jeudi 27 juin 2013

Gars et filles : supériorité académique intellectuelle ou numérique ?

En 2010, la BBC rendait publique une étude révélant que, dès leur plus jeune âge, les filles étaient persuadées de leur supériorité intellectuelle sur les garçons.  Il s'agissait sans doute d'une nouvelle victoire d'une idéologie que nous ne connaissons que trop bien.  Loin d'adhérer à cette perception, les auteurs de cette recherche britannique affirmaient que les représentations hostiles à la gent masculine véhiculées par la société dont, sans doute, celles colportées par les médias et la publicité, contribuaient à fausser de façon misandre la perception que les sexes avaient de leurs possibilités intellectuelles respectives.  

La misandrie commence de plus en plus tôt...
Ainsi, dès l'âge de quatre ans, les filles se croient « plus intelligentes, plus sages et plus capables d'efforts » que leurs confrères.  Ce qu'il y a de plus grave, c'est que, bien qu'ils résistent plus longtemps à ce conditionnement social qui les déprécie, une majorité de garçons finit par penser la même chose vers l'âge de huit ans.  Les chercheurs n'hésitent pas à dénoncer ces perceptions comme « auto-réalisatrices », c'est-à-dire qu'elles influencent les performances de chaque sexe.

Afin de prouver leurs dires, les auteurs de ce rapport plus que pertinent ont créé deux groupes mixtes en vue d'un test.  Au premier, ils ont dit que les garçons ne réussissaient pas aussi bien que les filles, et ont gardé le silence pour le deuxième.  Devinez quoi ?  Les garçons à qui on n'avait rien dit ont aussi bien réussi que les filles.  Les autres, dépréciés, ont obtenu des résultats nettement inférieurs à leurs consœurs.  La perception de leurs propres possibilités a donc eu une influence directe sur les résultats des garçons.

Une génocide académique ?

C'est dans cette optique qu'il faut envisager une tendance fâcheuse, loin d'être exclusive à la Grande-Bretagne, qui vise, non seulement à miser davantage sur la réussite académique des filles, mais à faire comme si ces dernières ne devaient qu'à leurs compétences seules de se démarquer des garçons.  Bien sûr, les filles sont plus dociles et plus appliquées que les leurs confrères, un phénomène que j'ai moi-même observé quand j'enseignais le français langue seconde dans une école élémentaire publique en Louisiane.  Il demeure toutefois évident que ces heureuses dispositions de caractère, qui n'ont rien à voir avec l'intellect, ne suffisent pas à expliquer l'écart sidéral entre les performances masculines et féminines.

Au parti-pris envers les filles de nos systèmes d'Éducation occidentaux, il faut ajouter, non seulement la perception négative des hommes - présentés par nos télé-séries, télé-romans et publicités comme des maniaques sexuels, des dépendants affectifs ou des imbéciles congénitaux - mais également la prolifération de prétendues études, dont les prétentions scientifiques risibles ne font qu'enfoncer le clou d'une misandrie généralisée dont nos garçons deviennent les premières victimes.  Combien d'entre eux devrons-nous encore sacrifier à notre indifférence et à cette « conviction » ridicule prônant désormais la supériorité intellectuelle féminine ?

Des déclarations irresponsables et stupides

James Flynn, « chercheur »...
Oui, vous avez bien lu.  La dernière lubie en date sur la supériorité fictive des femmes nous vient d'un individu ayant pour nom James Flynn, un psychologue néo-zélandais, prétendu spécialiste du QI,  dont personne n'avait entendu parler jusqu'à ce jour, mais dont on devrait boire les doctes paroles comme du petit lait.  Cet original vient de répandre une bonne nouvelle pour le camp féministe : pour la première fois en cent ans, les femmes auraient obtenu de meilleurs scores aux tests de quotient intellectuel que les hommes.

Nos idéologues chéries auraient tort de se réjouir trop vite puisque, selon le même « chercheur », c'est seulement la toute première fois que les femmes coifferaient au poteau leurs confrères masculins.  En effet, pendant les 100 dernières années, les hommes les devançaient de cinq points, ce qui n'a rien d'une victoire militante... 

Mais il y a pire, et plus absurde, quant aux motifs présumés de la supériorité intellectuelle féminine.  Les femmes seraient-elles devenues du jour au lendemain plus performantes dans les sciences, en mathématiques, en informatique, en architecture ?  Auraient-elles pour une fois cumulé davantage de découvertes ou d'inventions ?  Seraient-elles enfin parvenues à supplanter définitivement les hommes dans les arts et la littérature, domaines où il faut reconnaître qu'elles s'affirment de plus en plus ?  Eh bien non.

Si les femmes impressionnent tant M Flynn, c'est qu'elles sont devenue « multitâches », clame-t-il.  On recherche la valorisation où l'on peut...  Le fait de devoir concilier travail et famille - ce qu'aucun, ou peu d'hommes, ne font, faut-il conclure - serait à l'origine de la croissance de l'intellect féminin.  Nos féministes n'ont pas fini de déchanter, elles qui voient dans la présumée « double journée de travail », selon elles exclusive aux femmes (elles ne connaissent pas la mienne...), une source première de leur aliénation...

