jeudi 21 mai 2015

Une mère n’avait « aucune intention criminelle » en accusant un homme d’enlèvement…

S’il faut en croire la Sûreté du Québec, la mère qui a fait arrêter un citoyen sans reproche, après avoir affirmé avoir vu un homme emporter sa fille de deux ans sur son épaule et tenté de s’enfuir avec elle à vélo avant d’être intercepté par un bon samaritain, aurait tout simplement commis une erreur de perception…  Ah bon !

Portrait-robot du suspect imaginaire...
La brave femme n’avait aucune intention de nuire en formulant pareille plainte la semaine dernière, affirment les autorités.   Elle n’avait donc que l’intérêt supérieur de sa fille à l’esprit au moment des évènements… qui n’ont jamais eu lieu, le suspect s’étant contenté de passer à côté de l’enfant, tout simplement, dans un parc de Saint-Constant, en Montérégie.  Vous dire à quel point je suis heureux de ne pas avoir cette femme comme voisine…

Après avoir arrêté un homme à la suite de la confection d’un portrait-robot de l’agresseur imaginaire, des « faits nouveaux », à propos desquels les autorités policières restent extrêmement évasives, puisqu’ils « sont confidentiels », seraient survenus, rapporte le Journal de Montréal du 21 mai.  Aucune accusation de faux témoignage ou plus précisément, de méfait public, ne sera portée contre l’accusatrice, puisque la police assure que « la mère était de bonne foi ».  

Que serait-il arrivé si on avait eu affaire à une menteuse ou à une mythomane ? 

Vous voyez comme c’est simple ? 

En clair, on nous demande le plus sérieusement du monde de croire qu’une femme, saine de corps et d’esprit, en toute bonne foi, a réussi à voir un homme s’emparer de son enfant, de la jeter sur son épaule, et de s’enfuir avec elle avant d’être intercepté par un passant, tandis que, dans les faits, tout ce que le suspect a fait aurait été de marcher à côté de la gamine ?

Suis-je le seul à ne pas trouver l’attitude de la mère tout à fait normale ?  

Pourquoi suis-je sceptique quant aux explications de la police, sachant pertinemment que le Québec reste un Disney Wold d’impunité judiciaire pour les femmes et les adolescentes qui portent de fausses allégations ?  En dehors de la mythomane qui avait faussement accusé Éric Lapointe en 2004 de violence conjugale alors qu’elle ne l’avait jamais rencontré, quand avez-vous vu une femme condamnée pour méfait public après avoir porté de fausses accusations  ou avoir été à l'origine d'une enquête injustifiée ?  Pratiquement jamais.  

La police refuse de confirmer s’il y a eu ou non une altercation entre l’accusatrice et sa victime.  Aurait-il pu y avoir de la part de la première une volonté de représailles envers le second ?  Une question, comme ça.

Le doute habite désormais le voisinage…

Immunité judiciaire pour fausses accusations ?
Les résidents qui habitent près du parc sont devenus inquiets, devant le manque de transparence policière.  « On ne nous donne pas beaucoup de détails.  Est-ce qu’il s’est vraiment passé quelque chose ?  Est-ce qu’on relâche le suspect parce qu’on manque de preuves ?  Ça laisse place à l’imagination » devait affirmer Sylvie Desjardins au Journal de Montréal.  Et voilà, la suspicion s'installe et le mal est fait !

La discrétion des policiers est-elle conditionnée par le fait que la mère souffrirait de troubles mentaux ?  Si oui, pourquoi dissimuler pareille information, quand on constate à quel point l’inquiétude s’est installée en peu de temps dans le quartier.

« On respire un peu mieux, mais on n’est pas complètement rassurés.  Je préfèrerais savoir ce qui s’est passé », a déclaré Angelina Amato, qui garde souvent sa petite-fille dans les environs.  

Comme tout semble indiquer que l’accusatrice, délibérément ou non - si elle souffre de troubles mentaux - , a imaginé pareil scénario, ne vaudrait-il pas mieux de la part de la police jouer cartes sur table et donner l’heure juste aux résidents ?  Leur tranquillité d’esprit devrait passer bien avant l’immunité diplomatique accordée à une femme ayant agi soit par malveillance, soit en raison de troubles mentaux.  

Une dernière question : que serait-il advenu du suspect imaginaire si les propos de son accusatrice avaient été pris au sérieux ?

mercredi 20 mai 2015

Le terrorisme, une nouvelle avenue vers l’égalité homme femme ?

