mardi 28 décembre 2010

Québec : le flop de la parité ministérielle

En 2007, Jean Charest annonçait fièrement l’avènement du premier Conseil des ministres représentatif de la parité homme-femme.  C’est à partir d’une députation à 25 % féminine que le premier ministre du Québec allait nommer la moitié de ses ministres.  Qui peut encore affirmer, après pareil passe-droit, que la politique québécoise est hostile aux femmes ?  Existe-t-il un seul précédent révélant une situation inverse où une minorité d’hommes aurait accaparé 50 % des ministères d’un gouvernement ?

Dans son ultime chronique publiée au Journal de Montréal, l’éminente Lise Payette, ancienne ministre péquiste à la Condition féminine déclarait, le 23 avril 2007, à propos de cette annonce : « J’ai écrit que « les femmes travaillaient plus et mieux que les hommes ».  J’ai failli me faire crucifier à cause de cette phrase.  Je la maintiens pourtant.  Les femmes ont-elles le choix ?  Elles ne peuvent pas dormir sur leurs lauriers car elles doivent constamment prouver qu’elles méritent le poste qu’on leur a confié.  Elles travaillent toujours plus et mieux. »
http://fr.canoe.ca/infos/chroniques/lisepayette/archives/2007/04/20070423-073901.html

Les « fainéants » du PQ…

Ainsi s’exprimait celle qui a travaillé avec l’infatigable René Lévesque, le premier ministre le plus significatif et le plus populaire de l’histoire du Québec et avec Jacques Parizeau, l’instigateur acharné de la politique économique du gouvernement, de l’essor d’un capitalisme québécois francophone, créateur du Régime d’épargne-actions, en plus d’avoir favorisé la mise sur pied du Fonds de solidarité de la FTQ.

Peut-être n’a-t-elle par remarqué le discret Camille Laurin, le père de la loi 101, ni Denis Lazure, qui en moins de six ans devait instaurer le réseau des garderies (non, c’est pas Mme Payette qui a fait ça), soutenir les personnes âgées, créer l’Office des personnes handicapées du Québec, développer la médecine préventive, instaurer les cliniques d’IVG et adapter l’Aide sociale au contexte de l’époque.  Elle devait avoir la tête ailleurs, pendant les envolées de Claude Charron, redoutable leader parlementaire, de Jean Garon, membre fondateur du PQ, et autres Gérald Godin, qui siégeait même miné par la maladie qui devait l’emporter. 

Voilà sans doute autant d’exemples de parasitisme, de fainéants venus user leur fond de culotte à l’Assemblée nationale aux frais du contribuable.  Selon la célèbre auteure de téléromans, ces hommes n’auraient pas eu à « devoir constamment prouver qu’ils méritaient le poste qu’on leur avait confié », après le sévère perte de confiance des électeurs envers la politique québécoise ?  Rappelons la totale déroute du PLQ, au lendemain de la commission Cliche sur la construction, exactement le type d’initiative que Jean Charest s’entête à tout prix à éviter au même parti politique, 35 ans plus tard. 

La parité homme-femme a-t-elle changé la donne depuis 1976, alors que le Québec ne peut penser à son actuel gouvernement sans que le mot « corruption » ne lui vienne spontanément à l’esprit ? La commission Bastarache, sur la nomination des juges, loin de faire diversion sur le sujet, n’a fait que miner davantage le peu de crédibilité qu’il restait encore au premier ministre le plus impopulaire de l’histoire récente du Québec. 

Il serait bien sûr impensable et injuste de rendre les ministres féminines responsables d’une telle dérive.  Mais ont-elles fait une différence ?  Ont-elles vraiment « travaillé plus et mieux » ?  Ont-elles tenté de rappeler à l’ordre leur chef, traité de « parrain » par Gérard Deltell, dans ses manœuvres aussi peu éthiques que cousues de fil blanc ?  Posons la question à Nathalie Normandeau, vice première ministre et caniche en chef du cabinet Charest …

Une femme qui n’écrit pas pour ne rien dire…

Mme Payette devait connaître son sujet sur l’indolence des virils ténors du PQ, puisqu’elle avait joint dès le premier mandat de 1976 l’équipe de René… qui déjà ?   Pas de doute, celle qui avait déjà consigné son expérience politique dans le livre-témoignage intitulé Le pouvoir, connais pas, aurai pu confesser la même ignorance envers ses collègues masculins.

Faut-il croire que le Québec aurait été mieux servi qu’avec les « loosers » cités plus haut, s’il s’était alors donné la parité ministérielle avec des éléments de « choc » comparables à Christine St-Pierre, Yolande James, Nathalie Normandeau, ou les anonymes Kathleen Weil, à l’Immigration, Lise Thériault, au Travail, Nicole Ménard, au Tourisme, Dominique Vien, aux services sociaux, ou Marguerite Blais, maintenant renommée pour ses clowns envoyés dans les CHSLD ?

Ces femmes ne réussissent qu’à faire ombrage aux quelques éléments valables de ce cabinet, trop souvent muselées et contraintes d’en passer par les caprices de leur premier ministre, qui n’en est pas à un ou une ministre près sacrifiée à l’autel de ses ambitions.  Demandez à Monique Jérôme-forget, présidente démissionnaire de Conseil du trésor, après avoir dû soutenir que le Québec était prêt à affronter la crise et qu’il fallait en revenir, de la perte de 40 G $ à la Caisse de dépôt et de placement…  Posez aussi la question à Michelle Courchesne, obligée de défendre un nouveau calendrier scolaire qui aurait fait rentrer les élèves à l’école les fins de semaine pour accommoder les minorités ethniques. 