Les femmes, idoles de James Flynn ?
Flynn ne s'arrête pas en aussi bon train sur les rails de la bêtise, allant jusqu'à affirmer que ses conclusions pourraient résulter du fait que les femmes ont toujours eu un QI potentiellement plus important mais ne l'exploitaient pas entièrement : « L’amélioration est plus forte chez elles, parce qu’elles ont été beaucoup plus désavantagées dans le passé. »  Il suffisait d'y penser.  Je me demande si M Flynn exploite pleinement son quotient intellectuel...

Ce « scientifique », visiblement féministe, après avoir lancé cette mini-bombe misandre, n'hésite pas à se contredire.  Selon lui, il manque encore quelques données avant d'établir une différence d'intelligence entre les sexes.  Alors pourquoi tenir des propos aussi stupides que sexistes, inspirés de facteurs fantaisistes qui n'ont absolument rien de probants ?  Nos garçons ont-ils besoin des manifestations d'errance mentale de pseudos chercheurs en mal de sensationnalisme ?  N'ont-ils pas suffisamment d'obstacles à surmonter ?  Du féminisme, ce fumiste est vite passé au crétinisme.

Une supériorité... numérique

En comparaison de telles idioties, les études de genre semblent relever du plus haut raffinement intellectuel.  Rendu là...  À ce propos, rappelons que l'une des prétentions de cette autre lubie veut que, malgré la différence des sexes, les genres respectifs de chacun ne soient conditionnés exclusivement que par l'environnement sociétal.  Il faudra alors nous expliquer comment il se fait que, malgré les efforts acharnés des États occidentaux, dont le Canada, depuis plus de 40 ans, pour intéresser les femmes aux disciplines non traditionnelles, celles-ci continuent à se cantonner obstinément à des professions typiquement féminines.

Les femmes, toujours conservatrices.
Ainsi, selon Statistique Canada, les professions les plus courantes chez les femmes en 2011 restaient : adjointe administrative, infirmière, caissière et enseignante.  De leur côté, les hommes se révélaient aussi conservateurs avec les métiers de camionneur, de directeur de commerce, de charpentier-menuisier et de concierge, sans que personne ne songe à les tirer de l'enfer de postes aussi convenus. 

Les jeunes femmes canadiennes de 25 à 34 ans représentent pourtant désormais 59,1 % des titulaires d'un grade universitaire, tendis que leurs consœurs de 55 à 64 ans regroupent 47,3 % de ces diplômés.  C'est sans doute parce qu'elles sont devenues plus intelligentes si 64,8 % des femmes de 25 à 64 ans ont complété des études de niveau postsecondaire, en comparaison de 63,4 % d'hommes.  C'est là aussi la première fois que les femmes démontrent, toutes catégories d'âge confondue, leur supériorité... numérique.

Être garçon en 2013

Je me demande s'il y aura un jour un prof de français de secondaire cinq assez déjanté pour donner à lire Voici venu le temps des femmes (en version originale, The end of men, pas mal plus cru), d'Hanna Rosin.  Imaginez l'impact sur des filles de plus en plus convaincues de leur supériorité intellectuelle sur les garçons qui eux, vers leurs seize ans, auront « compris » depuis l'âge de huit ans qu'ils ne sont destinés qu'au rôle de faire-valoir de la suprématie féminine.

Rosin, journaliste américaine, n'y va pas de main morte, mais s'appuie sur des faits tangibles, bien qu'il ne soit pas évident qu'elle établisse un lien direct entre intervention étatique et réussite au féminin, ce qui introduirait un débat on ne peut plus subversif... et signifiant.  À prime abord, elle semble s'attarder davantage aux effets qu'aux causes : « Au milieu des années 90, on a vu une égalité en termes de réussite universitaire et puis tout à coup, les femmes ont surpassé les hommes.  La démarcation se fait en primaire, puis en secondaire. »

Souhaite-t-on la fin des garçons ?
Mme Rosin, arrive tout de même à identifier le « quand » du problème, si elle ne parvient pas - ou ne tient pas - à en cerner le « pourquoi ».  En attendant, combien de garçons, les hommes de demain, seront-ils laissés pour compte par un système qui ne mise inexorablement que sur la réussite des filles ?  Quelle satisfaction celles d'entre elles, qui auront la conscience sociale de réaliser le favoritisme dont elles bénéficient, retireront-elles d'une réussite partiellement usurpée ?  Comment, tout en prenant conscience de leur aliénation, les garçons arriveront-ils à affirmer leur plein potentiel dans un monde où les dés sont pipés dès leur plus jeune âge ?  

Voilà autant de questions essentielles auxquelles il faudra avant longtemps trouver des réponses... intelligentes, pour une fois.

mardi 11 juin 2013

Et dire qu'en Inde, les Sikhs ont renoncé au turban...

Eh oui, en Inde, pays qui regroupe la plus importante communauté sikh, 70 % des hommes ont renoncé à porter cet accessoire si charmant et folklorique.  Ont-ils fait ce choix par éloignement de la faction intégriste des représentants de leur religion, ou parce que la barbe, les cheveux interminables et le turban incommodent, dans ce climat de chaleur, ou encore tout simplement par sens esthétique, toujours est-il qu'une majorité de Sikhs ont décidé de vivre au 21e siècle, en syntonie - du moins vestimentaire - avec l'Occident.

