jeudi 10 décembre 2015

Non, rien n’excuse Guy Turcotte, sauf que…

La poussière commence à peine à retomber après le verdict de meurtre au second degré qui a été rendu ce 6 décembre contre Guy Turcotte pour les meurtres d’Olivier, cinq ans, et d'Anne-Sophie, trois ans, assassinés de 46 coups de couteau à Piedmont en février 2009.  « Yes ! », aurait laissé échappé Isabelle Gaston, la mère des victimes, à l’énoncé du verdict.  Justice aurait été rendue et nombreux sont ceux qui croient sincèrement que notre bon peuple retrouvera confiance en notre système judiciaire.  Bon, moi je veux bien mais...

Isabelle Gaston
… Je ne suis pas convaincu, malgré les éléments au second procès qui indiqueraient que le cardiologue aurait agi avec préméditation, comme le fait de déplacer des rendez-vous prévus le jour du meurtre.  C’est pourtant un verdict d'homicide au second degré qui a été rendu, qui excluait en principe la préméditation.  Il est bien possible que ce verdict soit le bon, et que le précédent, excluant la responsabilité criminelle, ait été trop clément.  Mais comment savoir ce qui se passe dans la tête d’un criminel, comme le faisait remarquer récemment le chroniqueur Richard Martineau.  Pas plus que lui, je n’ai la prétention de le savoir. 

Parallèlement à cette énigme, demeure celle, en filigrane, de ce qui s’est passé dans la tête d’Isabelle Gaston au cours des mois qui ont précédé la tragédie.  Aux yeux de certains, nous avons affaire à une femme sans reproche, tout aussi victime que ses enfants.  Aux yeux d’autres, elle est aussi coupable que Turcotte, quand elle n’est pas devenue l’unique responsable du double meurtre.  C’est à croire qu’elle aurait téléguidé le geste de son ex avec une télécommande et appuyé sur le bouton « strike » 46 fois… 

Les nuances n’ont jamais tué personne… 

Je ne le répèterai jamais assez : le geste de Guy Turcotte est inexcusable.   Rien ne justifie le fait de tuer ses enfants, qu’il s’agisse de désespoir, de peine, de sentiment d’abandon, de trahison, ou pire encore, de désir de vengeance.   Mais peut-on vraiment affirmer sans sourciller qu’Isabelle Gaston n’ait rien à voir dans la disparition de ses enfants ?  Est-ce que le fait d’identifier une responsabilité chez elle atténue en quoi que ce soit celle de Turcotte ?  

Je répondrais non aux deux questions.  La responsabilité du  meurtrier a beau rester entière, elle n’exclue pas pour autant l’hypothèse qu’indirectement, Mme Gaston ait eu quelque chose à voir dans cette triste affaire.

Contrairement à nombre d’âmes compatissantes, je ne suis toujours pas convaincu que Guy Turcotte ait tué à seule et unique fin de faire souffrir Isabelle Gaston, bien que cette éventualité soit à considérer devant la violence inouïe du geste.   Des témoignages au premier procès présentaient le cardiologue comme un père qui préférait la compagnie de ses enfants à celle des adultes lors des réunions familiales.  

Ce père semblait même plus proche d’eux que leur propre mère.  Se peut-il que la peur de perdre la garde de ses enfants dans un contexte où la Justice penche plus souvent qu’autrement en faveur de la mère en cas de litige ait pu peser dans la balance et qu'il ait vraiment pensé les amener avec lui dans la mort ? 

Sainte-Isabelle 

S’il y a eu un désir de vengeance, n'existait-il vraiment que d’un seul côté, celui du cardiologue ?  On pourrait en douter, en examinant les circonstances précédant le double meurtre. 
Guy Turcotte
Comprenons-nous bien : je trouve aberrant que l’on rendre Isabelle Gaston coupable du geste de son mari parce qu’elle lui a été infidèle.  Nul n’a le droit de la condamner d'avoir cessé d'être amoureuse de Turcotte, ni même d'être allée voir ailleurs. Ces choses-là arrivent et on ne peut empêcher un cœur d'aimer ou de cesser d'aimer. Ainsi va la vie.

Là où j'ai un problème très sérieux avec la personnalité de Mme Gaston, en dehors de la sanctification béate ou de la condamnation unilatérale qui l’accompagne, c'est dans la manière dure, pour ne pas dire sauvage au plan psychologique, dont elle a agi envers Turcotte. C'est à se demander si elle ne désirait pas que la rupture lui soit le plus douloureux possible. 

Sachant très bien que son futur ex était un homme fragile en « thérapie », elle le trompe avec un ami du couple (Je ne la blâme pas pour ça, ça peut arriver.), mais trouve judicieux d’avoir des rapports sexuels avec son amant dans le lit conjugal (Parlez-moi d’un geste empli de tact !). 