À part Julie Boulet, ministre responsable de la Mauricie, estimée surtout dans sa région, qui a dépoussiéré le code de la route et Line Beauchamps qui, après un relatif succès d’estime à l’Environnement, semble vouloir s’attaquer au décrochage des garçons, peu de femmes se sont distinguées au Conseil des ministres de Jean Charest.  « Toujours plus et mieux », disiez-vous, Mme Payette ?  Ouais…

Une insulte faite aux femmes

Loin de redorer le blason des femmes en politique, l’initiative d’instaurer un parité artificielle à partir d’un petit nombre au Conseil des ministres n’aura fait que démontrer que des députées sans compétences particulières ont pu indûment accéder à des postes d’importance dont elles n’étaient pas « dignes ».  Quelle avancée !  Christiane Pelchat aurait de quoi se mordre les doigts si elle avait deux grammes de lucidité.  Loin d’apprendre des erreurs de son organisme, la présidente du Conseil du statut de la femme veut instaurer la même parité homme-femme dans la nomination des juges.  Si un tel mécanisme doit attirer des candidates aussi prestigieuses que nos ministres, notre justice, déjà questionnable, n’a pas fini de péricliter.

Je pense les femmes moins compétentes que les hommes ?  En aucun cas.  Je crois par contre qu’il est difficile de recruter des candidates de qualité parmi un bassin nettement plus restreint de femmes que d’hommes.  La parité cosmétique instaurée depuis bientôt quatre ans confirme que seule la compétence, et non le sexe, doit prévaloir dans l’accession à des postes clés.  Les octroyer à des femmes en fonction de leur féminité, c’est considérer que des candidates méritantes n’auraient pas pu y arriver autrement.  Loin d’un avancement, c’est une insulte déguisée faite aux femmes.  Méditez donc là-dessus, Mme Payette…

jeudi 23 décembre 2010

Égalité homme-femme : la Vierge et le Scorpion

Il arrive que des légendes apparemment anodines nous fassent réfléchir sur des enjeux cruciaux.  Aujourd’hui, pourquoi ne pas recourir à l’astrologie pour en tirer des conclusions humanistes et universelles ?  Non, je ne suis pas tombé sur la tête et je n’attribue aucune valeur dite scientifique à cette discipline, pas plus que je ne crois qu’elle puisse prédire l’avenir.  Je dois avouer par contre que la symbolique des signes du zodiaque me fascine, tout autant que certaines « coïncidences » entre leurs portraits respectifs et la nature des natifs nés sous leur « influence ».  Mais lisez plutôt.

Une vieille légende révèle que l’univers était à l’origine gouverné par 10 signes au lieu des 12 que nous connaissons, néanmoins répartis comme eux sur les 360 degrés de la ceinture zodiacale.  Neuf d’entre eux occupaient 30 degrés chacun, ce qui devait rester immuable, tandis que le signe du Scorpion, incarnant le principe masculin de l’univers, en accaparait 90 à lui seul. 

Dans son infinie sagesse, le créateur décida d’instaurer le principe féminin de l’univers afin de simplifier la vie du principe masculin, sans doute débordé par la tâche à accomplir.  Ainsi, la constellation de la Vierge fut créée et 30 degrés lui furent impartis.  Le zodiaque comptait désormais 11 signes zodiacaux, correspondant à autant de constellations.

Il y avait un hic, vous devez vous en douter, le signe du Scorpion continuant à monopoliser 60 degrés, soit deux fois plus que sa contrepartie féminine.  Au bout d’un monologue intérieur qui dû lui prendre une éternité, le très haut décida qu’il fallait équilibrer les forces.   Il conçu alors le signe de la Balance, qu’il inséra judicieusement entre la Vierge et le Scorpion, en vue d’assurer l’équilibre entre les deux principes qui gouvernaient désormais l’univers, comme on s’en doute, dans un esprit de justice, d’égalité et d’harmonie… Bon, j’exagère peut-être.

« Révélateur » est le fait que les trois signes du zodiaque qui occupent l’espace qui n’était jusqu’ici attribué qu’à un seul, soient localisés au cœur même de la ceinture zodiacale.  Sur 12 signes, la Vierge, représente le sixième, la Balance, le septième et le Scorpion, sans doute heureux de toute cette compagnie, le huitième.  On peut tirer de cet état de fait la conclusion que l’égalité entre les sexes occupe une place primordiale aux yeux du créateur pour qu’il en exprime le principe d’une façon aussi « évidente » que fondamentale, au sens de centrale.  Avouez qu’il y a quelque chose à comprendre là.  Je savais bien que vous seriez d’accord avec moi.

De nos jours, il n’y a pas plus fragile que l’équilibre de l’égalité homme-femme, sans cesse menacé par les deux intégrismes que sont devenus l’islamisme (je ne précise pas radical, cette mouvance politique l’étant par définition) et le féminisme radical (là je précise, il peut rester des féministes qui ne le sont pas), autant étatique que communautaire.  Le premier menace la dignité et la liberté des femmes, en prônant la charia.  Le second a entrepris une croisade sans merci contre les hommes dont il compromet l’avenir académique, à qui il bloque l’accès à des soins de santé et de services sociaux adaptés, en plus de favoriser le harcèlement judiciaire et l’aliénation du droit des pères à leurs enfants tout en ne les considérant que comme des guichets automatiques.