Turbancratie : un manque d'esprit sportif....
Devant pareil constat, il est légitime de se demander alors pourquoi une minorité d'entre eux, une fois en sol québécois, semble traverser une telle crise identitaire à l'idée de voir ses enfants passer une heure ou deux sans ce bout de tissus si peu digne d'intérêt.  Comment se fait-il que ces agresseurs victimes en arrivent à accuser la Fédération de soccer du Québec (FSQ) d'empêcher leurs enfants de jouer à un sport qui devrait favoriser leur intégration sociale dans leur communauté d'accueil, quand ce sont manifestement eux qui refusent bêtement cet écart minime à des us et coutumes ancestraux qui n'intéressent qu'eux et quelques anthropologues. 

Car enfin la FQS n'empêche aucun enfant de participer à leurs compétitions de soccer, elle ne fait que demander que tous et chacun respectent un même règlement.  Pas de passe-droit dans une société égalitaire, c'est trop dur à comprendre ? Les diverses communautés culturelles du Québec, qu'elles soient italienne, grecque, chinoise, japonaise et tutti quanti, respectent la règle, pourquoi les Sikhs ne s'y conformeraient-ils pas ?  Seraient-ils des demi-dieux ?

La tête près du turban...

Les Sikhs intégristes n'en sont pas à leurs premières frasques revendicatrices.  Il y a quelques années, les parents d'un élève sikh avaient défrayé la manchette en ouvrant grand la porte aux accommodements religieux.  Ils avaient en effet obtenu de la Cour suprême du Canada, à force de lamentations et d'entêtement, qu'elle invalide une décision de la Cour d'appel du Québec, interdisant le port du kirpan dans les écoles.  Rappelons que cet objet, un couteau, est toujours interdit dans les aéroports.  Un peu plus tard, la même sympathique famille et ses supporters s'étaient manifestés lors de la commission Bouchard-Taylor en exprimant ostensiblement leur désir de voir le crucifix disparaître de l'Assemblée nationale.  Il y a des gens, comme ça, qui savent se rendre populaires...

À l'été 2010, un autre jovial citoyen sikh, agent de sécurité, s'était distingué en Ontario par sa victoire aussi injustifiée que loufoque contre Home Depot.  Le motif ?  Le « monstre » qui servait de gérant de succursale de cette compagnie à Milton, à l’ouest de Toronto, avait voulu imposer à cet infortuné gamin de 52 ans, travaillant pour une agence privée, le port d’un casque de sécurité, en décembre 2005, à l’occasion de travaux de construction qui devaient précéder l’ouverture du magasin.  Il faut comprendre que, pour obéir à pareille directive, le plaignant, Deepinder Loomba, aurait dû commettre l’impensable, soit retirer son turban, exposant ainsi ses cheveux au public, ce qui, selon lui, allait à l’encontre de sa religion.  Peut-être avait-il des problèmes de pellicules ?

Et puis vint le kirpan...
De mon côté, j'ai eu fréquemment affaire à des camionneurs sikhs, à une époque où je travaillais dans une usine comme agent de sécurité.  Alors que chaque conducteur de camion nous livrant des marchadises, peu importe sa nationalité, acceptait sans rechigner de porter son casque de sécurité, seuls les Sikhs refusaient obstinément, mais avec courtoisie, d'obéir.  Selon le contremaître à l'expédition, nous devions les autoriser exceptionnellement, en raison de la charte des droits et libertés.  Malgré cette directive, je forçais chaque camionneur à emporter avec lui un casque fourni par l'usine, avec ce commentaire : « S'il vous arrive un accident, il sera clair que le casque était dans votre camion et que vous avez refusé de le porter.»  Être sikh ne dispense pas de ses responsabilités personnelles.

Au-delà d'un « bout de tissus »...

Ne voir dans le turban sikh qu'un « bout de tissus », à la lumière des récents événements opposant une poignée d'intégristes à la FQS, relève de l'aveuglement volontaire.  À force de récriminations et de discours manipulateur et culpabilisant, ces douteux citoyens d'adoption ont obtenu la suspension de la FQS par l'Association canadienne de soccer (AQS), rien de moins.  Ça, en clair, ça s'appelle un geste politique, et pas des plus constructifs.

C'est par ce genre d'initiative en apparence insignifiante, pour ne pas dire stupide, que des intégristes parmi les communautés culturelles arrivent à modifier le tissus - sans jeu de mots facile - social de leur patrie d'adoption.  Les Sikhs extrémistes ne sont pas les plus revendicatifs, si on les compare avec les musulmans islamistes.  Mais mine de rien, les Québécois mangent, sans toujours pouvoir les identifier, des aliments halal - ou casher - malgré les doutes soulevés récemment quant à l'hygiène de ce procédé barbare et inutilement cruel envers les animaux.  Alors que la communauté juive ne lui demandait rien, le parti libéral s'est couvert de ridicule en refusant que la date des élections coïncide avec les fêtes religieuses, malgré l'alternative évidente du vote par anticipation. 

