lundi 18 janvier 2016

Cologne, et une véritable culture du viol…

Le 7 mars 2014, Judith Lussier, blogueuse représentative de ce qu’on appelle dans les milieux branchés le féminisme inter sectionnel, s’exprimait sur le harcèlement virtuel vécu par Anne-Marie Roy, présidente de la fédération étudiante de l’université d’Ottawa, qui avait rendu publique une conversation privée au cours de laquelle des collègues étudiants l’avaient menacée de sodomie.  

Judith Lussier, féministe « progressiste »
Mme Lussier n’avait pas hésité à qualifier de culture du viol l’esprit malin qui s’était emparé des jeunes hommes qui, aucune agression n’ayant été rapportée, se sont vraisemblablement livrés à une très mauvaise plaisanterie sans pour autant vouloir passer aux actes.  

Je ne cherche ni à excuser, ni à banaliser le geste très déplacé de ces étudiants, mais je le situerai plutôt en parallèle avec les agressions sexuelles de Cologne, au terme desquelles plus de 560 plaintes ont été déposées par des femmes qui semblent avoir vécu bien pire qu’une très mauvaise plaisanterie. 

Lussier, un cas de déni parmi d’autres…

Étonnamment, devant une telle prolifération d’agressions sexuelles, Mme Lussier, qui s’était fendue d’une chronique sur une plaisanterie grossière, ne juge pas les évènements de Cologne, ne condamne pas les agresseurs, se tient bien coite, sinon pour… dénoncer les dénonciateurs.  Indignation à ethnie variable ?  C’est la question que l’on pourrait lui adresser comme à un nombre écrasant de féministes dites « progressistes ».  

Voici ce qu’elle disait sur les incidents de Cologne mais, surtout, sur les reproches de plus en plus vigoureux qu’essuient les féministes islamophiles pour leur refus de condamner des exactions aussi spectaculaires que liées à une facteur culturel évident :

« Au fond, le problème, ce n’est pas réellement que les féministes se taisent au sujet des assauts de Cologne, mais qu’elles ne les dénoncent pas de manière assez xénophobe au gout de certains. » 


Si l’on suit la « logique » de Mme Lussier comme de ses sœurs de militance, ça aurait tout aussi bien pu être des hommes de souche, cis-genre, hétéro-normatif et misogynes qui se seraient livrés à des exactions aussi graves et en aussi grand nombre que ces individus identifiés comme étant de type Magrébin ou arabe.  On aurait alors banalisé l’affaire, ou aurait évité d'en faire tout un plat, étant donné qu’on aurait eu affaire à des privilégiés du patriarcat.  Mais vu l’origine ethnique des agresseurs, cette fois, on les stigmatise sous l’emprise de ce démon appelé islamophobie.  Comme si l’islam n’était pas une religion fondamentalement sexiste envers les femmes !

Au fait, j’aimerais que Mme Lussier et ses collègues me citent un seul évènement récent survenu en Occident durant lequel une telle épidémie d’agressions aurait été commise par des hommes blancs, de souche et hétérosexuels en un temps aussi record.  Nageant plus que jamais en plein relativisme culturel, la blogueuse en a rajouté, dans une récente chronique :

« Associer les adeptes d’une religion ou les membres d’un groupe ethnique aux violences sexuelles n’a rien de constructif. C’est à la fois nier que la violence sexuelle se trouve bien vivante dans les cultures occidentales, et stigmatiser les personnes issues de l’asile ou de l’immigration qui n’ont rien à voir avec ces comportements. S’il est vrai que les agresseurs du 31 décembre étaient des maghrébins et arabes en état d’ébriété, alors ceux-ci démontrent qu’ils ont autant peu à voir avec l’islam qu’ils s’adaptent à la culture locale, les agressions sexuelles étant monnaie courante durant l’Oktoberfest. »

Incroyable !  Les agresseurs, dont la propension aux agressions sexuelles aurait peu à voir avec leur culture pourtant manifestement patriarcale, auraient été contaminés par la nôtre dès leur arrivée en Occident par le biais de machinations aussi démoniaques que l'Ocktoberfest !  Cette affirmation serait à crouler de rire si elle n'était pas si pathétique !  

À ce propos, le média 20 minutes, cité par la blogueuse elle-même a bien fait état de 659 crimes rapportés au cours de la première semaine de l’Oktoberfest en 2014, en nette diminution en comparaison des 831 rapportés en 2013, mais voilà, de ces nombres, les agressions représentent une quantité négligeables de délits : « Selon les chiffres publiés en début de semaine par The Telegraph, les crimes, y compris les agressions sexuelles, seraient en baisse cette année par rapport aux précédentes éditions: depuis l’ouverture des festivités le 20 septembre, il y aurait eu sept agressions sexuelles dont deux viols, contre douze l’an dernier. »  

Les agressions sexuelles sont monnaie courante durant l’Oktoberfest, dites-vous, Mme Lussier…

Un couvre-feu pour les hommes !

Comme le silence ne s’est pas révélé rentable pour les féministes de gauche, ces dernières se sont vues contraintes, comme Mme Lussier, de sortir de leur caverne pour défendre, non pas les victimes d’agressions sexuelles, comme toute bonne militante aurait dû faire, mais bien leur propre inertie.  Certaines sont allées beaucoup plus loin que la blogueuse du Métro dans l’art de noyer le poisson en généralisant à tous les hommes occidentaux les crimes perpétrés par les nouveaux venus.    