Bref, si l’on écoutait les islamistes, le Scorpion occuperait à nouveau 90 degrés tandis que s’il n’en tenait qu’aux féministes radicales, la Vierge accaparerait le même espace.  La partie n’est pas gagnée pour qui croit en l’indispensable équilibre entre les hommes et les femmes, sans cesse menacé par les fléaux que sont la malveillance, la rapacité, la cruauté et l’hypocrisie.  Préserver à tout prix cet équilibre précaire doit rester la responsabilité de tous les hommes et de toutes les femmes de bonne volonté.  Après tout, ce principe, bien plus que son respect, est écrit dans le ciel…

samedi 18 décembre 2010

Féminisme québécois : la revanche des ballons de plage…

Il n’y a rien qui irrite davantage une féministe radicale que de voir un homme tenter de psychanalyser les femmes.  Alors, pourquoi ne pas tenter l’aventure ?  À en croire ces dames si facilement irritables, il s’agit d’un crime de lèse-majesté, d’un acte d’hérésie, d’une atteinte à la digité de la femme ou Dieu sait quel outrage encore.  Admettons que Freud a bel et bien commis quelques impairs notoires dans son exploration de la psyché féminine, mais il faudrait en revenir. 

À mes yeux, comme à ceux d’un nombre grandissant de simples citoyens ou de penseurs qui méditent à leurs moments perdus sur ce phénomène social, pour ne pas dire sur cette maladie de société qu’est devenu le féminisme dominant, la nécessité d’esquisser une ébauche de portrait-robot de la féministe radicale s’impose.  Au fond, j’aurais dû m’y essayer avant.  Après tout, bien étudier un délinquant reste indispensable si on veut l’amener à de meilleurs sentiments ou, à tout le moins, à l’empêcher de nuire.  Il nous faut donc circonscrire, avant de circonvenir.

Un fléau mondial

Qu’il s’agisse du féminisme d’État, qui détrousse le contribuable en faisant reculer les droits des hommes, ou du féminisme communautaire, celui de la FFQ, des CALACS et des maisons d’hébergement, aussi onéreux, qui les démonisent avec passion, ce cancer collectif a contaminé notre système d’éducation, dont les garçons restent les grands oubliés, notre système de santé, qui ignore toujours les besoins des hommes, et notre système judiciaire qui lui, n’oublie pas les hommes, qu’il se plait à détruire moralement tout en les appauvrissant au profit d’ex-conjointes souvent vindicatives et sans scrupules.

Que vous alliez en France, en Belgique, en Suisse, en Grande-Bretagne, en Suède, bref, dans tous les pays où le féminisme d’État étend ses tentacules, vous découvrirez les mêmes reculs, les mêmes abus de pouvoir et la même froideur méprisante ou la même cruauté misandre de ses porte-parole envers le « mâle blanc ».  Vous retrouverez également des groupes d’hommes, de pères surtout, qui porteront les mêmes revendications, en employant presque les mêmes termes.  Le problème étant mondial, les solutions devront le devenir également.  Ce qui me ramène à mon propos initial : mais qui sont donc ces primas donnas de la « condition féminine », à quoi ressemblent les ressorts profonds de leur psyché ?

Dis, dessine-moi un ballon de plage…

Rien de mieux qu’une bonne métaphore pour brosser un portrait général.  Tiens, dessinons un ballon de plage, et méditons sur ce qu’il pourrait symboliser.  L’été, cet objet commun amuse, sur la grève.  Les enfants rient en lui donnant des coups de pied, les adultes le font danser dans l’air avec insouciance.  Bref, il divertit et personne ne se soucie vraiment de son sort, l’été fini.  Après tout, qu’est-ce que peut bien ressentir un ballon de plage, ce gros machin multicolore, que l’on rangera sans regret, à l’automne, dans une remise, un garage ou un grenier, avec la poussière, l’humidité, le froid et les araignées pour toute compagnie ?

Avouez que si notre ballon était doté de sensibilité, il aurait de quoi éprouver de la tristesse de se voir traité aussi cavalièrement, sans égard à ses sentiments.  Il se sentirait exclu, oublié de ceux qui s’amusent.  Peut-être concevrait-il de la rancœur à leur égard, le ballon de plage, et voudrait-il leur faire payer leur insouciance, leur froideur et leurs coups de pied ?

Qui n’en a pas connu ?

Reculez dans vos souvenirs, et vous en trouverez, de ces jouets.  Pas ceux avec lesquels on s’amuse l’été.  Non, je parle de ces laissés pour compte sans charisme qui, se sentant investis d’une illusoire royauté morale ou intellectuelle, finissent par concevoir de la rancœur envers ceux de qui ils auraient aimé se voir acceptés, admirés ou désirés.  On en trouve des deux sexes mais, comme je ne voudrais pour rien au monde manquer cette occasion de passer pour misogyne, et que mon propos touche de toute façon les féministes radicales, je poursuis. 

Les trois grâces du féminisme québécois

Si l’on se concentrait sur trois figures de proue du féminisme québécois des dernières années ?  Je ne compte pas Mme Conradi, trop nouvellement arrivée à la FFQ pour que l’on puisse en dégager une perception claire, hormis que sa présidence ne s’annonce pas de tout repos. Michèle Asselin, sa prédécesseure, Christiane Pelchat, la présidente du Conseil du statut de la femme, et ma petite meilleure, Anne-France Goldwater, avocate et féministe radicale autoproclamée, me paraissent des sujets d’observation inespérés.  Je pourrais ajouter Lise Payette, mais il faudrait une chronique entière rien que pour elle.

Regardez-les.  Je sais, ça demande du courage, mais faites tout de même un effort.  Il ne vous reste plus qu’à superposer ma thèse si audacieuse du ballon de plage pour découvrir qu’elles sont atteintes de ce syndrome.  Au fond, est-il besoin d’ajouter quoi que ce soit pour saisir les motivations profondes de ces femmes fondamentalement hostiles aux hommes ?

Pistes de solution

Vous me direz : si une personne atteinte d’un problème aussi sévère de perception et d’estime de soi refuse de reconnaître son état, les solutions deviennent illusoires.  Vous avez raison, mais quoi de mieux à faire que d'en chercher, en ce samedi glacial ?