Ces faits récents, encouragés sinon initiés par la décision désastreuse d'autoriser le kirpan en classe, démontre à quel point l'accumulation d'accommodements sans légitimité parvient à donner à ceux qui en multiplient les demandes un sentiment de pouvoir par les modifications profondes qu'elles entraînent sur ce qu'on appelle pompeusement notre « vivre ensemble ».  Les tribunaux islamistes n'ont-ils pas failli se voir autorisés en Ontario ?  On influence le législatif (kirpan), l'alimentaire (halal, casher), l'éducation (lieux de prière, invitations de conférenciers homophobes et misogynes dans nos universités) et le politique par le pouvoir de son vote.  Penser que tous ces changements initiés par des gens dont les valeurs, souvent rétrogrades, rigides et sexistes peuvent se faire sans conséquences sur notre identité et notre humanisme relève de la politique... de l'autruche. 

Jason Kenney, déconnecté.
Or, si les fanatiques du turban parviennent à imposer leurs vues, ils n'auront pas réussi à mettre en échec qu'une fédération, ils seront également parvenus à circonvenir un gouvernement, le Parti québécois, qui soutient la FQS, bien qu'il ait commencé - déjà - à reculer quant à sa charte de la laïcité, maintenant diluée à l'état de projet de charte des valeurs québécoises.  Loin de trouver en son homologue fédéral un appui, le PQ a entendu comme tous le ministre de l'Immigration, Jason Kenney, traiter de « ridicule » l'interdiction du turban, pendant qu'un député albertain s'est ouvertement « réjoui de l'annonce faite par l'Association canadienne de soccer qu'elle suspend la Fédération du soccer de Québec (sic !) »

Quand on parvient à influencer à ce point, en les contaminant, des sphères privilégiées d'activité sociale, les enjeux vont bien au-delà d'un banal « bout de tissus », et ne mettent pas en échec qu'un gouvernement, en haut de la hiérarchie sociétale.  C'est surtout une majorité de citoyens qui refusent les accommodements religieux - et surtout ce qu'ils impliquent - que l'on brime avec ces initiatives niaises et rétrogrades.  De tels événements donnent paradoxalement envie d'emprunter au père du multiculturalisme canadien, Pierre Elliott Trudeau, cette expression, restée célèbre, et de la répéter haut et fort aux extrémistes parmi ceux qu'il avait la prétention de protéger : « Finies les folies ! »

dimanche 9 juin 2013

Discrimination misandre : gare à « l'action positive » !

Je n'ai jamais été particulièrement impressionné par la pensée positive ni par sa proche parente, la pensée magique.  Comment croire que l'on puisse programmer son subconscient, comme un magnétoscope, pour sélectionner le rêve que l'on veut se voir réaliser en imprimant dans notre esprit le sketch répété de son accomplissement ?  À ce compte-là, je préfère le vieil adage voulant que la plus petite action vaille mieux que la plus grande intention.  Pourrais-je alors parler d'action positive ?  Apparemment non, le gouvernement et l'Office québécois de la langue française en ont décidé autrement en s'appropriant cette expression.

Coup d'oeil sur une mystification

Féminisme d'État et action... positive ?
Au fond, qu'est-ce qu'une expression aussi vague qu' « action positive » peut bien vouloir dire ?  Parlons-nous de bénévolat, de civisme, d'initiatives en vue d'améliorer notre environnement, nos habitudes de vie, ou notre façon d'envisager notre prochain ?  Que nenni !

Voici la définition précise que notre gouvernement, poussé par un féminisme d'État omniprésent, vient de donner à cette expression sans éclat, qui peut inclure tant de sens possibles et aucun :« Ensemble cohérent de mesures prises pour éliminer la discrimination subie par un groupe de personnes et remédier aux inégalités de fait en leur accordant temporairement certains avantages préférentiels, notamment en matière de recrutement. »

Vous l'avez compris, « action positive » est le résultat d'une opération cosmétique maladroite et cousue de fil blanc visant à nous faire avaler le concept de « discrimination positive »,  celui-là même qui fait que, « temporairement », les hommes hétérosexuels et de souche disparaissent peu à peu de la fonction publique provinciale au profit des femmes, des autochtones, des communautés culturelles et des personnes handicapées.  Nul doute que ces gens aient droit à leur place dans la société, mais faut-il qu'elle se taille au détriment des intérêts légitimes d'un groupe jadis dominant, mais devenu lui-même minoritaire ?

La définition confirme les publics-cibles traditionnels de la discrimination positive : «  Les principaux groupes visés par l'action positive sont les femmes, les minorités visibles et les personnes handicapées. »  Rappelons que les femmes dépassent maintenant les 60 % des effectifs de la fonction publique québécoise, même si les programmes dits d'action positive les favorisant demeurent toujours en vigueur.  Les hommes occupaient 42,9 % des emplois de la fonction publique provinciale en 2009, année où seulement 36,9 % d’hommes ont été embauchés. Y aura-t-il un jour un pilote dans l'avion pour corriger le tir de cette situation flagrante de dérapage et d'iniquité ?