À témoin, cette timbrée du nom de Meghan Murphy, qui propose un couvre-feu obligatoire pour tous les hommes, rien de moins !  Mais lisez plutôt :

Un titre qui en dit long sur les positons de Murphy et de ses consoeurs...
« Vous avez eu votre chance, êtres à pénis !  Et vous l’avez sabotée !  Ce que vous avez prouvé, encore et encore, c’est qu’on ne peut se fier sur vous pour pour vous comporter correctement à la brunante.  (…) Considérez cette initiative (le couvre-feu) comme de l’éducation de masse pour les hommes.  Après un laps de temps déterminé, nous leur permettrons à nouveau de circuler dans les rues et verrons comment ça ce passe.   Si le harcèlement et les assauts sexuels continuent, eh bien, on retournera au couvre-feu !  Vraiment, ils ont couru après ! »

Bien sûr, l'auteure nie toute influence de la culture des agresseurs de Cologne, comme le révèle le titre de son article : « Nous devrions considérer le sexe des agresseurs de Cologne, et non leur race. »   C’est pourtant l'épidémie même de Cologne qui est à l’origine de l’indignation fanatique de Mme Murphy… 

Curieux, tout de même, que celles qui dénoncent de façon obsessionnelle la « culture du viol » soient incapables de le faire dès que les agresseurs présumés sont autres que des hommes blancs, de souche et hétérosexuels.  Ne sont-elles pas capables de reconnaitre une vraie culture du viol quand elles en voient une ?  Judith Lussier donne pourtant une si bonne définition de ce phénomène, sur mesure pour cerner ce comportement parmi les cultures où les femmes sont moins considérées que les chameaux.

Mehgan Murphy, bonne pour la psychiatrie...
« Dénoncer la culture du viol, ce n’est pas dénoncer l’évidence : que le viol ou l’incitation au viol, c’est mal. C’est dénoncer tout ce qui entoure la banalisation du viol, la culpabilisation des victimes et la déresponsabilisation des agresseurs. «En cas de viol, la culture du viol permet collectivement de justifier le viol, de le dédramatiser, de le banaliser, de le relativiser en questionnant la responsabilité de la victime, en remettant en question notamment son consentement, supposé par son attitude», explique Tanya St-Jean, fondatrice du site jesuisindestructible.tumblr.com, qui vise justement à sensibiliser les gens à cette culture et à la dénoncer. »

Tout ça est fort bien dit, Mme Lussier, et la maire de Cologne, notamment, pourrait faire son profit de vos propos.  À quand votre compréhension, et celle de vos consœurs, de vos propres prises de position, en dehors de tout diktat communautariste et de tout aveuglement volontaire ?

samedi 16 janvier 2016

Violence conjugale : Alex Galchenyuk, la victime qui s’excuse…

Imaginez Eugénie Bouchard, surprise par son chum en présence de deux hommes tout habillés et ensuite rouée de coups.  Un des deux hommes, eux aussi frappés par la brute, compose le 911.  L’agresseur est vite arrêté.  Il s’avère plus tard que ni la joueuse de tennis, ni les deux hommes agressés ne faisaient quoi que ce soit qui aurait pu expliquer, à défaut de justifier, l’ire de l’amant hystérique.  Croyez-vous qu’il aurait été pertinent pour Eugénie Bouchard de s’excuser publiquement pour la médiatisation d’une telle affaire ?  Moi non plus.

Un couple médiatisé malgré lui...
Eut-elle présenté des excuses que la FFQ et le Conseil du statut de la femme seraient montés aux barricades, à moins, bien sûr, que l’agresseur ait présenté un profil Magrébin ou arabe.  La culture du viol, nouveau dada des féministes inter sectionnelles, aurait été invoquée, tel un mantra, et des témoignages de sympathie auraient inondé la victime qui serait devenue une nouvelle égérie du féminisme militant.  N’aurait plus manqué qu’une accolade fortement médiatisée d’Emma Watson, en guise de soutien et de reconnaissance de l’ONU… 

Un homme doit-il être coupable d’être victime ? 

C’est ce qu’on pourrait conclure du comportement surprenant d’Alex Galchenyuk alors qu’il tenait ces propos lors d’une rencontre de presse : «Bien sûr que c'est une distraction, je me sens mal et j'ai hâte de passer à autre chose. Je suis désolé pour mes coéquipiers et pour les fans aussi.»  Eh ben…

Moi je veux bien, qu’il soit désolé, mais comment aurait-il pu prévoir les évènements provoqués par sa volcanique copine, Chanel Leszczynski ?  Est-il responsable des gestes de cette harpie, en plus des siens ?  Voit-on se profiler derrière la violence de cette femme le mythe du syndrome de la femme battue, qui n’a jamais été validé par aucune étude scientifique, mais qui demeure un dogme féministe chéri par tant d’intervenants pourtant diplômés et en poste ? 

Dire qu’on s’étonne que les hommes ne dénoncent pas !  Ils sont d’autant plus discrets qu’il est de plus en plus admis que les policiers, appelés sur le site d’une présumé dispute conjugale, doivent embarquer le gars, menottes aux poings et ce, qu’il soit l’agresseur présumé ou la victime.  Terrifiant, mais vrai.  Pourquoi alors Alex Galchenyuk n’a-t-il pas été arrêté lors de l’agression dont il a été victime ?  Très simple : c’est l’une des deux femmes victimes des coups de Leszczynski qui a composé le 911.  Évidemment quand c’est une vraie victime qui demande des secours… 

Les faits

L'angélique Chanel Leszczynski...
Voici la séquence des évènements tels que présentés dans Le Journal de Montréal : 

Le jeune attaquant de 21 ans et les deux convives féminines étaient vêtus et ne se trouvaient pas dans une position compromettante, selon ce qu’il a été possible d’apprendre.

