jeudi 9 juin 2016

Criminalité féminine : paradoxe entre tabou et médiatisation...

Dans nos sociétés occidentales où la violence et la perversité au féminin sont obstinément et systématiquement niées, le genre de billet que je vous présente aujourd’hui a le don de hérisser les susceptibilités militantes d’idéologues pour lesquelles seules les femmes peuvent être victimes de sévices de toute sorte, et, bien sûr, seuls les hommes sont en mesure de les commettre.  Il suffit pourtant de s’intéresser un tant soit peu à l’actualité locale et internationale récente pour découvrir de sévères démentis à ces lubies sur exploitées et médiatisées.

Je dois dire que j’ai eu l’embarras du choix et aurais eu suffisamment de matière pour plusieurs autres chroniques.

Incroyable, une menteuse – enfin – punie…

Natasha Uttamsingh, menteuse condamnée
Le croirez-vous, une menteuse ayant faussement accusé son ex petit ami de l’avoir violée après que celui-ci lui ait annoncé son intention de rompre, vient d’être condamnée à 15 mois de prison ferme.  Non, bien sûr, ce n’est pas au Québec, mais bien en Grande-Bretagne que Natasha Uttamsingh, 22 ans, a été reconnue coupable d’avoir voulu pourrir l’existence de Aakash Andrews en affirmant avoir été violée, étranglée jusqu’à en perdre conscience et agressée quotidiennement. 

Afin de soutenir ses prétentions, la manipulatrice avait falsifié des rapports médicaux et créé de toute pièce de faux appels téléphoniques apparemment effectués par sa victime, suggérant ainsi qu’il la harcelait.  C’est d’ailleurs l’un de ses appels, envoyé par elle-même sur son cellulaire à partir de celui de M Andrews qui a mis la puce à l’oreille des autorités qui ont découvert le pot aux roses.

À couteaux tirées avec « l’homme de (sa) vie »…

Six mois de prison ferme, telle est la sentence infligée à la starlette franco-suisse de télé réalité Nabilla Benattia pour avoir gravement poignardé son conjoint, Thomas Vergara, au cours d’une dispute en novembre 2014.  « Mon intention n'était pas de faire du mal, mais de mettre fin à une crise et dire stop, » devait affirmer aux juges avec une candeur suspecte la femme de 24 ans.

On peut s’interroger sur l’efficacité du moyen employé pour mettre fin à une crise, mais Thomas a dû tout de même avoir chaud au cœur en entendant sa dulcinée prononcer ces tendres mots : «  Thomas, pour moi, c' est l'homme de ma vie! »  Encore heureux… mais il devrait s’inquiéter de cette autre déclaration : « Ce n'était pas nous le problème, c'était tous les gens qu'on avait autour, dans la rue, et aussi la presse. »

Nabilla Benattia.  C'est pas sa faute...
Eh oui, toujours la faute des autres…  Difficile de voir comment on peut régler un problème dont on nie l’existence.  Heureusement, la sentence est assortie d’une obligation de soins psychologiques…

Une cyberpédophile… envers son fils

C’est une employée albertaine de garderie âgée de 43 ans, imaginez, qui vient d’être arrêtée à Red River pour avoir abusé sexuellement de son fils de quatre ans en vue de produire du matériel pornographique.  Les enfants de la garderie n’auraient pas, quant à eux, été agressés.  Comme souvent, dans les cas de pédophilie impliquant une femme, les médias se montrent avares de détails…

Elle empoisonne son mari et ses deux enfants…

Si certaines femmes ont la réputation d’être des empoisonneuses, d’autres trouvent le moyen de donner un sens littéral à ce terme.  Elle avait eu beau menacer son amant de passer aux actes, une Montréalaise de 33 ans devait finir par acheter du poison à rat, en mélanger à du jus, et servir ce douteux cocktail à son mari et à ses deux filles de huit et 12 ans.

Le motif d’une aussi lugubre entreprise ?  Se venger de l’indifférence de son amant en le faisant se sentir coupable d’un familicide maintes fois annoncé.  Heureusement pour sa famille, la femme frustrée s’est avérée aussi incompétente comme meurtrière qu’enragée comme amante et ses victimes en ont été quittes pour un réveil inconfortable et un séjour à l’hôpital.  


En attendant son procès en septembre, des expertises à Pinel ont démontré que la résidente de Parc-Extension pouvait être considérée criminellement responsable malgré un état dépressif. 

Elle aurait tué ses trois fils…

Une grossesse annoncée n’a pas toujours que des effets heureux si l’on en croit cette femme qui a attribué à cette nouvelle le fait d’avoir attenté à ses jours après avoir assassiné ses trois fils qu’elle a partiellement démembrés.  C’est à Phoenix, Arizona, qu’Octavia Rogers, 29 ans, aurait commis l’irréparable.  Les enfants étaient âgés respectivement de huit, cinq et deux ans.