Au plan fédéral, c'est depuis 1983 que les programmes de discrimination positive existent.  Ce n'est pourtant que récemment que notre gouvernement aux vues si éclairantes vient de réaliser la contradiction évidente de cette expression : «  Les expressions discrimination positive et discrimination à rebours n'ont pas été retenues même si on les trouve dans certains textes spécialisés, car elles sont inappropriées. Dans la langue courante, le mot discrimination a une connotation négative d'emblée; il désigne le fait de séparer un groupe social des autres en le traitant plus mal. La discrimination est contraire à l'égalité, qu'elle soit positive ou négative. »

Le désavantage de naître garçon 

Quel avenir pour les garçons ?
De cet énoncé, je retiens «  séparer un groupe social des autres en le traitant plus mal  ».  Ils l'ont écrit, maintenant, quand donc vont-ils le comprendre ?  Car enfin dès la naissance, le garçon québécois - ou occidental - part perdant si l'on compare le sort qui l'attend à celui des filles qui ont désormais leur journée internationale, le 11 octobre, confirmant par là qu'elles représentent le futur de l'humanité.  

Il évoluera dans un environnement scolaire où les figures masculines disparaissent peu à peu, par crainte des fausses allégations, au profit d'une surreprésentation d'enseignantes.  Il s'ennuiera dans un contexte d'apprentissage statique et exempt de compétition favorisant l'apprentissage des filles.  Il découvrira dès le secondaire les programmes de discrimination positive, oh pardon, d'action positive, exclusivement destinés à ses consœurs, comme Les filles et les sciences, un duo électrisant, dont il se verra exclu, si par malheur il veut y participer. 

Si il persévère vers les hautes études, il constatera la mise en place de programmes d'action positive ne visant que l'intégration des filles dans les disciplines non traditionnelles pour elles, alors que rien n'existera pour lui, pas même en médecine, en biologie ou en biochimie, domaines devenus majoritairement féminin.  À ces programmes, s'ajouteront les concours et bourses d'études visant - toujours - l'intégration féminine telles que Chapeau les filles et Excelle Science, dont aucun équivalent n'existe pour les gars.  

Le « drame » des filles

Notre bien-aimé gouvernement s'alarme de la sous représentation de nos filles en sciences et en technologies, apparemment persuadé que cet état de fait ne puisse être attribuable qu'à un contexte de discrimination ancestrale les opprimant. On ne s'étonnera pas trop de voir des chercheurs de l'Université du Québec à Montréal (UQÀM) s'alarmer ostensiblement de ce « drame » tandis que les garçons disparaissent d'à peu près partout, une fois le secondaire passé : 

« La lutte pour l’égalité entre les hommes et les femmes s’est manifestée dans tous les espaces sociaux, dont ceux de l’éducation et de l’emploi. Dans cette lutte, une stratégie déployée par le mouvement féministe et par les pouvoirs publics de nombreux pays fut de favoriser la présence des femmes dans les emplois dits non traditionnels. Malgré les luttes sociales et les interventions publiques visant à ouvrir l’horizon professionnel des femmes, il reste que les ghettos d’emplois sont encore fort présents. »  

Je parie que ces gogos, incapables d'imaginer que les filles ne puissent pas s'intéresser aux sciences en aussi grand nombre que les gars, croient leurs propres lamentations, pendant que les étudiantes universitaires, largement majoritaires au sein de leurs murs, peuvent envisager un statut préférentiel si elles choisissent une carrière dans la fonction publique, avec les atouts qu'un tel cheminement représente en comparaison du secteur privé.  

Tragédie académique ?  Erreur sur le sexe.
On constate tout de suite les désavantages, quand il ne s'agit pas d'obstacles, qui guettent les garçons nés dans un pays occidental.  Qui sait, devant une telle différence de traitement selon le sexe, certains parents préféreront-ils, au résultat d'une échographie leur annonçant la naissance d'un garçon, interrompre la grossesse en espérant que la prochaine leur amène une fille.   Toute une action positive en perspective...

jeudi 6 juin 2013

« Masculinisme » ou islamisme ? Erreur sur la cible...

Pour l'observateur attentif aux mouvances féministes radicales, un curieux parallèle, pour ne pas dire une contradiction allant jusqu'à l'incohérence, saute aux yeux, au fil des ans.  D'une part, les hommes, mais aussi les femmes, que ces activistes appellent - à tort - masuclinistes sont devenus pour elles un fléau tel qu'ils représentent la première menace à l'avancement - toujours légitime, puisque féminin - des femmes.  D'autre part, devant la montée en Occident de l'intégrisme religieux et, plus particulièrement, de l'islam politique, les mêmes militantes font preuve d'une discrétion inquiétante, quand elles ne deviennent pas les complices de l'idéologie qu'elles devraient être les premières à dénoncer.  

Affaire Shafia : où étaient les féministes ?
Si elles ne l'approuvent pas par leur silence, elles le font, comme le triste exemple de la Fédération des femmes du Québec (FFQ) l'a démontré, par des initiatives plus que douteuses.  Pas de doute que ces femmes ne sont pas elles-mêmes islamistes par conviction, mais elles le deviennent presque par omission ou par action.  Il suffit d'évoquer l'influence insidieuse de l'organisme Présence musulmane sur la FFQ et son impact décisif lors de la motion lamentable de ce regroupement s'opposant à l'interdiction des signes religieux dans l'espace public pour s'en persuader.

