mercredi 27 novembre 2013

Quand la FFQ commet exactement ce qu'elle condamne...

Ce 25 novembre, journée internationale de lutte contre la violence faite aux femmes, la Fédération des femmes du Québec (FFQ) a dénoncé ce qu'elle considère comme étant la banalisation de la violence faite aux femmes.  Au premier rang des accusés de cette problématique sociale, ainsi décrétée par ces militantes : les « masculinistes » qui tournent en dérision ses propos, quand il ne la poursuivraient pas ou ne la menaceraient pas de poursuites.

Alexa Conradi, présidente, et ses acolytes.
Comme ces militantes refusent d'identifier leurs tortionnaires, « pour ne pas leur faire de publicité », disent-elles, impossible de vérifier cette information, ni par conséquent de la valider. « Des antiféministes ont tenté d'avoir une injonction contre une campagne du gouvernement sur les agressions sexuelles parce qu'ils jugeaient que les statistiques étaient fausses. Et ça a des impacts », a déclaré Louise Riendeau du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale.  Le public commencerait-il à remettre en cause certains diktats par l'exercice d'un nouvel esprit critique ?

Bien que Mme Riendeau ne précise pas de quelle campagne il s'agit, il y a de fortes probabilités qu'il soit question de celle qui avait inondé les médias en 2008. Vous vous souvenez peut-être de cette pub nous montrant une jeune femme qui affirmait sans sourciller qu’« au Québec, une femme sur trois sera la victime d’une agression sexuelle au cours de sa vie ».

Commanditée par le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec
 au coût de 1,3 M $, cette affirmation troublante était présentée comme une donnée officielle de Statistique Canada.  Jean-Pierre Gagnon, de l'Après-Rupture, allait plutôt démontrer à l'animateur Michel Gauthier, le 30 avril 2008, que ce chiffre himalayen provenait en fait d'un sondage de perceptions mené par Isos Reid auprès de 803 répondants.  Une information que la ministre titulaire de l'époque, Christine St-Pierre, devait, plus qu'embarrassée, confirmer  à l'animateur Sylvain Bouchard, du FM 93.

Est-il possible qu'une ancienne journaliste de Radio-Canada ne puisse faire la différence entre un sondage subjectif et une statistique scientifique ?  Comment ne pas parler de duperie et de dopage statistique en pareilles circonstances ?  Comment expliquer qu'après avoir menti délibérément au peuple québécois, et avoir été publiquement confondue pour l'avoir fait, Mme St-Pierre soit restée en poste.  Des ministres ont été « démissionnés » pour moins que ça.


La violence ne vise que les femmes, naturellement...

À l'appui de ses doléances, la FFQ invoque la cyberintimidation, affirmant que 73 % des victimes seraient des femmes.  Dans les faits, selon l'Institut de la Statisitque du Québec, à peine 7 % des filles et 4 % des garçons ont affirmé en être victime.  Le phénomène deviendrait-il soudainement dévastateur chez les femmes adultes ?  Plus qu'improbable.  Peut-on parler d'un problème aussi endémique que le prétendent les médias ?  Plus qu'improbable encore.

Concédons tout de même que la gent féminine reste la première cible de ce type d'agression, même si les garçons demeurent, et de loin, les premières victimes d'intimidation en général.  En effet, sur 63 200 élèves interrogés, 42 % des garçons ont déclaré avoir été intimidés à l'école ou sur le chemin menant de l'école à la maison, en comparaison de 29 % des filles.  Cette statistique intéresse-t-elle seulement ces militantes ?  Plus qu'improbable.

La statistique présumée de la FFQ, dont la source n'est pas mentionnée, ajoutée à un incident isolé où des lesbiennes ont été « agressées » par un groupe d'hommes - en fait insultées par eux - et le drame - plus sérieux, cette fois - d'une femme battue à mort par son conjoint, les poussent à déclarer que la violence faite aux femmes est un problème de société majeure.  Pas de doute, tout geste de violence envers une personne, peu importe le sexe, l'âge, la nationalité ou la religion, reste inadmissible et condamnable.
Les garçons, vraies premières victimes d'intimidation.
L'ennui cependant, alors qu'elles parlent de banalisation, réside dans leur entêtement à ne voir que dans les femmes les seules victimes de la violence, la gent masculine se voyant réduite au rôle ingrat d'éternel tortionnaire. S'il ne s'agit pas là de banalisation de la violence faite aux hommes, de quoi s'agit-il ?  Après tout, ces derniers ne constituent-ils pas plus de 72 % des victimes d'homicides au pays, selon Statistique Canada ?  Pas de sondage de perception ici...