Le frère de la meurtrière l’aurait trouvée après les faits en train d’invoquer Dieu.  Elle prétendait avoir trouvé les réponses aux questions de sa vie.  Selon Linfo.re : « Une voisine s’est souvenue de trois petits garçons "adorables" qui jouaient souvent avec les autres enfants. "C’est tragique parce que vous ne savez pas pourquoi c’est arrivé", a-t-elle indiqué. »  C’est le moins qu’on puisse dire…
L’entêtement à nier l’évidence…
Quand je publie ce genre de nouvelles, je trouve fréquemment des bien-pensants pour me faire la leçon et me dire que toutes les femmes ne sont pas « comme ça », que la violence familiale est essentiellement masculine - ce qui est faux -, me rappellent Guy Turcotte, quand ils ne me traitent pas de misogyne et ne me reprochent pas ma « haine des femmes » en soulignant à quel point je dois être malheureux de tant les détester…
Nier la violence féminine demeure cependant une attitude d’irresponsabilité sociale consternante.  D’une part, on n’aide en rien des femmes violentes à gérer leur agressivité, les condamnant ainsi à en être les premières victimes, d’autre part, on ne prévient pas les tragédies, si fréquentes pourtant, qui alimentent les nouvelles locales et internationales. 
En fermant les yeux sur ces faits divers, ne nous rendons-nous pas complices d’une violence qui, dégénérant parfois jusqu’au meurtre, pourrait être évitée ?

dimanche 5 juin 2016

Affaire Johnny Depp : d’où viennent vraiment les ecchymoses de Heard ?

Une affaire pour le moins alambiquée a enflammé les médias, réguliers comme sociaux, avec la saga artistico-judiciaire initiée par la future ex conjointe de Johnny Depp, Amber Heard, qui accuse le célèbre comédien d’actes de violence conjugale qui se seraient échelonnés sur plusieurs années.  Armée d’un dossier de quarante pages qui contiendrait photos et documents « révélateurs » la comédienne de 30 ans demande le divorce assorti d’une pension alimentaire que l’on peut anticiper somptueuse.  La rançon de l’oppression, quoi.

Amber Heard, crédible, pensez-vous ?
Les propos, tout comme la photo qui a fait le tour du monde, montrant les ecchymoses sur le visage angélique de Heard, semblaient à première vue plausibles.  Une histoire peut cependant être plausible sans pour autant s’avérer véridique.  En fait, plusieurs éléments cadrent mal avec pareille version au point que l’un d’eux, que je garde pour le dessert de ce billet, a de quoi la mettre KO.

Un lourd passé d’homme « doux » et « merveilleux »…

Avez-vous remarqué, dans les faits divers impliquant un conjoint violent, à plus forte raison quand il est connu, comme les journalistes retracent facilement des ex conjointes, anciennes petites amies ou amantes de passage ayant vécu des épisodes de violence similaires aux mains du même tortionnaire ? 

Avec Depp, rien de tout ça.  Pourtant, à 52 ans, il aurait eu le temps de faire plus d’une victime, avec son passé de beau gosse populaire, talentueux, riche et célèbre.  Eh bien non, pas de soudaine avalanche de plaignantes révélant un lourd secret, rien qui puisse faire songer à l’affaire Cosby ou au psychodrame récent impliquant les trois menteuses du cas Ghomeshi.  Pas la plus petite plainte.  Pas la moindre petite victime.  Nada.  Silence complet.

Vanessa Paradis, Lily-Rose Depp et Lori Anne Allison, toutes « antiféministes » ?...
Bien au contraire, Vanessa Paradis, ex-conjointe qui a vécu pendant 14 ans avec l’accusé, a eu l’effronterie de parler d’années « merveilleuses ».  Leur fille de 17 ans, Lily-Rose, a évoqué « la plus douce et la plus aimante des personnes » qu’elle connaisse et « un père merveilleux ».  Même la première conjointe de l’acteur, Lori Anne Allison, a pris sa défense en soulignant qu’il n’avait jamais élevé la voix contre elle et l’a décrit comme « une personne douce » et même prévenante avec les animaux.

Comment alors concevoir la soudaine métamorphose de Johnny Depp en batteur de femmes ?

« Elle ment ! »

Voilà qui résume les propos de Jerry Judge, le garde du corps de Depp depuis 15 ans : « Les trucs qu'elle dit ne sont pas vrais. Elle dit tout ça pour ruiner la réputation de Johnny et de passer pour une victime aux yeux du public. Elle a tout exagéré pour obtenir le meilleur divorce possible avec le plus d'argent. C'est la seule raison. Dire que Johnny l'a agressé est un mensonge. Tout ça est monté en épingle... Je ne le crois pas. Johnny ne l'aurait jamais blessée. »

Bien sûr, on peut alléguer que cet employé ne mordra jamais la main qui le nourrit mais comment expliquer alors les témoignages d’amis qui ne doivent rien à Depp et qui auraient pu, si les accusations de Heard étaient fondées, se cantonner dans un silence prudent par loyauté envers la star jetée en pâture aux médias.  Au contraire, certains sont montés aux barricades, à leurs risques.

