. »

Il ajoute : « L’accusée a dominé [l’élève] devenu complètement dépendant de l’accusée, lui accordant sans retenue sa confiance, s’isolant de ses amis, perdant son intérêt pour ses études, se disputant avec sa mère. »

Le moins qu'on puisse dire est que le juge Beaulieu ne semble pas un adepte de l'idéologie victimiste à sens unique voulant que seuls les hommes puissent remplir le rôle de prédateurs et les adolescentes uniquement, se retrouver dans celui des victimes.  Ce jugement constitue un pas vers une véritable justice pour les cas d'abus sexuels envers les adolescents, et envoie un message clair aux éventuelles prédatrices qui pourraient chercher à imiter l'exemple de Mme Pontbriand.  Le sexe des victimes, comme des prédateurs, ne doit pas entrer en ligne de compte quand vient le temps de sévir contre ce type d'abus sexuels. 

Un phénomène en expansion...

Au cas où vous penseriez que le cas de Mme Pontbriand est exceptionnel, ce genre de délit restant à vos yeux une chasse-gardée exclusivement masculine, vous pourriez connaître une brutale désillusion après certaines lectures.  Ainsi, à la suite d'un article paru dans le Huffington Post sur Meredith Powell, 24 ans, une autre enseignante ayant reconnu avoir eu des relations sexuelles avec deux adolescents de 15 ans, se trouve une liste pour le moins impressionnante de près d'une cinquantaine  d'enseignantes accusées ou condamnées pour avoir eu des rapports sexuels avec des mineurs de sexe masculin. Un site d'information conservateur, WMD, est même allé jusqu'à répertorier de façon encore plus exhaustive des cas semblables.

Meredith Powell, accusée.
Pareilles infractions existent-elles depuis toujours ou sont-elles devenues une problématique sociale en pleine expansion ?  Sans me lancer dans une fastidieuse énumération de tous les cas répertoriés dans le Post ou WMD, j'en mentionnerai tout de même quelques uns, afin de rendre tangible la réalité des abus de pouvoir commis par des femmes en situation d'autorité sur des gamins influençables et peu aptes à différencier le bien du mal.  Rien de tel que de placer des visages sur un délit pour en faire comprendre l'impact.

 Brianne Altice, une prof d'anglais de 34 ans de l'Utah, s'est vue arrêtée en octobre 2013 après qu'un adolescent de 15 ans l'ait accusée d'avoir eu au moins sept relations sexuelles avec lui. Summer Michelle Hansen, une prof d'éducation spécialisée de 31 ans, a été accusée au mois d'août d'abus sexuels envers cinq étudiants d'une école secondaire de Californie.  

Diana Leigh Farnell, prof d'anglais âgée de 28 ans, s'est rendue à la police de la Caroline du Nord en septembre, craignant d'être dénoncée pour avoir eu des rapports sexuels avec un étudiant.  Kahtanna Culp, travaillant dans une école secondaire de Huston, a admis avoir eu des relations sexuelles avec un étudiant qui avait tenté de la faire chanter. Katheryn L. Carmean, aide enseignante dans une école secondaire du Delaware, a été accusée d'avoir eu au moins 40 relations sexuelles avec un gamin de 14 ans.

D'autre cas menant à un verdict de culpabilité, dont certains ont défrayé la manchette, se sont accumulés au cours des dernières années : Debra Lafave, reconnue coupable d'avoir entretenu une liaison avec un jeune de 14 ans en 2005; Carrie McCandless, condamnée en 2007 pour avoir abusé de son autorité sur un étudiant; Leah Shipman, qui a vu les accusations portées contre elle abandonnées après que sa « victime » l'ait épousée en 2011 à l'âge de 17 ans (sic !); Allena Ward, 24 ans, reconnue coupable en 2008 d'avoir eu des relations sexuelles avec au moins cinq garçons, puis condamnée à six ans de prison; Amber Marshall, 23 ans, qui s'est dénoncée après avoir eu des rapports sexuels avec plusieurs élèves.

Dans les cas récents que j'ai sélectionnés, la plupart des accusées n'ont pas encore reçu de verdict de culpabilité.  Il se peut que certaines soient aux prises avec de fausses allégations.  La présomption d'innocence, si souvent bafouée envers les hommes, ne doit pas le devenir également pour les femmes.  Il est cependant difficile de mettre exclusivement sur le compte de fausses allégations la majorité des accusations et des condamnations répertoriées.

La liste des femmes accusées pour abus sexuels en milieu scolaire est d'une longueur déconcertante.  Une réalité qui met à mal cette idéologie simpliste qui n'attribue qu'aux hommes de tels déviances et refuse d'envisager le sexe féminin autrement que victimaire.  Tôt ou tard, il faudra se libérer collectivement de cette perception caricaturale du siècle dernier et envisager des solutions tenant compte des prédatrices comme de leurs victimes.  Ceci tant à titre préventif que curatif.

dimanche 22 décembre 2013

Fausses accusations : quelle présomption d'innocence ? (2)

Tel que promis dans ma dernière chronique, qui relatait la triste histoire de Simon, victime du harcèlement de son ex-conjointe, mais aussi du système policier et judiciaire de sa localité, j'enchaîne avec la quête d'informations de celui qui a fait connaître cette saga au public par le biais d'un article fort détaillé dans la magazine pour hommes Summum.

