dimanche 25 août 2013

FFQ : comment se servir des islamistes pour frapper les hoministes...

J'ai été aussi étonné que le plus grand nombre qui, à force de constater la « tolérance » à l'islamisme de la Fédération des femmes du Québec (FFQ), ne croyait plus que ce regroupement féministe emblématique se déciderait enfin à condamner les positions de quatre prédicateurs rétrogrades, misogynes et homophobes, qui considèrent les femmes  comme des sous-citoyennes et les homosexuels, comme des non-citoyens.  Rappelons que ces individus indésirables ont été invités à Montréal par le Collectif Indépendance, qui regroupe de jeunes musulmans montréalais.  Toute une relève...

Alexa Conradi, présidente de la FFQ.
On se souviendra des positions pour le moins incohérentes de la FFQ, désormais assujettie à Québec solidaire (QS), un parti politique flirtant avec des groupuscules d'extrême gauche, dont le parti communiste du Québec, qui inscrit automatiquement ses membres à QS, et les Palestiniens et Juifs unis (PAJU), qui préconisent l'embargo économique en vue de l'éradication d'Israël, ambitieux et utopique programme, mais bon.  Quand on sait que Françoise David, leader de QS, a déjà été présidente de la FFQ et que l'actuelle présidente de cet organisme, Alexa Conradi, a déjà été présidente de QS, il ne faut se surprendre de rien.

À commencer par l'opposition de la FFQ, en 2009, sous les pressions de Conseil islamique canadien et de Présence musulmane, à l'interdiction des signes religieux visibles dans la fonction publique que la militante anti-islamiste, Djemila Benhabib devait dénoncer avec une légitime sévérité.

Cette dénonciation énergique ne devait pas empêcher la FFQ de revenir très vite à la charge avec la proposition pour le moins déplacée d'autoriser les gardiennes musulmanes en milieu familial de se présenter au travail attifées d'un voile intégral, sans égard à l'impact psychologique qu'un tel accoutrement pourrait forcément susciter chez des enfants en bas âge, possiblement traumatisés par l'approche de femmes masquées et sinistrement vêtues de noir. 

Suivez l'argent...

Quand j'ai lu que la FFQ, cette fois, condamnait très officiellement les prédicateurs islamistes sur le point d'arriver au Québec - cet organisme avait déjà fait de même, mais très discrètement, comme QS du reste, lors d'un précédent passage controversé de prédicateurs qui s'étaient finalement abstenus - je me suis tout de suite demandé si ces militantes n'avaient pas eu vent, entre les branches, d'un programme de subvention, fédéral ou provincial, destiné à financer la militance anti-islamiste.

Après tout, le parti conservateur du Canada, a bien déjà annoncé, en juin dernier, un programme de sensibilisation aux crimes d'honneur, financé à raison de 200 000 $ répartis sur deux ans, octroyés à une obscure organisation de Vancouver, comme s'il n'existait aucun fonctionnaire capable d'intervenir dans pareils cas.  L'affaire Shafia, à l'origine de cette initiative, pourrait inciter à croire à une incompétence généralisée, mais le quadruple meurtre a fait tant de bruit qu'il est probable que les policiers, les intervenants sociaux et le personnel scolaire impliqués dans cette tragédie, comme leurs homologues des autres provinces, ne tiennent pas à refaire la manchette pour les mêmes erreurs.

Affaire Shafia : portrait de famille...
Rappelons que la FFQ s'était vue annoncer en 2011 la suppression de sa subvention fédérale de 240 000 $, représentant 40 % de son financement global de 650 000 $, au moment où cet organisme, qui a déjà compté plus de 900 membres, n'en retenait plus que 500.  Et Québec annonçait, par la bouche de sa ministre de la Condition féminine, qu'il n'avait nullement l'intention de compenser cette perte.  L'argent ne rentrerait plus aussi facilement qu'avant pour cet organisme qui, bien qu'affichant un misérabilisme de convenance, a longtemps mené grand train.  

Un choix de priorités révélateur

Lorsque nous comparons l'attention portée par la FFQ, comme de la part de principaux regroupements et groupes féministes, aux dérives des islamistes en comparaison de la menace que représente à leurs yeux les défenseurs de la condition masculine, force est de constater le peu d'importance accordée par ces militantes aux premiers en comparaison de l'obsession que représentent pour elles les seconds.

Existe-t-il à l'hyper féministe université du Québec à Montréal (UQÀM), par exemple, un groupe interdisciplinaire de recherche sur l'islamisme ?  Bien sûr que non, mais vous y retrouverez, depuis 2011, un groupe interdisciplinaire de recherche sur l'antiféminisme. Comment expliquer pareille priorisation ?  Tout simplement parce que les « masculinistes » menacent l'hégémonie étatique féministe - comme son financement - et dénoncent ses répercussions désastreuses sur les hommes et les garçons, tandis que l'islamisme ne menace que les femmes et les homosexuels.

UQÀM : forteresse féministe...
Or ces deux catégories de citoyens constituent le fonds de commerce des féministes militantes.  Plus ces gens sont opprimés, ou du moins en donnent l'impression, mieux marchent les affaires.  « Beaucoup a été fait, mais tant reste à faire. » demeure le grand mantra féministe, auquel on pourrait ajouter « Et tant de fric à soutirer ».

Le cheval de Troie

Il pourrait bien exister une autre raison, plus sournoise encore, à l'origine de la prise de position inusitée de la FFQ.  Et si, sous le couvert de dénoncer l'islamisme, c'était plutôt les hoministes qui, indirectement, étaient les premières cibles de l'organisme de Mmes Conradi et David ? 

Voici ce que dit la FFQ dans son communiqué laconique dénonçant les prédicateurs invités par le Collectif indépendance : « D’ailleurs, le gouvernement canadien refuse encore et toujours, en 2013, de modifier le Code criminel en reconnaissant le sexe comme groupe pouvant être victime de propagande haineuse, au même titre que la couleur, la race, la religion, l’origine ethnique et l’orientation sexuelle. Or, l’absence du sexe comme facteur de différenciation sur lequel se fonde la propagande haineuse constitue certainement une forme de discrimination basée sur le sexe… Quand le gouvernement canadien reconnaîtra-t-il que la propagande haineuse basée sur le sexe est d’une telle ampleur qu’il faut apporter des modifications au Code criminel pour y faire face? »

Voilà curieusement un propos identique à celui de Louise Langevin, de la chaire Claire Bonenfant, à l'université Laval, qui, dans un projet de recherche intitulé Internet et antiféminisme: le difficile équilibre entre la liberté d’expression et le droit des femmes à l’égalité, formulait la même recommandation en vue de criminaliser les sites voués à la défense de la condition masculine.

Claire Langevin, « chercheuse ».
En voici un extrait éloquent : « Cependant, l’article 319 du Code criminel est inutile pour enrayer la propagande haineuse dirigée contre les femmes en tant que femmes. En effet, il ne vise que la propagande haineuse fondée sur la couleur, la race, la religion, l'origine ethnique et l'orientation sexuelle. Une protection contre la propagande haineuse est offerte à plusieurs groupes de la société, mais pas aux femmes en tant que femmes. L’absence du sexe comme facteur de différenciation sur lequel se fonde la propagande haineuse constitue certainement une forme de discrimination basée sur le sexe . Cette situation est pour le moins un anachronisme qui doit être corrigé.  »

Même recommandation que la FFQ, mais une cible différente.  Et s'il s'agissait de la même ?  Au moins Mme Langevin aura eu le mérite d'annoncer clairement la couleur...  Il est certain que ces lamentos ne visent pas à dénoncer la misandrie dans laquelle baigne le Québec comme l'Occident.  De telles modifications, si un jour elles étaient adoptées, ne protègeraient probablement que les femmes, tout en continuant d'ignorer les hommes.  Après tout la gent féminine ne reste-t-elle pas la seule victime du sexisme ?