Et pourquoi pas, je vous prie ?  Pourquoi les femmes ne devraient rechercher l’égalité que dans les domaines présumés constructifs à notre devenir social ?  En se laissant ainsi cloisonner, ne risquent-elles pas de se retrouver enfermées dans d’horribles stéréotypes réducteurs ne les présentant que comme des êtres niaisement tournés vers le bien et n’ayant aucun mérite à être tels puisqu’incapables de commettre le mal ?  Faudra-t-il paraphraser à leur sujet ce misogyne de Voltaire qui prétendait que l’on est vertueux dans l’impossibilité où l’on se trouve d’avoir des vices ?
  
Pauline Nyiramasuhuko
Elles Angèles, à vous les fleurs du mâle !

Il y quelques années, je soulignais la contribution porteuse de changement social, à défaut d'humanisme, de Pauline Nyiramasuhuko, 65 ans, ancienne ministre de la famille et de la promotion féminine dans le premier gouvernement multipartite rwandais, à qui était revenu le redoutable honneur de s’être vue reconnue, le 24 juin 2011, première femme coupable de génocide. Cet événement était d’autant plus significatif qu’il était l’œuvre d’une féministe, ce qui illustre à merveille à quel point ce mouvement peut se démarquer de plus d’une façon originale et surprenante. 

Cette soudaine et improbable consécration de l’égalité homme femme émanait d’une juridiction internationale reconnue, soit le Tribunal pénal international pour le Rwanda qui, peu sensible au caractère novateur de l’initiative de la militante, avait jugé à propos de lui infliger la prison à perpétuité pour crimes de génocide et crimes contre l’humanité perpétrés en 1994 entraînant le viol et l’assassinat d’innombrables hommes et femmes.  Que voulez-vous, nulle n’est prophète dans son pays…

Un lointain précédent…

La comtesse Élisabeth Batholy
Un tel événement n’a rien d’un précédent.  D’autres femmes se sont illustrées au cours des siècles par leur violence non-conformiste, quand il ne s’agissait pas de cruauté pure et simple, apanage soi-disant exclusif aux hommes.  Prenons le cas de la comtesse Élisabeth Batholy, par exemple, qui, dévorée par une coquetterie homicide, aurait cru candidement pouvoir accéder à la jeunesse éternelle en torturant et en tuant des centaines de jeunes filles au tournant des XVIe et XVIIe siècles. 

Une servante aurait déclaré avoir vu un calepin recensant plus de 600 victimes, mais il n’aurait jamais été retrouvé, « égaré », pense-t-on, afin de préserver ce qu’il restait de la réputation d’une famille d’apparence respectable… 

Sans doute la pauvre femme souffrait-elle de dépression et d’incompréhension de la part d’un mari trop souvent absent et despotique…  Quoi qu’il en soit, la comtesse Batholy surpassait de façon définitive les exploits à venir de Jack L’Éventreur, pourtant bien plus célèbre, avec ses cinq misérables victimes londoniennes en 1888.   Mais c’est toujours ça avec les hommes : l’art de faire davantage parler d’eux avec des réussites bien moins probantes…

De la comtesse à la reine blanche…

Samantha Lewthwaite
Le quotidien britannique The Mirror nous apprenait la plus récente percée vers l’égalité homme femme dans le domaine de l'atroce.  Après les meurtres en série de Batholy et ceux de masse de Nyiramasuhuko, c’est désormais dans le domaine du terrorisme qu’une femme vient de se démarquer avec pas moins de 400 victimes !  Voilà une performance qui aurait de quoi réjouir le Conseil du statut de la femme et la Fédération des femmes du Québec par son audace rafraîchissante. 

Samantha Lewthwaite, respectable mère de famille britannique de quatre enfants surnommée la « veuve blanche », peut s’enorgueillir d’avoir été la maîtresse d’œuvre de nombreuses attaques terroristes au Kenya et en Somalie, en plus de pouvoir revendiquer l’honneur d’être devenue le bras droit du leader d’al-Shebaab, Ahmad Umar.  «C’est une personne diabolique, mais une gestionnaire très intelligente», devait déclarer au quotidien anglais un représentant des services anti-terroristes somaliens.  Toute une reconnaissance !

Cette femme islamiste est soupçonnée d’avoir été à l’origine de l’attaque, en 2013, du centre commercial de Nairobi qui a fait 61 morts et du massacre de Garissa, au Kenya, en avril, entraînant la mort de 148 personnes.  Ne reculant devant rien afin de faire avancer la cause des femmes, Lewthwaite dirigerait un commando de candidates au suicide en plus d’avoir recruté des adolescents d’une quinzaine d’années.  Voilà de quoi enthousiasmer Québec solidaire et plus particulièrement sa leader Françoise David, ancienne présidente de la FFQ.