Jean-François Guay
Ce journaliste pigiste, Jean-François Guay, est certainement le premier, à ma connaissance, à aborder et à dénoncer, dans un média autre que social, l'enfer policier et judiciaire que vivent de trop nombreux hommes au Québec, une société distincte où, paraît-il, l'égalité homme femme reste un devoir d'État.  Mon œil... L'égalité sans réciprocité, avantageant toujours la même partie au détriment de l'autre n'est rien de plus que fumisterie et imposture.

Les constats de cet homme téméraire lui vaudront certainement, si tel n'est pas déjà le cas, de se voir accoler les épithètes de masculiniste, d'antiféministe, de misogyne et de quelques autres politesses inhérentes au lexique d'idéologues pour qui toute dénonciation de comportements féminins haineux ou déviants ne peut être attribuable qu'à un refus patriarcal d'admettre l'inexorable marche des femmes vers l'égalité, par définition toujours essentiellement tournée vers le bien.  La réalité peut s'avérer aux antipodes de ces nobles ambitions...

Un bref rappel

C'est par l'intermédiaire de Simon (nom fictif), le héros involontaire du récit de Guay, que j'ai fait la connaissance de ce dernier.  Les réflexions et constats des deux hommes sont venus valider des perceptions que j'avais moi-même formulées à plusieurs reprises dans mon blog.  J'y ai déjà relaté plusieurs cas au moins aussi dramatiques et injustes vécus par des hommes, leurs nouvelles conjointes et leurs enfants.  

Il suffit d'une conjointe ou d'une ex-conjointe mal intentionnée pour mettre le feu aux poudres et attirer sur un homme sans reproches les foudres d'un système sacralisant la parole de son accusatrice et niant à sa victime tout droit à la présomption d'innocence.  Car c'est cette tragique réalité, véritable accroc à la Justice de notre État de droit, que ce récit, comme bien d'autres histoires vécues, révèle : la suppression de la présomption d'innocence dans le cas où la partie accusatrice est féminine et la partie accusée, masculine.

Cet état de fait aura valu à Simon 405 jours d'enfer pendant lesquel il sera tour à tour faussement accusé de violence conjugale, arrêté à deux reprises - sans compter plusieurs autres tentatives d'arrestation -, acculé à la dépression au point d'attenter à sa vie, pour enfin se voir refuser tout recours judiciaire contre sa malveillante ex-conjointe, une fois innocenté et lourdement endetté par des procédures judiciaires stériles.

Il est impossible au Québec de traduire en justice au criminel une ex-conjointe qui a porté de fausses accusations.  Ceci est d'ailleurs vrai pour toute femme, conjointe ou pas, portant de fausses accusations contre un homme, le délit de méfait public, pourtant inscrit au Code criminel canadien, ne s'appliquant pas pour elles, gracieuseté de notre omnipotent féminisme d'État.  Cette impunité ouvre la porte à de nombreux abus encombrant notre système judiciaire déjà engorgé.

Une politique inspirée d'une imposture...


Quel pouvoir discrétionnaire ?
C'est si inusité de voir un journaliste aller au fond des choses sur un sujet aussi explosif !  Jean-François Guay a recueilli les propos de Bruno Blouin, sergent-détective retraité du SPVM, qui lui a expliqué que l'arrestation est automatique, dès qu'une plainte pour violence conjugale est déposée.  « C'est une politique ministérielle, nous n'avons pas de pouvoir discrétionnaire », a-t-il précisé.  

M Blouin fait ici allusion à la politique d'intervention en violence conjugale, instaurée au milieu des années 80 alors que Mme Pauline Marois occupait les fonctions de ministre à la Condition féminine.  Cette politique a été élaborée à la suite d'une présumée statistique fédérale prétendant qu'une femme sur dix, mariée ou en union de fait, était chroniquement battue par son conjoint au Canada.  Linda McCleod, l'une des deux responsables de cette statistique inventée, devait admettre en 1994 que celle-ci n'avait aucun fondement scientifique.  Le Québec devait pourtant s'en inspirer.  Et continue de le faire...

En 1984, la population de la belle province avoisinait les six millions de résidents.  Des fonctionnaires sans grande rigueur scientifique se dirent alors que, la moitié féminine du Québec représentant environ trois millions de personnes, une femme sur dix, chroniquement battue, mariée ou en union de fait, devait équivaloir à 300 000 résidentes, pour faire un chiffre rond.  Le hic, c'est que ce chiffre himalayen inclut tout autant le bébé de sexe féminin que la religieuse nonagénaire n'ayant jamais connu les plaisirs des sens...  L'imposture est flagrante.

