samedi 29 mars 2014

Islamistes, vous pouvez mettre le champagne au frigo...

Les organisations et porte-parole islamistes doivent observer avec contentement le revirement de situation favorisant désormais le parti libéral du Québec, dont le chef islamophile, Philippe Couillard, pourrait bien devenir leur prochain premier ministre ce 7 avril.

Philippe Couillard, le choix des islamistes.
Il est étonnant de constater que la peur seule d'un plus qu'hypothétique référendum, dont une majorité de Québécois ne veut pourtant pas, aura suffi à faire basculer l'opinion publique en faveur d'un parti qui ne s'est toujours pas remis de neuf ans d'usure du pouvoir au bilan lamentable, des révélations incriminantes  de la commission Charbonneau, en plus de se voir doté  d'un chef sans vision et déconnecté de la sensibilité populaire.  Sommes-nous aussi naïfs que les sondages l'indiquent ?

N'est-il pas paradoxal de voir une majorité, parmi notre bon peuple, sur le point d'embarquer dans un navire prêt à sombrer, au prétexte qu'elle redoute qu'une... autre majorité improbable et fantomatique veuille quitter le Canada ?  C'est pourtant ce qui pourrait survenir ce 7 avril.  Quant à la sottise de croire que le PLQ redressera l'économie du Québec...  Même pas la peine d'en parler.

Les vrais gagnants

Les vrais gagnants, si le PLQ est élu, seront sans contredit les organisations islamistes.   Parmi ces sympathiques instances, le Collectif québécois contre l'islamophobie (CQCI), et ses figures de proue, Adil Charkaoui et l'imam Salam Elmenyawi, salivent sans doute à l'avance devant la transformation possible de notre tissus social passant du vêtement occidental au hijab, puis au tchador avant de finir avec la burka ou le niqab.  Mais je dramatise, sans doute...

Je resitue tout de même ces deux sympathiques militants de la « cause » islamiste, au cas où certains lecteurs, qui croient que la Charte de la laïcité n'a qu'une relative importance pour notre devenir collectif, trouveraient judicieux d'élire un parti qui aurait vite fait de la jeter aux ordures, au lendemain de son élection.

Adil Charkaoui
Originaire du Maroc, Adil Charkaoui avait été arrêté en mai 2003 en vertu d'un certificat de sécurité, puis libéré en 2005 après plus de 21 mois d'incarcération, moyennant de strictes conditions, dont le port d'un bracelet électronique. Son certificat de sécurité a été révoqué depuis. En septembre 2009, il a réclamé en vain des excuses officielles du gouvernement fédéral avant d'annoncer son intention de le poursuivre, ainsi que le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) et l'Agence des services frontaliers du Canada, pour la modique somme de 26 millions de dollars. 

En mai 2013, le journaliste Fabrice de Pierrebourg révélait l'existence d'un document d'une soixantaine de pages, déposé par les procureurs fédéraux, à l'effet que Charkaoui aurait voulu commettre une attaque biochimique contre le métro de Montréal.  Une conversation particulièrement incriminante aurait été surprise. 

«Malgré le fait que la teneur de la conversation ne permettait pas de confirmer définitivement l'identité du «Adil» en question, le SCRS était d'avis qu'il s'agissait effectivement du demandeur [Adil Charkaoui] en raison des liens étroits du demandeur avec Abdlerazik et Ezzine et de la prononciation particulière du prénom utilisé [...]», pouvait-on lire dans le document cité par le journaliste spécialisé sur la montée de l'islam politique à Montréal. 

À cet opposant à la Charte et au PQ s'ajoute le personnage pour le moins controversé de Salam Elmenyawi, qui avait milité avec insistance auprès du ministère de la Justice en 2004 pour instaurer au Québec une cour islamique, prônant la charia, rien de moins. 

L'islamiste devait fustiger avec véhémence Fatima Houda-Pépin après l'adoption, le 26 mai 2005, de la motion que la députée libérale avait présentée et par laquelle l’Assemblée nationale s'est prononcée à l'unanimité contre «l’implantation de tribunaux dits islamiques au Québec et au Canada». Cette mesure avait pour but de protéger les femmes musulmanes des aberrations de la charia et d'empêcher les intégristes musulmans de se soustraire aux lois canadiennes et québécoises.

Salam Elmenyawi
La tentative de l'imam était cependant loin de représenter le geste isolé d'un seul fondamentaliste.  Le site Point de bascule avait déjà révélé que la Ligue islamique mondiale (LIM), organisation saoudienne opérant en Amérique du Nord, était en fait à l'origine de la tentative ratée d'implantation des tribunaux islamiques au Canada. Dès 1991, cette organisation avait convoqué des imams vivant aux États-Unis et au Canada à une réunion ayant pour thème « Élaborer des stratégies pour introduire la charia au Canada et aux États-Unis ».  À méditer. 

Encore les hijab barbies...

Comme les militants semblables à ceux mentionnés plus haut ne possèdent pas à un degré très élevé l'art de susciter la sympathie et l'engouement populaires, Il serait judicieux ici d'évoquer le recours d'un groupuscule islamique, l'Association Bridge, de Montréal, à son bataillon de charme, les hijab barbies.  

Cette association, dirigée par l'imam Ali Sbeiti, un fervent Khomeiniste, a pour porte-parole la plus connue la sémillante Dalila - mon voile, c'est mon choix - Awada, que plusieurs médias - dont surtout Radio-Canada - s'entêtent à ne présenter que comme une douce et inoffensive étudiante en sociologie de l'UQÀM.

Le site Poste de veille relatait ainsi la promotion de cette ambassadrice islamiste au sein de Québec solidaire : « En 2012, dans les locaux de l'Association Bridges, Dalila Awada "a été nommée nouvelle porte-parole par l’assemblée générale" de Québec Solidaire pour Montréal-nord... "Nous croyons", avait-elle alors dit, "que l’organisation politique que nous bâtissons (...) correspond aux valeurs de la population nord-montréalaise". »  Prosélytisme, quand tu nous tiens...

Soulignons que l'imam Sbeiti incite plus que fortement les fillettes qui fréquentent sa mosquée à porter le hijab.  Après avoir présenté une vidéo révélatrice sur le lavage de cerveau infligé à ces enfants, Poste de veille poursuit : « Alors que Dalila Awada veut nous faire croire que le port du hijab relève d'un choix personnel, ces fillettes nous disent la vérité : terrorisées par la crainte de l'enfer, elles ont adopté le hijab afin de plaire aux mollahs (comme Sbeiti) qui les endoctrinent dès l'enfance à craindre allah. »

Un bien touchant portrait de famille...
D'autres hijab barbies, liées à l'Association Bridge, se sont illustrées sporadiquement dans les médias, véhiculant le même endoctrinement qu'Awada.  Qu'il suffise de nommer Elsy Fneiche, Rima Demanins, Samira Laouni ou Mouna Diab qui, après avoir été arrêtée pour exportation des pièces d’armes vers le Liban, s'est vue accusée de terrorisme pour liens présumés avec le Hezbollah.

Comme un malheur ne vient jamais seul, l'Association Bridge pourrait entretenir des liens privilégiés avec la Bridges Foundation, instaurée par Fadel Soliman, qui a pour but avoué de présenter sous un jour favorable l'islam politique aux non-musulmans. C'est du moins l'hypothèse avancée par Louise Mailloux, candidate péquiste dans le comté de Gouin, devant Françoise David, députée sortante de Québec solidaire.  

Soliman, détenteur d'une maîtrise en charia, donne des formations sur ce sujet captivant aux États-Unis et au Canada, comme s'il ne s'agissait que de séances de yoga.