Je me disais aussi...

Il me semblait aussi que la FFQ ne se ressemblait pas, avec son opposition apparente aussi nette à des islamistes.  Si la perspective de subventions à encaisser, dans le cas où des programmes de lutte à l'islam politique devenaient disponibles, demeure tout de même hypothétique, la volonté de se servir des islamistes pour museler les défenseurs de la cause des hommes, quant à elle, s'avère plus que plausible.  Je me disais bien aussi...

samedi 24 août 2013

Études de genres : quand la grenouille sociologique veut se faire aussi grosse que le bœuf scientifique...

Lors de ma dernière chronique, je vous ai entretenu des dérives des études universitaires féministes et de leur financement himalayen en totale contradiction avec leur apport réel à la société.  J'ai été interpellé par un lecteur qui voyait dans ma contestation une volonté de censure, comme si un financement si exagéré de telles études, au détriment de sujets autrement plus pertinents, comme la reconnaissance de la condition masculine par exemple, s'avérait légitime et justifiable dans un monde démocratique.  Ou qu'une telle dépense représentait une contribution humaniste digne d'intérêt.

Harald Eia, l'anti Patrick Jean...
Que des gens se consacrent - pour ne pas dire qu'ils perdent leur temps - à de telles explorations, grand bien leur fasse, mais qu'il soit normal de les financer autant, dans un contexte de déficit abyssal, qui place le Québec au cinquième rang des États les plus endettés, alors que le sous-financement de nos universités représente un manque à gagner de 850 M $ en comparaison de la moyenne nationale, mérite que l'on y prête quelque attention.  Et qu'on modère nos ardeurs.  Voilà qui n'a rien à voir avec la censure.  À ce titre, la chaire Claire-Bonenfant, de l'université Laval, qui préconise la criminalisation des sites hoministes, a plusieurs longueurs d'avance... 

Je ne dois pas être le seul à comprendre que, s'il existe de beaux esprits dont la compétence mérite d'être soulignée parmi les universitaires, ces derniers ne représentent en rien la majorité des intelligences novatrices qui ont fait de notre monde et de notre époque ce qu'elles sont, pour le meilleur comme pour le pire.

Quand un libre penseur ose poser les bonnes questions

La preuve.  Un humoriste norvégien a récemment fait la barbe aux chercheurs de son pays adeptes de la théorie des genres, comme des universitaires partageant leurs vues, ainsi que des journalistes, qui n'ont jamais pris le peine de questionner   sérieusement et objectivement la pertinence d'une telle ineptie.  Le documenteur Patrick Jean, d'une malhonnêteté misandre finie, pourrait prendre des notes et s'inspirer d'un travail professionnel aussi rigoureux et intègre.

L'homme en question,  Harald Eia, s'est livré, dans un documentaire digne de mention, à une démarche journalistique rigoureuse, étrangère à ses compatriotes des médias sur le sujet, exposant aussi bien les points de vue des défenseurs de la théorie des genres que celui de ses détracteurs, pour en arriver à la conclusion, devant la pauvreté des explications des premiers, à la pertinence des conclusions des seconds.  Résultat : après la diffusion du film, la Norvège a purement et simplement fermé le robinet aux subventions de telles sornettes.  Doit-on parler de censure ?...

Plantant dès le début le décor de son questionnement, en précisant que la Norvège a été déclarée le pays où l'égalité homme femme était la plus aboutie, le documentariste amateur, paradoxalement davantage connu dans son pays pour son talent de fantaisiste - être journaliste norvégien, je serais embarrassé de me voir damé le pion par un amuseur public  - constate, statistiques à l'appui, que les hommes et les femmes persistent à choisir de métiers traditionnellement en rapport avec leur sexe.  

Ainsi, malgré toutes les tentatives étatiques pour « corriger le tir », la Norvège ne recrute que 10 % de femmes parmi les ingénieurs tandis que ces dernières représentent 90 % des infirmières.  L'apocalypse est proche...

Quand la grenouille sociologique...

Joergen Lorentzen, arrogant.
D'entrée de jeu, le documentariste amateur donne la parole à deux prétendus chercheurs, défenseurs de la théorie des genres.  Le premier, Joergen Lorentzen, du Centre de recherche interdisciplinaire sur le genre à l'université d'Oslo, affiche une morgue et une arrogance assommantes lorsque questionné sur le fait que des différences biologiques, inhérentes aux cerveaux respectifs des hommes et des femmes, pourraient expliquer des choix professionnels à majorités masculine et féminine.

Il déclare : « Toutes ces recherches (affirmant des différences biologiques entre le cerveau masculin et sa contrepartie féminine) ont été réfutées par des études récentes.  La plupart des gens disent de nos jours qu'il n'y a pas de différences. »  Quelles sont ces études récentes, qui sont ces gens qui disent qu'il n'y a pas de différences ?  Mystère et bœuf en daube.

Tout aussi énigmatique, Catherine Egeland, chercheuse sur le genre à l'Institut de recherche sur le travail, lève les yeux au ciel d'exaspération lorsque questionnée sur les différences fondamentales entre les hommes et les femmes qui n'ont, selon elle, aucun fondement biologique, mais ne peuvent qu'être le résultat de l'environnement social.

Elle finira par trahir les prétentions de sa discipline d'appartenance, la sociologie, et de ses dogmes, par l'affirmation suivante : « J'ai ce que vous appelleriez des bases théoriques.  Il n'y a pas de place pour la biologie là-dedans pour moi.  Je pense que les sciences sociales doivent "challenger" l'idée selon laquelle tout cela est basé sur des différences biologiques. »  À quoi ressemble ces bases théoriques ?  Pourquoi cette obstination puérile à vouloir « challenger » les sciences pures ?  

Cette attitude suffisante, pour ne pas dire méprisante, trahit en réalité chez les pro-gender une frustration, un sentiment d'infériorité intolérable devant les vrais chercheurs qui testent et vérifient leurs hypothèses de façon empirique, et arrivent à prouver leurs dires.  Ces scientifiques ne décident pas à l'avance des conclusions de leurs thèses pour ensuite tenter d'y faire coller leurs expériences. Ils gardent l'esprit ouvert à la découverte.  Ce n'est pas le cas des pro-gender. 

Nos « scientifiques » à gogo décident à l'avance de leurs constats, s'en persuadent à l'aide de « base théoriques » nébuleuses connues d'eux seuls, mais qu'il faudrait prendre pour argent comptant sans discuter, et se gardent bien de toute expérimentation scientifique (une démarche aussi dépassés que leurs résultats, semble-t-il) qui pourrait invalider leur point de vue.

.... Veut se faire aussi grosse que le bœuf scientifique...

Richard Lippa, exhaustif.
Les choses sérieuses commencent vraiment à partir du moment où le documentariste se déplace afin de recueillir les points de vue de véritables scientifiques.  Il commence avec Richard Lippa, professeur de psychologie à l'université Fullerton, en Californie, qui a mené une vaste recherche au sein de 53 pays sur les choix professionnels comparés des hommes et des femmes.  Il a constaté que, peu importe la culture, que l'on compare un pays islamiste à une société plus égalitaire, hommes et femmes ont tendance à faire des choix en lien avec leur sexe.  