Un excellent article de L'Express offre un éclairage additionnel sur la fabrication de cette statistique :  « Durant vingt-quatre ans, les "300 000" deviennent le leitmotiv des mouvements féministes québécois, jusqu'à ce que l'Institut de la statistique du Québec publie une enquête digne de ce nom, en 2004, qui ne compte plus que 14 209 femmes se disant victimes de violences conjugales. Quant aux 52 Québécoises assassinées par leur conjoint ou ex-conjoint, les chiffres publiés par la Sécurité publique du Québec en 2000-2001 donnent 14 femmes et 7 hommes assassinés par leur conjoint. »

Guay relate de son côté que Denis Laroche, statisticien particulièrement honni des féministes d'État, avait dès le début soupçonné l'imposture des 300 000 femmes battues : « J'ai dérangé beaucoup de personnes dans divers ministères dans ma quête de réponses.  Des représentantes du Conseil du statut de la femme ont fait pression sur moi pour que je laisse tomber. »  Vous dire mon étonnement...

C'est pourtant en raison de cette fumisterie, dénoncée avec rigueur par L'après-rupture dans l'essai intitulé judicieusement 300 000 femmes battues, y avez-vous cru ?, que les policiers sont toujours tenus d'arrêter et de détenir un homme sur simple dénonciation.  M Blouin a confié à Jean-François Guay que le cas de Simon n'était pas rare, et même qu'il était inévitable.  

Denis Laroche
La crainte de représailles pèse pour beaucoup dans le maintien de cette procédure inquisitoriale : « Personne ne veut se retrouver avec une plainte en déontologie ou une plainte au Barreau, a précisé M Blouin.  On ne court pas de risque et des poursuites sont alors entamées à titre préventif dans des dossiers où il n'y a qu'apparence de violence conjugale. »  Eh oui, vous avez bien lu : des poursuites à titre préventif...

Jean-François Guay enchaîne : « Si la présumée victime est déterminée à vouloir nuire à l'ex-conjoint, le système lui ouvre toute grande la porte pour mener sa vendetta, et ce, en toute impunité. »  Bien sûr, pas d'accusation de méfait public dans le cas de la manipulatrice...

D'autres voix s'élèvent  

Me André Blanchette, avocat criminaliste interrogé par Guay, abonde dans ce sens : « Le traitement accordé aux hommes, lors du processus judiciaire, est souvent plus lourd quand on pense notamment à l'arrestation, à la détention et à l'imposition des conditions de remise en liberté.  Il faut malheureusement souvent attendre l'audition du procès avant que les parties ne se retrouvent à armes égales et que justice ne soit enfin rendue. »  

Ces délais peuvent atteindre parfois plus d'un an après la mise en accusation.  Imaginez l'horreur et l'angoisse de l'attente pour un homme qui n'a rien à se reprocher, comme Simon.  Yves Nantel, travailleur social et bénévole au Service d'aide aux conjoints (SAC) depuis 1989, n'hésite pas à parler de profilage de genre, devant le nombre quotidien d'appels de détresse d'hommes soudainement aux prises avec des accusations au criminel.  Certains évoquent même le suicide. 

« On fait arrêter des pères le vendredi à 17 h, pour qu'ils passent le week-end en dedans, affirme l'intervenant.  Ils perdent ainsi leur droit d'accès aux enfants ou carrément leur accès au domicile familial. »  Rappelez vous la citation de George Dupuy, auteur de Coupable d'être un homme, mentionnée dans ma chronique précédente : « (...) aujourd'hui, sur simple dénonciation ou allégation auprès de la police, une femme peut priver son conjoint de son logement et de ses enfants. »  Il écrivait cette phrase en 2000.  Elle est toujours d'actualité en 2013.

Manon Monastesse
Tandis que des défenseurs de la condition masculine comme Lise Bilodeau, présidente de l'Action des nouvelles conjointes et des nouveaux conjoints du Québec (ANCQ) et Jean-Claude Boucher, président de L'après-rupture, dénoncent avec vigueur l'injustice légalisée subie par les hommes et la violence des femmes qui utilisent à des fins malveillantes le système actuel, on ne sera pas surpris d'apprendre que Manon Monastesse, directrice de la Fédération des ressources d'hébergement pour femmes violentées et en difficulté du Québec, refusant toute entrevue au journaliste de Summum, n'a pas hésité, sans même connaître les tenants et aboutissants de l'histoire de Simon, à mettre en doute sa version.  

Simon ne s'avoue pas battu...

Simon compte bien faire pression auprès de son député afin de défendre le dossier des fausses allégations, des injustices qu'elles entraînent, et de l'impunité offerte à celles qui les profèrent.  Un labeur de longue haleine l'attend sans doute, en vue d'un dénouement incertain.  

Il faut néanmoins l'encourager : si lui et des gens comme lui restent passifs, on peut être assuré que rien ne bougera dans un dossier aussi marqué par l'injustice sociale et par le sexisme envers les hommes.  En aucun cas une telle situation, favorisée par le lâche silence de médias complices, ne doit perdurer indéfiniment dans l'isolement des prisons et des cours de justice.