L'heure des choix

Il existe plusieurs autres associations islamistes au Québec, dont Présence musulmane, en lien direct avec les Frères musulmans et Tarik Ramadan, favorable à un moratoire sur la lapidation des femmes, sans oublier le Conseil islamique canadien, militant des tribunaux islamiques en Ontario, deux organisations qui ont infiltré la Fédération des femmes du Québec, par Québec solidaire interposé.

Depuis, ce regroupement féministe devenu aussi insipide qu'inutile n'est plus bon qu'à terroriser un candidat de la CAQ ayant eu le malheur de dénoncer la dégradation de la condition masculine au Québec.  Pendant ce temps, des imams rétrogrades peuvent endoctriner des fillettes à perdre leur identité au nom d'Allah avec la bénédiction de ces militantes.  Quel courage !  

Bernard Drainville, porteur de ballon.
Entre-temps, le 7 avril approche à grand pas.  Bien sûr, le bilan du parti québécois est plus qu'insatisfaisant.  Celui du PLQ, au bout de neuf ans, a-t-il été meilleur ?  Alors que les tiers partis ne sont bons qu'à diviser le vote sans jamais pouvoir espérer conquérir le pouvoir, le choix devra se faire, encore et toujours, entre les deux mêmes partis.  

Une principale caractéristique les différencie, pour ne pas dire qu'elle les oppose : la défense de notre identité.  Le PQ, que ce soit par opportunisme, par conviction, ou pour ces deux motifs, y croit, tandis que le PLQ, par opportunisme seul, est prêt à mettre en péril non seulement notre identité, mais notre mode de vie et le respect de l'égalité entre les sexes.  

Le 7 avril, tous les débats et les efforts déployés en vue d'établir des balises claires afin de faire reculer l'intégrisme islamique pourraient bien avoir été vains si nous élisons un gouvernement libéral.  Pouvons-nous vraiment courir ce risque dicté par la peur irrationnelle d'un référendum illusoire ?

mardi 18 février 2014

Ces enseignantes qui les aiment vraiment trop jeunes...

Imaginez une gamine de 14 ans, obnubilée par son prof d'histoire, qui a plus du double de son âge, un homme très bien de sa personne, au sourire angélique, habillé comme une carte de mode, au bagout enjoué et communicatif, conduisant une voiture sport rutilante, très populaire auprès des étudiants, mais encore plus des étudiantes.  Notre adolescente croit vivre le rêve de sa si brève existence alors qu'il l'a choisie elle, et pas une autre, afin de lui faire découvrir les joies des plaisirs sensibles.  La chanceuse, va...

Tania Pontbiand et sa victime.
Pas de contrainte sexuelle ici, la jeune est pleinement consentante à leurs effusions d'alcôve qui se répètent discrètement plusieurs fois par semaine, à l'insu des parents.  Notre héroïne se demande comment elle pourrait un jour vivre une histoire d'amour plus extatique.  Les quelques copines au courant de son idylle clandestine la jalousent en silence, mais gardent le secret.  Et vous, mesdames qui lisez ces lignes, n'auriez-vous pas aimé vous trouver à sa place à son âge ?  Quel merveilleux départ dans la vie que de vous voir initiées à l'amour par un homme d'expérience, au lieu d'un ado boutonneux et maladroit ?  Une Harley-Davidson à la place d'un vélo, ça ne vous aurait pas branchées ?

Pas pareil quand c'est une enseignante...

Je présume que non, parce que vous êtes conscientes qu'une ado représente bien plus qu'une adepte potentielle des plaisirs charnels.  C'est aussi un être fragile, en devenir, capable de sensibilité, de sentiments; ceux-ci peuvent se voir durement meurtris par un profiteur en position d'autorité, même si la jeune fille s'abandonne sur le coup avec toute la candeur et la fougue de ses 14 printemps.  En bout de ligne, quand notre prof si attentionné se sera lassé d'elle pour passer à une nouvelle conquête, du même âge ou non, l'adolescente sera dévastée, tétanisée par cet abandon.

On vit tous des peines d'amour à l'adolescence, me direz-vous.  C'est une chose d'être quittée par un chum de son âge.  C'en est une autre de réaliser qu'on a été l'instrument de plaisir d'un adulte qui a joué de son prestige, de son charme, de son autorité pour vous manipuler comme un sex toy jetable après usage.  Votre confiance dans le monde adulte peut se voir fortement hypothéquée.  Mais ça, on le comprend sans problème quand le suborneur est un homme et la victime, une jeune fille.

Il en va tout autrement quand les rôles sont inversés et que l'agresseur est... une agresseure, tandis que la proie est un garçon, comme la saga judiciaire opposant Tania Pontbriand à sa jeune victime l'a démontré.  En avons-nous assez entendu des « Le chanceux, j'aurais aimé être à sa place à son âge ! » ou des « L’écœurant, il a voulu se venger parce qu'elle l'a dompé ! »  Voilà des propos qui scandaliseraient s'ils étaient tenus publiquement à propos d'une victime féminine.  

Mais dans le cas qui nous intéresse, c'est tout juste si Mme Pontbriand n'est pas passée pour la victime du méchant garnement, selon de trop nombreuses voix.  Aurait-elle été victime d'un détournement majeur ?

Un garçon ressent aussi au-dessus de la ceinture...

C'est le 23 janvier dernier que le juge Valmont Beaulieu a rendu son verdict de culpabilité envers Tania Pontbriand, après s'être dit convaincu qu'il y avait absence de consentement de sa victime, aujourd'hui âgé de 27 ans, à cause « d'abus de confiance » suscité par l'accusée.  Cette dernière, alors professeure d'éducation physique âgée de 30 ans, avait en effet séduit son élève de 15 ans.  Elle s'était servi de sa position d'autorité pour entretenir une relation amoureuse avec l'adolescent entre 2002 et 2004.  Le couple illicite aurait eu ainsi 300 relations sexuelles.  

Les apparences, pas toujours trompeuses.
Dans son jugement, le magistrat écrit : « Lors de l’événement (la première relation sexuelle), [l’élève] se sentait mêlé. Elle était sa professeure, mariée et âgée de 30 ans, tandis que lui était âgé de 15 ans. »  Envisagé de cette façon, la thèse de l'abus de pouvoir tient la route. 


Le roman d'amour devait connaître une fin difficile pour le jeune garçon alors que Mme Pontbriand allait nouer une idylle avec un homme de son âge.  Se voyant soudain délaissé, l'adolescent vécut une forme de dépression, l'amenant à abandonner sa scolarité.  Cet événement « détruisit même l'adolescence de (la victime) » devait écrire le magistrat dans son jugement. 

Il faudra donc se faire à l'idée qu'un adolescent, au même titre qu'une jeune fille, peut se trouver sévèrement ébranlé après avoir été utilisé sexuellement, puis rejeté du jour au lendemain par une personne adulte ne poursuivant que sa recherche de plaisir.  Le juge n'hésite pas à affirmer que l'accusée avait en effet séduit le gamin afin de « répondre à sa satisfaction sexuelle, exploitant ainsi sa naïveté, le manque de maturité, sa dépendance et la confiance de ce dernier alors que le plaignant était son élève. »

Il ajoute : « L’accusée a dominé [l’élève] devenu complètement dépendant de l’accusée, lui accordant sans retenue sa confiance, s’isolant de ses amis, perdant son intérêt pour ses études, se disputant avec sa mère. »

Le moins qu'on puisse dire est que le juge Beaulieu ne semble pas un adepte de l'idéologie victimiste à sens unique voulant que seuls les hommes puissent remplir le rôle de prédateurs et les adolescentes uniquement, se retrouver dans celui des victimes.  Ce jugement constitue un pas vers une véritable justice pour les cas d'abus sexuels envers les adolescents, et envoie un message clair aux éventuelles prédatrices qui pourraient chercher à imiter l'exemple de Mme Pontbriand.  Le sexe des victimes, comme des prédateurs, ne doit pas entrer en ligne de compte quand vient le temps de sévir contre ce type d'abus sexuels. 