Soyons francs : le physique de mes trois cobayes n’a rien à voir avec celui d’une reine de beauté.  Est-ce là le cœur du problème ?  J’en doute fortement.  Quantité de femmes ne sont pas plus avantagées sans pour autant dégager cette aura de virago éteinte et sans attrait.  Nombreuses ont su développer leur personnalité à leur avantage et expriment un charme authentique qui repose sur autre chose que l’apparence.  Elles n’ont, par conséquent, peu ou aucunement éprouvé le sentiment de rejet inhérent à  toute personne envahie par le syndrome du ballon de plage.

Vous me direz qu’il faut se garder des généralisations abusives, mais je crois fermement que, derrière l’hostilité incompressible dont les féministes radicales accablent la gent masculine, le malaise que j’ai tenté de définir occupe une place de choix.  Aux hommes, elles reprochent de ne pas avoir réussi à s’aimer elles-mêmes.

Je serais bien mal placé pour condamner la critique des travers que l’on prête au sexe opposé et ce, que l’on soit homme ou femme.  Cette attitude n’est cependant pas incompatible avec l’amour.  Quand on en arrive par contre à s’attaquer aux droits légitimes des hommes et des garçons parce qu’on ne réalise pas qu’on traîne les mêmes problèmes depuis toujours, on vit alors isolée de la moitié de l’humanité.  Pour cette raison, mesdames les radicales, c’est encore plus vous-mêmes que la gent masculine, que vous finissez par « faire payer »...

mercredi 15 décembre 2010

Union libre : merci, pas de pension pour moi…

Le 10 décembre dernier, l’émission Huis clos, animée par Claire Lamarche et diffusée à Télé-Québec avait pour thème « Le droit à une pension alimentaire pour les ex-conjoints de fait : êtes-vous pour ou contre ? » Rappelons que la formule de l’émission est de demander à sept citoyens dits ordinaires de se prononcer sur un sujet d’actualité en votant.  Cette journée-là, trois hommes et quatre femmes devaient trancher cette épineuse question. 

Anne-France Goldwater, l’avocate qui a remporté une victoire inattendue auprès de la Cour d’appel qui autorisera, sauf avis contraire du ministère de la Justice, une ex-conjointe d’union libre à soutirer une pension alimentaire, a défendu son point de vue avec une habileté qui n’avait d’égale que sa mauvaise foi au service des avocats familialistes.  Suivit un échange avec une professeure en droit familial, Marie-France Bureau, vendue à la décision de la Cour d’appel, et avec Lise Bilodeau, de l’Action des nouvelles conjointes et des nouveaux conjoints du Québec (ANCQ), qui a dénoncé avec clarté les dérives d’une décision qui fera davantage reculer les droits des hommes au lendemain d’une séparation, comme si ces droits n’étaient pas déjà assez compromis. 

J’en profite pour souligner le manque atterrant de savoir-vivre de deux des quatre membres féminines du jury ainsi que de Mme Bureau elle-même, qui manifestaient avec force tics et gesticulation leur exaspération pendant que Mme Bilodeau, d’un sang-froid admirable, se contenait visiblement pour défendre ses positions (voir lien ci-contre).  Triste spectacle.

http://video.telequebec.tv/video/5830/le-droit-a-une-pension-alimentaire-pour-les-ex-conjoints-de-fait-etes-vous-pour

L’issue du vote n’a pas davantage fait honneur aux femmes présentes sur le plateau : trois d’entre elles se sont rangées du côté  de l’octroi de la pension, tandis que les trois hommes, lucides, s’y sont opposés.  Un  tel dénouement indiquait clairement que les unes comme les autres avaient compris qui deviendraient les grands perdants de l’aventure…  Une ergothérapeute, qui se définissait comme féministe, a sauvé l’honneur des femmes en votant contre la pension, permettant au bon sens de triompher avec un verdict final défavorable à son octroi. 

De féministes à « féminimes »…

Sans étonner, des litanies cent fois rabâchées se sont élevées, comme des mantras, de la bouche des trois participantes pro-pension : le présumé renoncement des femmes à leur « carrière » pour élever les enfants, et leur salaire moindre que celui des hommes.

Ça tombe bien, me dis-je : je suis justement resté à la maison pour m’occuper de mon garçon pendant les trois premières années de sa vie et mon salaire est nettement moins élevé que celui de sa mère, dont je vis séparé depuis sept ans.  En me basant sur le raisonnement fallacieux des participantes, je devrais logiquement demander une pension à mon ex dans les plus brefs délais, briser le mur du silence, en finir avec la discrimination selon le sexe, reconnaître ma valeur personnelle à travers ma reconnaissance économique et Dieu sait encore quelle connerie… 

Y a-t-il des limites à se donner des airs misérabilistes pour soutirer du fric ?  Peut-on mettre un frein à l’indécence de se draper de nobles sentiments, manifestement bidons, pour justifier sa cupidité ?  Quarante ans de féminisme n’auront-ils eu pour résultat que de transformer des femmes qui revendiquaient leur autonomie en sangsues qui s’accrochent frénétiquement à leur dépendance économique avant de n’élever que des générations futures de sous-femmes… et d’en présenter la note aux pères ? 

La notion de choix

Lorsque l’on fait des choix, on en assume les conséquences.  On ne peut avoir le beurre, l’argent du beurre et le cul de la laitière. Le fait d’être une femme plutôt qu’un homme n’a strictement rien à voir dans l’équation. 

Quand j’ai choisi de rester à la maison pour m’occuper de mon fils, mon salaire était déjà plus bas que celui de ma conjointe et mes rentrées de fonds, moins régulières.  C’est elle qui, en bonne mère de famille, allait gagner notre pitance tandis que je découvrais les joies de la paternité, ceci dit sans ironie, bien au contraire.  Aujourd’hui, sachant que mon garçon est atteint d’un trouble envahissant du développement, ce que j’ignorais, bien sûr, à sa naissance, je suis heureux d’avoir passé trois ans à temps plein auprès de lui afin de l’enraciner dans le réel.  Une telle expérience n’a pas de prix. 