Dans un élan de rage, Chanel Leszczynski aurait fortement insisté pour que les deux femmes quittent la chambre. Le problème, c’est que les invitées ont dû sortir si vite qu’elles ont oublié des effets personnels importants à l’intérieur.  Puisque la copine du jeune athlète de 21 ans refusait de les laisser entrer de nouveau, elles ont contacté le 911 pour pouvoir retourner à l’intérieur.

À leur arrivée, les agents ont retrouvé Alex Galchenyuk avec le nez ensanglanté. En discutant avec toutes les personnes impliquées dans l’histoire, ils ont rapidement identifié Chanel Leszczynski comme suspecte. » 

Voulez-vous me dire ce que le joueur de hockey pouvait bien avoir à se reprocher ?  Un mauvais choix de blonde ?  Il me semble que tout homme a le droit de se tromper.  Surtout à 21 ans.  N'y a-t-il pas une différence entre tromper sa blonde et se tromper de blonde ?

Une des femmes tabassées témoigne 

Le journal Métro a recueilli le témoignage de l’une des femmes tabassées par la copine de l’attaquant des Canadiens.  En voici des passages pour le moins intéressants. 

« Alex n’était pas avec nous. On est restées toutes seules dans la chambre. On a entendu une porte s’ouvrir et jamais on se doutait de ce qui arriverait par la suite. Sa blonde est arrivée, elle a sauté sur le lit et à commencer à nous «kicker». Elle nous donnait des coups de pied solide!

Elle était vraiment violente. Alex est entré dans la chambre parce qu’il a entendu qu’elle nous frappait et nous criait des insultes. On est sorties et pendant qu’on sortait, c’est là qu’on a vu qu’elle lui a donné au moins 2 shots sur la gueule, deux bons coups de poing. 

On avait encore nos effets personnels dans la chambre, nos sacoches, cellulaires mais elle nous a poussé en dehors de la chambre et a barré la porte. On n’a pas pu aller récupérer nos choses.  On est descendues en bas. Les deux, on était sous le choc. J’ai pleuré un peu. Je ne savais pas quoi faire. On est allées dans le lobby, on a appelé la police et trois voitures sont arrivées sur place. Il était rendu 11h quand on est parties. »  

Je répète ma question : qu’est-ce que Galchenyuk pouvait bien avoir à se reprocher ? 

Qui est Chanel Leszczynski ?

Jean-François Messier, ancien patron
Ancienne danseuse nue au cabaret Les Amazones, Chanel Leszczynski y a laissé le souvenir d’une femme coléreuse, pour ne pas dire violente, selon le propriétaire de l’établissement, Jean-François Messier : «La première chose que je me suis dite quand j’ai lu cette histoire dans Le Journal, c’est que ça ne m’étonnait tellement pas d’elle.  (…) C’était une beauté parmi les beautés, avec beaucoup de charisme aussi. Mais elle avait tout un tempérament, se souvient-il. Elle n’était pas méchante, pas avec moi en tout cas, mais elle avait un problème d’attitude.»  

C’est le moins qu’on puisse dire, quand on apprend que, depuis 2010, elle a été accusée de voies de fait ayant causé des lésions, d’avoir omis de se conformer à des conditions, ainsi que de conduite avec les facultés affaiblies à deux reprises.  « Dans tous les cas, soit la jeune femme a été acquittée, soit les procédures contre elle ont été arrêtées. » précise cependant Stéphan Dussault, du Journal de Montréal.  

Trop grande sévérité des policiers qui l’ont arrêtée ou complaisance d’une magistrature de plus en plus réputée pour son indulgence envers les femmes ?  C’est que la question se pose, à la lumière des récents événements…

Quelle étrange société que la nôtre, où une femme peut commettre des exactions sans se voir exagérément inquiétée, et où un homme victime de violence conjugale s’excuse publiquement.  Il paraitrait que nous vivons dans une société patriarcale où les hommes crouleraient sous les privilèges ?  Ah tiens...

lundi 11 janvier 2016

Cologne : le silence des féministes vous étonne ?

Dans un billet remarqué publié sur Facebook, le comédien Stéphane E Roy s’étonne du silence des féministes devant l’épidémie d'agressions sexuelles survenue à Cologne, présumément orchestrée par un groupe d’individus faisant partie des migrants précipitamment admis sans prudence ni discernement par la trop généreuse et passablement naïve chancelière allemande Angela Merkel. Un millier de brutes aurait participé à une centaine d’agressions.  L’artiste s’exprime ainsi :
Stéphane E Roy, indigné
«Quand j'ai entendu parler de la vague de viols en Allemagne, à Cologne, je me suis dit: les féministes vont sortir et faire un papier, une pétition quelque chose; une manifestation. 

Elles qui sortent dès que Jean-François Mercier fait une blague un peu sexiste!

Là avec des centaines de viols elles vont dénoncer le machiste médiéval, l'obscurantisme religieux qui dictent qu'une fille qui est voilée est respectable, mais qu'une fille pas voilée mérite le viol.

Non rien.

Pas un signal de désaveux face à ces gestes criminels!? Cette philosophie rétrograde; qui dicte que la femme qui n'est pas voilée est une putain, elles l'endossent?

Mais que se passe t'il?  » 

Rien... comme d’habitude.    

Mais comment s’en étonner ?  Depuis quand les féministes étatiques dénoncent-elles les dérives attribuables à l’islam politique ?  Partout en Occident, c’est le même silence, la même lâcheté, la même compromission.  Pourquoi ?  Tout simplement parce que les féministes militantes vivent des fonds publics octroyés par des dirigeants à genoux devant les lobbys intégristes musulmans.   