« On ne peut plus parler de la spécificité de la violence envers les femmes sans se faire rappeler qu'il faut aussi des services pour les hommes», a candidement affirmé  Diane Matte, de la Concertation des luttes contre l'exploitation sexuelle (CLES), comme s'il s'agissait là de propos blasphématoires.  Voilà une militante particulièrement douée pour se tirer dans le pied…  S'agirait-il d'auto-violence ?

Des chiffres présentés sans perspectives


Le ministère de la sécurité publique affirme dans son tout dernier rapport de 2012, sorti à temps pour le 25 novembre, que, sur 19 731 présumées victimes de violence conjugale, « les données policières montrent que les femmes sont majoritaires parmi les victimes d’infractions commises dans un contexte conjugal (80 %), leur nombre s’établissant à 15 790 comparativement à 3 941 pour les hommes.»


Ce que ce ministère omet, année après année, de nous préciser, c'est que ces pourcentages concernent des signalements, et non des infractions validées par un verdict de culpabilité.  Certains signalements sont fondés, d'autres pas.  La difficulté que les hommes éprouvent à dénoncer diminue également d'autant leur représentativité réelle parmi les victimes.  


Certains braves ayant osé se plaindre à la police ont déclaré avoir été tournés en ridicule, quand ils n'étaient pas eux-mêmes arrêtés, en vertu du protocole d'intervention en violence conjugale.   Cette procédure, pratiquement inconnue du grand public, ne laisse aucun pouvoir discrétionnaire aux policiers.  Quand un litige survient entre un homme et une femme, on arrête l'homme automatiquement.  La loi, c'est la loi.


Des hommes injustement arrêtés à répétition.
Certains hommes sont ainsi incarcérés à répétition, par des policiers dont ils connaissent tous les prénoms, qui s'excusent de les cueillir à leur domicile avant de les coffrer pour la nuit ou le week-end.  Il s'agit là d'une aberration courante dont les médias ne font jamais mention.  Les hommes aux prises avec cette situation dégradante l'endurent le plus souvent pour rester auprès de leurs enfants ou par dépendance affective.
Le ministère de la Sécurité publique émet toutefois un constat étonnant, compte tenu de la perspective discutable de ses interprétations statistiques : « Il est important de souligner que, depuis dix ans, ce taux (de violence faite aux hommes) a augmenté de 36 % tandis que le taux de victimes  féminines a crû de 4 %. »  En clair, ce chiffre signifie que le nombre officiel de victimes masculines de violence conjugale a cru neuf fois plus vite au cours de la dernière décennie que celui des victimes féminines.  Une violence davantage commise ou admise ?

Cette statistique ne tient pas compte du fait que les hommes dénoncent peu, ni de la problématique des fausses allégations, impunies dans notre système juridique quand elles sont commises par une femme dans un contexte de violence conjugale ou d'agression sexuelle présumée.   Cherchez autant que vous voudrez dans les médias, vous ne trouverez aucun cas de femme reconnue coupable au criminel d'avoir proféré de fausses accusations, hormis la mythomane qui avait menti en se prétendant victime de violence conjugale de la part d'un Éric Lapointe qu'elle n'avait jamais rencontré.  Absolument aucun.

Mais voilà, le commun des mortels n'est pas une vedette acclamée comme Lapointe qui, victime d'un crime aussi flagrant laissé impuni, aurait pu soulever dans la population une indignation aussi légitime que contagieuse.  Dans ce cas précis, l'enquête policière a été menée avec compétence et l'agresseure, condamnée.  Dammage control obligeait.  Quand des fausses allégations détruisent cependant la vie d'hommes méconnus, soit la presque totalité des victimes, la justice trahit son rôle de redresseur d'injustice. 

Demandez à n'importe quel magistrat ou policier un tant soit peu franc et honnête, et il vous confirmera, probablement à voix très basse et en vous prévenant qu'il ne vous aura rien dit, que la gent féminine bénéficie d'une immunité diplomatique absolue en pareille situation.  Imaginez la porte qu'une attitude aussi irresponsable peut ouvrir aux abus et aux ravages causés sur la réputation d'hommes intègres par des femmes vindicatives ou écervelées.