Un phénomène en expansion...

Au cas où vous penseriez que le cas de Mme Pontbriand est exceptionnel, ce genre de délit restant à vos yeux une chasse-gardée exclusivement masculine, vous pourriez connaître une brutale désillusion après certaines lectures.  Ainsi, à la suite d'un article paru dans le Huffington Post sur Meredith Powell, 24 ans, une autre enseignante ayant reconnu avoir eu des relations sexuelles avec deux adolescents de 15 ans, se trouve une liste pour le moins impressionnante de près d'une cinquantaine  d'enseignantes accusées ou condamnées pour avoir eu des rapports sexuels avec des mineurs de sexe masculin. Un site d'information conservateur, WMD, est même allé jusqu'à répertorier de façon encore plus exhaustive des cas semblables.

Meredith Powell, accusée.
Pareilles infractions existent-elles depuis toujours ou sont-elles devenues une problématique sociale en pleine expansion ?  Sans me lancer dans une fastidieuse énumération de tous les cas répertoriés dans le Post ou WMD, j'en mentionnerai tout de même quelques uns, afin de rendre tangible la réalité des abus de pouvoir commis par des femmes en situation d'autorité sur des gamins influençables et peu aptes à différencier le bien du mal.  Rien de tel que de placer des visages sur un délit pour en faire comprendre l'impact.

 Brianne Altice, une prof d'anglais de 34 ans de l'Utah, s'est vue arrêtée en octobre 2013 après qu'un adolescent de 15 ans l'ait accusée d'avoir eu au moins sept relations sexuelles avec lui. Summer Michelle Hansen, une prof d'éducation spécialisée de 31 ans, a été accusée au mois d'août d'abus sexuels envers cinq étudiants d'une école secondaire de Californie.  

Diana Leigh Farnell, prof d'anglais âgée de 28 ans, s'est rendue à la police de la Caroline du Nord en septembre, craignant d'être dénoncée pour avoir eu des rapports sexuels avec un étudiant.  Kahtanna Culp, travaillant dans une école secondaire de Huston, a admis avoir eu des relations sexuelles avec un étudiant qui avait tenté de la faire chanter. Katheryn L. Carmean, aide enseignante dans une école secondaire du Delaware, a été accusée d'avoir eu au moins 40 relations sexuelles avec un gamin de 14 ans.

D'autre cas menant à un verdict de culpabilité, dont certains ont défrayé la manchette, se sont accumulés au cours des dernières années : Debra Lafave, reconnue coupable d'avoir entretenu une liaison avec un jeune de 14 ans en 2005; Carrie McCandless, condamnée en 2007 pour avoir abusé de son autorité sur un étudiant; Leah Shipman, qui a vu les accusations portées contre elle abandonnées après que sa « victime » l'ait épousée en 2011 à l'âge de 17 ans (sic !); Allena Ward, 24 ans, reconnue coupable en 2008 d'avoir eu des relations sexuelles avec au moins cinq garçons, puis condamnée à six ans de prison; Amber Marshall, 23 ans, qui s'est dénoncée après avoir eu des rapports sexuels avec plusieurs élèves.

Dans les cas récents que j'ai sélectionnés, la plupart des accusées n'ont pas encore reçu de verdict de culpabilité.  Il se peut que certaines soient aux prises avec de fausses allégations.  La présomption d'innocence, si souvent bafouée envers les hommes, ne doit pas le devenir également pour les femmes.  Il est cependant difficile de mettre exclusivement sur le compte de fausses allégations la majorité des accusations et des condamnations répertoriées.

La liste des femmes accusées pour abus sexuels en milieu scolaire est d'une longueur déconcertante.  Une réalité qui met à mal cette idéologie simpliste qui n'attribue qu'aux hommes de tels déviances et refuse d'envisager le sexe féminin autrement que victimaire.  Tôt ou tard, il faudra se libérer collectivement de cette perception caricaturale du siècle dernier et envisager des solutions tenant compte des prédatrices comme de leurs victimes.  Ceci tant à titre préventif que curatif.

dimanche 22 décembre 2013

Fausses accusations : quelle présomption d'innocence ? (2)

Tel que promis dans ma dernière chronique, qui relatait la triste histoire de Simon, victime du harcèlement de son ex-conjointe, mais aussi du système policier et judiciaire de sa localité, j'enchaîne avec la quête d'informations de celui qui a fait connaître cette saga au public par le biais d'un article fort détaillé dans la magazine pour hommes Summum.

Jean-François Guay
Ce journaliste pigiste, Jean-François Guay, est certainement le premier, à ma connaissance, à aborder et à dénoncer, dans un média autre que social, l'enfer policier et judiciaire que vivent de trop nombreux hommes au Québec, une société distincte où, paraît-il, l'égalité homme femme reste un devoir d'État.  Mon œil... L'égalité sans réciprocité, avantageant toujours la même partie au détriment de l'autre n'est rien de plus que fumisterie et imposture.

Les constats de cet homme téméraire lui vaudront certainement, si tel n'est pas déjà le cas, de se voir accoler les épithètes de masculiniste, d'antiféministe, de misogyne et de quelques autres politesses inhérentes au lexique d'idéologues pour qui toute dénonciation de comportements féminins haineux ou déviants ne peut être attribuable qu'à un refus patriarcal d'admettre l'inexorable marche des femmes vers l'égalité, par définition toujours essentiellement tournée vers le bien.  La réalité peut s'avérer aux antipodes de ces nobles ambitions...

Un bref rappel

C'est par l'intermédiaire de Simon (nom fictif), le héros involontaire du récit de Guay, que j'ai fait la connaissance de ce dernier.  Les réflexions et constats des deux hommes sont venus valider des perceptions que j'avais moi-même formulées à plusieurs reprises dans mon blog.  J'y ai déjà relaté plusieurs cas au moins aussi dramatiques et injustes vécus par des hommes, leurs nouvelles conjointes et leurs enfants.  

Il suffit d'une conjointe ou d'une ex-conjointe mal intentionnée pour mettre le feu aux poudres et attirer sur un homme sans reproches les foudres d'un système sacralisant la parole de son accusatrice et niant à sa victime tout droit à la présomption d'innocence.  Car c'est cette tragique réalité, véritable accroc à la Justice de notre État de droit, que ce récit, comme bien d'autres histoires vécues, révèle : la suppression de la présomption d'innocence dans le cas où la partie accusatrice est féminine et la partie accusée, masculine.

Cet état de fait aura valu à Simon 405 jours d'enfer pendant lesquel il sera tour à tour faussement accusé de violence conjugale, arrêté à deux reprises - sans compter plusieurs autres tentatives d'arrestation -, acculé à la dépression au point d'attenter à sa vie, pour enfin se voir refuser tout recours judiciaire contre sa malveillante ex-conjointe, une fois innocenté et lourdement endetté par des procédures judiciaires stériles.

Il est impossible au Québec de traduire en justice au criminel une ex-conjointe qui a porté de fausses accusations.  Ceci est d'ailleurs vrai pour toute femme, conjointe ou pas, portant de fausses accusations contre un homme, le délit de méfait public, pourtant inscrit au Code criminel canadien, ne s'appliquant pas pour elles, gracieuseté de notre omnipotent féminisme d'État.  Cette impunité ouvre la porte à de nombreux abus encombrant notre système judiciaire déjà engorgé.