En condamnant ces derniers, c’est la main qui les nourrit qu’elles mordraient, cette main qui pourrait leur faire payer leur audace en fermant le robinet des fonds publics.

Croyez-vous qu’une épidémie d'agressions sexuelles comparable à celle de Cologne entrainerait d’autres réactions – ou d'autre absence de réactions – au Québec ou au Canada, province et pays régis par les islamophiles Justin Trudeau et Philippe Couillard ?  La FFQ, devenue succursale « féministe » de Québec solidaire, parti accoquiné avec des organisations telles que Présence musulmane, étroitement liée aux frères musulmans par Tarik Ramadan interposé, au mieux protesterait mollement dans sa feuille de chou, au pire se terrerait dans un silence hypocrite afin d’éviter les « amalgames ».

Françoise David, en dessous de tout...
N’est-il pas encore présent dans les esprits, le souvenir infamant de l’insipide Françoise David, admiratrice béate d’Adil Charkaoui, ancienne présidente de la FFQ et actuelle chef de Québec solidaire, qui a réussi à soutirer l’unanimité  d’une Assemblée nationale de pleutres condamnant le délit imaginaire d’islamophobie ?  Que le parti libéral soutienne pareille imposture ne surprendra personne, mais que le parti québécois l’endosse lève le cœur. 

Un slut-shaming à indignation variable… 

Les féministes, celles qui ont hurlé au slut-shaming lors de la blague si anodine mais pertinente de Jean-François Mercier sur les allumeuses dans les clubs, se terrent à l’idée de dénoncer les propos aberrants de la maire de Cologne, Henriette Reker, qui a préféré donner aux femmes des conseils de prévention simplistes plutôt que de condamner l’épidémie d'agressions sexuelles, comme si « l’imprudence » présumée des femmes devait excuser la violence des agresseurs ou en être à l’origine.  Facteur culturel, quand tu nous tiens…

Même en Allemagne, où l’on affirme que cette politicienne irrite les féministes, aucune instance militante crédible n’a pris ouvertement position pour dénoncer ses propos.  On préfère déverser son fiel sur les réseaux sociaux, souvent sous pseudonyme, plutôt que de s’afficher clairement.  

La rançon de la dissidence 

Je ne suis pas un fan de Christiane Pelchat, mais je lui reconnais le mérite d’une initiative significative allant à l’encontre des diktats islamiques.  Alors qu’elle était présidente du Conseil du statut de la femme, elle avait parrainé un avis prônant l’interdiction des signes religieux au sein de la fonction publique.   

Christiane Pelchat, exilée
Qu’est-il donc arrivé à cette femme ?  Avant même la fin de son mandat, elle s’est vue parachutée dans une délégation du Québec au Mexique, l’équivalent d’une Sibérie féministe.  Elle fut bien vite remplacée par la docile Julie Miville-Dechêne, qui retourna la veste du CSF en adoptant des postions conformes à l’islamophilie du parti libéral du Québec. 

Des prostituées et des putes… 

Alors pourquoi les féministes militantes se taisent-elles ?  Quand on sait que le Conseil du statut de la femme empochera cette années 3,8 M $, on comprend pourquoi cet organisme, qui dénonce les privilèges imaginaires de la gent masculine, tient à conserver les siens en évitant les vagues sur la question si embarrassante pour lui de l’islam politique.   

Alors que cet organisme, comme la FFQ, devrait être le premier à monter aux barricades pour dénoncer la pire menace occidentale pour les femmes, l'islam politique, il préfère se terrer dans un silence lâche et mercantile, de peur de se faire taper sur les doigts et de voir son financement réduit.

Et puis, le Mexique, ce repaire rempli de machos, c’est une perspective peu emballante, n’est-ce pas Mme Miville-Dechêne ? Voilà un facteur culturel que vous désirez par dessus tout éviter !

Julie Miville-Dechêne, opportuniste
Je vais sans doute paraitre grossier, mais tant pis.   Par leur lâcheté et leur opportunisme, les féministes d’État s’apparentent de plus en plus à des putes dont on achète la soumission servile, en les faisant adhérer, par leur silence, à une idéologie rétrograde, misogyne, homophobe et raciste, autant de travers que le féminisme constructif s’est toujours attaché à dénoncer.  

Djemilla Benhabib et Louise Mailloux restent des exemples par trop minoritaires de cette militance authentique.  Elles paient aussi le prix  fort de leur audace par le djihad juridique dont elles sont victimes. 

Pour conclure, je tiens à préciser que je ne cherche nullement à insulter les travailleuses et travailleurs du sexe par l’emploi du mot « putes », pas plus que je ne souhaite les injurier en les assimilant aux féministes d’État.  Les prostitués sont des gens respectables exerçant une profession méprisée, les putes restent des êtres méprisables monnayant leur respectabilité.

samedi 9 janvier 2016

Qui se terre derrière la « coalition contre la radio-poubelle » ?

Il existe parfois de très bonnes raisons pour recourir à l’anonymat afin de défendre ses idées.  Par exemple, le blogueur qui a pour pseudo « Prof solidaire » s’apprête à publier un livre dans lequel il relate par le détail la cabale dont il a été victime de la part de la directrice de l’école où il avait déjà enseigné.  Il est facile d’imaginer les risques de poursuite, si injustifiés soient-ils, dont il pourrait faire l’objet si jamais l’identité de son agresseuse était rendue publique.  Le but de cet homme est de dénoncer des comportements inacceptables et condamnables afin, sans doute, d’en prévenir la répétition, et non de se lancer dans une vendetta personnelle.