Je reste convaincu que, confié à une garderie tandis que les deux parents auraient travaillé à temps plein, son développement ne se serait pas opéré de façon aussi constructive.  Je suis très fier de lui avoir donné un tremplin dans la vie, quoiqu’en pensent certains psys sur les compétences paternelles auprès des enfants en bas âge.

Mon ex ne doit pas payer pour mes décisions !

Ai-je renoncé à une « carrière », moi qui travaille maintenant comme agent de sécurité avec deux diplômes universitaires de premier cycle et les deux tiers d’un troisième ?  Autant que celle qui a laissé son emploi de caissière chez Rossy, de serveuse au St-Hubert, de secrétaire de direction à 12 $ l’heure ou de graphiste à 10 $ l’heure.  Ma conjointe d’alors a défrayé toutes nos dépenses familiales, avec le stress d’un seul salaire, pendant trois ans.  Au nom de mon impressionnant cheminement professionnel mis de côté, je devrais la faire cracher une deuxième fois en lui demandant une pension ?  On parle ici d’une femme ou d’une vache à lait ?

J’ai un baccalauréat en littérature française et un certificat en journalisme.  Il s’agissait de choix hasardeux pour assurer ma subsistance, que je referais sans hésiter.  J’ai connu des périodes de vaches maigres pour ne pas avoir voulu d’une carrière plus rémunératrice.  Faut-il que je fasse payer mon ex pour mes décisions ?  C’est pourtant la thèse que défendaient les trois grâces de Huis clos, en avançant que les femmes faisaient des choix de carrière moins lucratifs que les hommes.  Si elles voulaient plus de fric, elles n’avaient qu’à faire comme eux.  Point final.

Une féministe avec une colonne vertébrale…

C’est à une féministe, au sens noble que ce mot a déjà eu à mes yeux il y a des lunes, que le jury doit de ne pas avoir élevé la dépendance au rang d’un style de vie, avec les valeurs médiocres de petite princesse infantile qu’il implique.  La dame, dont le vote a tranché la question, ne s’est pas gênée pour dénoncer l’infantilisation de l’octroi immérité d’une pension, de même que l’ingérence de l’État dans une décision qui ne le regarde en rien.  

Rappelons qu’un récent sondage Léger Marketing - Le Devoir indique que 56 % des Québécois sont du même avis, un son de cloche dont le ministre de la Justice, Jean-Marc Fournier, a tenu compte, puisqu'il vient d'interjeter appel de la décision favorable à la pension.  C'est pas encore aujourd'hui que vous sablerez le champagne, Mme Goldwater !

samedi 11 décembre 2010

Québec : justice inquisitoriale et nouveaux bûchers

Je me rappelle mes 15 ans quand, dans le cadre d’un cours de français, notre classe devait lire et commenter Candide, de Voltaire.  Que de progrès accomplis depuis cette époque barbare, pensais-je alors.  Imaginez : au nom de la foi chrétienne, l’Inquisition arrêtait les gens sur simple dénonciation, les brûlait vivants et les dépossédait de tous leurs avoirs.  Les commerçants et hommes d’affaires juifs comptaient parmi les victimes privilégiées de ces manœuvres cruelles.  Le but premier et officieux des tortionnaires était bien sûr de soutirer le maximum d’argent et de biens matériels à ces pauvres hommes.  La cupidité rivalisait avec l’hypocrisie alors que le clergé se mêlait de légalité, une erreur dont nous avons depuis tiré les leçons en séparant l’Église de l’État.

D’autres aberrations légales ont cependant pris la relève depuis cette époque atroce.  De belles aberrations, bien de notre temps, moins meurtrières mais tout autant hypocrites, voire fanatiques, au nom de la défense des intérêts supérieurs de la condition féminine.  Au Québec, un homme sans malice peut se voir arrêté pour violence conjugale sur simple dénonciation, même avec un couteau dans le bras planté par son accusatrice qui elle, bénéficiera d’une immunité judiciaire totale pour ses fausses accusations.  14 000 hommes sont ainsi arrêtés chaque année au Québec, sur la foi de leur conjointe, et 70 % d’entre eux sont relâchés 24 heures plus tard, sans explications, ni remords.  Adieu donc, présomption d’innocence, spécialement lors de procès reposant également sur de fausses allégations.

Au lendemain d’une séparation ou d’un divorce, au cours d’un processus judiciaire inique, des pères et des ex-conjoints doivent affronter le feu roulant des comportements vexatoires de juges sans humanité ni esprit de justice, qui feront tout pour les coincer au profit de Madame.  Bons chiens, va !  Ces mêmes hommes devront débourser des sommes astronomiques pour payer des avocats qui travailleront parfois davantage dans leur propre intérêt que dans celui de leur client.  Belle illustration d’un bûcher des temps modernes et de la cupidité qui en demeure le principal mobile. Québec, terre d’égalité entre les sexes aux yeux de plusieurs au plan mondial, perçue de plus en plus différemment au plan local…

Bourreaux du Québec et grandes inquisitrices

Deux facteurs ont concouru à établir et à intensifier un tableau d’ensemble aussi déplorable.  D’abord, la rapacité de notre système judiciaire, dont la nouvelle égérie, Anne-France Goldwater, vient d’accroître l’iniquité en remportant une victoire sans précédent pour les avocats familialistes, qui leur permettra de soutirer aux conjoints de fait une pension pour leur ex.  Cette attitude générale de prédation envers les hommes se voit accentuée par le fanatisme idéologique du féminisme radical et, principalement, du féminisme d’État.  Si vous croyez que le Conseil du statut de la femme n’a pas le le bras assez long pour attenter aux droits légitimes des ex-conjoints et des pères, expliquez-moi comment il lui a suffi de claquer des doigts pour faire amender un texte de loi aussi fondamental que la Charte des droits et libertés du Québec.  