Il n'écarte pas pour autant tout à fait l'impact culturel, mais le juge non déterminant, tout comme Trond Diseth, professeur à l'Université d'Oslo, spécialiste en psychiatrie enfantine, qui n'hésite pas à réfuter, posément, mais fermement, les prétentions de Lorentzen, à l'effet que les études démontrant les différences biologiques entre les hommes et les femmes soient déphasées. Il parle même d'études récentes, à la fine pointe du progrès, qui confirment au contraire ces thèses.

Expérimentation à l'appui, Diseth affirme qu'à partir de l'âge de neuf mois, garçons et filles démontrent un intérêt marqué pour des jouets en lien avec leur sexe.  Ses propos sont consolidés par Simon Baron Cohen, le frère de l'humoriste Sacha Baron Cohen, professeur de psychiatrie à Cambridge et directeur du Centre de recherche sur l'autisme, qui affirme que « même au premier jour de la vie », garçons et filles ne sont pas attirés par les mêmes centres d'intérêt, les premiers, étant fascinés par les objets mécaniques, les secondes, attirées par les visages.  

Les différences dans les taux de testostérones, deux fois plus élevé chez les garçons que chez les filles, expliquent cette réalité, déjà prévisible alors que l'enfant habite l'utérus.  La psychologue évolutionniste Anne Campbell, de l'université Durham, Royaume-Uni, affirme quant à elle que l'humanité est influencée par des gênes vieux de plusieurs centaines d'années et que le milieu n'a qu'une importance restreinte.  

Quand l'humoriste-documentariste lui fait écouter les propos déjantés de Lorentzen réfutant l'apport fondamental de la biologie dans les différences entre les sexes, la scientifique en reste pantoise : « Absolument incroyable !  Cela me laisse sans voix que quelqu'un puisse dire cela ! »  Nous aussi...

Le nez dans leurs excréments...

De retour en Norvège, Harald Eia confronte les pseudos scientifiques, qu'il avait interrogés avant son départ, à ses découvertes.  Très embarrassés, Joergen Lorentzen et son acolyte, Catherine Egeland, pataugent maladroitement et perdent passablement de leur superbe, s'affichant davantage comme des Laurel et Hardy idéologiques qu'en tant que chercheurs crédibles.

Catherine Egeland, au tapis...
Dépitée, Egeland ira jusqu'à accuser Diseth d'avoir faussé ses expériences pour les faire coïncider avec ses conclusions.  Un cas flagrant de projection, même si on ne connaît aucune expérimentation à la pseudo-chercheuse.  C'est à ce moment qu'elle nous sortira l'argument des énigmatiques « bases théoriques » pour justifier sa foi indéfectible envers les études de genre.

De son côté, telle une baudruche dégonflée, Lorentzen affirme que les études des scientifiques, médiocres, selon lui, ne l'ont pas convaincu que les hommes et les femmes étaient biologiquement différents, hormis sur le plan génital, ni que leur cerveau n'était pas similaire.  Tant qu'il ne sera pas persuadé par une base scientifique crédible, il s'en tiendra à ses convictions, sans pour autant expliquer sur quelle base scientifique il s'appuie pour affirmer l'absence de différences en laquelle il dit croire.

Et nous, dans tout ça ?

Peu de temps après la diffusion de ce documentaire choc et du KO final infligé au dynamique duo idéologique norvégien, le gouvernement de leur pays décidait de couper tout financement aux études de genre.  En France, le débat sur cette question, enflammé par celui du mariage pour tous, qui présente insidieusement l'hétérosexualité comme un phénomène culturel sans assise biologique, fait toujours rage.  

Pouvoir du féminisme d'État québécois « aidant », cette question pourrait venir contaminer le paysage universitaire québécois, et par conséquent social, malgré l'incontestable défaite norvégienne.  Quand on sait à quel point il est aisé pour les féministes universitaires du Québec d'obtenir un financement injustifié pour les sujets les plus déconcertants, voire les plus absurdes, avec l'argent du contribuable, il est de première importance de faire connaître le documentaire de Harald Eia au grand public (disponible en fin de chronique).

Il ne s'agit pas ici que d'économie de fonds publics.  Un coup d’œil au délire suédois sur l'éducation asexuée des enfants dès leur entrée dans leur système scolaire a de quoi faire frémir.  La perspective de voir les hommes et les  femmes de demain en perpétuel conflit entre leur identité spontanée et des attentes sociales déconnectées du réel n'annonce rien de bon pour notre devenir collectif.  Quand arrêterons-nous de prendre des différences innées pour des stéréotypes culturels ? 


samedi 17 août 2013

Le sous-financement n'inquiète pas les féministes universitaires...

Saviez-vous que, tout en affichant les droits de scolarité les plus bas au Canada, le système universitaire québécois accuse un manque à gagner frôlant le milliard $ si on le compare aux autres universités canadiennes ? 

Michel Patry
C'est le constat auquel en arrive Michel Patry, directeur de HEC Montréal et membre du comité exécutif de la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ) : « Une nouvelle étude réalisée par la CREPUQ révèle que le sous-financement des budgets de fonctionnement des universités québécoises, lorsqu’ils sont comparés à ceux des autres universités canadiennes, a atteint 850 M$ en 2009-2010, soit l’équivalent de 24 % de leur budget de fonctionnement de cette année-là. Ce montant représente 4 000 $ par étudiant à temps complet. L’écart s’élargit sans cesse depuis qu’il a été mesuré une première fois à 375 M$ en 2002 par un comité conjoint formé par la CREPUQ et le ministère de l’Éducation.»  

N'est-il pas rassurant d'anticiper la qualité et la compétitivité à venir de nos universités alors que, à la suite de la pression souvent rageuse exercée par le lobby étudiant lors du « printemps érable », l'augmentation pourtant nécessaire des droits ne scolarité ne dépassera pas une indexation annuelle de 3 %.  Autant espérer éteindre un incendie avec une tasse d'eau...

L'UQÀM coûte cher au payeur de taxes...

C'est dans ce contexte si particulier qu'il y a lieu de s'interroger sur le financement pour le moins généreux que le Québec octroie au féminisme universitaire, surtout quand une structure aussi onéreuse que l'Institut de recherches et d'études féministes (IREF) cumule à lui seul des rentrées de plus de deux millions $ en projets de recherche dont la pertinence ne saute pas toujours aux yeux, ou beaucoup s'en faut.  

Rappelons, si besoin est, que l'IREF fait partie de l'Université du Québec à Montréal (UQÀM) qui s'est manifestée à plusieurs reprises comme un gestionnaire désastreux au fil des ans avec, notamment, l'épisode catastrophique de l'îlot Voyageur, vertement dénoncé en 2008 par le vérificateur général du Québec : 

« L'aventure immobilière du Complexe des sciences et de l'îlot Voyageur laisse à l'Université du Québec à Montréal (UQAM) un endettement qui atteindra un demi-milliard de dollars en 2012. Mauvaise gestion, manque de transparence et irrespect des instances décisionnelles ont marqué ce dossier, a conclu cette semaine le vérificateur général du Québec. Le nœud du problème fut l'îlot Voyageur, dont le développement a été confié au promoteur immobilier, Busac, qui devait en retirer une rémunération totale de 90 millions. »  

Îlot Voyageur :  une totale déroute...
Inutile de préciser que Busac fut le grand gagnant de ce naufrage administratif duquel ne résultât finalement aucun îlot Voyageur...

