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| À gauche, David Deraspe, et à droite, Marc-André Guérin-Bertrand, entourant Marc-André Casavant, providentiellement épargné. |
Le 15 décembre dernier, la nouvelle tragique d’un incendie mortel faisant deux victimes au 267, rue Sainte-Anne, à Joliette, dans Lanaudière, défrayait la manchette. À part le fait que les flammes s’étaient déclarées vers cinq heures du matin et que les corps inanimés de deux jeunes hommes dans la vingtaine avaient été découverts après une lutte de plusieurs heures menée par les pompiers de Joliette contre un violent brasier, on n’en savait pas davantage. La suite des événements allait toutefois révéler une perspective pour le moins sordide.
Dès le lendemain, la Sûreté du Québec confirmait que des enquêteurs de la division des crimes contre la personne enquêtaient désormais sur un incendie criminel, mais ne pouvaient déterminer encore avec certitude si les deux victimes, David Deraspe, 24 ans, et Marc-André Guérin-Bertrand, 18 ans, étaient bien visés par de présumés incendiaires. Les jours suivants ont vu se confirmer cette sinistre hypothèse. Le 19 décembre, Maximilien Héon, 20 ans, et Danny Poirier-Laplante, 25 ans, de Sainte-Julienne, étaient formellement accusés de meurtre au premier et au second degré, respectivement.
Double triangle ?
Une banale histoire de rivalité amoureuse serait à l’origine de ce geste aussi meurtrier que stupide. Héon aurait planifié l’incendie, sous l’empire d’une jalousie maladive à l’effet que sa flamme du moment ait manifesté le désir de revoir Guérin-Bertrand, l'une des deux victimes, avec qui elle avait déjà entretenu une relation amoureuse. Deux jours avant l’incendie, la copine d’Héon avait proposé une rencontre à son ex, surpris sur les lieux par l’accusé principal, on ne sait trop dans quel concours de circonstances. « Ça a mal tourné, ils se sont pognés. Il (Héon) était fou de jalousie », devait affirmer avec émotion Marc-André Casavant, colocataire des deux victimes, qui ne doit qu’à une nuit passée chez sa copine d’être encore en vie.
Jacques Deraspe, frère cadet de l’autre victime et quatrième colocataire, doit quant à lui à son travail de nuit d’avoir lui aussi échappé à l’incendie. Dire que le jeune homme ne porte pas dans son cœur la copine de Héon est en-dessous de la vérité : « Elle m’a dit : je vais vous faire sauter », affirme le jeune homme, qui compte intenter des poursuites judiciaires pour que la jeune femme soit accusée au même titre que les deux autres. Deraspe affirme qu’elle était « au courant » du crime. Aurait-elle donc pu l’empêcher en en informant les autorités ?
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| Un incendie qui cachait vraisemblablement une histoire sordide. |
Il arrive parfois qu’un triangle en cache un autre et qu’une personne jalouse veuille rendre la monnaie de sa pièce à celui qui lui inspire un aussi inconfortable état d’âme. Il demeure plausible que les amis et colocataires du défunt, étant donné la piètre estime dans laquelle ils tenaient l’ex de leur ami, aient été également visés par la vindicte de cette dernière, d’où les menaces rapportées par le jeune Deraspe. Reste à savoir si pareille éventualité sera seulement envisagée lors du procès qui ne concerne que les deux seuls accusés.
Une responsabilité à partager
Comme ces derniers ne reviendront pas en cour avant le 17 janvier, il est encore trop tôt pour saisir tous les tenants et aboutissants de cette triste histoire. Le fait que les deux accusés aient pu se voir manipulés par une intrigante ne les soustrait par ailleurs en rien à leurs responsabilités. S’ils ont bel et bien commis les actes qu’on leur reproche, ils devront en payer le prix. « Il n’y a aucune raison pour tuer quelqu’un, surtout pas pour une petite histoire d’amour. C’est inacceptable et les accusés méritent la prison à vie », devait déclarer la mère de Guérin-Bertrand.
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| L'émotion était à son comble parmi les proches des victimes. |
Si Marc-André Casavant et Jacques Deraspe, les deux locataires survivants, ont raison à propos de l’ex de leur ami et colocataire, il ne sera pas aisé de l’inculper, selon leurs souhaits. A-t-on jamais vu une femme accusée, ou pire, reconnue criminellement responsable d’avoir rendu un conjoint jaloux au point de tuer un rival ?
Si elle s’est montrée aussi machiavélique que le supposent Casavant et Deraspe, une question devrait pourtant préoccuper la Justice : toute cette tragédie serait-elle survenue si cette jeune femme n’avait pas attisé l’hostilité de Maximilien Héon ? Si cette hypothèse était fondée et prouvée, la manipulatrice devrait-elle répondre de ses actes ? En vertu de quelle jurisprudence ? Et quelle sentence devrait sanctionner pareil délit, dans l’improbable éventualité où il serait reconnu comme tel ?
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| Danny Poirier-Laplante, gentil, mais pas trop brillant, selon sa soeur... |
Une histoire à suivre, donc, ne serait-ce que par les enjeux propices à un débat de société sur la responsabilité criminelle…




7 commentaires:
Bonne Année et lâchez pas ,
merci de vos écrits.
Douglas
Merci Douglas, les mêmes souhaits à vous et à Monique. Toujours content de vous compter parmi mes lecteurs !
merci pour votre ecrit .....on en sait plus par vous que par les autoriter....david etait mon frere et jai hate de pouvoir savoir ce qui va ce passer.......merci beaucoup olivier
De rien, mon ami, si vous-même avez du neuf, vous pouvez communiquer avec moi à l'adresse de courriel sous ma photo. Bonne chance dans vos démarches. Mes sympathies tardives.
ces domage de voir comment le monde comptee nimporte quoi sur nimporte qui , sans se rendre compte que eur mensonges peuvent faire du tord a des gens , seument si sa auris ete lhistoire invente ke vous ecrivez , je crois que la demoiselle en question aurait deja ete arreter ! ? non ? moi pour ma part , je conais des gens de cette histoire qui on de lord casier judiciaire , qui pretende avoir des emploi ou si ou de nouvele copine quand malheureusement ces gens netais pas present pour des raison contraire .... des raison non accorder au legal dit... jespere qun jour les gens von se reveiller un peu ... je crois quon aprend beaucoup sur des gens qui se suicide pour des mensonges sur internet ou aautre que des jeunes fond de lintimidations etc ,desoer aux famille sincerement mais essayer dattendre la veriter avant daccuser a tord comme cela ....
C'est toujours pratique de se réfugier derrière l'anonymat pour porter des accusations douteuses. Même si les personnes dont vous parlez avaient été absentes pour d'autres raisons que celles invoquées dans mon article, celles que vous citez en l'occurrence, et auxquelles je ne souscris pas, faute de faits, l'horreur du crime commis n'en aurait été nullement diminuée et les deux victimes n'en auraient pas moins été assassinées.
Je vous précise que cette chronique n'a pour unique but que de poser la question d'une éventuelle responsabilité de la jeune fille à l'origine d'un triangle amoureux fatal. Au fait, croyez-vous sérieusement que la police arrêterait une femme dans pareille situation, même si un meurtre en résultait ? J'aimerais bien voir la jurisprudence en la matière...
Pour le reste, je souhaite que la vérité soit faite sur cette ténébreuse affaire et que les personnes responsables, de façon directe, ou indirecte, de cette tragédie, soient clairement identifiées et sanctionnées avec la mesure et la justesse requises.
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