Des amours explosives…

Françoise David
Qui se ressemble s’assemble, dit le proverbe.  Ainsi, Samantha Lewthwaite a eu quatre enfants de trois maris différents, tous terroristes.  L’islam étant religion polygame et non polyandre, il va de soi qu’elle n’a pas géré simultanément ces unions avec ces hommes, disons modérément doués pour la discipline dans laquelle elle allait se distinguer au point de les éclipser.

Ainsi le premier mari, Germaine Lindsay, l’un des auteurs des attentats-suicides du 7 juillet à Londres, n’y a fait que 26 victimes en plus d’y laisser la vie.  Encore moins débrouillard, son second époux, Abdi Wahid, allait connaître le même sort en ne faisant que dix victimes.  La presse britannique devait annoncer un troisième mariage avec Hassam Maalim Ibrahim, l’un des leaders d’al-Shebaab.  Aux dernières nouvelles, il serait toujours en vie et on ne lui attribue encore aucune victime.  Où sont passés les vrais rebelles ?

Le doute n’est plus permis.  Les défenseurs des études de genre trouveront en Samantha Lewthwaite un exemple probant établissant hors de toute contestation leurs convictions : non, les femmes ne naissent pas irrévocablement pacifiques.  Leur environnement, éventuellement conjugal, peut les conditionner à devenir de redoutables et efficaces guerrières.  Une question brûlante, si j’ose dire, subsiste, cependant : si tel est le cas, quelle crédibilité peut-on encore attribuer aux valeurs dites féminines qui, selon les mêmes militantes, s’inscrivent dans le code génétique de toutes les femmes ? 

dimanche 12 avril 2015

Vite, des grand-mamans caresses à la rescousse de l’UQÀM !

Que ceux et celles qui déplorent le désengagement de l’État envers les déshérités de notre société se rassurent.  Il existe un ilot, sédentaire celui-là et non voyageur, qui, à l’instar d’un célèbre village gaulois, résiste encore et toujours à l’envahisseur qu’a été l’implacable désinstitutionalisation.

L'UQÀM, à jamais foyer de notre démocratie...
Qui oserait en effet encore affirmer de nos jours que l’État a abandonné ses plus jeunes sujets hypothéqués, quand preuve est donnée quotidiennement que ces pauvres hères ont trouvé un ultime refuge en l’UQÀM, un havre à la mesure de leurs problématiques comportementales, de leurs limites démesurées, et qui tient compte de leur tragique difficulté à s’insérer dans notre société pour y jouer un rôle constructif ?

Bien sûr, tous les étudiants de cette originale institution ne sont pas aussi cruellement affligés que ceux qui, soutenus par l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ), vandalisent, « manifestent » illégalement et empêchent leurs confrères et consoeurs de suivre leurs cours tout en les intimidant et en les empêchant de parler aux journalistes, qu’ils repoussent à leur tour.   

 Soulignons au passage le mérite de ces autres jeunes gens, qui ont conçu l’audacieux projet de compléter sérieusement leurs études dans cette « université », en plus d’espérer être un jour pris au sérieux par d’éventuels employeurs une fois leur diplôme obtenu.

Une université féministe et militante avant tout

L’UQÀM qui, en cette période d’austérité, a réussi l’exploit de cumuler 2,1 M $ en financement d’études féministes en 2011, soutient à elle seule le Groupe de recherche interdisciplinaire sur l’antiféminisme (GIRAF), l’Institut de recherche et d’études féministes (IREF) ainsi que le Réseau québécois en études féministes (RÉQF), en plus de financer une pléthore de sujets de recherches féministes des plus enthousiasmants.  Ce portrait est-il assez féministe ?

Comment alors se surprendre du soutien militant de l’ASSÉ aux insurgés de cette institution, à la lecture de cet extrait de leur présentation : «Depuis ses premiers balbutiements, l’ASSÉ s’est définie comme une organisation féministe prônant un système d’éducation auquel est intégrée une analyse féministe et appuyant les luttes féministes, qu’elles soient étudiantes ou non. »  Vous avez bien lu : « analyse » et « féministe » dans une même phrase, quelle audace !

Soutenus par une vingtaine de professeurs militants dans leurs efforts désespérés en vue de faire triompher leur conception si originale de la démocratie, malgré une évidente majorité de dissidents anti « grève », les manifestants ont courageusement affiché leur désunion au sein d’un pavillon réfractaire à leurs revendications, sans doute parce que ses occupants cherchent encore à en comprendre le sens.