Que penser du silence apathique des médias ?
Il est clair que ces hommes demeurent les cibles d'une violence banalisée, voire dissimulée, qui passe carrément sous notre écran radar, les médias ne remplissant pas le rôle de défendre le droit du public à l'information dont ils se targuent.  Au lieu de cela, les voilà chaque année, fidèles au poste, à jouer aveuglément le rôle de courroie de transmission du discours des groupes féministes qui prétendent que la violence faite aux femmes serait la seule à sévir et, par conséquent, la seule à se voir banaliser.  

Par cette attitude fermée à la violence faite aux hommes, la FFQ démontre qu'elle est la première à commettre l'injustice qu'elle-même dénonce.  Mais il y a longtemps que le public a compris la vacuité du discours de ce regroupement jadis emblématique, devenu hostile envers les hommes de souche hétérosexuels, mais à genoux devant les organisations islamistes parrainées par Québec solidaire, désormais son véritable maître.  Thérèse Casgrain, qui a fondé cette fédération en 1966, doit bien se retourner dans sa tombe... 

samedi 16 novembre 2013

Affaire Baldwin-Sabourin : cherchez la victime...

Il est difficile de voir une victime en Alec Balwin, acteur talentueux à la carrière bien remplie, mais également réputé pour ses frasques auprès du sexe opposé comme pour son impétuosité allant parfois jusqu'à la violence.  C'est pourtant la perception que révèle le verdict de culpabilité pour harcèlement prononcé par le juge Robert Mandelbaum, de la Cour de Manhattan, contre Geneviève Sabourin, cette actrice québécoise follement éprise, pour ne pas dire obsessivement toquée de l'acteur américain. 

Geneviève Sabourin, dans le triste rôle de sa vie.
Ce dernier, à bout de ressources et de patience en vue d'arriver à faire comprendre à son admiratrice qu'il n'était pas intéressé par ses charmes, si jamais il l'avait déjà été, a dû en venir à la traîner en justice afin de refroidir ses ardeurs mythomanes.  Espérons que cette fois, la dame aura compris le message. 

La sentence, tombée ce 14 novembre, a été sévère : 210 jours de prison, qui viendront s'ajouter aux 30 autres que l'accusée s'est méritée pour outrage aux tribunal, après avoir multiplié les comportements vexatoires et les interruptions intempestives.  Dire qu'elle aurait pu accepter quelques temps plus tôt une entente à l'amiable qui lui aurait évité toute peine de prison...

Il semble que l'hypothèse selon laquelle Geneviève Sabourin ait eu une aventure avec l'acteur américain - ce que ce dernier a toujours nié - l'ait autorisé, dans son délire romanesque, à l'accabler de centaines de messages téléphoniques et de courriels enflammés dans un élan désespéré de rendre réciproque ce qui manifestement ne relevait que d'un sentiment à sens unique.  La folle mais brève idylle s'est-elle réellement déroulée dans les faits ou dans l'imaginaire survolté de Mme Sabourin, nous ne le saurons probablement jamais. 

Quand la bien-pensance s'en mêle...

Quoi qu'il en soit, il s'est trouvé des âmes chagrines pour ne voir dans la comédienne québécoise que la victime d'un infâme don Juan, qui l'aurait ajoutée à sa vaste collection de conquêtes avant de l'abandonner froidement, sans un regard de considération.  À supposer que Baldwin mente et qu'une brève idylle ait bel et bien eu lieu, Sabourin était-elle justifiée d'agir comme elle l'a fait ?  Le fait d'avoir des rapports sexuels avec quelqu'un, autorise-t-il à le poursuivre ensuite de ses assiduités une fois qu'il a mis fin à toute relation ?

Car enfin on parle ici d'une femme qui, en plus d'avoir envoyé des centaines de messages non désirés, s'est présentée à la résidence de l'acteur sans y avoir été invitée, en plus de terroriser sa femme et de l'insulter.  Les messages, dont certains ont été présentés en preuve au procès, témoignent d'une humeur pour le moins instable, alternant les annonces de projets non sollicités de vie à deux et les réactions de dépit larmoyant devant l'indifférence de l'homme de ses rêves.  

Alec Baldwin et son épouse.
Le fait de ne voir en Mme Sabourin que la victime de cette histoire risible et pathétique trahit une misogynie involontaire et une misandrie certaine.  

Misogynie, parce que ces bien-pensants infantilisent par leur attitude la comédienne québécoise, majeure et vaccinée, comme s'il s'était agi d'une gamine de 16 ans, sans expérience de la vie et victime d'un suborneur éphébophile.  Misandre, parce qu'il y a gros à parier que si ce psychodrame avait mis en cause une actrice délinquante, du type de Lindsay Lohan, qui aurait éconduit un ancien amant harcelant et désireux de lui imposer une relation non désirée, ces mêmes gérants d'estrades soutiendraient la vedette féminine.  Dans ce dernier cas, ils auraient raison.