Une « coalition » à la défense de Céline Hervieux-Payette...
Il existe cependant un tout autre genre d’individus pour qui l’anonymat donne toute latitude afin d’attaquer, de salir, d’insulter et de multiplier les procès d’intention envers les gens qui ne partagent pas ce qui leur sert de convictions.  Le plus involontairement comique, c’est que ces bienpensants censeurs agissent ainsi au nom de la démocratie en projetant sur leurs « ennemis » (Inutile ici de mettre des gants en parlant simplement d’adversaires…) leur propre désir d’intimider pour mieux museler.  Avec de tels défenseurs, la projection de comportements néfastes à la liberté d’expression connait une – nouvelle – heure de gloire.

Un groupuscule de la sorte, qui s’est baptisé Coalition contre la radio-poubelle, s’est donné un mandat de police de la pensée en prétendant régenter la liberté de parole au sein de ce qu’ils appellent les radios poubelles.  Si je devais définir lesdites radios, je les qualifierais de médias indispensables à la démocratie par la nécessaire volonté de fouiller dans les poubelles de notre société afin d’en extirper les nombreuses incuries et d’exposer les sujets tabous que les médias main stream respectables évitent soigneusement.  Au mépris de leur devoir d’information. 

Ce groupe d'individus semble bien distinct d'un autre qui, au moins, ne s'est pas réfugié derrière l'anonymat, même si son discours semble tout aussi rétrograde.  Il s'agit de la Coalition pour la justice sociale de Québec-Chaudière-Appalaches, qui reprend essentiellement les mêmes arguments que Dominique Payette - la fille de l'autre - dans son étude réalisée à la va comme je te pousse condamnant les « radios poubelles ».  

Dominique Payette, muse d'une censure bienpensante...
N’en déplaise aux coalitions de dames patronnesses et autres Dominique Payette de ce monde, ce n’est pas faire preuve d’intimidation que d’interpeler des personnalités publiques et de les mettre en face de leurs incohérences.  Par contre, c’est démontrer une malhonnêteté intellectuelle primaire que d’accuser faussement d’intimidation quiconque se livre à cet exercice salutaire.  Il est loin le temps où Jeff Fillion harcelait bêtement Sophie Chiasson et cet animateur a subi les conséquences de ses actes.  Généraliser à partir d’un cas et faire comme si aucune autorégulation médiatique n’était survenue s’inscrit dans une maladroite stratégie de démonisation.

« Faisons taire les vilains masculinistes ! »

2015 a été pour moi une année fertile en surprises et en rebondissements.  Le Huffington Post, sans doute sous la pression de bienpensants du genre de ceux que je viens d’identifier, a brutalement fermé mon blog sur la condition masculine et sur le multiculturalisme au motif qu’il désirait « se retirer du débat masculinistes vs féministes ».  Facebook a retiré en catimini les deux articles que j’avais consacrés à la crise autochtone de Val d’or et au Centre d’amitié autochtone de Val d’or ainsi qu'un autre sur l’affaire Turcotte.

J’ai par contre eu le plaisir de participer, avec mes complices Lise Bilodeau, présidente de l’ANCQ, et Yvon Dallaire, psychologue qui représente un perpétuel cauchemar pour les féministes intégristes, à une émission des francs tireurs, animé par Richard Martineau.  Un bon moment de télévision qui, tout en suscitant un vif intérêt chez ceux et celles qui se préoccupent de condition masculine, a retourné plus d’un estomac militant.

Votre humble serviteur, R Martineau, L Bilodeau et Y Dallaire.
J’ai débuté l'année en participant à l’émission éponyme de Richard Martineau sur les ondes de CHOI-fm, en compagnie de sa co-animatrice Élisa Cloutier, afin de commenter la sortie sexiste et incongrue de la sénatrice Céline Hervieux-Payette à l’effet que les 22 sièges laissés vacants au sénat devraient tous être occupés par des femmes, celles-ci étant plus sensibles, plus compatissantes et mois corrompues que les hommes !  Il n’y a qu’une féministe d’État pour concevoir ainsi la lutte au sexisme en le reproduisant aussi méticuleusement.
 
Richard Martineau, m’a invité à donner mon opinion sur ces déclarations aussi aberrantes que misandres.  Et c’est précisément cet échange que nous avons eu, les animateurs en moi, qui a scandalisé les membres de la coalition qui vont jusqu’à enjoindre le public de porter plainte contre nous, rien de moins !  Impressionnant, n’est-ce pas, cette façon de lutter soi-disant contre l’intimidation et le musèlement en tentant, assez maladroitement du reste, d’intimider et de museler.  Projection, quand tu nous tiens…  Mais savourons un échantillon de leur prose (fautes incluses) :
 
« Le sexisme anti-homme, c’est comme le racisme anti-blanc. C’est une méthode ignorant les rapports de forces servant à brouiller la réalité.

« On a ici un beau cas. Olivier Kaestlé est invité à Radio X par Richard Martineau. C’est pour commenter une lettre signée par des féministes réclamant la parité homme-femme au sénat.

« Olivier Kaestlé est un blogueur masculiniste. Quoi de mieux qu’un masculiniste pour commenter une initiative féministe n’est-ce pas?

« (…) Vous trouvez ça inacceptable? Vous pouvez porter plainte au CCNR ou écrire une lettre aux annonceurs. Vous pouvez aussi signer la déclaration pour des ondes saines.