L'UQÀM avait dû, en janvier dernier, débourser une petite fortune en dédommagements envers Nicolas Buono, ex-directeur des immobilisations, identifié comme un des principaux responsables du fiasco de l'Îlot Voyageur (200 000 $) et envers Serge Gosselin, un acteur du scandale des commandites, qui avait été directeur des projets de développement de la Fondation de l'UQÀM.  Le montant de cette dernière entente devait rester inconnu des médias.  C'est une assurance contractée par l'UQÀM qui a défrayé ces indemnités de départs forcés, mais nul doute que les primes augmenteront de façon exponentielle... 

L'UQÀM allait encore trouver récemment le moyen de faire parler d'elle avec sa tentative douteuse d'appel d'offres de 13 millions $ avec un seul manufacturier pour la mise à niveau de son système informatique.  À la suite de reportages dénonçant cette tactique, l'appel d'offres avait été reporté à deux reprises avant de prendre enfin une tournure normale afin d'augmenter la concurrence entre les manufacturiers, initiative saluée par le Conseil du trésor du Québec.

Bien sûr, vous me direz, après ces exemples désastreux, que l'octroi de subventions ne relève pas de l'administration de cette université, et c'est exact, mais UQÀM comme IREF restent de institutions financées par nos impôts et il serait grand temps d'orienter nos priorités vers des choix plus sensés que ceux que nous allons découvrir plus bas.

Le féminisme universitaire, à quoi ça sert ?

C'est dans ce contexte particulier de sous-financement chronique, de dédommagements hymalayens versés à des individus peu recommandables et d'incompétence administrative suspecte qu'il y a lieu de se questionner sur le financement à l'Institut de recherches et d'études féministes de l'UQÀM, fondé dès 1990, qui vient de créer, rien qu'en 2011, soit un an avant la crise étudiante, deux nouvelles structures dont la pertinence ne saute pas aux yeux.

Ainsi, le Réseau québécois en études féministes, si « nécessaire » à notre vie démocratique, a été créé cette année-là au coût de 258 691 $ répartis sur trois ans.  Son but : 

« Le Réseau québécois en études féministes (RéQEF) est un regroupement stratégique de chercheur-e-s créé en 2011 et ancré au sein de l’Institut de recherches et d’études féministes (IREF) de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Le RéQEF a été mis sur pied grâce à une subvention du Fonds de recherche du Québec – Société et culture (FRQSC), obtenue par la professeure Francine Descarries du département de sociologie de l’UQAM, et directrice du RéQEF.  Les principaux objectifs du RéQEF sont de promouvoir la recherche en études féministes, de stimuler les échanges entre les chercheures et de favoriser l’élaboration de projets de recherche communs dans le domaine (comprendre : trouver le moyen de les financer à même les fonds publics NDA). 


Francis Dupuis-Déry
On tente de nous arracher des sanglots : « Rappelons que dans beaucoup de lieux de recherche au Québec, les études féministes et sur le genre sont minoritaires, souvent isolées. »  Que doit-on dire des études sur la condition masculine, envisagée autrement qu'à travers le prisme déformant et réducteur du féminisme universitaire ?

Dans cette perspective, la création du Groupe interdisciplinaire de recherche sur l'antiféminisme (GIRAF !) déclencherait l'hilarité par son caractère dogmatique et paranoïaque si le payeur de taxes n'avait pas à en financer l'errance mentale et idéologique.  Cette structure vide de sens, est dirigée par Francis Dupuis-Déry, auteur ou co-auteur des grands classiques féministes que sont Quand l'antiféminisme vise les féministes (Et moi qui croyait qu'il visait les plantes grimpantes...) et surtout, le worst-seller Le mouvement masculiniste au Québec. L'antiféminisme démasqué.  Et oui, payeurs et payeuses de taxes, votre argent a financé aussi ces chefs d’œuvres... 

Voici la mission du... GIRAF : « Le GIRAF se veut un espace de convergence interdisciplinaire et de synergie de la recherche sur l’antiféminisme à l’UQAM, en plus d’offrir un cadre favorable au développement de nouveaux projets de recherche et de demandes de financement (les affaires sont les affaires NDA), de stimuler l’enseignement sur l’antiféminisme et de permettre à des étudiantes et des étudiants aux études supérieures qui se spécialisent sur ce sujet de s’insérer dans une équipe de recherche. »

De captivants projets de recherche...


En consultant la liste des subventions consacrées à la recherche féministe qui, pour l'année 2010-2011, dépasse les deux millions $, il y a de quoi parfois rester pantois quant aux thèmes financés... tout autant qu'aux montants des subventions accordées.

Ainsi, alors que le rapport Rondeau sur la santé des hommes blanc hétérosexuels du Québec a été mis au rancart en 2005 sous les pressions de 15 instances féministes dont justement l'IREF, cette institution a reçu un montant de 161 179 $ réparti sur deux ans pour financer une recherche ayant pour thème « Déterminants sociaux de la santé et accès à des services équitables pour les personnes de minorités sexuelles ».  Vous avez bien lu !

L'avenir du Québec, c'est aussi les garçons.
Alors que les hommes et les garçons du Québec restent les laissés pour compte de notre système de santé et d'éducation, en plus de se voir de plus en plus fermer les portes d'une carrière dans la fonction publique, une subvention de 38 001 $, d'un an, subventionnera le projet « Droit des femmes et autorégulation; la gestion du droit à l'égalité par les organismes de contrôle canadien.  

Précisons que les femmes et les filles du Canada, donc du Québec, demeurent négligées au point où le Programme fédéral de promotion de la femme, des 30,8 millions $ de dépenses prévues pour l’exercice en cours, a déjà versé 19,9 millions sous forme de subventions et de contributions à des groupes féministes. Le programme met principalement l’accent sur « l’amélioration de la sécurité et de la prospérité économiques des femmes et des filles. » Rien de trop beau pour ces éternelles opprimées...

Le décrochage masculin et la violence sexuelle endémique vécue par les garçons restent négligés de nos dirigeants, mais l'IREF a néanmoins reçu pas moins de 439 260 $ sur quatre ans pour financer une recherche intitulée « Les jeunes des minorités sexuelles : vulnérabilité, résilience et pratiques d'intervention. »  L'hétérosexualité, c'est « out ».

Dégainez vos mouchoirs sur le triste sort des femmes aînées immigrantes et leur rapport au vieillissement.  Se pencher sur leur drame intime sera financé à raison de 200 891 $ sur trois ans.  Enfin, comme l'empathie reste une valeur féminine fondamentale, 69 339 $ seront consacrés au thème « Le souci de l'autre (care) comme système global d'intervention des organisations transnationales de femmes (France/Canada, 1880-1950) ».

En avez-vous assez ?

Notre système universitaire est en passe de devenir la risée de l'Amérique du Nord tant l'État québécois ne parvient pas à cibler adéquatement ses priorités, néglige des nécessités pressantes et soutient des initiatives douteuses relevant d'une adolescence en prolongation.  Je cite à nouveau Michel Patry, dont le propos ouvrait cette chronique : 

UQÀM : un joujou qui coûte cher...
« Très concrètement, le sous-financement signifie que les universités québécoises avaient en 2009-2010 environ 850 M$ de moins que ce qu’elles auraient eu si elles avaient bénéficié de ressources comparables à celles de la moyenne des universités canadiennes pour embaucher des professeurs et du personnel de soutien, favoriser le soutien pédagogique et l’encadrement des étudiants, assurer le maintien des collections en bibliothèque et des équipements technologiques et de laboratoires, pallier la vétusté croissante des immeubles construits il y a 40 ans et plus, entre autres besoins criants.»