Des citoyennes qui voient clair

Heureusement, nombreux sont ceux et celles pour qui la responsabilité individuelle de ses actes reste un critère d'analyse prédominant dans cette triste affaire.  Voici le témoignage d'une internaute, laissée sur le site de Radio-Canada, avant le prononcé du verdict : 

« Même s'il y avait effectivement eu une liaison entre ces deux personnes - ce que nous ne saurons jamais et qui ne nous regarde pas - ce harcèlement n'a pas sa raison d'être. On ne poursuit pas ainsi une personne qui ne veut plus vous voir, on ne lui fait pas de menaces, on ne va pas chez lui sans y être invité. Le comportement de Mme Sabourin est pour le moins inapproprié: même son attitude en cours, qui lui vaut ces 30 jours de prison, n'a pas de justification. Si elle est condamnée à l'issue de son procès, le juge va surement lui suggérer de consulter. »

Une autre lectrice s'est exprimée ainsi, sur le site du Journal de Montréal, à l'annonce du verdict :

Consulter pourrait s'avérer un sage conseil à prodiguer.
« Le chef d'accusation était le harcèlement et le fait d'avoir eu ou pas une relation amoureuse avec le monsieur n'avait rien à voir avec le motif de la poursuite; rien dans la loi n'autorise le harcèlement envers une autre personne; c'est ça que la dame n'a pas compris. Entendu aux nouvelles que madame sera interdite de séjour aux USA à sa sortie de prison; elle ne pourra donc pas travailler aux États-Unis. Avec sa sentence elle écope d'un casier judiciaire au criminel, alors qu'elle aurait pu s'éviter d'en avoir un, si elle avait accepté une entente. Elle a refusé toute entente, elle préférait aller en procès et ce même contre l'avis de ses avocats. Elle fait pitié… »

Un tel événement oblige à réviser nos perceptions en vue de les dépoussiérer de stéréotypes tenaces.  Il arrive parfois que la victime d'un délit arbore des allures de hooligan tandis que son agresseur ressemble à une douce colombe.  S'il y a une leçon à retenir de la saga Baldwin-Sabourin, c'est bien qu'il faut juger d'une situation selon les actes, et non l'allure des protagonistes.  Si Geneviève Sabourin a été une victime dans toute cette histoire, c'est incontestablement d'elle-même.  Et d'elle-même seulement.

samedi 9 novembre 2013

Et si les médias nous cachaient une « occidentalophobie » ?

Peut-il exister spectacle plus désolant, plus consternant, plus révoltant que celui d'une femme enceinte craignant pour sa vie et pour celle de son enfant à naître ?  Quel citoyen responsable digne de ce nom songerait à approuver quiconque s'en prendrait à elle ?  Comment pourrait-on voir en cette jeune femme autre chose qu'une victime potentielle de la méchanceté, de la bassesse, voire de la violence ?

Myriam Bousksou
Il existe bel et bien une citoyenne qui correspond à ce signalement qui vous arracherait des soubresauts de compassion.  Elle s'appelle Myriam Bousksou,  a 26 ans, et réside dans la région métropolitaine.  Elle affirme avoir hésité récemment à mettre le nez dehors.  La raison ?  Cette musulmane, arrivée au Québec à l'âge de 14 ans, a décidé depuis un an de porter le voile islamique.  Pourquoi à ce moment là, et pas il y a trois, cinq ou dix ans ?  Elle ne donne aucune précision.  Toujours est-il que cette décision, dans le contexte de tensions socio-religieuses actuelles, serait à l'origine de ses déboires présumés.  Mauvais timing, sans doute.

Elle se dit victime d'islamophobie et d'attitudes hostiles :  « Mes parents étaient contre (le port du voile).  Ma mère m'a dit que je ne trouverais pas d'emploi.  Mon mari respecte mon choix.  Personne ne m'a forcée à le porter ni à l'enlever. »  À cette affirmation faudrait-il ajouter, si cette future mère suscite autant d'hostilité qu'elle le prétend, que son entêtement à porter le voile pourrait mettre en danger la sécurité de son bébé.   J'ai bien dit si.  Alors pourquoi prendre des risques inutiles pour un morceau de tissus si elle se sent autant menacée ?  