Voici le résultat des efforts de sensibilisation des rebelles, relatés dans le Journal de Montréal : « Vitres cassées, savon à vaisselle déversé dans les escaliers, machines distributrices défoncées et pillées, débris répandus partout, cages d'escaliers bloquées par des chaises et de tables; c'est le portrait auquel ont eu droit les employés de l'institution scolaire jeudi matin au lendemain d'une soirée pour le moins mouvementée. Les cours ont même dû être annulés toute la journée parce que le pavillon J.-A.-DeSève avait été véritablement saccagé. »

Tout en condamnant ces actes de vandalisme commis le 8 avril, la présidente du Syndicat des professeurs de l’UQÀM, Michèle Nevert, professeure de littérature et titulaire du cours Écriture et folie, a déploré le recours patriarcal aux forces policières par le recteur Robert Proulx en qualifiant cette manoeuvre d’ « erreur de gestion de crise ».

Sandrine Ricci
Sandrine Ricci, présidente du Centre des femmes de l’UQÀM, coordonnatrice du Réseau québécois en études féministes et chercheuse sur l’actualisation des analyses féministes des manifestations contemporaines de la violence envers les femmes, est allée encore plus loin en demandant, appuyée de professeurs et d’étudiants, la démission pure et simple du recteur, qui lui a infligé la violence ultime de la lui refuser. 

On pouvait lire dans le site de Radio-Canada que la féministe avait « sévèrement blâmé l'UQAM «   et le recteur en particulier » pour leur attitude dans le conflit, ainsi que pour leur incapacité à assurer un environnement « sain et sécuritaire pour l'ensemble de la communauté uqamienne », dont des conditions propices à l'enseignement. Elle a dénoncé « l'instrumentalisation » des employés de l'UQAM faite par la direction pour « justifier les injonctions et la criminalisation du militantisme étudiant ».

Des grand-mamans caresses….

Comment peut-on en effet songer à criminaliser quelques banales sautes d’humeur estudiantines et ne pas donner raison à Mme Ricci, digne ambassadrice des valeurs féminines de compassion et de compréhension ? Une attitude conditionnée par de telles valeurs, sans doute, aurait calmé instantanément ces jeunes incompris qui, à l’évidence, éprouvent de si visibles difficultés à se comprendre eux-mêmes.  Et depuis quand dérange-t-on la police pour des cas de vandalisme ?  Absurde !

La Ville de Montréal devrait sans plus tarder se prémunir d’un commando d’élite bien mieux indiqué pour gérer de façon harmonieuse ces crises estudiantines : une escouade de grand-mamans caresses.   Au lieu de parachuter de phallocrates policiers au sein d’un groupe d’étudiants déjà survoltés, pourquoi ne pas leur envoyer des octogénaires surentrainées, disposant pour toutes armes des cafetières remplies de chocolat chaud à la guimauve, des sucres à la crème, de chaudes mitaines et des écharpes en Phentex assorties à des cagoules aux motifs chatoyants ? 

Imaginez les étudiants, se sentant enfin compris dans le tréfonds de leur révolte, assis sur les genoux de ces providentielles intervenantes qui, enfin, les berceraient et leur dispenseraient toute la compréhension et la tendresse qui leur fait si cruellement défaut de la part des figures froidement patriarcales que sont le recteur Proulx, le ministre de l’Éducation, François Blais, et les policiers du SPVM ?

Oui, Mme Ricci a bien raison de ne pas tenter de responsabiliser aussi brutalement les victimes d’un système qui ne les a jamais préparés à devenir responsables. Elle a tout aussi bien fait d’omettre de leur indiquer le rôle qu’elles auraient pu jouer quant à « leur attitude dans le conflit »,  en plus d’éviter de leur mettre sous le nez « leur incapacité à assurer un environnement «  sain et sécuritaire pour l'ensemble de la communauté uqamienne ».   

Une telle attitude, en plus de culpabiliser aussi indument ces êtres innocents, deviendrait pire encore que la manifestation du patriarcat le plus vil : elle serait résolument antiféministe !

samedi 4 avril 2015

Bal des martyrs d’Allah et poursuites « judicieuses » ?

N’est-il pas stupéfiant de constater à quel point le rôle de messager d’Allah et de porteur de la parole de son sympathique et décontracté prophète, Mahomet, peut entrainer de conséquences funestes pour ceux et celles qui se consacrent à cette si astreignante mission ?  Tels les martyrs chrétiens jetés en pâture aux lions affamés lors des jeux du cirque dans la Rome antique, ces êtres innocents, dénués de toute malice, sont de plus en plus nombreux à se voir harcelés sous la lumière crue des projecteurs de la voracité médiatique, en plus de se trouver injustement condamnés par notre coupable intolérance.  Honte, honte, sur nous !