Une politique inspirée d'une imposture...


Quel pouvoir discrétionnaire ?
C'est si inusité de voir un journaliste aller au fond des choses sur un sujet aussi explosif !  Jean-François Guay a recueilli les propos de Bruno Blouin, sergent-détective retraité du SPVM, qui lui a expliqué que l'arrestation est automatique, dès qu'une plainte pour violence conjugale est déposée.  « C'est une politique ministérielle, nous n'avons pas de pouvoir discrétionnaire », a-t-il précisé.  

M Blouin fait ici allusion à la politique d'intervention en violence conjugale, instaurée au milieu des années 80 alors que Mme Pauline Marois occupait les fonctions de ministre à la Condition féminine.  Cette politique a été élaborée à la suite d'une présumée statistique fédérale prétendant qu'une femme sur dix, mariée ou en union de fait, était chroniquement battue par son conjoint au Canada.  Linda McCleod, l'une des deux responsables de cette statistique inventée, devait admettre en 1994 que celle-ci n'avait aucun fondement scientifique.  Le Québec devait pourtant s'en inspirer.  Et continue de le faire...

En 1984, la population de la belle province avoisinait les six millions de résidents.  Des fonctionnaires sans grande rigueur scientifique se dirent alors que, la moitié féminine du Québec représentant environ trois millions de personnes, une femme sur dix, chroniquement battue, mariée ou en union de fait, devait équivaloir à 300 000 résidentes, pour faire un chiffre rond.  Le hic, c'est que ce chiffre himalayen inclut tout autant le bébé de sexe féminin que la religieuse nonagénaire n'ayant jamais connu les plaisirs des sens...  L'imposture est flagrante.

Un excellent article de L'Express offre un éclairage additionnel sur la fabrication de cette statistique :  « Durant vingt-quatre ans, les "300 000" deviennent le leitmotiv des mouvements féministes québécois, jusqu'à ce que l'Institut de la statistique du Québec publie une enquête digne de ce nom, en 2004, qui ne compte plus que 14 209 femmes se disant victimes de violences conjugales. Quant aux 52 Québécoises assassinées par leur conjoint ou ex-conjoint, les chiffres publiés par la Sécurité publique du Québec en 2000-2001 donnent 14 femmes et 7 hommes assassinés par leur conjoint. »

Guay relate de son côté que Denis Laroche, statisticien particulièrement honni des féministes d'État, avait dès le début soupçonné l'imposture des 300 000 femmes battues : « J'ai dérangé beaucoup de personnes dans divers ministères dans ma quête de réponses.  Des représentantes du Conseil du statut de la femme ont fait pression sur moi pour que je laisse tomber. »  Vous dire mon étonnement...

C'est pourtant en raison de cette fumisterie, dénoncée avec rigueur par L'après-rupture dans l'essai intitulé judicieusement 300 000 femmes battues, y avez-vous cru ?, que les policiers sont toujours tenus d'arrêter et de détenir un homme sur simple dénonciation.  M Blouin a confié à Jean-François Guay que le cas de Simon n'était pas rare, et même qu'il était inévitable.  

Denis Laroche
La crainte de représailles pèse pour beaucoup dans le maintien de cette procédure inquisitoriale : « Personne ne veut se retrouver avec une plainte en déontologie ou une plainte au Barreau, a précisé M Blouin.  On ne court pas de risque et des poursuites sont alors entamées à titre préventif dans des dossiers où il n'y a qu'apparence de violence conjugale. »  Eh oui, vous avez bien lu : des poursuites à titre préventif...

Jean-François Guay enchaîne : « Si la présumée victime est déterminée à vouloir nuire à l'ex-conjoint, le système lui ouvre toute grande la porte pour mener sa vendetta, et ce, en toute impunité. »  Bien sûr, pas d'accusation de méfait public dans le cas de la manipulatrice...

D'autres voix s'élèvent  

Me André Blanchette, avocat criminaliste interrogé par Guay, abonde dans ce sens : « Le traitement accordé aux hommes, lors du processus judiciaire, est souvent plus lourd quand on pense notamment à l'arrestation, à la détention et à l'imposition des conditions de remise en liberté.  Il faut malheureusement souvent attendre l'audition du procès avant que les parties ne se retrouvent à armes égales et que justice ne soit enfin rendue. »  

Ces délais peuvent atteindre parfois plus d'un an après la mise en accusation.  Imaginez l'horreur et l'angoisse de l'attente pour un homme qui n'a rien à se reprocher, comme Simon.  Yves Nantel, travailleur social et bénévole au Service d'aide aux conjoints (SAC) depuis 1989, n'hésite pas à parler de profilage de genre, devant le nombre quotidien d'appels de détresse d'hommes soudainement aux prises avec des accusations au criminel.  Certains évoquent même le suicide. 

« On fait arrêter des pères le vendredi à 17 h, pour qu'ils passent le week-end en dedans, affirme l'intervenant.  Ils perdent ainsi leur droit d'accès aux enfants ou carrément leur accès au domicile familial. »  Rappelez vous la citation de George Dupuy, auteur de Coupable d'être un homme, mentionnée dans ma chronique précédente : « (...) aujourd'hui, sur simple dénonciation ou allégation auprès de la police, une femme peut priver son conjoint de son logement et de ses enfants. »  Il écrivait cette phrase en 2000.  Elle est toujours d'actualité en 2013.

Manon Monastesse
Tandis que des défenseurs de la condition masculine comme Lise Bilodeau, présidente de l'Action des nouvelles conjointes et des nouveaux conjoints du Québec (ANCQ) et Jean-Claude Boucher, président de L'après-rupture, dénoncent avec vigueur l'injustice légalisée subie par les hommes et la violence des femmes qui utilisent à des fins malveillantes le système actuel, on ne sera pas surpris d'apprendre que Manon Monastesse, directrice de la Fédération des ressources d'hébergement pour femmes violentées et en difficulté du Québec, refusant toute entrevue au journaliste de Summum, n'a pas hésité, sans même connaître les tenants et aboutissants de l'histoire de Simon, à mettre en doute sa version.  

Simon ne s'avoue pas battu...

Simon compte bien faire pression auprès de son député afin de défendre le dossier des fausses allégations, des injustices qu'elles entraînent, et de l'impunité offerte à celles qui les profèrent.  Un labeur de longue haleine l'attend sans doute, en vue d'un dénouement incertain.  

Il faut néanmoins l'encourager : si lui et des gens comme lui restent passifs, on peut être assuré que rien ne bougera dans un dossier aussi marqué par l'injustice sociale et par le sexisme envers les hommes.  En aucun cas une telle situation, favorisée par le lâche silence de médias complices, ne doit perdurer indéfiniment dans l'isolement des prisons et des cours de justice.

dimanche 15 décembre 2013

Fausses accusations : quelle présomption d'innocence ? (1)

La présomption d'innocence existe-t-elle toujours au Québec quand un homme se voit faussement accusé par son ex-conjointe de violence conjugale ou d'abus sur ses enfants ?  Devrions-nous désormais parler de violence post-conjugale, celle-ci étant favorisée, quand elle n'est pas fortement encouragée, par nos corps policiers et notre magistrature ?  Le récit que je vais vous relater pourrait appuyer l'instauration de ce nouveau concept.  Il s'agit de l'histoire de Simon, mais de - trop - nombreux hommes se reconnaîtront certainement dans les faits qui suivent.