En voyage au Mexique avec Turcotte avec les enfants, elle lui reproche de ne pas lui avoir dit qu’il était au courant de sa relation adultère (L'ex de son amant venait de l'informer au téléphone qu'elle avait récemment tout révélé au cardiologue.) ! Qu'elle dissimule son infidélité, c'est cool, mais que son mari lui cache qu'il est au courant des faits, c'est ingnoble ?  Eh ben…

De retour au Québec, Turcotte, éjecté aussitôt de son domicile par Gaston, doit se trouver une maison en un temps qui mériterait de figurer au Guinness. Son auto n'a pas quitté le stationnement, qu’un autre record, de rapidité d’atterrissage celui-là, est établi quand le véhicule de l'amant y prend place. Les ex conjoints deviennent à couteaux tirés, sans jeu de mots facile...  

Certainement en vue de créer un climat de saine collaboration dans l'intérêt des enfants, faut-il présumer, Mme Gaston change au plus vite les serrures de sa maison et, la veille du double meurtre, menace Turcotte de disparaître avec Olivier et Anne-Sophie sous une fausse identité.  Parlez-moi d'une femme accommodante...

Bien que Mme Gaston ait affirmé, au lendemain des meurtres et sous auréole, qu’elle avait accordé à son ex la garde partagée pleine et entière, on peut légitimement douter de sa bonne volonté.  Est-il bien téméraire de présumer que de garde partagée, on serait vite passé à garde exclusive, en invoquant l’instabilité émotionnelle du père, et que cette garde aurait pu être accordée aisément à la mère, disposant même sur place d’un père de substitution ? 

Olivier et Anne-Sophie Turcotte
Je sais, je ne fais que spéculer.  On ne saura jamais vraiment ce qui aurait pu se passer.  Un Turcotte plus sain d’esprit aurait pu demeurer dans l’anonymat l’un de ces nombreux pères floués par le système, devenu guichet automatique de pension alimentaire avec un hypothétique droit de visite une fin de semaine sur deux.  Il y en a tant, des comme ça…

Non, rien n'excuse le geste de Turcotte, mais une question qui tue subsiste : si Mme Gaston avait fait preuve d'un tant soit peu de tact et de sollicitude envers un être qu’elle savait fragile dans sa gestion d’une situation aussi délicate qu’une infidélité entrainant une double trahison (épouse et proche ami) et si elle n’avait pas menacé son ex de lui ravir ses enfants, ces derniers seraient-ils décédés ?

Je méditerais là-dessus avant d’exonérer Isabelle Gaston de toute responsabilité dans ce double meurtre bien que, et je le répète, rien n'excuse Guy Turcotte.

mardi 1 décembre 2015

Stephanie Guthrie, la féministe qui menace la liberté d’expression canadienne…

Vous croyez peut-être que j’exagère en reconnaissant un tel pouvoir à une vulgaire misandre ?  Attendez de lire ce qui suit...
 
Stephanie Guthrie, fanatique
Précisons que, sans un système judiciaire aussi incompétent qu’idéologiquement corrompu que celui qui sévit en Ontario, une affaire aussi invraisemblable que ridicule n’aurait jamais vu le jour.  Nous parlons ici du même système qui a failli autoriser les tribunaux islamiques, qui a permis le port du niqab lors de témoignages en cour, en plus de condamner un propriétaire de quincaillerie pour avoir voulu imposer un casque de sécurité à un agent de sécurité sikh obsédé par son turban lors de travaux de rénovation.

On peut aisément constater le manque d’intelligence et de discernement de trop nombreux magistrats de cette province en ce qui a trait à l’islam et à ses déviances.  Il serait temps de prendre également conscience du délire dont la justice ontarienne peut faire preuve sous l’emprise de cet autre intégrisme qu’est le féminisme militant. 

Trois ans d’enfer 

Comme souvent, la victime de ce nouveau psychodrame féministe est un homme, Alan Elliott.  Son crime ?  Avoir contredit une féministe, Stephanie Guthrie, dans twitter.  Cette fanatique, obsessionnellement vindicative, avait déjà lancé en 2012 une première campagne de représailles contre un concepteur de jeux internet, Ben Spurr, qui avait eu la malencontreuse idée de créer un jeu permettant de donner des coups virtuels à Anita Sarkeesian, une féministe radicale spécialisée dans la dénonciation de l’image des femmes dans les médias.  Concédons qu'on a déjà vu des jeux de meilleur goût...