Hamza Chaoui, victime de Denis Coderre...
Prenez l’expansif et rieur imam Hamza Chaoui, par exemple, dont le perpétuel sourire s’est brutalement assombri sous les propos diffamatoires du sinistre maire de Montréal, Denis Coderre.  Encore un intolérant, celui-là, incapable de s’ouvrir à l’autre, de le respecter dans sa différence, sous prétexte que les valeurs du méritant personnage qu’il persécute différent quelque peu des nôtres au plan de l’égalité homme femme, notamment.

Il blâme ce prêcheur pour avoir dit que les femmes avaient besoin d’un tuteur et que la démocratie est incompatible avec l’islam, puisqu’elle peut contribuer à faire élire des représentants homosexuels ou athées !  En clair, le politicien condamne ce pauvre homme pour de légères digressions d'avec notre vivre-ensemble.  Comment s’étonner que ce dernier demande réparation devant la justice ?

Je ne reviendrai pas sur le cas ô combien pathétique d’Adil Charkaoui, ce démocrate dont les aptitudes de découvreur de talents ne sont plus à vanter, pas plus que je ne m’étendrai sur celui de son acolyte, l’imam Salam Elmenyawi, cet ardent promoteur de la sharia, un style de vie dont les mérites encourageant la paix domestique coulent de source.  Faut-il rappeler que le saint marocain a dû menacer de poursuites les deux cégeps qui l’avaient banni sous les prétextes les plus anodins, en plus de continuer à exiger 24,5 M $ du gouvernement fédéral  ?

Et que dire des cette multicolore hijab Barbie, dont je tairai le nom afin de préserver sa sécurité, sans doute aussi menacée que celle de Judith Lussier l’été en petite robe blanche !  Cette infortunée trouve heureusement un salutaire réconfort dans le soutien de sa fluorescente avocate, militante dont les valeurs féministes nous catapultent dans un émerveillement béat.  Comment expliquer à cette jeune fille que ses propres commentaires, émis lors d’une émission dominicale à forte cote d’écoute, ont bien davantage concouru à son malheur, par l’intolérance populaire qu’ils ont suscités, que les propos des personnes et sites qu’elle a décidé de poursuivre en justice ? 

Au fond, peut-être devrait-elle s’en prendre à l’animateur de cette émission fatidique, qui l’a attirée dans un sournois guet-apens ou, pourquoi pas, envisager de se poursuivre elle-même ?  Qui n’a pas besoin d’un hobby ?

Djemila Benhabib, intolérante...
Du côté scolaire, une école privée a décidé de condamner l’intolérance de Djemila Benhabib, cette autre militante laïque résolument fermée à l’incomparable apport de l’islam à notre collectivité.  Figurez-vous que, après avoir visité le site Web de l'institution nommée Les Écoles musulmanes de Montréal, elle a osé déclarer : «Ça ressemble à l'endoctrinement digne d'un camp militaire en Afghanistan ou au Pakistan.» Joignant l’injure à l’insulte, elle a précisé plus loin que les sourates (versets coraniques) proposées aux enfants avaient un «caractère extrêmement violent» et «misogyne et sexiste».   L’islam, violent, misogyne et sexiste !  Il y en a pour voir le mal partout…  Faut-il s’étonner si cette école, si injustement fustigée, a elle aussi décidé de poursuivre son agresseuse ?

Plus récemment, un père de famille résolument islamophobe a reçu une mise en demeure pour avoir affirmé sur les réseaux sociaux qu’il ne voulait pas que son enfant soit endoctriné par une « religion de marde » en parlant bien sûr de l’islam.  Imaginez l’intolérance !  Ne devrait-on pas soustraire son fils de huit ans à l’autorité paternelle d’un tel individu et confier son éducation à un centre de loisirs musulman tout près de chez lui ?  Saluons au passage l’intervention éclairée de la Commission scolaire des samares, qui démontre que même des Québécois de souche peuvent se montrer solidaires quand vient le temps de défendre les valeurs islamiques. 

Malgré cette dernière intervention, l’évidence de notre repli sur nous-mêmes ne nous saute-t-elle pas aux yeux ?   Qu’il est escarpé, long et pénible, le chemin des martyrs islamiques sur le chemin de la juste reconnaissance que leur refuse obstinément notre société laïque, démocratique, humaniste, égalitaire et pacifique !  Comment expliquer la froideur sociétale qu’est la nôtre devant les caractéristiques fondamentales contenues dans le Coran, véritable livre de recettes pour une vie collective remplie de rebondissements aussi étonnants que spectaculaires ?   