Un livre de référence essentiel.
Pour mettre ce récit en perspective, je citerai un passage tiré d'un ouvrage qui gagnerait à être mis entre les mains de tout magistrat, policier, intervenant social ou féministe du Québec et d'ailleurs en Occident.  Il s'agit du livre intitulé Coupable d'être un homme, de Georges Dupuy, victime de fausses allégations, mais plus encore du système policier et judiciaire qui, comme le titre de son essai l'indique, l'a jugé coupable sur simple profilage de genre.  Cet auteur s'exprimait ainsi en 2000 :

« La violence conjugale est un sujet aussi important que complexe.  Des femmes, comme des hommes, en ont été victimes et le sont d'ailleurs encore.  Cependant, ce sont les femmes qui se sont organisées pour lutter contre la violence , avec un succès grandissant dont on peut se réjouir. Sauf que ce succès a conduit à une aberration : aujourd'hui, sur simple dénonciation ou allégation auprès de la police, une femme peut priver son conjoint de son logement et de ses enfants.  C'est aussi facile que cela et aucune autre preuve qu'une déclaration n'est exigée.  Pour cette simple raison que, a priori, la femme est une victime et l'homme, un bourreau. »

Bien que le récit qui suit décrive davantage un cas de harcèlement judiciaire après rupture, il prouve que, pour ce qui est de la sacralisation de la parole de la plaignante et du pouvoir de celle-ci sur son ex conjoint, les propos de Georges Dupuy restent malheureusement autant d'actualité en 2013 qu'ils l'étaient 13 ans plus tôt.

Simon m'écrit.

J'affirme souvent, et maintiens, que les médias sont indignes du rôle de dénonciateurs d'injustice dont ils se targuent.  C'est également à cause de leur silence, voire de leur lâcheté, si des iniquités aussi grossières que celles dénoncées par Georges Dupuy et d'autres victimes de harcèlement judiciaire perdurent.  Car il est impossible que les journalistes ne sachent pas que de telles exactions, à caractère aussi inquisitorial, puissent se produire.  

Heureusement, il existe quelques rares exceptions à ce tableau monochrome et mortifère d'inaction médiatique.  Le magazine Summum, sous la plume du journaliste pigiste Jean-François Guay, devait relater une sinistre affaire retraçant les mésaventures de Simon (nom fictif) avec son ex-conjointe, le corps policier de sa localité et le système qui y tient lieu de Justice.

Seul contre le système judiciaire, par Jean-François Guay.
Un beau matin, j'ai reçu un courriel dudit Simon, avec en pièce jointe l'article de Summum, m'enjoignant de faire connaître à mon tour sa triste histoire.  Afin de valider son identité, je communiquais avec le journaliste, qui me confirma ses dires.  C'est en me fondant tout autant sur les propos de Simon que sur ceux du journaliste, généreux de ses informations, et sur son article détaillé que j'ai rédigé le texte qui suit.

405 jours en enfer...

C'est en mars 2012 que la vie de Simon, qui vient de se séparer, bascule, alors qu'une voix impersonnelle lui annonce au téléphone qu'il est en état d'arrestation selon l'article 264.3 du Code criminel pour harcèlement envers Sophie (nom fictif), son ex-conjointe.  L'accusation est fausse, bien sûr, mais notre homme n'en est pas moins déjà traité en criminel par la sergente-détective du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) qui l'apostrophe.

Simon filait jusqu'ici des jours paisibles, vivant avec deux de ses trois enfants, des filles âgées respectivement de 12 et 14 ans, et nouvellement en couple avec une femme nettement plus compatible avec lui que son ex-conjointe.  Est-ce là justement le motif des fausses allégations de cette dernière ?  Ou est-ce le fait que Simon venait de décider d'officialiser légalement la garde des enfants, voulue et demandée par elles ?  Ce dernier événement allait déclencher le début des hostilités. 

Non contente de le faire arrêter, l'ex-conjointe de Simon lui dispute la garde des enfants.  Considéré par notre justice comme coupable jusqu'à preuve du contraire, notre homme, traité en criminel potentiel, sera tenu d'observer des conditions strictes dont celle de ne pas se trouver à moins de 50 mètres de sa « victime » et à moins de 200 mètres de son domicile.  Celle-ci tentera de le faire arrêter plus de six fois en presque huit mois !  « J'ai failli mettre un terme à mes jours, devant tant de pression », m'a confié Simon, la gorge nouée.

Son ex-conjointe n'hésite pas à l'accuser de harcèlement et de violence conjugale, depuis qu'elle l'a soi-disant laissé (alors que c'est le contraire), en plus d'affirmer qu'elle craint pour son existence même et pour la sécurité des enfants, bien que Simon s'occupe d'eux à temps plein.  

Palais de justice de Montréal.
Cette femme déséquilibrée aura l'audace, en plein palais de justice de Montréal, d'établir un contact non sollicité avec Simon en se penchant sur lui afin de lui remettre des documents, devant son avocate, estomaquée, qui le tire vers elle, afin d'éviter toute ambiguïté qui ne manquerait pas de lui être préjudiciable, malgré l'évidente responsabilité de son ex.  Comment croire cette dernière, qui se dit menacée par Simon ?   

Malgré la pléthore de courriels qui démontre clairement qu'elle n'avait pas fait le deuil de leur relation, Sophie accuse son ex-conjoint de jalousie et de ne pas supporter la rupture, d'où sa violence... fictive.  Mais il semble que ces éléments de preuve flagrants n'aient pas été retenus lors d'une enquête qui semblait davantage à charge qu'à décharge.  Simon n'est pas le premier faussement accusé à me faire ce constat.

Pour tout arranger, l'ex conjointe profite du fait que Simon stationne malencontreusement son auto en deçà de la limite des 200 mètres qui lui est imposée, afin d'éviter à sa fille un chantier routier lors d'une rare visite à sa mère.  Sophie saute sur l'occasion d'appeler la police et de lui signaler ce « crime », non sans mentionner qu'elle craignait pour sa sécurité et celle de ses enfants. 

Simon recevra un appel de la charmante détective qui l'avait apostrophé une première fois, l'informant qu'il sera arrêté et détenu pour son crime, sans lui donner l'occasion de fournir sa propre version des faits.  Pas de doute, Simon est coupable d'être un homme.  Il sera finalement arrêté, mais pas incarcéré, la policière commençant - enfin - à douter de la parole de son accusatrice.  Après avoir inutilement semé l'émoi parmi les enfants de notre homme, elle se verra dans l'obligation, dépitée, d'admettre que la plainte de Sophie est sans motif.

« Tous les policiers que j'ai consultés m'ont dit qu'on n'arrête pas un parent à 135 mètres au lieu de 200, avec ses enfants, ce qu'était le but visé par mon ex », de me confier Simon.  

Je profite de l'occasion pour préciser qu'il s'agit d'une autre plainte qui a été recensée par le ministère de la Sécurité publique avec celles qui totalisent le pourcentage faramineux de 80 % de présumées victimes féminines de violence conjugale.  Ce même ministère tente chaque année de nous faire passer toutes ces femmes pour des victimes d'infractions validées par un verdict de culpabilité.  

Afin de lui nuire davantage, Sophie va jusqu'à s'approcher de Simon suffisamment près pour le prendre en photo et le dénoncer ensuite pour avoir soi-disant violé la limite de 200 mètres qui lui était imposée.  Heureusement, des témoins parviennent à convaincre les autorités, toujours aussi peu empressées d'établir la véracité des faits, que Simon n'a rien à se reprocher, sans pour autant que Sophie ne soit rappelée à l'ordre.