De mauvaises langues pourraient insinuer que, à la suite de l'élection du parti québécois, et compte tenu du fait que ce parti avait la ferme intention de poser des balises strictes en matière de signes religieux, cette femme, qui est présentée dans l'article du Journal de Montréal qui lui est consacré comme une « guerrière », a pu décider de manifester son opposition au projet gouvernemental par ce symbole ostentatoire.  Compte tenu de l'appui populaire audit projet, peut-elle s'étonner si son geste suscite un malaise ?

Comme plusieurs militantes comme elle obsédées par leur hijab, cette Montréalaise d'origine algérienne se définit comme « féministe » et « insoumise » mais trouve normal d'afficher le vêtement par excellence faisant la promotion de l'asservissement des femmes aux mâles islamistes.  Comment prendre au sérieux une présumée féministe qui, par son exemple déplorable, contribue à enfoncer davantage dans leur servitude des femmes opprimées en pays islamistes par le « linceul ensanglanté » qu'est le voile islamique ?

En Iran, en Arabie saoudite, en Afghanistan, comme dans son Algérie natale, le refus de porter le hijab peut entraîner pour une femme l'emprisonnement ou les sévices corporels allant jusqu'à la défiguration et à la mort.  Plus près de nous, Aqsa Parvez a été tuée en Ontario par son père et par son frère parce qu'elle refusait de le porter.  Mme Bousksou et ses consœurs peuvent-elles mentionner un seul cas d'une femme assassinée parce qu'elle tenait coûte que coûte à porter son hijab ?

Une - autre - hijab Barbie ?

Le Collectif québécois contre l'islamophobie (CQCI), affirmait dans le même article avoir reçu 117 plaintes depuis le 15 septembre.  Bien qu'aucune mention ne soit faite d'un lien quelconque entre cet organisme controversé et Mme Bousksou, on le retrouve parmi les « amis » de cette dernière sur sa page Facebook.

Dalila Awada
Rappelons que le CQCI a comme porte-parole Adil Charkaoui, bien connu des milieux de lutte anti-terroriste, et Salam Elmenyawi, nul autre que le président du Conseil musulman de Montréal, regroupant une quarantaine de mosquées et d'organismes musulmans qui, en 2004, avait fait pression sur le gouvernement du Québec afin de le persuader d'autoriser les tribunaux islamiques dans notre belle province. 

Ce manque de clarté journalistique n'est pas sans rappeler celui de Guy A Lepage qui n'avait présenté Dalila Awada que comme une étudiante en sociologie, née au Québec de parents originaires du Liban.  C'est par l'entremise des médias sociaux, plus enclins à la transparence, que l'on devait apprendre que cette musulmane était en fait une militante de Québec solidaire, membre du comité femmes immigrantes de la FFQ, et qu'elle entretenait, par cousine interposée, en l'occurrence Leila Bdeir, des liens avec Présence musulmane, organisation favorable aux tribunaux islamiques.

Les yeux grands fermés

Tandis que le Québec devrait s’apitoyer sur l'islamophobie qui guette selon ses dires Mme  Bousksou, il y a lieu de se demander si la même rectitude politique qui pousse les médias à dénoncer des violences qui pourraient survenir, les incite également à taire celles qui sont commises par des membres de la communauté même qu'ils défendent.  

Récemment, deux femmes voilées s'en sont prises physiquement à un Juif hassidique qui a eu le malheur de leur demander ce qu'elles pensaient de l'interdiction du port du voile.  Il aura fallu un média alternatif pour que ce fait divers nous soit communiqué, comme la précision que la police a rejeté la plainte de la victime. 

Dominic Parker
Mais il y a bien pire.  La tolérance médiatique québécoise envers les gestes violents et criminels commis par des musulmans est devenue telle que le meurtre crapuleux d'un père de deux enfants, Dominic Parker, poignardé à plusieurs reprises en septembre dernier par un fanatique musulman dans un café ontarien n'a été relevé dans aucun média québécois, hormis le Huffington Post Québec, sous la plume de... votre humble serviteur.  

J'ai beau ne plus entretenir de grandes illusions sur les mythes urbains que sont devenus le droit du public à l'information et la quête inlassable de la vérité, il me semble que les ficelles d'un parti pris médiatique dangereusement tolérant envers l'islam politique sont devenus par trop apparentes.  

Reste l'espoir que le peuple québécois sache faire la part des choses entre les informations que les médias officiels lui divulguent et celles qu'ils leur taisent.  Dans cette perspective, les médias sociaux, malgré certaines maladresses, demeurent peut-être bien le dernier rempart d'une information libre et sans complaisance indue.