Vraiment, il y a des jours où je ne nous comprends plus…

samedi 28 mars 2015

Julius Grey, justicier, à la défense d’une hijab Barbie…

La démocratie et le droit à la différence de l’Autre doivent beaucoup à Me Julius Grey, qui s’est si admirablement démarqué en 2006 pour avoir défendu bec et ongle le droit d’un gamin sikh de pouvoir porter son kirpan en classe secondaire.  Quand on sait que, pour certains fervents représentants de cette religion, le kirpan demeure aussi nécessaire à leur salut que la tente à oxygène à l’asthmatique chronique, on peut mesurer à sa juste valeur toute l’étendue de l’inestimable contribution de ce justicier, aussi intègre que désintéressé.  

Julius Grey, justicier...
C’est certainement en bonne partie grâce à ce louable précédent si le kirpan est désormais accepté depuis 2014 dans les ambassades fédérales et les missions à l’étranger en attendant, sans doute, de se voir admis dans les contrôles aéroportuaires ou dans les établissements carcéraux.  Qu'importe si au Penjab, État majoritairement sikh, 80 % de ses jeunes représentants ont même renoncé au turban !

C’est également dans une importante mesure grâce à l’habileté de cet éminent juriste que le Québec doit de se voir bouleversé de salutaires questionnements sur les accommodements religieux, garantis par nos chartes des droits et libertés, tant fédérale que provinciale.  Où en serait l’état de notre évolution sociétale sans des êtres d’exception aussi épris de justice et d’équité ?

Scalpe-t-on les autochtones ?

Dans son laborieux cheminement, si douloureusement semé d’embuches, Julius Grey vient de relever un nouveau défi en se portant à la défense de Rania El-Alloul, déplorablement victime d’une juge indéniablement islamophobe, qui a osé exiger que la musulmane retire son hijab avant de comparaitre devant elle.  Pourquoi ne pas légaliser la pratique du scalp, tant qu'on y est ?  Devant le refus militant de l’interpelée de s’exécuter, la magistrate avait refusé d’entendre sa cause.

La juge Eliana Marengo réalise-t-elle tout le préjudice qu’elle a fait subir à cet être fragile, démuni, presque éteint, doté d’une identité si chancelante qu’elle se raccroche si désespérément à un morceau de tissus ?  « Je ne vais donc pas vous entendre si vous portez un foulard sur votre tête, avait eu le culot de déclarer la magistrate, comme je ne permettrais pas à une personne de comparaître devant moi si elle portait un chapeau ou des lunettes de soleil ou tout autre vêtement qui n'est pas convenable lors d'une audience du tribunal. » 
Imaginez, rabaisser le hijab au rang de chapeau ou de lunettes de soleil !  Ne même pas le trouver convenable !  N’est-ce pas là joindre l’insolence à l’intolérance, je vous demande un peu !
Un désintéressement des plus totaux…
Rania El-Alloul, victime.
À ceux qui oseraient soupçonner chez Me Grey quelque velléité de cupidité à partir d’une cause bancale, voire insipide, l’incorruptible avocat rétorque :

« Je n’ai pas fait une étude approfondie de la possibilité d'obtenir des dommages de quelqu'un. Tout ce que je pourrais dire, c'est que le but de cette procédure n'est pas l'obtention de dommages, pas plus que de faire démissionner la juge. Le but est d'établir un principe une fois pour toutes : que tout le monde est bienvenu devant les cours de justice. »
Vous voyez, il ne vise pas l’obtention de dommages, puisqu’il l’affirme !  Après tout, comment douter de la parole d’un représentant de notre Justice, presque philanthropique ?
L’admirable générosité des Québécois…
Un irrépressible sentiment de fierté m’envahit souvent devant l’incommensurable générosité des Québécois, tout comme devant leur inégalable lucidité, au regard des situations qui les touchent au plus profond de leurs entrailles.  Au plan de l’altruisme et de la clairvoyance, peu de peuples leur ressemblent.
La preuve en est que, puisque Rania El-Alloul s’adressait au tribunal pour récupérer sa voiture, saisie par la Société de l’assurance automobile du Québec, un mouvement de solidarité en sa faveur a permis de récolter 50 000 $ pour que la femme voilée puisse s’acheter une nouvelle auto !
Quand je vois ça, j’en ai les larmes aux yeux…
La musulmane, très digne, a refusé l’argent, mais les organisateurs de la campagne ont émis la possibilité d’utiliser « une partie de ce montant » pour financer des actions en justice.
Vous voulez parier que des esprits retors accuseront Julius Grey de vouloir s’enrichir en manipulant des esprits simples ?  Est-il Allah possible..