On se rappellera que, avant même la remise du rapport de la commission Bouchard-Taylor sur les accommodements raisonnables, le premier ministre Jean Charest avait obtempéré à l’avis du CSF de faire primer le principe de l’égalité homme-femme sur la liberté religieuse.  Si vous trouvez qu’il ne s’agit pas là de la manifestation d’un pouvoir d’influence certain, rien ne saura vous émouvoir.  Pensez-vous que le CSF, pour qui l’homme est à l’origine de tous les maux, n’use pas du même pouvoir de recommandation auprès de l’appareil législatif afin de « faire avancer la cause des femmes », quitte à favoriser les injustices les plus grossières ?  Poser la question, c’est y répondre.
 
C’est donc main dans la main, que féministes et familialistes ont peu à peu échafaudé le bûcher qui attend tout homme susceptible d’être entraîné dans un processus juridique par son ex-conjointe pour fausses allégations, demande de pension, même quand elle a refait sa vie et gagne un salaire supérieur, et pour garde légale des enfants, la plupart du temps accordée à la mère.

Les fausses promesses du féminisme radical

Au temps jadis de ma naïveté pro féminisme, j’ai cru en ce mouvement parce qu’il prétendait, en favorisant l’autonomie des femmes, affranchir les hommes de leur rôle de pourvoyeur et, ce faisant, les rapprocher de leurs enfants par la reconnaissance de leur nécessaire rôle parental.  Un coup d’œil à la dérive du système judiciaire suffit pour réaliser que les hommes du Québec ont été trahis.  C’est là, et non dans l’hyper sexualisation des médias, « problème fabriqué de toute pièce », que réside l’échec capital du féminisme.

Devenu un gouffre financier pour l’État, le féminisme actuel, loin de favoriser une véritable égalité homme-femme, a plutôt multiplié les structures inutiles, pour ne pas dire nuisibles.  Qui peut expliquer les rôles réels du Conseil du statut de la femme, du Secrétariat à la condition féminine et du ministère même de la Condition féminine, géré par une ministre aussi incompétente que malhonnête ?

Pendant que des hommes en sont réduits à vivre dans des trois et demi et à se saigner aux quatre veines pour payer pensions aux enfants, à l’ex-conjointe – je répète : même de nouveau en couple - et des frais particuliers onéreux pour les motifs les plus loufoques, ces hautes fonctionnaires, porte-parole du féminisme-caviar grassement rémunérées, se promènent en voitures de fonction et disposent de confortables comptes de dépense.  « Madame promène son cul… » chantait Brel, plus que jamais d’actualité.

Minuit moins cinq, on ferme le bar !

On constate à quel point l’union de deux parasites peut corrompre le tissus social et nuire considérablement aux relations homme-femme.  Comment s’étonner du refus des gars de s’engager dans une relation sérieuse, quand elle peut si facilement tourner au cauchemar ?  La solution aux problèmes des hommes victimes de harcèlement judiciaire passe par un redressement incontournable des lois sur le divorce et, bientôt, sur l’union de fait.  Le problème réside dans le conflit d’intérêt de l’instance même qui, après avoir elle-même instauré ces injustices, devra les réparer.  Autant confier une garderie à un pédophile.


Quant à ce fléau appelé féminisme d’État, nos dirigeants devront avant longtemps, dans un contexte d’incertitude économique, lui mettre la clé dans la porte, sans pour autant compromettre les acquis légitimes - je répète : légitimes - des femmes depuis 40 ans.  Quant aux vampires de pensions et de frais particuliers qui voient en leur ex une inépuisable vache à lait, elles devront se faire une raison et assurer honnêtement leur subsistance.  Quelle changement ce sera !   Qu’elles se consolent.  Ce qu’elles perdront en revenus extorqués, elles le gagneront en estime de soi devant la conquête véritable de leur autonomie.  Un vœu que j’adresse d’ailleurs aux hautes fonctionnaires du féminisme d’État, qui pourront enfin se réorienter vers un vrai travail.  Ce sera toujours plus gratifiant que de se promener le cul…

mercredi 8 décembre 2010

Polytechnique et femmes peu nombreuses…

On m’a reproché récemment de faire preuve de cynisme envers la tragédie de Polytechnique dans mon texte intitulé Et la violence faite aux hommes, c’est cool ?… Beau prétexte pour dissiper toute ambiguïté.

Ai-je vraiment fait montre de cynisme à cette occasion ?  Aucun doute là-dessus. Mais il est clair quant à moi que ce cynisme, que j’assume sans complexe, visait en fait la récupération plus feutrée que par le passé, mais tout aussi tenace, d'une tragédie québécoise.  J'ai déjà reconnu l’an dernier, dans une chronique intitulée On cogne aussi les garçons, que le massacre de Polytechnique doit rester commémoré chaque année.  Cet événement fait partie de notre histoire, au même titre que la crise du verglas.  Tout par contre est dans la manière, sobre de préférence, mais c'est l’intention, surtout, qui compte…

Quand chaque commémoration annuelle se termine par le mantra « plus de soutien de l’État », comprendre « financier », entonné en coeur par d'influents regroupements de femmes, je reste perplexe devant pareilles tractations autour du souvenir des 14 jeunes femmes dont la vie a été tragiquement fauchée par un sociopathe.  Voilà ce qui me rend cynique et mon attitude envers de tels procédés ne changera qu’avec leur disparition.