Il s'agissait là du dernier fait d'armes « significatif » de Michèle Asselin,  présidente sortante de cet organisme dépassé, après son passage désastreux qui avait vu le membership de la FFQ fondre de 900 à 500 membres.  La bringuebalante marche des femmes de 2010, pendant laquelle le regroupement emblématique du féminisme québécois - et son existence même - avait été durement remis en cause, est venu confirmer cette désaffection véhémente du public envers lui.

Le problème allait cependant beaucoup plus loin que... le choix de la présidente.  Avec l'arrivée d'Alexa Conradi à sa tête, la FFQ allait à nouveau tomber plus bas, par Françoise David et Amir Khadir interposés, en défendant le droit des gardiennes musulmanes en milieu familial de porter le niqab, rien de moins.  Cette déplorable initiative a été prise dans le cadre des consultations sur le timide projet de loi 94 prétendant baliser les accommodements religieux.  

L'embarrassante prise de position de la FFQ survenait vers l'époque où étaient rendus publics les liens plus que contestables d'Amir Khadir, député de Mercier, avec l'organisme Palestiniens et Juifs unis (PAJU), qui faisait pression sur un commerçant du comté même de la bouillante « rock star » d'extrême gauche afin qu'il renonce à vendre des chaussures israéliennes, représentant à peine deux pour cent de son inventaire.  

Michèle Asselin partie, la FFQ reste...
Québec solidaire (QS), comme sa succurale féministe, la FFQ, incarne à merveille cette incohérence d'une instance qui se prétend féministe, d'une part, mais qui fait preuve, d'autre part, d'une complaisance coupable envers des islamistes hostiles à Israël.  QS  - ou Khadir, du moins - accuse l'État hébreu de pratiquer une politique d'apartheid envers les Palestiniens, alors que l'on retrouve des Arabes dans toutes les sphères de sa société.  Qu'importe si les islamistes représentent la première menace au monde quant au respect des droits des femmes !  La mainmise que Québec solidaire exerce sur la FFQ -  Alexa Conradi était présidente de QS, et Françoise David,  ancienne présidente de la FFQ - indique que même le regroupement qui devrait condamner pareils individus avec la plus grande sévérité s'écrase sans vergogne ni dignité devant eux.

Le « masculinisme » menace les féministes radicales...

Comment expliquer pareille incohérence chez la FFQ et, a fortiori, chez les féministes d'État occidentales pour qui les hommes et les pères de leurs pays respectifs et, parmi eux, ceux qui revendiquent l'égalité parentale devant les tribunaux, représentent les premiers ennemis de la cause des femmes, donc des hommes à abattre ?   Ne serait-ce pas parce que ces derniers, loin de s'attaquer aux femmes, comme les féministes radicales le prétendent, s'en prennent justement à ces militantes, tandis que les islamistes n'oppriment... que les femmes.  Et les femmes, n'est-ce pas la raison d'être officielle d'un mouvement, le féminisme, qui, jadis, se consacrait à leur défense avant de devenir, au fil des ans et des avantages acquis, un lobby corporatiste ne visant que sa propre expansion ? 

On comprend mieux, dans cette perspective, l'importance stratégique et opportuniste que représente pour ces militantes la tuerie de Polytechnique, un acte isolé commis le 6 décembre 1989 par un jeune homme manifestement en proie à un délire psychotique, rendu, propagande misandre aidant, symbole de la haine des hommes envers les femmes, éternelles victimes d'un vaste complot patriarcal mondial. Bien sûr, selon ces idéologues fanatisées, c'est du sang des 14 victimes de Marc Lépine que s'est nourri le masculinisme et ses adeptes qui refusent les acquis des femmes durement gagnés par des années de lutte.  Ce sont les masculinistes, et non les islamistes, qui représentent la pire menace pour les droits des femmes.  Bien sûr...

6 décembre : de la commémoration à la récupération.
Il faut croire que Marc Lépine est bien puissant, puisque même mort,  il incarne à lui seul une menace plus sérieuse que celle émanant d'un mouvement mondial intégriste et - vraiment, lui - patriarcal, s'affirmant de façon prosélyte par l'écrasement et le contrôle de ses femmes et par la mainmise sur leurs corps, leur sexualité et leur liberté d'agir et de penser par elles-mêmes.  

En Occident, rares sont les féministes qui osent, à l'instar de Djemila Benhabib, dénoncer les dérives de l'islamisme, sa montée progressive et insidieuse, son discours culpabilisant envers quiconque s'oppose à ses dogmes et à ses pratiques obscurantistes, dont la charia représente la pire manifestation.  