jeudi 26 mars 2015

La croisade de Soumia Allalou contre les mâles alpha de McGill…

Il arrive que des initiatives qui semblent à prime abord éminemment égalitaires dissimulent en fait des desseins condamnables.  Ainsi, l’apparente égalité homme femme affichée par la mixité dans les salles d’exercice d’une institution publique ne pourrait-elle pas servir de paravent infamant à une manifestation insidieuse de la domination masculine qui afflige si particulièrement le Québec, ou d’intolérance devant les us et coutumes de citoyens aux valeurs légèrement différentes des nôtres ? 

Soumia Allalou, hijab Barbie.
C’est sans doute à la perspicacité de Soumia Allalou, étudiante musulmane en droit originaire de la si progressiste Ontario, que nous devons de prendre conscience de ce bien douloureux constat.  Depuis quelques semaines en effet, la communauté universitaire de McGill se voit cruellement déchirée à la suite des avant-gardistes revendications de cette militante qui réclame que le centre sportif de cette institution rétrograde offre enfin des plages horaires réservées uniquement aux femmes.  La moindre des choses, non, dans notre société qui se dit habitée par l’égalité homme femme et par l’ouverture à l’Autre ? 

« Je préfère faire de l'exercice dans un environnement uniquement féminin », devait expliquer sans sourciller la jeune militante de 23 ans, une revendication qui n’a rien d’un caprice, on s’en doute, et encore moins d’un accommodement religieux, bien évidemment.  Elle ajoute : « Je pense que les femmes ont plusieurs raisons de vouloir faire du sport avec seulement des femmes. Elles peuvent se sentir plus à l'aise, elles peuvent avoir eu de mauvaises expériences dans le passé, elles peuvent avoir moins accès aux machines. Beaucoup de femmes me disent qu'elles se sentent intimidées dans la section des poids » 

Bien sûr, des esprits tordus pourraient objecter à ces observations si éclairantes que les jeunes femmes peuvent profiter de l’occasion offerte par le contexte actuel pour cohabiter avec l’autre sexe, pour s’affirmer envers lui si besoin est, et vivre ainsi dans un climat authentiquement égalitaire.  Ils pourraient ajouter que l’université demeure un lieu privilégié pour apprendre à vivre en société.  Mais nous savons bien que tout ça, c’est du pipeau, des mots dissimulant un obscur dessein relevant de la plus déplorable conspiration phallocratique et xénophobe !

Ah, l’emprise de ces mâles alpha hétérosexuels de souche !

On peut dès lors concevoir les sourdes appréhensions, les noirs tourments, les sombres insomnies susceptibles d’accabler la frêle gent féminine de cette université à l’idée de côtoyer les hommes québécois de demain, sans doute parmi les plus inquiétants machos en Amérique du Nord.  Et que dire de leur libido monstrueusement envahissante, au point où la chroniqueuse Judith Lussier, une femme si équilibrée, s’est déjà épanchée dans l’un de ses billets sur le sentiment de terreur qui l’envahissait chaque fois qu’elle se promenait l’été, vêtue de sa jolie robe blanche, dans les lugubres rues de Montréal !

Comme il fallait s’en douter, les mêmes esprits étroits que tantôt, prétextant un factice souci d’égalité, se sont opposés aux revendications ô combien légitimes de Soumia par le biais d’une pétition, dont voici un extrait particulièrement incriminant : « Tous les étudiants de McGill devraient être traités également. Des droits exclusifs pour le gym ne devraient pas être accordés à des groupes démographiques spécifiques. Les femmes qui refusent d'utiliser le gym quand des hommes s'y trouvent doivent assumer leur choix ».

Imaginez, on dit aux femmes d’assumer leur choix !  Y aura-t-il un jour une limite à l’antiféminisme culpabilisant, à l’intolérance islamophobe, qui menacent l’humanité québécoise de demain ?  S’opposer à de si nobles revendications, n’est-ce pas joindre le racisme au sexisme ?  Mes doigts tremblent en tapant ces deux mots, si lourds de sens !

