jeudi 11 août 2011

Malversation policière : la fumiste et le balourd

Les enfants, victimes indirectes
des fausses allégations.
Les fausses accusations frappent souvent dans un contexte de lutte pour la garde des enfants et, dans la nette majorité des cas, les pères en sont les premières victimes. On imagine mal cependant que ces calomnies puissent survenir à la suite d’une rencontre dans un lieu public et encore moins qu’une policière puisse en être l’auteure !  Le récit que vient de m’envoyer Éric (nom fictif) aura de quoi éveiller la prudence sur la nécessité ne pas prendre pour acquit l’intégrité d’employés qui devraient agir de façon à commander le respect de la population : les policiers.  Je précise que les noms des personnes impliquées dans ces événements bien réels sont cependant fictifs et que toute référence au service de police impliqué ainsi que toute précision géographique ont été délibérément omises, une cause étant toujours possible devant les tribunaux.

(Encore) Une ex vengeresse

C’est en septembre 2010 qu’Éric décidait de rompre avec Nicole, la mère de ses deux enfants, après avoir découvert ses infidélités.  Il n’en fallait pas moins pour que la femme délaissée qui, bien qu’adultère s’était toujours montrée d’une jalousie maladive, exige aussitôt la garde exclusive des enfants et multiplie les calomnies envers son ex.  Elle l’accusera d’avoir accumulé des dettes faramineuses, d’avoir mené une vie parallèle à celle de sa famille, d’avoir été négligent envers ses enfants, de passer ses soirées sur des sites Internet de rencontres et de masseuses en plus de s’être sans cesse montré agressif envers sa femme au point où elle dit redouter maintenant pour sa sécurité et celle de ses enfants. 

Des ex se compromettent parfois par courriel....
Comme au Québec, toute femme peut impunément mentir sur son conjoint, pourquoi se gênerait-elle ?  Non seulement Nicole menacera-t-elle Éric de lui faire perdre son emploi, celui d’une nouvelle copine rencontrée entre-temps, ainsi que la garde de ses enfants, mais elle aura l’étourderie de le faire par téléphone, par l’intermédiaire d’un collègue et même, par courriel…  J’ai obtenu copie des envois en question : comme l’affirmait si justement Sophocle, la bêtise est définitivement la sœur de la méchanceté…

Le complot

Aveuglée par sa haine envers Éric, Nicole allait s’enfoncer davantage dans la malversation, s’aidant cette fois d’une amie, Germaine Therrien, pourtant policière, jadis également en bons termes avec Éric.  Le 5 février 2011, le père de famille, qui n’a que la garde partielle de ses enfants, doit les ramener au domicile de sa conjointe à 19 heures.  Nicole lui demande de les lui reconduire exceptionnellement à un restaurant bien connu de la ville.  Éric refuse de dévier de l’ordonnance de la Cour.  Nicole, qui se trouve en compagnie de Germaine la fait intervenir au téléphone.  C’est avec tact que celle-ci traite Éric de « cave » et de « sans cœur ».

Sans emmener les enfants, Éric se rend au resto, muni d’un affidavit rempli des fausses accusations de son ex, dans le but de persuader celle qu’il prend encore à tort pour une amie commune de convaincre Nicole de cesser ses mensonges.  Arrivé, il constate que les deux femmes sont assises au fond de l’établissement, près des toilettes, à l’endroit le plus isolé.  Il place l’affidavit sur la table, en face de l’agente, et lui donne sa propre version des comportements de son ex-femme, en lui conseillant de lire le document édifiant rédigé par cette dernière.  Le soir même, Éric ramène les enfants à Nicole qui, furieuse, commence à le menacer, mais s’interrompt à la vue du père de son ex.  Quand même pas stupide à ce point…

Même une policière peut se faire
la complice d'un complot.
Trois jours plus tard, Éric apprend qu’une plainte de voies de fait a été déposée contre lui par l’agente Germaine Therrien.  Il comprend aussitôt que Nicole et Germaine ont comploté pour lui nuire en vue de l’audition pour la garde partagée des enfants, prévue en mai 2011.  La volonté d’attirer notre homme au resto avait de toute évidence été orchestrée à cette fin.  Un enquêteur, Florian Tétreault, du même service de police que la plaignante, sera assigné à l’enquête sur la plainte...  Il agira avec un parti pris flagrant, enquêtant à charge, soit au détriment de l’accusé, mais « oubliant », d’agir à décharge, donc en tenant compte de la version de celui-ci, qu'il ne vérifiera pas.  Cette pratique à sens unique est monnaie courante chez les corps policiers du Québec, dès qu’une femme pose en victime.