L'auteur ajoute que ce manque à gagner représente autant de subsides en moins « pour préparer des médecins, des ingénieurs, des enseignants, des gestionnaires, des architectes, etc., dont on voudrait que la formation soit de très bon niveau et qu’elle mène à un diplôme dont on reconnaît la valeur, tant au Québec qu’ailleurs dans le monde. »

Voilà où se trouvent les vrais besoins de nos universités.  À quand la fermeture du robinet aux recherches sectaires, dogmatiques, sexistes, sans intérêt et sans avenir ? Notre système universitaire est en péril, et tel un Néron des temps modernes, notre gouvernement le laisse brûler en jouant de la lyre...

jeudi 15 août 2013

Quand l'ONU tire la chasse sur la moitié de la planète...

Erin Pizzey, féministe atypique - qui a eu le privilège peu enviable de s'attirer les foudres de ses consœurs les plus extrémistes après avoir affirmé que les femmes étaient aussi violentes que les hommes - a déjà déclaré : « Elles (les féministes radicales) ont infiltré les plus grandes institutions, et l'ONU est remplie de femmes qui sont déterminées à détruire la famille et le mariage en tant qu'institution.  Elles veulent que la famille ne soit définie que comme comprenant uniquement les femmes et les enfants.  Les hommes doivent être mis sur la touche.  Leur rôle comme pères doit être réduit à celui de banque de sperme et de portefeuille. »  

Errin Pizzey, dans le mille !
L'Organisation des Nations Unies vient de démontrer que Mme Pizzey n'avait vraiment pas tort de dénoncer la misandrie de ses membres.  À cette différence près que l'on peut désormais ajouter la sottise et l'infantilisme au douteux palmarès de ses possibilités androphobes.  En effet, l'ONU vient tout juste de décréter le 19 novembre journée mondiale des toilettes.  Qu'y a-t-il de si terrible à pareille annonce ?

Un choix... malodorant ? 

Rappelons d'entrée de jeu que la Journée internationale des hommes, célébrée précisément chaque 19 novembre, a été instaurée en 1999, soit 14 ans avant le choix de l'ONU, à Trinité-et-Tobago, avec l’appui de nombreux groupes voués à la condition masculine en provenance des États-Unis, de l’Europe, de l’Afrique, de l’Asie et des Antilles.  Selon ses instigateurs, cet événement annuel représente l’occasion de dénoncer la discrimination qui frappe les hommes dans les secteurs de la santé, de l’Éducation, du droit familial et des médias, pour ne nommer que ces domaines.  

Pas moins de deux ans plus tard, soit en 2001, des esprits aux motivations douteuses, résidant à Singapour, ont eu l’idée étonnante de choisir également le 19 novembre afin d'instaurer leur Journée mondiale des toilettes.  Pour louable que puisse paraître l'initiative de permettre aux plus démunis d’accéder à cette commodité indispensable, on peut se demander pourquoi ces organisateurs ont trouvé judicieux de choisir la même date qu’un événement qui vise à rétablir les iniquités visant le seul groupe social que l’on puisse rabaisser impunément plus bas que terre en Occident : les hommes blancs hétérosexuels.  Inconscience ou choix délibéré ?

364 autres jours étaient disponibles.
Le regroupement d'ONG Coalition Eau présente ainsi les instigateurs de cette entreprise : « En 2001, l’Organisation Mondiale des Toilettes a déclaré le 19 Novembre "Journée Mondiale des Toilettes". Aujourd’hui, elle est célébrée dans plus de 19 pays avec plus de 51 événements organisés par plusieurs défenseurs de l’accès à l’eau et à l’assainissement.  L’Organisation Mondiale des Toilettes a créé la "Journée Mondiale des Toilettes" pour sensibiliser le monde au combat que mènent quotidiennement 2,6 milliards de personnes pour avoir accès à des toilette décentes. La Journée Mondiale des Toilettes met également en avant les conséquences sanitaires, émotionnelles et psychologique, que les populations pauvres endurent du fait d’un assainissement inadéquat. »

Pourquoi pas le 8 mars ?

Il n'est pas question ici de remettre en cause la pertinence de la mission de l'OMT, mais bien de questionner un choix de date initial aussi malencontreux, comme le fait que le tir n'ait pas été rectifié depuis 12 ans.  Suis-je trop susceptible sur cette question ?  Mon sens de l'humour me ferait-il défaut ?  Avant de répondre à ces questions, posez-vous en une autre : et si l'on déplaçait la journée mondiale des toilettes au 8 mars, journée mondiale de la femme, ou encore au 25 novembre, journée de lutte à la violence faite aux femmes, ou alors au 6 décembre, anniversaire de la tuerie de Polytechnique, tant chéri par nos militantes ?  Trouveriez-vous ça rigolo ?

 Le temps joue pour les hommes

Alors que l'on commence timidement, au Canada, notamment, à célébrer la Journée mondiale de l'homme, par le biais d'initiatives citoyennes orchestrées sur les réseaux sociaux et non grâce à nos gouvernements, voilà que l'Organisation des nations unies, récupérant l'initiative de l'OMT, annonce que sa première journée mondiale des toilettes se tiendra le 19 novembre 2013.  Quatorze ans après la naissance de la Journée mondiale de l'homme à pareille date, il est impossible que le geste ne soit pas intentionnel.

La couverture de presse du sujet fait fi de cette insulte, se concentrant davantage sur l'apparence un peu loufoque de l'événement.  Dans La Parisienne, on peut lire : « Je suis sûr qu'il y aura des rires quand la presse et le public apprendront que l'ONU met en place une Journée mondiale des toilettes, a déclaré le diplomate singapourien Mark Neo avant le vote unanime de l'Assemblée générale en faveur de cette mesure. »

Patrick Jean, paranoïaque.
Nous entendrons sans doute des rires moins sympathiques de la part de féministes misandres, qui verront dans la « coïncidence » des dates une raison de plus de banaliser, de nier ou de mépriser la condition masculine qui, d'ailleurs, n'existe pas selon leurs dires, les hommes n'ayant pas de problèmes...

Malheureusement pour elles, ce qu'elles appellent à tort le masculinisme, que l'on pourrait simplement qualifier de lutte à la reconnaissance des droits légitimes des hommes, gagne du terrain, et elles paniquent.  Il suffit de lire les divagations de l'un de leurs oracles européens, Patrick Jean, qui ne cesse de s'agiter devant la multiplication des initiatives de pères désespérés en France, en en rendant responsables les infâmes masculinistes québécois - constitués en milice armée (sic !), pense-t-il - pour s'en rendre compte.

Au Québec, le contribuable subventionne la paranoïa du Groupe interdisciplinaire de recherche sur l'antiféminisme de l'UQÀM, dilapidatrice reconnue de fonds publics, qui a notamment pour but « d'offrir un cadre favorable au développement de nouveaux projets de recherche et de demandes de financement. »  Et l'on se plaint de manquer d'argent dans les universités !  De son côté, la Chaire Claire-Bonenfant, par le biais de sa chercheuse Louise Langevin, aimerait bien réussir à criminaliser les sites hoministes pour les museler une fois pour toutes.