Les militantes sont beaucoup plus promptes à s'en prendre au  « masculinisme », néologisme créé par Michèle Le Doeuff, dont voici la définintion : « Pour nommer ce particularisme, qui non seulement n’envisage que l’histoire ou la vie sociale des hommes, mais encore double cette limitation d’une affirmation (il n’y a qu’eux qui comptent et leur point de vue), j’ai forgé le terme de masculinisme ».  À un mot près, « masculinisme », que l’on pourrait remplacer par « islamisme », cette définition pourrait fort bien convenir à cet intégrisme religieux.   

Les risque de « l'ouverture sur l'autre »...


Comment ne pas comprendre la grande tolérance, inspirée par l'ouverture sur autrui et sur le monde, qui anime nos féministes d'État, à l'exception du Conseil du statut de la femme - qui lui, a l'outrecuidance de s'opposer aux signes religieux dans la fonction publique - dans leur acceptation des islamistes et de leurs usages.  Je précise que j'ironise ici envers les islamistes en particulier, et non les musulmans en général.  On peut être musulman sans être islamiste, mais impossible d'être islamiste sans être musulman.

Par leur acceptation de certains usages propres à une mouvance qui prône un asservissement intégral de la femme, la FFQ, comme nombre d'organismes féministes occidentaux, valide par son silence ou son soutien certains us et coutumes encore plus graves, mais qui ne semblent pas les déranger particulièrement.  Mentionnons parmi ceux-ci les mariages forcés, parfois avec des fillettes (on appelle ça pédophilie, Mesdames, des Calacs, notamment,  membre de la FFQ), la polygamie, la traite des femmes, leur séquestration, les crimes d'honneur, l'excision, les mutilations, visant même les enfants, et la lapidation, que certains chroniqueurs bien-pensants montréalais assimilent à une croyance folklorique sans fondement surgie de l'esprit surmené d'un conseiller municipal mauricien.  

Djemila Benhabib, féministe avec une cause.
On constate tout de suite ce qu'une religion dite de paix peut, manipulée par certains idéologues, receler de crimes effectifs comme potentiels contre l'humanité, autorisés par leurs vues rétrogrades et archaïques.  Pourtant, ce ne sont pas ces brutes fanatisées, mais bien ces horribles «masculinistes» qui se verront accusés par les féministes radicales de vouloir ramener les femme au moyen-âge, afin de les opprimer avec violence dans leur foyer et de les soumettre à une suite ininterrompue de sévices rétrogrades, niant leur droit à disposer d'elles-mêmes.  

Et ça, c'est sans compter les risques de pédophilie sur leurs enfants, tandis que nos doctes militantes encouragent l'homoparentalité, sans balises, au moment où la ministre française responsable de la loi devant le définir a été surprise à cacher une étude révélant que les gays commettraient dix fois plus d'agressions sexuelles envers les enfants que les pères hétérosexuels.

Les faux coupables

Mais comment ces féministes vertueuses ne condamneraient-elles pas ces monstres, également appelés hoministes, eux qui défendent l'indéfendable tel que la lutte au décrochage scolaire des garçons, l'égalité des droits parentaux des pères, l'accès des enfants à leur géniteur, les fausses allégations de violence conjugale et d'agressions sexuelles, le manque de ressources pour hommes en santé et en services sociaux - dont l'absence de maisons d'hébergement pour hommes victimes de violence conjugale et leurs enfants, sans compter le manque de soutien pour garçons victimes d'agressions sexuelles (qui ne cessent de faire la manchette, plus que les filles) - ainsi que la misandrie omniprésente dans les institutions, les émissions et la publicité, incluant l'hétérophobie démonisant hommes et pères.

On conçoit ce que de telles revendications peuvent représenter de monstrueux et de sacrilège... 

Pourquoi une telle erreur sur la personne morale, demanderez-vous ?  Parce que le féminisme militant s'est éloigné de la cause des femmes pour ne considérer que sa propre expansion.  Les islamistes méprisent les féministes, mais ceux qui sont allés à l'école des frères musulmans dissimulent hypocritement leur mépris, conscients du pouvoir culpabilisant dont ils disposent envers une gauche influençable redoutant plus que tout de passer pour raciste ou xénophobe.  

Vers un féminisme hétérophobe.
Conscients de l'influence de l'État dans l'État que représente le féminisme militant, les défenseurs de la condition masculine constatent et dénoncent son influence néfaste envers les hommes et les garçons dans toutes les sphères de la société, incluant l'appareil judiciaire, les milieux de l'Éducation ou les services en santé et en services sociaux. 

Et c'est en manifestant leur hostilité envers leurs détracteurs, au lieu de réajuster leur tir, que les féministes révèlent leur véritables ambitions, tout comme elles trahissent, par leur silence envers les islamistes, ce pour quoi elles prétendent se battre d'abord et avant tout : la cause des femmes.  Ce n'est plus la cause, mais la fin, finalement, qui justifie les moyens...

dimanche 2 juin 2013

Censure : Facebook, investi par les groupes féministes ?

Au prétexte de lutter contre la pornographie, Facebook retire déjà de ses pages des nus artistiques.  Le plafond de la chapelle Sixtine, de Michel-Ange, ou Le déjeuner sur l'herbe, d'Édouard Manet, pourraient-ils devenir de œuvres aussi dégradantes pour les femmes que des photos ou des films de « tournantes » ou de simulacres de viol collectif ?  