Quand l’enquêteur s’emmêle…

Florian serait un personnage digne d’un vaudeville si les conséquences de ses actes n’étaient pas aussi consternantes.  Doté de la ténacité du pit-bull alliée à la clairvoyance de la taupe, le maladroit ne fera qu’accumuler les signes d’une embarrassante incompétence.  Trahissant un conflit d’intérêt évident au profit de sa collègue, il voudra d’abord convoquer Éric pour l’arrêter, ce que ce dernier refusera, préférant lui envoyer les courriels prouvant des intentions malveillantes de Nicole et, plus tard, une déclaration de la gérante du restaurant, présente au moment des faits allégués et qui confirmait que ni elle, ni ses employés, n’avaient été témoins que quelque acte de violence que ce soit. 

En comparaison de Tétreault,
le célèbre inspecteur Clouzot
a l'air d'un surdoué...
Se croyant vraisemblablement investi d’une mission suprême au nom de la cause des femmes, le balourd refuse toute explication d’Éric, et se garde bien de vérifier la véracité des preuves éloquentes transmises, incluant le témoignage de la gérante.  Au contraire, il réitère son exigence de convocation, faute de quoi il menace d’arrêter Éric sur son lieu de travail.  L’agente Germaine Therrien se dit toujours très craintive, curieuse attitude pour une agente qui devrait faire preuve d’une grande solidité nerveuse.  Pourrait-elle assurer la discipline dans une cour d’école ?

Le 16 février, en proie à un irrépressible accès de testostérone, Tétreault somme à nouveau Éric de se rendre et, devant son refus, se transporte avec fougue à son domicile en vue de l’arrêter. Comme Éric, qui travaille de nuit, dort, l’intrépide enquêteur court chercher un mandat d’entrée, en dissimulant évidemment la version et les preuves fournies par Éric aux autorités compétentes. Revenu sur les lieux, il martèle la porte le plus fort qu’il peut, et arrête Éric devant ses voisins médusés.  La plainte de l’agente Therrien demeure si invraisemblable que le bureau du substitut du procureur la rejettera aussitôt du revers de la main.  Alors, pourquoi tout ce cirque ?

Immunité diplomatique

À l’évidence victime d’un complot suivi d’un abus de pouvoir policier, Éric porte plainte en déontologie policière contre les agents Therrien et Tétreault.  Malgré la preuve accablante, aucune sanction, aucune réprimande n’est administrée à la calomniatrice, ni à l’imbécile.  Éric a ensuite rempli une déposition pour méfait public qui, après maints transferts d’une autorité à une autre, a fini par être rejetée également, sans qu’aucune raison ne soit fournie.  Après consultation auprès d’une firme d’avocats aux coûts de 5 000 $, les juristes n’ont rien trouvé de plus brillant à dire que, étant donné le corps policier visé par la plainte, une éventuelle poursuite ressemblerait au combat de David contre Goliath.  De toute façon, Éric, présentement en arrêt de travail, n’a plus les moyens d’entreprendre quelque démarche légale que ce soit.  Reste à savoir quel impact auront tous ces événements sur la requête en garde partagée prévue en mai prochain.

Notre système vous inspire-t-il
toujours confiance ?
Je ne sais pas pour vous, mais un tel récit ne me réconforte pas particulièrement sur la confiance et le respect que nous devons à nos policiers.  J’ose encore croire que le plus grand nombre fait son travail correctement mais peut-être ne suis-je qu’un grand naïf ?  Bien davantage que la corruption des agents, les faits énoncés dans cette chronique démontrent une malhonnêteté beaucoup plus généralisée, trahissant l’absence d’éthique d’un système policier et judiciaire gangrené, où la parole d’ex-conjointes calomniatrices et de fumistes en uniforme pèse bien davantage que celle d’un homme intègre.

8 commentaires:

Anonyme a dit…

Ça me surprends pas du tout, les corps policier sont de connivence avec les services offerts aux femmes exclusivement. Une honte nationale.....ce sont des lâches de la pire espèce. Les tzi amis au Québec y en a à la tonne!

Olivier Kaestlé a dit…

En effet, et on peut même parler au plan ministériel. Chaque fois que le ministère de la Sécurité publique fait part de statistiques au public, il lui fait prendre des signalements pour des agressions sanctionnées.

Ainsi, aux dernières nouvelles, les hommes commettraient environ 14 000 "agressions" envers les femmes par an. En réalité, seule une fraction de ce nombre aboutit à un verdict de culpabilité.

Ce climat de paranoïa "justifie" par contre les budgets dévolus aux corps policiers et aux maisons d'hébergement, en dépit des avertissements du Vérificateur général du Québec, qui avait avisé l'État dès 2008 que lesdites maisons étaient sur financées, sous fréquentées et que leurs responsables n'étaient assujetties à aucune reddition de compte.

