lundi 28 novembre 2016

Quitter le patriarcat, c’est possible, mais…

… Il faut être déterminées, Mesdames.  Si pour vous, le méchant patriarcat est la source de tous les maux qui affligent les femmes, il est grand temps de vous prendre en main, de redresser l‘échine, et de marcher, telles des amazones érogènes des temps modernes, vers votre libération imminente. 

L'auto, invention sataniquement phallocrate...
Comme le patriarcat ne vous aura jamais offert que souffrances et frustrations, votre tâche s’en trouvera grandement facilitée.  À vrai dire, on peut se demander pourquoi vous n’y avez pas songé auparavant...

Pourquoi ne pas commencer par quitter la ville qui vous emprisonne, et vous diriger gaillardement vers les horizons arc-en-ciel de votre libération anticipée ?  Vite, faites vos valises, sautez dans votre auto, et quittez pour toujours cet environnement phallocratique qui brime si implacablement votre féminitude !  

Mais voilà, vous ne pourrez pas utiliser ce moyen de locomotion…

C’est en effet un nommé Édouard Delamare-Deboutteville, un homme, qui a inventé le premier modèle à essence en 1883.  Vous n’allez tout de même pas vous abaisser à recourir à un véhicule créé par l’ennemi pour faire reculer la société oppressive qui lui a permis pareille invention ?  Même si vous preniez le taxi, ou faisiez du pouce, vous seriez tout autant piégées par le patriarcat.

Vous ne pourriez pas davantage demander conseil à des amies en utilisant le téléphone et l’ordinateur, le premier ayant été inventé par Alexandre Graham Bell et le second par Alan Turing.  Et puis, ces appareils fonctionnent à l’électricité, découverte par Thomas Edison.

Bon, abandonnons auto, téléphone, ordinateur et électricité pour le vélo, un moyen de transport si près de la nature.  Manque de pot, c’est Karl Drais Von Sauerbronn qui a présenté la première bicyclette à Paris en 1818.  Frustrant, non ?

Et même si vous aviez pu vous rendre à vélo à votre aéroport le plus proche, devinez qui a inventé l’avion ?  Plusieurs contributeurs et… tous des hommes, verrat de verrat ! Clément Ader, Otto Lilienthal, Alberto Santos Dumont et les frères Wilbur et Orville Wright restent les figures de proue de la naissance de l’aviation.  

Du côté des bateaux, vous ne serez pas plus avancées puisque le premier bateau à vapeur a été créé en 1769 par James Watt.  Dure, dure, la vie de militantes féministes, encerclées par tant d’innovations masculines…

Même dans le confort trompeur de votre domicile, le réfrigérateur, inventé par Karl Von Linde, la cuisinière électrique, créée par William Hadaway, la machine à laver, inventée par James King, et la sécheuse, créée par George T Sampson, dardent vers vous leurs ondes patriarcales.  Comment survivre, entourées de tant de forces démoniaques ?

Même le lazy-boy n'est pas lazy-girl...
Et que dire de toutes ces trouvailles sataniques que sont la pénicilline, le condom, le grille-pain, la montre, la pilule contraceptive, le scooter, le ventilateur, le four à micro-ondes, la télévision, la radio, le CD et le DVD, la lampe électrique, le climatiseur, l’humidificateur, le déshumidificateur, et tant d’autres objets usuels qui vous encerclent comme autant de dangers potentiels ?

Découragées, il ne vous restera plus, Mesdames, qu’à vous laisser choir dans votre lazy-boy.  Mais non, ça non plus, vous ne pourrez pas le faire : Edward M Knabusch et Edwin J Shoemaker ont inventé ce fauteuil…

mercredi 2 novembre 2016

Goldwater fera-t-elle entrer « misandrie » dans notre vocabulaire ?

Il y a longtemps qu’Anne France Goldwater se répand publiquement en propos injurieux et méprisants envers les hommes sans se voir le moins du monde inquiétée ni sanctionnée. Une femme qui insulte les hommes, c’est tellement cool, si authentique, si rafraîchissant... 

A F Goldwater, celle par qui la misandrie arrive...
Un homme qui s’en permettrait autant envers les femmes se verrait lynché publiquement, tant dans les médias officiels que sociaux. Pire, un homme qui s’en permet infiniment moins que la multicolore avocate se fait déjà lyncher publiquement, tant dans les médias officiels que sociaux, quand ce n’est pas par nos dirigeants s’il compte parmi nos élus.