Les défenseurs de la condition masculine gênent de plus en plus et il est risqué le pari de l'ONU de jeter de l'huile sur le feu de leurs revendications inévitables, ou de vouloir l'éteindre, en jouant le jeu du dénigrement infantile de féministes intégristes.  Tôt ou tard, l'insulte institutionnalisée sera découverte et dénoncée.  Devinez alors qui aura l'air stupide.  Normal, aux abords des toilettes, on finit toujours par trouver des trous de c...

dimanche 11 août 2013

Pour en finir avec le « sacrifice de la carrière »...

Il vous est sans doute arrivé aussi souvent qu'à moi d'entendre dire qu'une femme, restée à la maison pour élever son enfant naissant ou en bas âge, occupait cette noble tâche en sacrifiant sa carrière.  Bref, le fait de pouvoir demeurer chez soi, de s'occuper à temps plein d'une petite vie nouvelle, de s'émerveiller de voir son enfant une première fois sourire, babiller, marcher, manifester son affection, ne représenterait que peu de choses en comparaison du renoncement à une « carrière » que l'on présume, à tort ou à raison, lucrative, palpitante et source première d'épanouissement.  

Peut-on aimer son enfant à perte ?
Comme si devait alors être mis de côté un emploi d'avocate chez Heenan et Blaikie ou un poste de ministre.

À en croire les idéologues qui tiennent ce discours, chaque femme qui reste à la maison pour s'occuper de son enfant le fait à perte, le jeu n'en valant pas la chandelle, la carrière devant passer avant tout.  Étrangement, ce sont les mêmes qui s'opposent à la garde alternée, qui valorisent la monoparentalité féminine, ou qui défendent la procréation médicalement assistée, afin de pouvoir enfin enfanter sans s'encombrer d'un géniteur et posséder un enfant tout à elles.

Il y a des avantages certains, au moment d'une rupture, à défendre le discours du sacrifice et de l'oubli de soi : la mère bénéficie d'un argument de taille pour négocier à la hausse une pension alimentaire pour elle, si elle est mariée bien sûr.  Le conjoint n'avait pas assez de soutenir financièrement sa petite famille pendant que sa conjointe restait à la maison, il faut aussi qu'il continue à financer le bien-être de son ex, ce qui est discutable, et celui de ses enfants, ce qui est légitime, après la rupture.  En clair, il doit payer deux fois pour un même « service » rendu par la mère.

Personnellement, je trouve pareille option plus que discutable...

Aucun sacrifice

Mon ex conjointe, mère de mon fils et de ma belle-fille, a toujours gagné un meilleur salaire que moi.  Au moment de la naissance de mon garçon, j'ai profité d'un ralentissement professionnel - je travaillais à contrat - pour m'occuper de mon enfant à temps plein tandis que sa mère travaillerait afin de nous soutenir financièrement.  J'ai toujours admiré sa force de travail et son dévouement à faire en sorte que nous ne manquions de rien.  De mon côté, rester à la maison pour mon enfant demeure l'une des expériences les plus gratifiantes et les plus significatives de ma vie.

Nous sommes séparés depuis dix ans, avons depuis ce temps élevé notre fils en garde alternée et, malgré notre écart salarial, il ne me serait jamais venu l'idée de demander une pension pour moi ou pour mon fils.  N'allez pas croire qu'une femme partageant sa progéniture en garde alternée avec son ex ne peut pas obtenir de pension alimentaire pour elle ou pour ses enfants.

Aurais-je obtenu gain de cause ?...
Dans le cas inverse, le mien, avec des paramètres identiques, pas sûr que j'obtiendrais gain de cause.  Une juge bienveillante me ferait sans doute savoir qu'il faudrait que « j'assume mes responsabilités », même en étant resté à la maison en « sacrifiant ma carrière ».  Autre sexe, autre mœurs...

Je pourrais à la limite comprendre qu'un homme verse une pension alimentaire à une femme qui serait restée longtemps à la maison pour s'occuper d'une famille de plusieurs enfants, le temps qu'elle se réoriente vers un choix de carrière.  Mais ces cas de figure, si courants au temps de nos grand-mères, sont devenus l'exception plutôt que la règle.  Il n'est pas rare de voir une femme rester à la maison le temps que ses enfants atteignent l'âge de la socialisation, à trois ans, ou celui d'aller à la maternelle.  Après, on retourne au boulot.

Une assurance-divorce

Une mère ne passe pas toute sa vie à s'occuper d'enfants en bas âge, mais son ex pourrait passer une bonne partie de la sienne à lui verser une ou des pensions alimentaires.  Envisagée ainsi, l'option de rester à la maison peut, comme le mariage, s'avérer un intéressant investissement pour l'avenir, une sorte d'assurance-divorce sous forme de prestations en pensions alimentaires, sans compter que plusieurs pères doivent de plus défrayer les hautes études d'enfants majeurs et vaccinés.

L'amour a-t-il un prix ?
À ce stade, il me semble que l'on marchande à vil prix un choix personnel qui devrait d'abord être guidé par l'amour et le sentiment d'accomplissement que l'on éprouve à guider une vie nouvelle.  De nos jours, tout se monnaie, même l'amour maternel...

samedi 10 août 2013

SAP : existerait-t-il un syndrome d'aliénation féministe ?

Le découvreur du syndrome d’aliénation parentale (SAP), Richard Gardner a payé cher son audace.  Dénoncé tant par ses pairs psychiatres que par les féministes radicales, il devait se suicider, le 25 mai 2003, de nombreux coups de couteaux.  Rien n'aura été épargné à cet homme, traité de pédophile, de fumiste, pour s'être fait passer pour professeur de psychiatrie à l'Université de Columbia alors qu'il n'y aurait été que bénévole, d'avoir présumément fait fi de la plus élémentaire rigueur scientifique - accusation portée par un grand nombre de défenseurs de la théorie des genres, pure foutaise - et d'avoir publié à compte d'auteur puisque disqualifié par les spécialistes qui savaient, eux.  

Richard Gardner
Aux yeux d'idéologues intégristes, le SAP n'est rien de moins qu'une monstrueuse invention ourdie par un suppôt du grand Satan patriarcal afin de cautionner la pédophilie.  Selon Monica Laura Creus Ureta (MLCU), chercheuse méconnue de l’Université de Buenos Aires : «Pour défendre l'indéfendable, l'abus sexuel, le "SAP" s'avérait être un instrument parfait dans le cadre de domination patriarcale : "la mère avait aliéné ses enfants et inculqué dans leur têtes des abus sexuels qui n'avaient jamais existé".»  Dans la religion féministe, «domination patriarcale» signifie «emprise du malin», comme au temps de l'Inquisition.

Impossible donc, selon les détracteurs du SAP ou de Gardner, que le parent gardien, la mère, puisqu'elle hérite des enfants après une séparation dans 80 % des cas, puisse, par crainte exagérée ou par malveillance, inciter son enfant à prendre son père en aversion.  Dès qu'un avocat, qu'un psychiatre, invoque le SAP, il se fait automatiquement le complice d'une «invention perverse», de «manœuvres frauduleuses», d'une «imposture», pour citer MLCU, le tout ourdi par des «individus pervers comme Gardner».  On peut constater le degré d'émotivité de cette idéologue, dont les emportements ne représentent qu'un exemple parmi tant d'autres chez nombre d'intervenants, professionnels ou amateurs.