« Avec cette tengeante, Richard Martineau s’enligne pour remporter le trophée de l’animateur de radio-poubelle le plus masculiniste. »

S’ensuit un verbatim de l’échange que j’ai eu avec l’animateur, dont je ne renierai pas une seule virgule.  La preuve, je vous le partage intégralement :

« Madame Céline Hervieux-Payette devait être contente de voir Obama pleurer hier parce que quand les gars agissent comme des femmes la c’est correct (…) OK-Il y a une étude qui dit que (…) Pour chaque dollar dépensé pour les hommes, on en dépense 11 pour les femmes. RM-Parce que les femmes sont plus malades, en même temps elles accouchent, elles ont une santé fragile OK-Elles font plus de dépression, elles sont soi-disant plus battues. (…) Pour ce qui est des meurtres entre conjoint c’est les hommes qui dominent, mais pour ce qui est des meurtres d’enfants, et des infanticides (…) c’est les femmes qui dominent (…) S’il y a moins de femmes en politique, est-ce que c’est vraiment parce qu’il y a encore un plafond de verre? RM – Ou c’est parce que les femmes ne sont pas intéressées? (…) Elle passe sous silence toutes les réalisations masculines. La majorité des progrès médicaux, c’est des hommes. Les voitures, les avions, l’informatique tout ça. RM- On peux-tu dire qu’à la Deuxième Guerre mondiale, ceux qui sont allé défendre l’Europe c’était des petits gars? C’est des hommes qui ont défendé la démocratie et la liberté à l’époque! (…) En terme d’égalité de droits, beaucoup de chemin a été fait et je pense qu’il faudra s’intéresser un peu plus au droit des hommes. » Puis ils ouvrent les lignes et surprise, ce ne sont que des hommes qui appellent. »

Eh oui, quelle horreur, des hommes qui s’intéressent à des questions sociales en lien avec leur condition !  Mais si ils ne le faisaient pas, ces gérants d’estrade leur reprocheraient leur superficialité…  Je cherche encore en quoi les propos que Richard Martineau et moi avons échangés sont haineux, méprisants ou sexistes.  Provoquants, subversifs, peut-être bien.  Et alors ?   

Je ne dois pas être assez conscientisé, mon cerveau aux méandres débraillés n’étant pas idéologiquement lessivé.  Faire partie d’un troupeau de moutons asservis aux dogmes de la rectitude politique n’a jamais fait partie de mes ambitions, allez savoir pourquoi.

C’est sans doute précisément la modération de nos propos, cependant critiques qui, à l’évidence, dérange ces bienpensants féministes à l’intelligence idéologiquement formatée.  S’il fallait que nos arguments scandaleux contaminent notre bon peuple et lui fasse prendre conscience de réalités dont il se doute peut-être sans pour autant les saisir clairement ! Vite, pensent-ils, protégeons, contre elles-mêmes, nos brebis égarées, fermons-leurs les yeux dans leur intérêt, évitons de les mélanger en sortant des sentiers battus d’une morale faussement progressiste de laquelle toute digression est proscrite !  Faisons taire ces hérétiques de droite !

Et, en toute lâcheté, faisons-le publiquement, mais… anonymement !

jeudi 10 décembre 2015

Non, rien n’excuse Guy Turcotte, sauf que…

La poussière commence à peine à retomber après le verdict de meurtre au second degré qui a été rendu ce 6 décembre contre Guy Turcotte pour les meurtres d’Olivier, cinq ans, et d'Anne-Sophie, trois ans, assassinés de 46 coups de couteau à Piedmont en février 2009.  « Yes ! », aurait laissé échappé Isabelle Gaston, la mère des victimes, à l’énoncé du verdict.  Justice aurait été rendue et nombreux sont ceux qui croient sincèrement que notre bon peuple retrouvera confiance en notre système judiciaire.  Bon, moi je veux bien mais...

Isabelle Gaston
… Je ne suis pas convaincu, malgré les éléments au second procès qui indiqueraient que le cardiologue aurait agi avec préméditation, comme le fait de déplacer des rendez-vous prévus le jour du meurtre.  C’est pourtant un verdict d'homicide au second degré qui a été rendu, qui excluait en principe la préméditation.  Il est bien possible que ce verdict soit le bon, et que le précédent, excluant la responsabilité criminelle, ait été trop clément.  Mais comment savoir ce qui se passe dans la tête d’un criminel, comme le faisait remarquer récemment le chroniqueur Richard Martineau.  Pas plus que lui, je n’ai la prétention de le savoir. 

Parallèlement à cette énigme, demeure celle, en filigrane, de ce qui s’est passé dans la tête d’Isabelle Gaston au cours des mois qui ont précédé la tragédie.  Aux yeux de certains, nous avons affaire à une femme sans reproche, tout aussi victime que ses enfants.  Aux yeux d’autres, elle est aussi coupable que Turcotte, quand elle n’est pas devenue l’unique responsable du double meurtre.  C’est à croire qu’elle aurait téléguidé le geste de son ex avec une télécommande et appuyé sur le bouton « strike » 46 fois… 

Les nuances n’ont jamais tué personne… 

Je ne le répèterai jamais assez : le geste de Guy Turcotte est inexcusable.   Rien ne justifie le fait de tuer ses enfants, qu’il s’agisse de désespoir, de peine, de sentiment d’abandon, de trahison, ou pire encore, de désir de vengeance.   Mais peut-on vraiment affirmer sans sourciller qu’Isabelle Gaston n’ait rien à voir dans la disparition de ses enfants ?  Est-ce que le fait d’identifier une responsabilité chez elle atténue en quoi que ce soit celle de Turcotte ?  

Je répondrais non aux deux questions.  La responsabilité du  meurtrier a beau rester entière, elle n’exclue pas pour autant l’hypothèse qu’indirectement, Mme Gaston ait eu quelque chose à voir dans cette triste affaire.