Anonyme a dit…

Franchement, je ne suis pas étonnée de lire cela. Il arrive fréquemment que la famille aliénante aliènent les proches dont les amis. Malheureusement, lorsque ces derniers ne font pas preuve de discernement et de réserve, cela mène à de telles situations abracadabrantes. Tout pouvoir devrait être utilisé avec sagesse et discernement. Il est évident qu'il est inacceptable au Québec de s'attaquer à un policier, même s'il ment de façon éhontée. Obtenir réparation pour un ex-conjoint ou sa nouvelle conjointe est complètement chimérique. Oui, le monde est parsemé de furies qui trouvent la moindre occasion de faire suer leur ex, de les démolir, de leur pourir la vie.
Parfois, je crois que la solution ultime pour cet honnête homme est se simplement laisser aller ses enfants. De leur faire confiance et de savoir que tôt ou tard ils reviendront vers lui quand ils seront majeurs. Franchement, je crois que trop de pères sont honnêtes et travaillant, qu'ils aiment trop leur enfant à leur propre détriment. Souvent, ces pères ont un coeur bon et s'imaginent que le système judiciaire va rendre justice. Mais en fait, ces pères ne l'obtiennent jamais même s'il est prouvé qu'ils ont été calomniés, extorqués, etc. La seule vraie solution réside sans doute dans l'abandon. Car toute forme de résistance amène procédures, dépenses, dépression. Ne faut-il pas se sauver soi-même avant de tenter de sauver une relation père-enfant que la mère désire saboter avant tout.
Et que de drôles de mères également qui projètent leurs propres comportements déviants, adultères, violents sur leur ex, les accusant faussement de leurs pires maux, de leurs propres démons intérieurs. Il y a quelque chose de compulsif dans ce processus qui relève plus de la manipulation machiavélique que de la pathologie psychiatrique.
Quant aux proches, il est temps que ces derniers fassent preuve de réserve et de prudence face aux affabulations qu'ils peuvent entendre parfois de certains parents séparés. La mesure, tout est dans la mesure. Ils devraient enseigner cela aux policiers qui ne devraient pas pouvoir agir auprès de proches.

Olivier Kaestlé a dit…

J'aime bien la pincée de philosophie de votre commentaire. Il m'arrive en effet de me demander si ces femmes qui font systématiquement obstruction à leur ex pour la garde des enfants ne cherchent pas en fait à maintenir malgré tout - et malgré eux ! - une relation, bancale, destructrice, mais une relation quand même, parce qu'un cordon ombilical avec l'union défunte n'a pas été coupé. Tout, plutôt que l'indifférence.

N'oublions que, dans ce cas-ci, c'est Monsieur qui a initié la rupture, mais même parfois quand c'est Madame, celle-ci manifeste souvent davantage le désir d'instaurer une relation d'oppresseure à opprimé que de mettre un terme à une union égalitaire, si tant est que tel était le cas par le passé, bien sûr.

Si l'homme cesse de jouer le jeu, de se battre inutilement face à un système qui le bafoue au nom de la cause des femmes, peut-être que son ex sentira qu'elle perd le contrôle sur lui. Reste le danger qu'elle recoure à d'autres manoeuvres plus délétères encore pour assurer son emprise. Pas évident, tout ça. Merci de votre commentaire.

Anonyme a dit…

Vos commentaires me font beaucoup réfléchir... Il y a de la vérité dans vos propos. J'ai avant la lecture de vos commentaires décidé de laisser aller... Mes filles me reviendront lorsqu'elles sauront pourquoi papa était là à temps partiel!!!! Cela sera ma vrai victoire puisqu'aujourd'hui encore et malheureusement ce système n'est pas fait pour les pères.... Merci

Olivier Kaestlé a dit…

C'est malheureusement une réalité par trop répandue que celle que vous vivez. Vous faites preuve de sagesse dans l'adversité. Vos filles seront sans doute un tribunal plus sévère que le droit familialiste envers votre ex. Cette justice là, très souvent, devient sans appel. Bon courage.

Bisbille 101 a dit…

La misandrie institutionnelle mine présentement l'intégrité de la société Québécoise contemporaine. Il faut impérativement en saisir le parlement pour que cesse ces abus flagrants de pouvoir entre les mains de ces despotes qui n'ont rien à envier aux agents de la Gestapo !

Olivier Kaestlé a dit…

Qui sait si l'initiative pour le moins originale du maire Larivière, avec sa roche de 20 tonnes, n'aura pas un impact dans ce sens ? À suivre donc.