Aux yeux de tels idéologues, la parole de la femme et de l'enfant est sacrée et ceux qui l'écoutent ne sauraient la remettre en question sous peine de se voir accusés d'hérésie.  Dans un tel contexte, la présomption d'innocence devient vite un boulet, pire, un sacrilège, que toute société dite progressiste ne saurait tolérer.  Peut-être faudrait-il rétablir la torture en vue de faire avouer les accusés, que dis-je, les coupables de facto, avant de rétablir la peine de mort et de les brûler vivants, au nom d'une société avancée et féministe ?

 Un « simple » évidence

Il semble, dans pareille optique, que l'évidence à l'effet que des parents paranoïaques ou malveillants puissent ternir ou salir la réputation de l'autre parent aux yeux de leur enfant relève de la plus pure fabulation.  Une telle conception trahit une incapacité aussi émotionnelle que cognitive à faire face à une réalité qu'on ne peut pourtant faire autrement que constater.  Une autre cible de choix du mouvement féministe, Hubert Van Gijseghem, affirme sans hésiter : « Ne pas reconnaître l'existence de l'aliénation parentale, c'est comme continuer à prétendre que la terre est plate. »  Autant de pris pour l'obscurantisme féminisme.

Hubert Van Gilseghem
Le chercheur confirme sans problème que les mères restent à l'origine de la majorité de cas d'aliénation parentale :« Pour ce qui me concerne, mes recherches m’ont permis de constater que la proportion était environ de 2/3-1/3, au détriment des mères. Une étude hollandaise va encore  plus loin, puisqu’elle parle d’une répartition  95 %/5 % ! Pourtant, il n’y a aucun mystère dans ce résultat. On peut facilement comprendre que le risque d’influence aliénante soit plutôt du côté du parent gardien, et la grande majorité des enfants sont encore confiés à leur mère après la séparation du couple parental. On est donc là dans une logique statistique et non dans une ségrégation de genre. »

Essayez donc de faire comprendre à des féministes que de tels propos ne visent pas de façon misogyne les femmes en tant que personnes, mais sont plutôt énoncés en fonction du nombre... Mission impossible !

Van Gijseghem confirme par ailleurs la tendance paranoïde idéologique associant de façon obsessive le SAP à la protection des pères pédophiles :« Une seconde opposition encore plus violente est venue de l’association abusive de ce concept avec l’abus sexuel dont est victime parfois l’enfant. C’est un peu comme si l’aliénation parentale avait été créée pour protéger les pères abuseurs, voire pédophiles. Il suffit d’aller sur Internet pour constater toute une littérature idéologique, sinon intégriste qui établit constamment ce lien. Je suis quant à moi la cible d’attaques personnelles m’accusant de complicité. »

Diabolisation oblige...

Monica Laura Creus Ureta ne doit pas faire partie des aficionados du psychologue, dont les positions dénoncent des gens provenant du même tonneau qu'elle :  « Nous sommes ainsi diabolisés par des gens qui voient des abus sexuels partout et qui croient que le patriarcat est une structure pour protéger ces agissements au sein des familles. Je pense que cette association est extrêmement malheureuse, car les deux situations ne se recouvrent pas exactement, loin de là, les cas d’aliénation parentale sans abus sexuels étant infiniment plus nombreux que ceux où il y a les deux dimensions. »

Van Gijseghem tient à garder son autonomie de pensée, allant même jusqu'à se dissocier des groupes de pères qui le citent, tout comme de Richard Gardner lui-même : « C’était un psychiatre clinicien, non un scientifique. Il n’a jamais fait d’étude empirique. Ce qui renforce ceux qui veulent disqualifier cette théorie. Sauf que tout ne repose pas sur cette seule personnalité. D’autres recherches ont eu lieu qui elles, présentent toutes les garanties scientifiques. Mais, on cherche à les dévaloriser en présentant leurs auteurs comme les « disciples de Gardner ». (...) Je m’appuie tant sur les autres auteurs qui ont eu une démarche empirique que sur mes propres travaux pour affirmer qu’on ne peut continuer à nier l’aliénation parentale. »

Galilée, « hérétique ».
Reste à savoir quand, et non si, le syndrome d'aliénation parentale finira par être admis comme une réalité scientifique : «  Sa reconnaissance officielle passera sans doute par sa présentation dans le Diagnostical of Statistical manuel of Disorder (manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux), affirme Van Gijseghem, ce guide pratique à destination des psychiatres qui fait référence à l’échelle mondiale. (...) Ce qui n’aide pas (à sa reconnaissance) c’est que les initiateurs de ce concept ne venaient pas de la recherche, mais de la clinique. Mais ses détracteurs ne se situent pas non plus dans ce registre. C’est encore bien pire : ils sont dans une dimension complètement irrationnelle relevant plus de la religion que d’une démarche objective. »

Cette dernière affirmation est loin d'annoncer la fin des hostilités des féministes, dignes héritiers d'une forme intégriste de clergé réfractaire à tout ce qui contredit ses dogmes.  Les temps changent mais le fanatisme reste, même si ses manifestations se sont quelque peu raffinées. 

Je ne peux m'empêcher toutefois d'établir un parallèle entre l'obscurantisme d'hier et celui d'aujourd'hui en citant un extrait de la sentence prononcée en 1633 à l'encontre de Galilée, un autre hérétique, pour avoir osé prétendre que les astres, dont la terre, tournaient autour du soleil : «  Par sentence, nous déclarons que toi, Galilée, t'es rendu fort suspect d'hérésie, pour avoir tenu cette fausse doctrine du mouvement de la Terre et repos du Soleil. Conséquemment, avec un cœur sincère, il faut que tu abjures et maudisses devant nous ces erreurs et ces hérésies contraires à l’Église. Et afin que ta grande faute ne demeure impunie, nous ordonnons que ce Dialogue (document en question) soit interdit par édit public, et que tu sois emprisonné dans les prisons du Saint-office. » 

Heureusement, Hubert Van Gijseghem devrait se voir épargné l'emprisonnement pour ses opinions hérétiques, publiées et diffusées.  Ceci n'empêche que le précurseur de la théorie qu'il défend, sous la violence des réactions suscitées par ses positions, s'est lui-même infligé une sentence de mort.  A-t-il été victime d'un syndrome d'aliénation féministe ?

vendredi 9 août 2013

Le vagin ? Non Madame, n'y voyez rien de sexuel...

En effet, s'il faut en croire des militantes qui s'expriment dans le site Féminites-radicales.org, le vagin n'aurait pour seule fonction que la reproduction de l'espèce.  N'allez surtout pas vous imaginer que cet organe sexuel puisse servir au plaisir de la femme.  Mais je m'égare, puisque ces idéologues viennent précisément de décréter que le vagin n'est pas un organe sexuel, pas plus que l'anus ou la bouche.  Elles ont même fait de ce postulat le titre de leur dernière chronique.

La pénétration, arme ultime du complot patriarcal...
Ça valait sûrement la peine de sortir de la grande noirceur et de la répression sexuelle exercée sur les femmes par le clergé catholique, pour qui le plaisir sexuel féminin devenait instantanément synonyme de péché et de damnation.  Désormais, des féministes radicales elles aussi viennent de décréter ne voir dans l'acte sexuel intégral - hétéro, s'entend - que la seule finalité de la perpétuation de l'espèce, en prenant soin d'en exclure toute dimension ludique.  Trouvez donc le moyen de ne pas voir en ces grandes prêtresses les dignes successeures de nos curés dont elles prétendaient libérer les femmes, au nom d'une religion dont les hommes et Dieu lui-même ont été exclus.  Ceci non sans pour autant conserver de leurs prédécesseurs la dimension répressive et culpabilisante.