Je dois par ailleurs saluer la position de Polytechnique cette année, qui a remis à plus tard son symposium sur la paix, d'une part pour des raisons logistiques, mais d'autre part, à cause de réticences exprimées par plusieurs à se voir associés aux dénonciations annuelles de violence faite aux femmes.  Chapeau à ces gens d'avoir le courage d'affronter l'ire probable des groupes féministes.

Ces femmes qu’on n’écoute pas

Dans un autre ordre d’idées, il est curieux de constater, malgré l’« hypersensibilisation » sur la violence faite aux femmes, que des corps policiers fassent parfois preuve d’une si grande insouciance quand certaines d’entre elles, menacées par un ex-conjoint, réclament leur aide.  S’agit-il d’une réaction de saturation à un phénomène banalisé par les excès mêmes du dopage statistique et des stéréotypes de l’homme, prédateur, et de la femme, victime ?   Il serait temps de se poser la question, quand la conscientisation présumée à la violence provoque la somnolence.

En 2008, onze meurtres de conjoints, soit neuf femmes et deux hommes, sont survenus au Québec.  Pour tragique que soit cette réalité, une telle statistique n’a rien de spectaculaire si on la compare aux 300 000 femmes battues chroniquement au Québec, chiffre finalement réfuté par son auteure même.  Ce nombre n’a pas non plus l’impact dramatique de la femme sur trois qui sera un jour victime d’une agression sexuelle, en réalité un résultat de sondage sans valeur, pas plus qu’il n’impressionne davantage que les 14 000 prétendus actes annuels de violence conjugale, en fait des signalements, dont 70 % entraînent la remise en liberté d’hommes dont on se demande pourquoi ils ont été d’abord arrêtés.

Trop peu pour compter…

Malgré les mythes véhiculés par le féminisme radical, on admet de plus en plus la bidirectionnalité de la violence conjugale.  Le Québec reste un leader mondial en recherche dans la matière, notamment par le reconnaissance de la violence psychologique, domaine où la femme serait même en avance sur l’homme.  Le fait que, désormais, les signalements d’hommes victimes de violence conjugale soient consignés, tant au plan provincial que national, permet un portrait mieux équilibré et plus représentatif de ce fléau. 

Neuf femmes et deux hommes tués en un an, cependant : de petits chiffres, de faibles  pourcentages.  L’ennui, c’est que ces personnes sont mortes à cent pour cent.  Ces données illustrent néanmoins que plus de femmes que d’hommes subissent de la violence physique extrême et décèdent des mains de leur conjoint.  Aussi peut-on d'autant plus s’étonner de l’apathie de certains corps policiers devant les supplications répétées de femmes qui leur disent craindre pour leur vie et pour celle de leurs enfants.  Comment oublier les cas survenus dans la région métropolitaine il y a quelques mois, de deux femmes qui, malgré leurs appels de détresse, ont péri, l’une même poignardée de cinquante coups de couteau devant ses enfants, eux-mêmes blessés par leur père en voulant la protéger ?

Un fléau pourtant en régression

Contrairement à certains propos alarmistes, le taux canadien d’homicide entre conjoints a fléchi d’environ la moitié entre 1978 et 2007, nous apprend l’Institut national de la santé publique du Québec.  Il a reculé de 13 à 5,7 % pour les femmes et de 3,9 à 1,6 % pour les hommes.  Il faudra se faire à l’idée que certaines formes de criminalité reculent.  Tout ne peut pas aller en empirant.

Se pourrait-il que cette baisse même explique en partie la nonchalance, voire l’incrédulité, de certains corps policiers ?  La balle est dans leur camp.  Une prise de conscience sur la réalité tragique encore présente de ce type d'homicide pourrait aiguiser leur vigilance et épargner des femmes menacées.  Voilà un cheminement dans lequel aucun groupe de femme ne peut concrètement intervenir.  

Oui, tout de même.  La sensibilisation à une meilleure écoute policière pourrait être mise de l’avant lors de la prochaine commémoration de Polytechnique.  Voilà une intervention qui ne coûterait rien au payeur de taxe, permettrait de sauver des vies, et présenteraient nos leaders des groupes de femmes sous un jour plus valorisant que celui d’éternelles quémandeuses de subventions…

samedi 4 décembre 2010

Fiston, remercie Maman de ne pas être une « bitch »…

Je sais que tu es en haut à ton ordi et que je pourrais te convoquer pour un important moment père-fils.  Je sais également que tu surfes sur mon blog en cachette.  Comme j’aime écrire et que tu es un bon lecteur, c’est par le clavier que je vais te communiquer une réalité dont j’estime que tout père responsable devrait exposer les grandes lignes à son gars. 

En digne rejeton de 15 ans maintenant, il t’arrive de trouver Maman fatigante.  Normal, c’est une mère et elles sont plusieurs à être comme ça, même avec leur conjoint.  Elles veulent nous protéger du froid, nous donnent des conseils qu’on ne leur demande pas, s’inquiètent au moindre retard, surveillent notre alimentation, nous reprochent de ne pas nous ramasser et se demandent si on les aime vraiment.  C’est parfois exaspérant, mais au fond, il n’y a rien là de bien méchant, même si elles mettent parfois notre patience à rude épreuve.  À bien y penser, c’est quand Maman arrêtera d’être fatigante que tu devras commencer à t’inquiéter.

Estime-toi chanceux, garçon, car j’ai des nouvelles pour toi : toutes les mamans ne sont pas aussi cool que la tienne.  La bonté et le dévouement ne sont pas des qualités standards.  Lis plutôt.