Notre homme, victime du système.
Craquant sous le poids de cette violence post-conjugale, policière et juridique, notre homme s'effondre et doit être hospitalisé 24 heures pour traiter un choc nerveux et lui éviter la dépression.  Il n'est pas au bout de ses peines, puisque les procédures dureront en tout 405 jours.  Quatre-cent-cinq jours, plus d'une année, à vivre avec cette épée de Damoclès, dans la crainte d'une détention arbitraire et injustifiable !   ... Et des frais judiciaires qui dépasseront les 50 000 $.

Les conjointes ne peuvent être poursuivies pour méfait public...

Lassé de ce harcèlement haineux, car c'est bien lui, et non Sophie, qui en est victime, Simon décide de porter plainte.  Lui non plus n'est pas le premier à me dire qu'aucun policier ne fait grand effort pour faire cheminer le dossier.  À force d'insistance, la plainte se rend sur le bureau d'une procureure de la Couronne... qui oubliera de la traiter.  Aucune femme au Québec ne peut être poursuivie pour méfait public dans un contexte de conflit conjugal, c'est une loi tacite.

Rappelons que Sophie aura tenté huit fois de faire arrêter sans motif son ex-conjoint sans être le moins du monde inquiétée.  S'il ne s'agit pas là d'une immunité diplomatique en béton, qu'est-ce que c'est ?  Dans ma prochaine chronique, je mettrai à profit le travail de Jean-François Guay, un véritable journaliste qui est allé au fond des choses afin de tenter d'expliquer les raisons pour lesquelles Simon a pu être victime d'un tel harcèlement judiciaire sans pour autant obtenir réparation.  « Quand je vois maintenant un policier dans la rue, je me sens traqué », m'a confié Simon.  Qui ne se sentirait pas ainsi dans pareilles circonstances ? 

Je répète donc la question que je posais au début de cette chronique : la présomption d'innocence existe-t-elle toujours au Québec quand un homme se voit faussement accusé par son ex-conjointe de violence conjugale ou d'abus sur ses enfants ?  Vous avez désormais des éléments de réponse...

Pour lire la deuxième des deux chroniques consacrées à la négation de la présomption d'innocence, cliquez ici. 

samedi 7 décembre 2013

Violence familiale : un cas type de men bashing

Du 25 novembre, journée de lutte à la violence faite aux femmes, au 6 décembre, commémoration de la tuerie de Polytechnique, s'est déroulé la neuvaine féministe de dénonciation de la violence faite aux femmes, vite transformée en campagne de dénigrement systématique envers les hommes.  S'agit-il d'un signe des temps, il semble que cette propagande s'est faite sur un ton légèrement plus bas cette année, comme si elle passait moins bien, l'esprit critique populaire se développant lentement mais sûrement au fil des ans.  

Mais il y a toujours des dérives...

Toujours le même visage de la violence conjugale...
L'une d'elles nous est venue d'Isabelle Maréchal, chroniqueuse au Journal de Montréal, et avait pour titre L'amour qui tue.   Vous l'aurez deviné, Mme Maréchal aura distribué les rôles selon la tradition féministe victimaire : celui des victimes est allé aux femmes, et celui des prédateurs, bien sûr, aux hommes.  Impossible de penser différemment.  D'ailleurs, tout discours qui ne respecte pas ces paramètres bien définis et si confortables pour un esprit peu investigateur irrite Mme Maréchal.

À ce propos, elle écrit : « Pourquoi, dès qu'il est question d'un père qui a tué ses enfants par « vengeance » contre sa conjointe, faut-il s'empresser de citer les noms des mères infanticides ? »  

Parce que ces noms correspondent à des personnes de sexe féminin qui ont tué leur enfant.  Ils contribuent à donner un visage « humain » à la violence au féminin et à briser un tabou ainsi qu'un stéréotype.  

Au fait, le terme infanticide désigne spécifiquement le meurtre du nouveau-né.  Dans la majorité des cas, c'est la mère qui tue.  Selon Statistique Canada, « Il y a infanticide lorsqu’une femme cause volontairement la mort de son nouveau-né (nourrisson de moins de un an), si l’on croit que son esprit est alors déséquilibré en raison des effets de l’accouchement ou de la lactation.»  Soulignons que la cruauté, l'insensibilité ou la démence ne sont pas envisagées ici, malgré les dépêches qui nous parviennent des quatre coins du monde.

Plus étonnant encore, il n'existe aucun moyen de connaître la proportion d'hommes et des femmes coupables d'infanticides ou de meurtres d'enfants chez Statistique Canada.  Ayant constaté ce vide, j'ai directement adressé à cet organisme une demande d'information dans ce sens.  On m'a répondu ceci : 

« Vous trouverez dans le tableau CANSIM 252-0051 des statistiques des crimes fondés sur l'affaire par infractions détaillées, incluant des données sur l’infanticide. (...) Les données de ce tableau ne sont toutefois pas disponibles par sexe de l’accusé.

« De plus, le tableau CANSIM 252-0053 présente de l’information sur le nombre de causes et d'accusations aux tribunaux de juridiction criminelle pour adultes. Les données de ce tableau sont disponibles par sexe et groupe d’âge de l’accusé. Toutefois, les données ne sont pas disponibles spécifiquement pour l’infanticide et le meurtre d’enfants. »
 

Meurtres d'enfants : une énigme statistique...
À défaut, donc, de savoir leur pourcentage, il faut connaître les noms de ces meurtrières - Oui, « meurtrier » se féminise. - à cause de bien-pensants trop nombreux pour qui la violence doit rester un phénomène essentiellement masculin, malgré l'abondance de documentation qui démontre la responsabilité féminine.

Mme Maréchal poursuit, toujours indignée contre la progression populaire d'un discernement nuancé sur le phénomène de la violence familiale : « Pourquoi, chaque fois qu'il est question de violence conjugale, y a-t-il quelqu'un qui croit bon de rappeler que les hommes aussi en sont victimes ?  Que les femmes ne sont pas les seules à  " manger des claques " ? » 

Parce qu'il est nécessaire de rappeler que les hommes aussi en sont victimes et que les femmes ne sont pas les seules à  « manger des claques ».  La réponse n'était-elle pas contenue dans la question ?  Dénoncer là encore le tabou de la femme violente et de l'homme victime, ça ne contribuerait pas à aider les unes comme les autres à briser leur isolement et à surmonter leur problème ?  

Il est curieux de constater que, pendant qu'il est impossible de connaître le pourcentage de mères meurtrières chez Statistique Canada, il devient facile de savoir le pourcentage de femmes victimes de meurtres entre conjoints.  De méchantes langues pourraient conclure que, tandis que les femmes demeurent majoritaires dans ce domaine peu enviable, on peut alors divulguer sans gêne cette statistique.  Voilà qui cadre avec un certain discours dominant.

Or le fait que les femmes soient les premières victimes de meurtres entre conjoints ne signifie pas qu'elles soient majoritaires dans toutes les catégories de violence conjugale.  Il m'arrive parfois de trouver que je me répète quand j'écris que le ministère de la Sécurité publique induit le public en erreur en présentant des signalements de violence conjugale comme des infractions validées par un verdict de culpabilité par l'affirmation trompeuse que 80 % des « victimes » seraient des femmes. 

Remarquez, même Statistique Canada reproduit le même pourcentage faussé dans son Programme de déclaration uniforme de la criminalité fondée sur l'affaire, - à ne pas confondre avec ses enquêtes sociales générales, nettement plus fiables - qui s'appuie exclusivement sur les signalements aux corps policiers, sans tenir compte du fait qu'une accusation peut être non fondée, ni de celui que les hommes n'osent pas dénoncer. 