Ainsi Terry Gilliam, ancien Monty Python avec qui Depp a souvent tourné, a affirmé dans un tweet :  «Comme beaucoup des amis de Johnny Depp, je découvre qu'Amber est une meilleure actrice que ce que je pensais. » 

Un témoignage accablant

Mais la charge la plus lourde vient de l'humoriste américain Doug Stanhope, qui a affirmé qu’Amber Heard avait manipulé son ami pendant des années.  Il commente ainsi la soirée durant laquelle l’actrice a prétendu que  Depp l’avait frappée :

Doug Stanhope, menacé...
« Au début, nous avons pensé que sa sombre humeur était due à la mort de sa mère. Mais il nous a confié, très vulnérable, que ce n'était pas seulement le décès de sa mère qui le mettait dans un tel état, mais aussi le fait qu'Amber allait le quitter, le menaçant de raconter de fourbes mensonges sur lui s'il n'acceptait pas ses conditions pour leur divorce. »

« Tout ce que Johnny nous a dit à propos des menaces d'Amber Heard s'est réalisé. Ça a été repris partout, s'est répandu sur internet comme la peste et a explosé sur Twitter (...) Johnny n'a violenté personne et il m'a dit avant que l'affaire n'éclate qu'elle préparait un coup foireux de la sorte. »

« On s'est servi de Johnny Depp, il a été manipulé, piégé et présenté comme un connard. Et il a vu tout ça venir mais n'a rien fait ou n'a rien pu faire pour l'empêcher.»

Précisons que Stanhope fait maintenant face à des poursuites judiciaires pour diffamation de la part de Heard…

Mais d’où viennent alors les ecchymoses ?

Paris Match relate ainsi la version de l’accusatrice de Depp : « Selon cette dernière, Johnny Depp l’aurait frappée alors qu’elle était au téléphone samedi soir, deux jours avant qu’elle ne demande le divorce. Il aurait brisé plusieurs objets dans leur appartement, jusqu’à ce qu’il n’attrape son mobile et la frappe avec le sien. La jeune femme aurait hurlé à son ami d’appeler la police, ce qui a été fait. A l’arrivée des policiers, maintient Amber Heard, Johnny Depp avait déjà pris la fuite, laissant les officiers remplir un rapport. Elle assure également qu’il lui aurait proposé de l’argent en échange de ce silence sur ce coup. »

Un seul problème avec cette version : elle ne tient pas du tout la route.  Le site Reusta cite TMZ, dont les journalistes ont osé interroger lesdits policiers.  Ce qu’ils ont découvert a de quoi infliger un sévère démenti aux allégations de Heard :

« Après l’appel, deux policiers de Los Angeles se sont rendus auprès d’Amber Heard qui n’a pas voulu les laisser rentrer. Elle fut alors questionnée à travers la porte et a assuré qu’il ne s’agissait que d’un règlement de compte verbal avec son mari. »  Pourtant, selon la version même de Heard, les coups avaient déjà été portés…

« Elle n’a pas clairement mentionné Johnny Depp. Les consciencieux policiers se sont ensuite assurés qu’Amber n’était pas sous la menace de quelqu’un, ils sont donc rentrés et ont pu s’approcher assez près de l’actrice pour affirmer qu’il n’y avait aucune trace de violence sur le corps de la jeune femme et certainement pas sur son visage. Si cela avait été le cas, les policiers auraient alors arrêté Johnny Depp. »  Je répète : 
pourtant, selon la version même de Heard, les coups avaient déjà été portés…

Johnny Depp, piégé...
« D’autres sources médicales de TMZ l’affirment : si Johnny Depp avait effectivement jeté un IPhone au visage d’Amber Heard et comme elle l’a dit, trainé par terre par les cheveux, il y aurait eu des séquelles visibles immédiatement. Or les policiers n’ont rien constaté. »  Au risque de paraître insistant, je répète encore : pourtant, selon la version même de Heard, les coups avaient déjà été portés…

Dans Le Soleil de Québec du 20 décembre 2004, le psychologue judiciaire et auteur Michel St-Yves affirmait que des femmes allaient jusqu’à se blesser volontairement pour accréditer de fausses allégations.  Devant les ecchymoses pourtant évidentes de la photo qui a fait le tour du monde, alors que deux policiers sains d’esprit et consciencieux n’ont constaté aucune blessure le soir fatidique, il faudrait commencer à se demander si nous n’avons pas affaire à l’une d’elles…