Demandez à l’humoriste Jean-François Mercier, pour son gag sur les allumeuses, à l’ancien ministre Robert Poëti, désavoué par son chef pour une blague insignifiante sur les femmes et le magasinage, ou à Guy Ouellette, président de la Commission des institutions au parti libéral, qui avait présenté ainsi sa collègue Marie Montpetit, lors de l’étude des crédits budgétaires du ministère du Conseil exécutif :

«Monsieur le premier ministre, on avait besoin d’une touche féminine pour notre première partie de crédits. Mme la députée de Crémazie, à vous la parole .» 

Il n’en fallait pas moins pour que l’opposition officielle, chauffée à bloc par la porte-parole péquiste de la condition féminine, Carole Poirier, joue les vierges offensées : « Ils (l’opposition) reprochent au président de la Commission des institutions d’avoir employé des propos sexistes pour présenter sa collègue Marie Montpetit, jeudi, lors de l’étude des crédits budgétaires du ministère du Conseil exécutif. »
 

Et voilà quel genre de niaiseries sans importance, ni conséquences, quel type de commentaire sans malice, peut attirer sur un homme les foudres d’une bien pensance hystérique et idiote. Un exemple parmi tant d’autres…


La misandrie, cette inconnue…

Lors d’un passage datant de 2011 à Tout le monde en parle, AFG était déjà tombée à bras raccourci sur « les » hommes, les traitant de « petites têtes » et de « bâtards ». S’agissait-il de la touche féminine à laquelle faisait galamment allusion Guy Ouellette ? Plus vraisemblablement d’une frappe féministe !


Christiane Charette, complaisante...
Je n’ai jamais retrouvé le lien, et je le déplore, mais je me souviens d’une autre émission, animée par Christiane Charette, où l’avocate avait affirmé, sous les rires niais de l’animatrice, que pour les hommes, faire l’amour représentait une tâche aussi prosaïque que de déféquer ou d’uriner. Le choix des mots était autrement plus vulgaire que la narration que je viens de faire. Mme Goldwater démontre plus de respect pour les pitbulls que pour les hommes…

« Un langage de misandrie éhonté »

Enfin, le mot d’autant plus tabou au Québec qu’il désigne une réalité par trop répandue est lâché : misandrie, ou haine ou mépris des hommes. C’est à deux avocats que l’on doit d’avoir enfin entendu ce terme sur la place publique alors qu’ils viennent de déposer une plainte cent fois méritée contre AFG au syndic du Barreau du Québec pour les propos haineux, grossiers et stupides qu’elle a tenus au cours des émissions Tout le monde en parle et Salut Bonjour.


L’un des plaignants, Marc-Antoine Desjardins, n’y est pas allé de main morte au cours d’une entrevue donnée à Benoît Dutrizac sur les ondes du FM 98,5 :


«Lors de l’émission Tout le monde en parle de dimanche 23 octobre, l’avocate a tenu des propos vraiment déplacés par rapport aux hommes, a affirmé M. Desjardins. Son faciès, ses gestes, ses clins d’œil, [donnaient] l’impression qu'on était devant une matante vicieuse, ou encore une matante cochone comme on a pu lire dans certains journaux.

«(...) Celle-ci, c’est la meilleure : "Les hommes sont utiles pour quelque chose, mais pas nécessairement pour grand-chose". Un homme, avocat de surcroît, aurait dit la même à propos des femmes, c'est certain qu' il y aurait eu une plainte en moins de 24 heures. Rappelez-vous l’histoire de Marcel Aubut…»


Aux yeux de l’avocate, les hommes useraient d’un langage agressant envers les femmes «parce qu’ils sont des agresseurs». Il faut développer des trésors d’imagination pour ne pas voir, dans cette perspective, Mme Goldwater en agresseuse…


«Ce ne sont pas seulement des propos dégradants à l’endroit des hommes, a renchéri Marc-Antoine Desjardins. Ils sont tenus par une avocate qui a un devoir de réserve en toute circonstance selon le code de déontologie.»


M Desjardins ajoute fort à propos qu’ « elle ne peut pas taper sur les hommes en employant un langage de misandrie éhonté. Là, on doit appliquer une limite. Les droits des uns commencent où ceux des autres s’arrêtent…»


AFG pense-t-elle aux impacts de ses injures ?
Ce qui m’étonne, ce n’est pas que des êtres tels que Mme Goldwater sévissent comme elle le fait, mais bien que nos gérants d’estrades et autres social justice warriors ferment leur trappe à hauts cris quand vient le temps de dénoncer des propos de haine, de sexisme et de bêtise inexcusables.

Oui, il est temps que « misandrie », soit la haine ou le mépris envers les hommes, et « misandre », soit l'individu, homme ou femme, qui l'exprime, deviennent des mots qui fassent partie intégrante de notre vocabulaire. 

Un problème bien posé est à demi résolu...