Des individus comme Mme Maréchal me persuadent qu'il faut continuer à cogner sur le même clou jusqu'à ce qu'une majorité réalise qu'on ne leur dit pas la vérité avec des énoncés tels que celui-ci : « On a beau nier le problème (Sic !), les chiffres parlent d'eux-mêmes (Vraiment ?) : en 2012, 80 % des victimes de violence conjugale étaient des femmes. » 

Et Mme Maréchal d'insinuer que le peu - selon elle - de victimes masculines ne subirait pas de violence physique : « Si 20 % d'hommes subissent la violence verbale ou psychologique de leur conjointe, dans les faits, 93 % des meurtres conjugaux sont commis par des hommes. » 

Eh oui, la violence faite aux hommes existe...
Mme Maréchal ignore vraisemblablement les enquêtes statistiques sur la violence familiale de Statistique Canada de 1999, 2004 et 2009.  Dès l'enquête de 1999, Statistique Canada, tout en reconnaissant que les femmes subissaient la violence la plus sévère, incluant passage à tabac, tentative d'étranglement et agression sexuelle, affirmait : « Les hommes qui ont parlé de violence de la part d'un ex-partenaire étaient plus susceptibles que les femmes de dire qu'ils avaient été giflés, qu'on leur avait donné des coups de pied, qu'on les avait mordus ou qu'on leur avait donné des coups de poing, ou encore qu'on leur avait lancé quelque chose. » 

Cette perception est confirmée par les enquêtes sociales générales sur la victimisation de 2004 et 2009 : « Une proportion similaire de Canadiennes (6,4 %) et de Canadiens (6 %) déclarent avoir été victimes de violence physique ou sexuelle infligée par un partenaire actuel ou ancien entre 2004 et 2009. Les femmes rapportent cependant une violence plus grave et plus souvent répétitive.1 »

Non, il n'est pas question ici que de violence verbale ou psychologique subie par les hommes, réalité que Mme Maréchal connaîtrait si seulement elle avait la décence de se documenter correctement sur les sujets qu'elle traite avant de se tirer dans le pied.

D'où vient cette statistique ?

Mais il ne s'agit pas là de la pire fausseté de la chronique de Mme Maréchal.  La voici : « Une femme sur quatre au Québec est victime de violence dans son couple.  Ce n'est pas un problème de société.  C'est bien pire, c'est un fléau immense, dont on n'ose parler que quelques jours par année. »  Rengainez viter vos mouchoirs...

La statistique invoquée par Mme Maréchal, dont elle ne cite pas la source, proviendrait de l'enquête sociale générale de Statistique Canada de 1993, citée dans ce lien par une intervenante de la DPJ, un chiffre qui n'a jamais été reconfirmé par le suite par les études similaires qui ont suivi en 1999, en 2004, ni en 2009, et pour cause.  Dans le documentaire sur la violence féminine intitulé Pied de biche, de Robert Favreau et Rachel Verdon, le statisticien Denis Laroche explique (vers 3 min 33) que des groupes féministes avaient été associés à la confection de l'enquête de 1993, ce qui en avait considérablement faussé la démarche scientifique.  

En clair, la statistique citée par Mme Maréchal ne vaut rien.  Précisons que, toujours à cause des mêmes idéologues, les hommes ont été exclus des statistiques sur la violence conjugale.  Il faudra attendre 1999 pour qu'enfin ils soient considérés comme victimes par Statistique Canada.

Mme Maréchal continue par ailleurs de n'attribuer qu'aux femmes des comportements également ressentis par les hommes victimes de violence conjugale : « C'est donc difficile pour une femme de témoigner de la violence qu'elle a subie. »  Imaginez alors pour un homme !

Quand on sait l'accueil réservé aux hommes qui osent porter plainte pour violence conjugale, traités de « moumounes » et d'autres politesses par des policiers qui leur disent de « mettre leurs culottes », on se demande si la chroniqueuse réside bien sur la planète terre.  Dans plusieurs cas, quand l'homme appelle au secours, c'est lui qu'on arrête en vertu de la politique d'intervention en violence conjugale, une injustice méticuleusement dissimulée par nos médias.

Un ouvrage pour déniaiser nos journalistes...
Mme Maréchal renchérit : « Pour elle (la femme victime), c'est un constat d'échec qui laisse des bleus au corps, mais aussi au cœur.  C'est devoir avouer qu'elle s'est trompée, qu'elle a aimé le mauvais "gars".»

Si seulement Mme Maréchal pouvaient sortir de ses ornières idéologiques et s'informer enfin sur un sujet aussi sensible que le violence conjugale, en dehors des diktats féministes.  Je lui recommande la lecture de L'homme battu, de Sophie Torrent, un essai très éclairant dans lequel elle constaterait que des hommes vivent des réalités similaires à celles qu'elle décrit.

Toujours en phase avec un discours féministe usé marqué par le repli sur soi, elle conclue : « Il faut que les femmes trouvent la force de s'en sortir pour elles et leurs enfants.  Car l'amour ne doit ni menacer ni tuer.  »  C'est aussi vrai pour les hommes et les enfants qui doivent quitter la maison parce que maman a sauté sa coche et qui se retrouvent sans ressources alors que ces dernières abondent pour les mères et les enfants en pareille situation.  

Mais on anticipe alors sans problème la réaction que pourrait avoir Mme Maréchal : « Pourquoi chaque fois qu'il est question de mères et d'enfants menacés par un homme, y a-t-il quelqu'un qui croit bon de rappeler que des pères et leurs enfants aussi doivent être aidés ? »  Parce que c'est évident.  Et qu'il est urgent d'agir, en dehors de toute déviance idéologique.

mercredi 27 novembre 2013

Quand la FFQ commet exactement ce qu'elle condamne...

Ce 25 novembre, journée internationale de lutte contre la violence faite aux femmes, la Fédération des femmes du Québec (FFQ) a dénoncé ce qu'elle considère comme étant la banalisation de la violence faite aux femmes.  Au premier rang des accusés de cette problématique sociale, ainsi décrétée par ces militantes : les « masculinistes » qui tournent en dérision ses propos, quand il ne la poursuivraient pas ou ne la menaceraient pas de poursuites.

Alexa Conradi, présidente, et ses acolytes.
Comme ces militantes refusent d'identifier leurs tortionnaires, « pour ne pas leur faire de publicité », disent-elles, impossible de vérifier cette information, ni par conséquent de la valider. « Des antiféministes ont tenté d'avoir une injonction contre une campagne du gouvernement sur les agressions sexuelles parce qu'ils jugeaient que les statistiques étaient fausses. Et ça a des impacts », a déclaré Louise Riendeau du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale.  Le public commencerait-il à remettre en cause certains diktats par l'exercice d'un nouvel esprit critique ?

Bien que Mme Riendeau ne précise pas de quelle campagne il s'agit, il y a de fortes probabilités qu'il soit question de celle qui avait inondé les médias en 2008. Vous vous souvenez peut-être de cette pub nous montrant une jeune femme qui affirmait sans sourciller qu’« au Québec, une femme sur trois sera la victime d’une agression sexuelle au cours de sa vie ».

Commanditée par le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec
 au coût de 1,3 M $, cette affirmation troublante était présentée comme une donnée officielle de Statistique Canada.  Jean-Pierre Gagnon, de l'Après-Rupture, allait plutôt démontrer à l'animateur Michel Gauthier, le 30 avril 2008, que ce chiffre himalayen provenait en fait d'un sondage de perceptions mené par Isos Reid auprès de 803 répondants.  Une information que la ministre titulaire de l'époque, Christine St-Pierre, devait, plus qu'embarrassée, confirmer  à l'animateur Sylvain Bouchard, du FM 93.