Contrairement à nombre d’âmes compatissantes, je ne suis toujours pas convaincu que Guy Turcotte ait tué à seule et unique fin de faire souffrir Isabelle Gaston, bien que cette éventualité soit à considérer devant la violence inouïe du geste.   Des témoignages au premier procès présentaient le cardiologue comme un père qui préférait la compagnie de ses enfants à celle des adultes lors des réunions familiales.  

Ce père semblait même plus proche d’eux que leur propre mère.  Se peut-il que la peur de perdre la garde de ses enfants dans un contexte où la Justice penche plus souvent qu’autrement en faveur de la mère en cas de litige ait pu peser dans la balance et qu'il ait vraiment pensé les amener avec lui dans la mort ? 

Sainte-Isabelle 

S’il y a eu un désir de vengeance, n'existait-il vraiment que d’un seul côté, celui du cardiologue ?  On pourrait en douter, en examinant les circonstances précédant le double meurtre. 
Guy Turcotte
Comprenons-nous bien : je trouve aberrant que l’on rendre Isabelle Gaston coupable du geste de son mari parce qu’elle lui a été infidèle.  Nul n’a le droit de la condamner d'avoir cessé d'être amoureuse de Turcotte, ni même d'être allée voir ailleurs. Ces choses-là arrivent et on ne peut empêcher un cœur d'aimer ou de cesser d'aimer. Ainsi va la vie.

Là où j'ai un problème très sérieux avec la personnalité de Mme Gaston, en dehors de la sanctification béate ou de la condamnation unilatérale qui l’accompagne, c'est dans la manière dure, pour ne pas dire sauvage au plan psychologique, dont elle a agi envers Turcotte. C'est à se demander si elle ne désirait pas que la rupture lui soit le plus douloureux possible. 

Sachant très bien que son futur ex était un homme fragile en « thérapie », elle le trompe avec un ami du couple (Je ne la blâme pas pour ça, ça peut arriver.), mais trouve judicieux d’avoir des rapports sexuels avec son amant dans le lit conjugal (Parlez-moi d’un geste empli de tact !). 

En voyage au Mexique avec Turcotte avec les enfants, elle lui reproche de ne pas lui avoir dit qu’il était au courant de sa relation adultère (L'ex de son amant venait de l'informer au téléphone qu'elle avait récemment tout révélé au cardiologue.) ! Qu'elle dissimule son infidélité, c'est cool, mais que son mari lui cache qu'il est au courant des faits, c'est ingnoble ?  Eh ben…

De retour au Québec, Turcotte, éjecté aussitôt de son domicile par Gaston, doit se trouver une maison en un temps qui mériterait de figurer au Guinness. Son auto n'a pas quitté le stationnement, qu’un autre record, de rapidité d’atterrissage celui-là, est établi quand le véhicule de l'amant y prend place. Les ex conjoints deviennent à couteaux tirés, sans jeu de mots facile...  

Certainement en vue de créer un climat de saine collaboration dans l'intérêt des enfants, faut-il présumer, Mme Gaston change au plus vite les serrures de sa maison et, la veille du double meurtre, menace Turcotte de disparaître avec Olivier et Anne-Sophie sous une fausse identité.  Parlez-moi d'une femme accommodante...

Bien que Mme Gaston ait affirmé, au lendemain des meurtres et sous auréole, qu’elle avait accordé à son ex la garde partagée pleine et entière, on peut légitimement douter de sa bonne volonté.  Est-il bien téméraire de présumer que de garde partagée, on serait vite passé à garde exclusive, en invoquant l’instabilité émotionnelle du père, et que cette garde aurait pu être accordée aisément à la mère, disposant même sur place d’un père de substitution ? 

Olivier et Anne-Sophie Turcotte
Je sais, je ne fais que spéculer.  On ne saura jamais vraiment ce qui aurait pu se passer.  Un Turcotte plus sain d’esprit aurait pu demeurer dans l’anonymat l’un de ces nombreux pères floués par le système, devenu guichet automatique de pension alimentaire avec un hypothétique droit de visite une fin de semaine sur deux.  Il y en a tant, des comme ça…

Non, rien n'excuse le geste de Turcotte, mais une question qui tue subsiste : si Mme Gaston avait fait preuve d'un tant soit peu de tact et de sollicitude envers un être qu’elle savait fragile dans sa gestion d’une situation aussi délicate qu’une infidélité entrainant une double trahison (épouse et proche ami) et si elle n’avait pas menacé son ex de lui ravir ses enfants, ces derniers seraient-ils décédés ?

Je méditerais là-dessus avant d’exonérer Isabelle Gaston de toute responsabilité dans ce double meurtre bien que, et je le répète, rien n'excuse Guy Turcotte.

mardi 1 décembre 2015

Stephanie Guthrie, la féministe qui menace la liberté d’expression canadienne…

Vous croyez peut-être que j’exagère en reconnaissant un tel pouvoir à une vulgaire misandre ?  Attendez de lire ce qui suit...
 
Stephanie Guthrie, fanatique
Précisons que, sans un système judiciaire aussi incompétent qu’idéologiquement corrompu que celui qui sévit en Ontario, une affaire aussi invraisemblable que ridicule n’aurait jamais vu le jour.  Nous parlons ici du même système qui a failli autoriser les tribunaux islamiques, qui a permis le port du niqab lors de témoignages en cour, en plus de condamner un propriétaire de quincaillerie pour avoir voulu imposer un casque de sécurité à un agent de sécurité sikh obsédé par son turban lors de travaux de rénovation.

On peut aisément constater le manque d’intelligence et de discernement de trop nombreux magistrats de cette province en ce qui a trait à l’islam et à ses déviances.  Il serait temps de prendre également conscience du délire dont la justice ontarienne peut faire preuve sous l’emprise de cet autre intégrisme qu’est le féminisme militant. 