Manet, bientôt pornographique ?
Dans cette perspective néo-victorienne, se peut-il que les pages ou les articles qui défendent sans haine la condition masculine se voient un jour censurés, au prétexte qu'il seraient assimilés à des images ou à des commentaires misogynes ?  C'est le risque qui se profile à l'horizon sans cesse menacé de nos sociétés soi-disant démocratiques, comme on peut le déduire de cet article du Figaro du 29 mai dernier.

Personne ne sera étonné d'apprendre que c'est sous les pressions répétées d'associations féministes que le réseau social le plus connu vient d'endosser la toge de grande prêtresse des vertus ulcérées et des outrages impunis, en s'en faisant les bien-pensant porte-parole.   

Concédons que le but officiel de cette démarche n'est pas sans fondements.  Des illustrations ou des films prônant le viol de femmes et des propos orduriers à leur endroit feraient l'objet d'une complaisance déplacée de la part de Facebook.  Ils n'ont clairement pas leur place dans ce site accessible à tous, y compris aux adolescents et même aux enfants.  

Le réseau social saura-t-il toutefois faire preuve de l'élémentaire jugement lui permettant d'établir la différence entre un document misogyne et un autre, par exemple, qui dénonce les abus du féminisme d'État ?  Il est permis d'en douter.  Les dérives  de cette mouvance faussement égalitaire surviennent pourtant aussi bien au Québec, en France, en Belgique, en Suisse, en Suède, en Grande-Bretagne, qu'en Norvège, bref, dans tous les pays occidentaux affligés par sa déviance idéologique, et où l'on retrouve, au premier plan pour la révéler, des groupes de pères, ultime cauchemar des militantes misandres.  

On conçoit la pierre dans le jardin du féminisme radical représenté par ces hommes, et par les femmes qui les soutiennent. 

Le maccarthisme féministe de la chaire Claire-Bonenfant

Louise Langevin
Une chercheuse de la chaire Claire-Bonenfant, de l'université Laval, Louise Langevin, sans doute pétrie des intentions les meilleures, a déjà fait un pas dans cette douteuse avenue visant à réduire au silence les défenseurs de la condition masculine.  Cette militante souhaite aller jusqu'à criminaliser les sites dits masculinistes et antiféministes, rien de moins. Quelle habile façon de faire taire toute revendication légitime en faveur des hommes et des garçons, en assimilant de facto ces dernières à la misogynie et à la violence faite aux femmes.  Faut-il démontrer une perspicacité surnaturelle pour découvrir le plan - évident - à l'intérieur du plan ?

Voici ce que j'écrivais déjà sur cette initiative sournoise dans une chronique précédente:

« Si seulement le code criminel pouvait inclure le sexe parmi les groupes ciblés par les propos dits haineux ou diffamatoires, au même titre que les gays, lesbiennes ou les communautés ethniques, Mme Langevin n'en dormirait que mieux. 

« Mme Langevin ne semble pas comprendre que les hommes représentent également un sexe, et que les modifications demandées par elle pourraient tout aussi bien s'appliquer à ses consœurs militantes.  Comment ne pas constater la haine psychotique des hommes chez les Femens, ces féministes ukrainiennes qui affichent sur leur site une femme aux seins nus - bonsoir, lutte à l'hypersexualisation - brandissant dans une main des testicules d'homme tranchés et dans l'autre une faucille ensanglantée ? »

Ce dessin sera-t-il toléré sur Facebook ?
Et que dire de certains sites ouvertement misandres tolérés sur Facebook, et qui le resteront probablement.  En voici certains, dont l'appellation ne laisse aucune place à l'ambiguïté : Je déteste les hommes, Le super club des filles qui détestent les hommes, Les hommes, c'est comme les chiens, il faut les éduquer, pour ne nommer que ceux-là.  

Parlant de misogynie et d'atteinte à la dignité des femmes, quelle attitude adoptera Facebook envers les sites islamistes prônant l'asservissement le plus vil et le plus violent envers les femmes ?  Marne Levine, vice-présidente de la politique publique de Facebook, fera-t-elle preuve envers ces fanatiques religieux de la même vigueur que celle annoncée ce 28 mai ?  Une question comme ça...

« Indésirable » et « dangereux »

J'ai déjà vu mon blog momentanément interdit de séjour sur Facebook, après avoir été jugé « indésirable » et « dangereux ».  Peu de temps après la parution d'une chronique dénonçant cet anomalie, la situation s'est rétablie.  Des lecteurs m'ont affirmé que le problème n'était que technique, l'un d'eux m'informant que sa page consacrée à l'art de faire du pain chez soi avait été suffisante pour s'attirer des foudres identiques...  Même dans une cuisine, les hommes représenteraient-ils une menace pour les femmes ?

Les derniers développements concernant la politique publique de Facebook me confirment que l'explication « technique » ne suffit pas.  Après tout, j'ai déjà eu le relatif honneur de voir mes interventions censurées dans le blog du Conseil du statut de la femme.  La tendance est là.  Il faut que les défenseurs de la condition masculine restent vigilants, l'identifient et la dénoncent.  Sur Facebook ou /et en dehors.