Est-il possible qu'une ancienne journaliste de Radio-Canada ne puisse faire la différence entre un sondage subjectif et une statistique scientifique ?  Comment ne pas parler de duperie et de dopage statistique en pareilles circonstances ?  Comment expliquer qu'après avoir menti délibérément au peuple québécois, et avoir été publiquement confondue pour l'avoir fait, Mme St-Pierre soit restée en poste.  Des ministres ont été « démissionnés » pour moins que ça.


La violence ne vise que les femmes, naturellement...

À l'appui de ses doléances, la FFQ invoque la cyberintimidation, affirmant que 73 % des victimes seraient des femmes.  Dans les faits, selon l'Institut de la Statisitque du Québec, à peine 7 % des filles et 4 % des garçons ont affirmé en être victime.  Le phénomène deviendrait-il soudainement dévastateur chez les femmes adultes ?  Plus qu'improbable.  Peut-on parler d'un problème aussi endémique que le prétendent les médias ?  Plus qu'improbable encore.

Concédons tout de même que la gent féminine reste la première cible de ce type d'agression, même si les garçons demeurent, et de loin, les premières victimes d'intimidation en général.  En effet, sur 63 200 élèves interrogés, 42 % des garçons ont déclaré avoir été intimidés à l'école ou sur le chemin menant de l'école à la maison, en comparaison de 29 % des filles.  Cette statistique intéresse-t-elle seulement ces militantes ?  Plus qu'improbable.

La statistique présumée de la FFQ, dont la source n'est pas mentionnée, ajoutée à un incident isolé où des lesbiennes ont été « agressées » par un groupe d'hommes - en fait insultées par eux - et le drame - plus sérieux, cette fois - d'une femme battue à mort par son conjoint, les poussent à déclarer que la violence faite aux femmes est un problème de société majeure.  Pas de doute, tout geste de violence envers une personne, peu importe le sexe, l'âge, la nationalité ou la religion, reste inadmissible et condamnable.
Les garçons, vraies premières victimes d'intimidation.
L'ennui cependant, alors qu'elles parlent de banalisation, réside dans leur entêtement à ne voir que dans les femmes les seules victimes de la violence, la gent masculine se voyant réduite au rôle ingrat d'éternel tortionnaire. S'il ne s'agit pas là de banalisation de la violence faite aux hommes, de quoi s'agit-il ?  Après tout, ces derniers ne constituent-ils pas plus de 72 % des victimes d'homicides au pays, selon Statistique Canada ?  Pas de sondage de perception ici...

« On ne peut plus parler de la spécificité de la violence envers les femmes sans se faire rappeler qu'il faut aussi des services pour les hommes», a candidement affirmé  Diane Matte, de la Concertation des luttes contre l'exploitation sexuelle (CLES), comme s'il s'agissait là de propos blasphématoires.  Voilà une militante particulièrement douée pour se tirer dans le pied…  S'agirait-il d'auto-violence ?

Des chiffres présentés sans perspectives


Le ministère de la sécurité publique affirme dans son tout dernier rapport de 2012, sorti à temps pour le 25 novembre, que, sur 19 731 présumées victimes de violence conjugale, « les données policières montrent que les femmes sont majoritaires parmi les victimes d’infractions commises dans un contexte conjugal (80 %), leur nombre s’établissant à 15 790 comparativement à 3 941 pour les hommes.»


Ce que ce ministère omet, année après année, de nous préciser, c'est que ces pourcentages concernent des signalements, et non des infractions validées par un verdict de culpabilité.  Certains signalements sont fondés, d'autres pas.  La difficulté que les hommes éprouvent à dénoncer diminue également d'autant leur représentativité réelle parmi les victimes.  


Certains braves ayant osé se plaindre à la police ont déclaré avoir été tournés en ridicule, quand ils n'étaient pas eux-mêmes arrêtés, en vertu du protocole d'intervention en violence conjugale.   Cette procédure, pratiquement inconnue du grand public, ne laisse aucun pouvoir discrétionnaire aux policiers.  Quand un litige survient entre un homme et une femme, on arrête l'homme automatiquement.  La loi, c'est la loi.


Des hommes injustement arrêtés à répétition.
Certains hommes sont ainsi incarcérés à répétition, par des policiers dont ils connaissent tous les prénoms, qui s'excusent de les cueillir à leur domicile avant de les coffrer pour la nuit ou le week-end.  Il s'agit là d'une aberration courante dont les médias ne font jamais mention.  Les hommes aux prises avec cette situation dégradante l'endurent le plus souvent pour rester auprès de leurs enfants ou par dépendance affective.
Le ministère de la Sécurité publique émet toutefois un constat étonnant, compte tenu de la perspective discutable de ses interprétations statistiques : « Il est important de souligner que, depuis dix ans, ce taux (de violence faite aux hommes) a augmenté de 36 % tandis que le taux de victimes  féminines a crû de 4 %. »  En clair, ce chiffre signifie que le nombre officiel de victimes masculines de violence conjugale a cru neuf fois plus vite au cours de la dernière décennie que celui des victimes féminines.  Une violence davantage commise ou admise ?

Cette statistique ne tient pas compte du fait que les hommes dénoncent peu, ni de la problématique des fausses allégations, impunies dans notre système juridique quand elles sont commises par une femme dans un contexte de violence conjugale ou d'agression sexuelle présumée.   Cherchez autant que vous voudrez dans les médias, vous ne trouverez aucun cas de femme reconnue coupable au criminel d'avoir proféré de fausses accusations, hormis la mythomane qui avait menti en se prétendant victime de violence conjugale de la part d'un Éric Lapointe qu'elle n'avait jamais rencontré.  Absolument aucun.

Mais voilà, le commun des mortels n'est pas une vedette acclamée comme Lapointe qui, victime d'un crime aussi flagrant laissé impuni, aurait pu soulever dans la population une indignation aussi légitime que contagieuse.  Dans ce cas précis, l'enquête policière a été menée avec compétence et l'agresseure, condamnée.  Dammage control obligeait.  Quand des fausses allégations détruisent cependant la vie d'hommes méconnus, soit la presque totalité des victimes, la justice trahit son rôle de redresseur d'injustice. 

Demandez à n'importe quel magistrat ou policier un tant soit peu franc et honnête, et il vous confirmera, probablement à voix très basse et en vous prévenant qu'il ne vous aura rien dit, que la gent féminine bénéficie d'une immunité diplomatique absolue en pareille situation.  Imaginez la porte qu'une attitude aussi irresponsable peut ouvrir aux abus et aux ravages causés sur la réputation d'hommes intègres par des femmes vindicatives ou écervelées.

Que penser du silence apathique des médias ?
Il est clair que ces hommes demeurent les cibles d'une violence banalisée, voire dissimulée, qui passe carrément sous notre écran radar, les médias ne remplissant pas le rôle de défendre le droit du public à l'information dont ils se targuent.  Au lieu de cela, les voilà chaque année, fidèles au poste, à jouer aveuglément le rôle de courroie de transmission du discours des groupes féministes qui prétendent que la violence faite aux femmes serait la seule à sévir et, par conséquent, la seule à se voir banaliser.  

Par cette attitude fermée à la violence faite aux hommes, la FFQ démontre qu'elle est la première à commettre l'injustice qu'elle-même dénonce.  Mais il y a longtemps que le public a compris la vacuité du discours de ce regroupement jadis emblématique, devenu hostile envers les hommes de souche hétérosexuels, mais à genoux devant les organisations islamistes parrainées par Québec solidaire, désormais son véritable maître.  Thérèse Casgrain, qui a fondé cette fédération en 1966, doit bien se retourner dans sa tombe...