En proie à une incontrôlable crise de militance, Guthrie avait décidé de stimuler la vindicte d’internet contre Spurr, au point de vouloir l’atteindre dans sa vie professionnelle, comprendre ici, de le dénigrer au point où aucun employeur ne voudrait l’engager.  C’est ici que les problèmes d’Alan Elliott allaient commencer, quand cet artiste graphique a osé contester la pertinence de la vendetta initiée par Guthrie, affirmant par gazouillis que ce procédé était « tout autant vicieux que le jeu de coups au visage » dénoncé. 
 
Alan Elliott, harcelé
Toujours incapable de gérer ses émotions, Guthrie, soutenue par deux autres exaltées, Heather Riley et Paisley Rae, décida, en novembre 2012, d’accuser Elliott de harcèlement criminel en s’appuyant sur la foi de gazouillis inoffensifs dans lesquels notre homme avait toutefois eu l’hérétique outrecuidance de manifester son désaccord avec la vendetta de la féministe envers Spurr.  

Devinez quoi ?  Alan Elliott fut aussitôt arrêté  par l’agent Jeff Bangild, qui reconnut plus tard en cour que les gazouillis n’avaient strictement rien d’offensif.   Un système judiciaire compétent et circonspect aurait normalement aussitôt réprimandé l’idiot à l’origine d’une arrestation arbitraire et débouté l’accusatrice malveillante.  Mais nous étions en Ontario et, contre toute logique et tout bon sens,  le pauvre homme a été arrêté, incarcéré et accusé.  

Comme si ce n’était pas suffisant, il devait à l’origine rester emprisonné pendant la durée des procédures judiciaires.  Imaginez, ça fait maintenant trois ans que dure ce cirque aussi aberrant qu’injustifié …  C’est sans doute grâce à un moment d’inattention qu’un juge étourdi lui accorda une liberté provisoire assortie cependant de conditions draconiennes : alors qu’il gagnait sa vie comme graphiste, Elliott se vit interdire l’accès à internet et « à tout appareil donnant accès à internet ».

En clair, Guthrie avait enfin la satisfaction de voir la vengeance qu’elle avait vainement tenté d’infliger à Ben Spurr appliquée à Alan Elliott.  Si elle n’était pas déjà orgasmique, elle a dû le devenir à l’annonce de cette condition qui menaçait désormais la survie financière de sa victime, en plus de constater, au fil des ans, que l’homme, qui avait dû défrayer 50 000 $ en frais judiciaires, en devait désormais plus de 40 000 $.  Encore une noble victoire du féminisme militant… 
 
La famille Elliott, unie dans l’adversité.
Afin de pouvoir s’en sortir, Elliott et sa famille en sont réduits à recourir à une campagne de financement.  Inutile de préciser qu’ils ne devront pas compter sur le lobby féministe pour les soutenir… 

Peu d’échos, malgré des enjeux considérables… 

Il est toujours étonnant de constater l’étonnante discrétion des médias envers une aberration féministe.  Cette dernière bat cependant plusieurs records, tant en ce qui concerne l’évidente injustice infligée à un honnête citoyen qu’en ce qui a trait à l’épée de Damoclès qu’elle laisse peser sur liberté d’expression canadienne. 

Selon le journaliste Milo Yiannopoulos, « Guthrie et Riley (l’une des deux fanatiques qui l’appuie) n’ont pas besoin de gagner leur cause.  À moins d’une sérieuse percée dans sa campagne de financement, la carrière d’Elliott sera détruite.   Le procédé en a été un de représailles, et ce n’est pas fini.  Mais comment ces brutes féministes peuvent-elles s’en tirer aussi impunément ? »  En effet, qui harcèle qui, dans cette histoire rocambolesque ? 

Christie Blatchford, du National Post, malgré ses sympathies avouées envers Guthrie, a tout de même osé s'interroger sur l’avenir de la démocratie, à travers les questionnements de l’avocat d’Ellott, Chris Murphy :

« Les conséquences  d’un verdict de culpabilité pourraient être lourdes pour Elliott, mais tout autant pour la liberté d’expression sur le net, a plaidé Murphy dans ses arguments de clôture.  »  On pourrait ajouter : pour la liberté d’expression, peu importe le contexte.

La justice ontarienne se fera-t-elle la complice d’individus féministes qui, elles, pourront user de leur liberté d’expression pour museler quiconque les contredit, tout en bénéficiant d’une totale impunité quand elles bafoueront impunément le droit de parole de leurs adversaires en allant jusqu’à l’intimidation ?  

En clair, les détracteurs des féministes fanatisées et misandres devront-ils, en plus d’encourir leurs foudres, s’exposer à des représailles judiciaires à la moindre dissension ?  C’est cet avenir que nous prépare peut-être la cour d’Ontario.  Et ça, c’est aussi pire que les tribunaux islamiques…