Ces femmes qu’on appelle « bitches »

Le Québec est une société matriarcale.  Voilà un grand mot qui devra entrer dans ton vocabulaire et que tu conserveras à l’esprit avant d’aborder certaines réalités de la vie de couple, en particulier la réalité juridique, que je te conseille d’éviter soigneusement.  Je ne veux pas gâcher l’entrain anticipé qu’un jeune de ton âge pourrait avoir pour la vie à deux, mais je crois qu’un garçon averti en vaut justement deux.

Jadis, les femmes étaient souvent victimes d’injustices, en cas de divorce ou de séparation.  Le mari partait parfois avec une plus jeune, laissant la mère et les enfants dans la dèche.  La situation se compliquait par le fait que les femmes étaient alors peu scolarisées et n’avaient pas d’expérience de travail.  Être mère à temps plein était le boulot d’une majorité.

De nos jours, les mamans sont scolarisées, travaillent et ne dépendent plus autant du revenu du conjoint.  Quelques femmes appelées féministes sont à l’origine de cette révolution sociale qui devait rectifier plusieurs injustices dont les femmes étaient victimes.  L’État a fortement contribué à redresser la situation au point qu’elle penche maintenant en défaveur de nos intérêts légitimes.  On dirait que féministes et gouvernement ne savent jamais quand arrêter.

Je ne veux pas te sembler alarmiste, mais le fait que désormais la justice favorise davantage l’ex-conjointe ou la mère au dépends de l’ex-conjoint, père ou non, et des enfants, a révélé un visage méconnu de la féminité : des femmes peuvent se montrer cupides, manipulatrices, méchantes, rancunières, bref odieuses.  Dieu merci, elle ne sont pas toutes comme ça, mais il y en a, et tu dois en être conscient.  Mieux vaut bien évaluer ta vis-à-vis avant qu’elle n’évalue ta Visa.  Il y aurait toute une étude à faire sur la psychologie de ces femmes qu’on appelle couramment bitches.

Ces avocats avec le diable pour client

L’occasion fait la larronne.  Un autre preuve que ta mère est une bonne maman : un avocat, appelé familialiste, lui a fait miroiter ce qu’elle pourrait me soutirer comme fric si elle l’engageait.  Maman l’a envoyé promener, effrayée des manigances que la loi permet désormais au détriment des pères et de leurs enfants.  Pas de doute, mon fils, en renvoyant cet énergumène au diable, son meilleur client, ta mère nous a protégés et nous pouvons lui en être reconnaissants. 

J’ai beau connaître des fables à propos de bourreaux qui faisaient du bénévolat, ou de tueurs à gage émus par le chant des colibris, je n’arrive pas à imaginer un avocat familialiste dévoué et épris de justice.  J’avoue que j’ai peut-être là un préjugé, à force d’entendre autour de moi depuis des années des histoires d’horreur vécues par des ex-conjoints.  Rares sont les cas où c’est la femme qui trinque, bien que ça arrive.

Des histoires d’horreur

Si tu as lu mes dernières chroniques, tu as pris connaissance – ou peut-être même, perdu connaissance – à la lecture des aberrations judiciaires qui se déroulent au Québec après une séparation, et dont les hommes sont les victimes.  Au besoin, on modifie la loi pour mieux coincer des pauvres gars, afin de leur faire payer des sommes qu’une justice véritable ne se serait aucunement autorisée à revendiquer.  On peut parler d’extorsion légalisée.  Dans notre riante province, on considère que l’homme doit payer pour la femme dans la majorité des séparations ou divorces.  Ils représentent 95 % des payeurs de pension, pas des farces !  Tu as remarqué, dans le petit Robert, que le sexisme s’attaque désormais autant aux hommes qu’aux femmes.  En voilà la plus parfaite illustration.

Cette complaisance envers les femmes, qui va jusqu’à la corruption, puisqu’elle permet à des avocats sans scrupule de gagner leur vie au détriment d’ex-conjoints, dégrade l’image que plusieurs entretiennent encore d’un Québec progressiste et respectueux de l’égalité homme-femme.  Nous nous sommes malheureusement bien éloignés de cet objectif et des valeurs qui devraient l’inspirer.

Au nom même de l’égalité homme-femme, un homme doit fréquemment payer une pension même quand son ex gagne plus que lui, et même quand elle habite avec un nouveau conjoint tandis que lui vit seul.  Souvent, l’homme doit défrayer des pensions pour les enfants, l’ex-conjointe en plus de régler des factures pour les motifs les plus farfelus : sessions de croissance personnelle, retour aux études dans des disciplines loufoques, billets de saison de ski, études des enfants dans des écoles privées quand le public est disponible, et j’en passe. 

Ces hommes en sont parfois réduits à vivre en vêtements usagés, dans des deux et demi et à se nourrir aux banques alimentaires tandis que leur « bitch » mène grand train.  Mais il y a encore pire : on les sépare très souvent de leurs enfants, et leurs enfants d'eux.  Ils ne peuvent les voir alors qu'une fin de semaine sur deux, quand l'ex-conjointe ne leur met pas de bâtons dans les roues.  Imagine si ça nous était arrivé... On a peine à le croire, mais cet univers parallèle est bien réel au Québec de Lise Payette, une dame réputée pour sa haine des hommes et ses mauvais téléromans. 

Aussi, sois prudent, mon fils…

Bon, là je t’ai découragé pour vrai, peut-être.  Le tableau général n’est pas si sombre que ça, tu sais.  Il n’y a pas que des « bitches » sur terre, Dieu merci !  Il existe encore des femmes avec le cœur à la bonne place et la tête sur les épaules.  Regarde ta mère.  Aussi te donnerai-je ce conseil : quand tu te sentiras prêt à partager ta vie avec l’une de ces femmes qui en valent la peine, aime-là avec tout ton cœur, avec toute ton âme… mais avec toute ta tête !