Judith Lussier, une autre militante...
Fidèle à l’idée qu’on se fait d’une association étudiante, celle de l’université soutient Soumia.  Dans un communiqué publié mercredi, la vice-présidente Claire Stewart-Kanigan écrit : « c'est mon travail de guider, soutenir et représenter un étudiant dans ses efforts pour faire valoir ses droits auprès de l'Université ».  Quelle signifiante preuve de solidarité !  En clair, peu importe le bien-fondé d’une initiative, l’important, c’est de la soutenir.  Et l’on viendra dire que les responsables d’associations étudiantes sont des têtes de linotte…

Le début d’un temps nouveau…

N’est-il pas rafraîchissant de voir cette nouvelle venue ontarienne nous indiquer la route à suivre, si étendue, affirme-t-elle, dans sa province d’origine où l’ouverture d’esprit est telle qu’elle a bien failli adopter les tribunaux islamiques ?  Vite, laissons nos préjugés de côtés, et apprenons à vivre selon les us et coutumes d’une culture qui viendra à coup sûr enrichir notre si rustique simplicité québécoise.  C’est peut-être l’avenir de notre civilisation qui se dessine peu à peu grâce à des gens aussi bien intentionnés que cette honorable bienfaitrice…

dimanche 22 mars 2015

Retour de Charkaoui à Maisonneuve : gare à l'Islamophobie !

Dire qu’il existe des âmes chagrines pour s’énerver du retour d’Adil Charkaoui au collège de Maisonneuve !  Comment est-il Allah possible que leur tolérance à la différence soit tombée si bas ?  Heureusement, c’est dans la paix de Mahomet que l’apôtre de la religion d’amour expansionniste a été réintégré dans son École des compagnons, hébergée par ledit collège d'où il avait été si injustement expulsé en raison de jugements précipités sur des évènements au fond bien anodins. 

Adil Charkaoui, victime de notre intolérance...
Après tout, comment peut-on légitimement trouver quoi que ce soit à redire sur les fâcheuses coïncidences qui ne finissent plus de s’accumuler et de faire malencontreusement passer pour un mauvais sujet un citoyen que nos services d’immigration ont eu la sagesse de reconnaitre comme Canadien à part entière ?

Doit-on se formaliser du fait que cinq des sept jeunes qui ont quitté le Canada pour le djihad en Syrie aient fréquenté le collège Maisonneuve, que deux d’entre eux au moins suivaient les cours de notre homme, que des voisins aient aperçu pendant des mois Charkaoui visiter un jeune « converti » avant son départ, que le site du militant regorge de sites exaltant le djihad et Ben Laden, qu’il partage la vedette du Collectif québécois contre l’islamisation avec un imam ayant milité pour l’instauration des tribunaux islamiques en Ontario, que des procureurs fédéraux détiennent des enregistrements le présentant– sans doute à tort - en train de planifier une attaque biochimique dans le métro de Montréal ou qu’il soit donc toujours dans la mire des milieux anti-terroristes ?

Il en faut bien peu pour alarmer les esprits soupçonneux, sans doute en proie au racisme le plus abject ou à l’islamophobie la plus perfide.  Heureusement, il y a des élus pour donner l’exemple et qui savent se tenir.  

C’est sans doute parce qu’il se sent perclus de remords d’avoir signé en 2003 le certificat de sécurité d’Adil Charkaoui alors qu’il était ministre de l’Immigration que Denis Coderre, maintenant maire de Montréal, observe un silence empreint de repentance sur les évènements qui accablent si injustement sa victime, depuis trop longtemps sous les feux des projecteurs médiatiques.

Même le collège Rosemont, qui maintient obstinément son expulsion d’un citoyen sans reproche, refuse de commenter, en proie assurément à une conscience tourmentée par la faute commise.

De son côté, le collège de Maisonneuve espère bien se faire pardonner sa si injuste attitude envers un fin démocrate en l’accueillant avec humilité en son sein.  On se demande pourquoi alors la direction de cet établissement juge à propos de déléguer un observateur arabophone afin de s’assurer que M Charkaoui ne s’adonne pas à un prosélytisme islamiste.  Où donc ces gens vont-ils chercher pareilles suppositions, on se le demande.

Il ne manquerait plus que de nouvelles recrues au djihad syrien ne quittent ce collège, ou tout autre endroit fréquenté par Adil Charkaoui, pour que de nouveaux soupçons injustifiés ne viennent à nouveau accabler ce citoyen exemplaire, symbole de la réussite de l’intégration de la différence dans notre société d’accueil.  Là encore, il faudrait surtout se garder de sauter trop vite aux conclusions d’après des apparences sans réel fondement.  L’islamophobie, ce cancer sociétal, se déclare si facilement...