Trois ans d’enfer 

Comme souvent, la victime de ce nouveau psychodrame féministe est un homme, Alan Elliott.  Son crime ?  Avoir contredit une féministe, Stephanie Guthrie, dans twitter.  Cette fanatique, obsessionnellement vindicative, avait déjà lancé en 2012 une première campagne de représailles contre un concepteur de jeux internet, Ben Spurr, qui avait eu la malencontreuse idée de créer un jeu permettant de donner des coups virtuels à Anita Sarkeesian, une féministe radicale spécialisée dans la dénonciation de l’image des femmes dans les médias.  Concédons qu'on a déjà vu des jeux de meilleur goût...

En proie à une incontrôlable crise de militance, Guthrie avait décidé de stimuler la vindicte d’internet contre Spurr, au point de vouloir l’atteindre dans sa vie professionnelle, comprendre ici, de le dénigrer au point où aucun employeur ne voudrait l’engager.  C’est ici que les problèmes d’Alan Elliott allaient commencer, quand cet artiste graphique a osé contester la pertinence de la vendetta initiée par Guthrie, affirmant par gazouillis que ce procédé était « tout autant vicieux que le jeu de coups au visage » dénoncé. 
 
Alan Elliott, harcelé
Toujours incapable de gérer ses émotions, Guthrie, soutenue par deux autres exaltées, Heather Riley et Paisley Rae, décida, en novembre 2012, d’accuser Elliott de harcèlement criminel en s’appuyant sur la foi de gazouillis inoffensifs dans lesquels notre homme avait toutefois eu l’hérétique outrecuidance de manifester son désaccord avec la vendetta de la féministe envers Spurr.  

Devinez quoi ?  Alan Elliott fut aussitôt arrêté  par l’agent Jeff Bangild, qui reconnut plus tard en cour que les gazouillis n’avaient strictement rien d’offensif.   Un système judiciaire compétent et circonspect aurait normalement aussitôt réprimandé l’idiot à l’origine d’une arrestation arbitraire et débouté l’accusatrice malveillante.  Mais nous étions en Ontario et, contre toute logique et tout bon sens,  le pauvre homme a été arrêté, incarcéré et accusé.  

Comme si ce n’était pas suffisant, il devait à l’origine rester emprisonné pendant la durée des procédures judiciaires.  Imaginez, ça fait maintenant trois ans que dure ce cirque aussi aberrant qu’injustifié …  C’est sans doute grâce à un moment d’inattention qu’un juge étourdi lui accorda une liberté provisoire assortie cependant de conditions draconiennes : alors qu’il gagnait sa vie comme graphiste, Elliott se vit interdire l’accès à internet et « à tout appareil donnant accès à internet ».

En clair, Guthrie avait enfin la satisfaction de voir la vengeance qu’elle avait vainement tenté d’infliger à Ben Spurr appliquée à Alan Elliott.  Si elle n’était pas déjà orgasmique, elle a dû le devenir à l’annonce de cette condition qui menaçait désormais la survie financière de sa victime, en plus de constater, au fil des ans, que l’homme, qui avait dû défrayer 50 000 $ en frais judiciaires, en devait désormais plus de 40 000 $.  Encore une noble victoire du féminisme militant… 
 
La famille Elliott, unie dans l’adversité.
Afin de pouvoir s’en sortir, Elliott et sa famille en sont réduits à recourir à une campagne de financement.  Inutile de préciser qu’ils ne devront pas compter sur le lobby féministe pour les soutenir… 

Peu d’échos, malgré des enjeux considérables… 

Il est toujours étonnant de constater l’étonnante discrétion des médias envers une aberration féministe.  Cette dernière bat cependant plusieurs records, tant en ce qui concerne l’évidente injustice infligée à un honnête citoyen qu’en ce qui a trait à l’épée de Damoclès qu’elle laisse peser sur liberté d’expression canadienne. 

Selon le journaliste Milo Yiannopoulos, « Guthrie et Riley (l’une des deux fanatiques qui l’appuie) n’ont pas besoin de gagner leur cause.  À moins d’une sérieuse percée dans sa campagne de financement, la carrière d’Elliott sera détruite.   Le procédé en a été un de représailles, et ce n’est pas fini.  Mais comment ces brutes féministes peuvent-elles s’en tirer aussi impunément ? »  En effet, qui harcèle qui, dans cette histoire rocambolesque ? 

Christie Blatchford, du National Post, malgré ses sympathies avouées envers Guthrie, a tout de même osé s'interroger sur l’avenir de la démocratie, à travers les questionnements de l’avocat d’Ellott, Chris Murphy :

« Les conséquences  d’un verdict de culpabilité pourraient être lourdes pour Elliott, mais tout autant pour la liberté d’expression sur le net, a plaidé Murphy dans ses arguments de clôture.  »  On pourrait ajouter : pour la liberté d’expression, peu importe le contexte.

La justice ontarienne se fera-t-elle la complice d’individus féministes qui, elles, pourront user de leur liberté d’expression pour museler quiconque les contredit, tout en bénéficiant d’une totale impunité quand elles bafoueront impunément le droit de parole de leurs adversaires en allant jusqu’à l’intimidation ?  

En clair, les détracteurs des féministes fanatisées et misandres devront-ils, en plus d’encourir leurs foudres, s’exposer à des représailles judiciaires à la moindre dissension ?  C’est cet avenir que nous prépare peut-être la cour d’Ontario.  Et ça, c’est aussi pire que les tribunaux islamiques…