Jadis coupables du péché de la chair, selon le clergé catholique, les femmes sont désormais clouées au pilori pour avoir pactisé avec l'ennemi, le mâle dominant, d'après l'évangile féministe.  Seul le ton a changé : tandis que nos curés tenaient la gent féminine, diabolique et tentatrice, responsable de ses éventuels actes dépravés - et même de ceux des hommes - , les féministes les présentent comme des formes de vie veules, fragiles, inconscientes de l'oppression phallophile dont elles se montrent les victimes consentantes.  Andouilles qu'elles sont, va !

Le culte du « noues »

Oui, ça existe, vous allez comprendre.  D'entrée de jeu, le propos des Féministes-radicales.org, dont les identités demeurent un mystère, reste quant à lui sans ambiguïté : « Le contexte dans lequel les hommes noues (Vous comprenez ? Pas de faute de frappe ici, féminisation oblige. NDA) pénètrent est une société sexiste, haineuse des femmes, organisée par l’inégalité à tous ses niveaux : exploitation, menace de viol et d’anéantissement, viol et meurtres de masse, et usage unilatéral de la violence et de l’insulte dite « sexuelle ».  Bref, la routine qui balise toute relation homme femme en Occident comme ailleurs, quoi.


Tout le propos du texte consiste en une lancinante litanie ayant pour conclusion cette prise de position solennelle : « La pénétration est violation.  Une seule solution : autre chose !!  Décolonisons nos vies, fermons les frontières de notre être à l'ennemi ! (c'est à dire l'homme hétéro NDA) »  Non, de telles absurdités ne s'inventent pas.  Il ne s'agit pas d'une parodie de l'Axe du Mad, spécialisé dans un genre de pastiche qui frôle parfois de si près le réalisme que de candides lecteurs s'y laissent prendre. 

Pour ces idéologues, il n'existe donc aucune différence entre un viol et un acte sexuel avec pénétration consentie, la « victime » étant incapable de réaliser l'étendue de son aliénation, puisque « le consentement à l'inégalité n'est qu'une arnaque », en clair, une « reddition ». 

Le phallus, vu par les Féministes-radicales.org.
Suivons les auteures dans la subtilité de leur argumentaire : « Il est étonnant de voir que les analyses biologiques dans des affaires de viol se cantonnent à rechercher la présence de sperme et les traces d’infection. Pourquoi ne fait-on pas de recherche sur la composition du sperme ? Il doit bien y avoir une différence physiologique entre la sécrétion d’un homme qui désire autrui et celle d’un homme qui veut déshumaniser l’autre, non ? Ou peut-être pas … car, dans nos cultures du viol, désirer une femme n’est rien d’autre pour un homme que s’exciter à l’idée de l’anéantir ou la posséder, prendre plaisir à se sentir sujet d’un acte sur l’autre, devenu objet réactif voire passif, bref, désirer la faire « femme », et lui « homme ».

Aucune place, dans pareil tableau, pour la tendresse, la compréhension ou le tact, envisagés comme d'éventuelles qualités dont les hommes seraient capables...

« Quelques épines rhétoriques en matière de viol ... »

Voici alors les conséquences envisagées d'une telle prise de position sur le plan légal.  Semblable propos serait hilarant si ces pauvres femmes ne se prenaient pas autant à la sérieuse.  

Jugez en (les caractères gras sont de moi) : « on se débarrasse de quelques épines rhétoriques en matière de viol ...

« Monsieur, on a retrouvé du sperme (ou du lubrifiant) dans le vagin de Madame ... qu’y faisait votre pénis ? Aviez-vous l’intention de procréer ? Prouvez-nous que vous aviez tout prévu matériellement: logement, budget, etc. Rien de tout ça ? Vous êtes coupable de violation ! (Il faut le lire pour le croire...) ... On a retrouvé du sperme dans la bouche de Madame ... qu’y faisait votre pénis ? Vous êtes coupable de violation et de tentative de meurtre par étouffement ! (Rendu là, comment peuvent-elles tomber plus bas ?) Que faisait votre pénis dans son anus ? Vous êtes coupable de violation et d’acte de torture ! On a constaté des lésions sur le vagin de Madame. Ce n’était pas un pénis, c’était un bâton, qu’est-ce qu’il faisait là ? ... vous appelez ça un « god » ? vous vous prenez pour qui ? Acte de torture ! ( Elles sont tombées presque aussi bas, des femmes se « torturant » parfois seules avec pareil objet, ou alors avec une partenaire l'utilisant, sans le concours d'un homme...)

L'éternel rival

L'unique sexualité valorisée par ces idéologues...
Quelle frustration ce doit être chez ces lesbiennes androphobes et hétérophobes de constater que, malgré toute leur rhétorique adulescente et fanatique, les femmes demeurent majoritairement hétérosexuelles.  N'est-ce pas là la première raison de leur colère, de leur frustration ?  Malgré tout le lessivage de cerveau tenté avec les études de genres, qui ont été torpillées au point où la Norvège a coupé les vivres aux « scientifiques » qui s'y consacraient, elles ne voient pas le jour où une majorité de femmes aura compris son aliénation et opté pour le lesbianisme.  Ça doit être on ne peut plus sacrant...

Et que dire de ces laissées pour compte hétéros ou bisexuelles qui souhaiteraient prendre leur revanche sur les hommes qui les ont si cruellement dédaignées en tentant d'éloigner d'eux la gent féminine au grand complet.  Ambitieux plan de match...

L'homme, présenté dans cette optique comme un colon qui viole une terre vierge, devient, ce faisant, destructeur de « l'intégrité mentale » de la femme, par le fait que celle-ci se retrouve avec « le colon en soi ».  Mais il y a encore pire : « aimer son colon. Ressentir un attachement traumatique pour lui, alors que les hommes sont notre première cause de mortalité, et pratiquement la seule cause de viol. Pire, voir une source de plaisir dans la pénétration (Cachez ce phallus que l'on ne saurait sentir !), alors qu’elle est la cause majeure de notre souffrance en tant que femmes (la peur du viol, la peur de la douleur, la haine de nos règles, la honte pour notre être et la peur de la grossesse). »  L'homme demeure définitivement l'ennemi pubique numéro un...

Pour en finir avec « le fourreau fait pour l'épée »...

Je m'en voudrais de terminer cette chronique sans ce dernier constat des Féministes-radicales, qui « démontre » que le vagin n'est pas conçu pour la pénétration...  

Aliénées et heureuses de l'être...
À témoin cet extrait : « L’éjaculation féminine » qui se produirait par une pénétration appuyée ou profonde n’a rien d’une preuve que le vagin serait « fait pour la pénétration ». (...) Qualifier cette réaction « d’éjaculation », comme qualifier le clitoris de « petit pénis qui peut bander », sont autant de réquisitions viriles de notre anatomie pour noues (de voues à noues) faire croire, avec Gallien, que le sexe féminin est un organe en miroir du sexe masculin, le fourreau « fait pour » l’épée).»

Pas de doute, on se demande comment on a pu si longtemps concevoir qu'une protubérance comme le phallus puisse avoir un quelconque rapport  avec une cavité comme le vagin.  Rendons grâce à ces idéologues pour avoir élargi les horizons de tant de lectrices potentielles...